Topic : « [Histoire] 1917 à ceux qui aiment et veulent lire ! »

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Bonjour, Bonsoir.

Sujet dédié à l'écriture d'une histoire, intitulée "1917" dont je suis l'auteur (vous avez déjà compris de quoi ça va parler)

-1917 raconte l'histoire de deux soldats français de la première guerre mondiale, qui vivent les horreures de la guerre lors de la bataille de la Marne-

SVP NE REPONDEZ PAS DANS CE TROPIC-CI

Je vous invite à la lire !
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1917

Chapitre 1 : Le mobilisé et le sans-famille.

Cela faisait 3 ans. 3 ans déjà ! Dans la Marne, étaient disposées des tranchées pleines d'hommes. On pouvait y voir, après celles-ci, Un terrain boueux rempli de cratères entrecoupée de corps immobiles et de barbelés. Il faisait nuit déjà, il devait être 20h, peut être. Dans le bruit des soldats parlant de la guerre, des femmes, des bosches et de leur prochain assaut, se terrait là, Pierre. Pierre est un soldat mobilisé, intégré chez les fantassins de 1ère ligne. Il avait les cheveux châtins, les yeux bleus, une mustache taillée en rectangle et une longue cicatrice sur la joue droite causée par un allemand qui avait tenté de le tuer à coup de baïlonette. Il possédait une ferme, en Normandie. Il avait une femme et deux enfants, mais il se demandais s'il pourra vraiment les revoir un jour. Il fut mobilisé pour la guerre contre les allemands. Quelqu'un s'approcha de lui, alors qu'il était assis par terre, adossé contre de vieilles planches de bois, de l'eau dégoulinante de ces dernières. La personne en question, c'était Maurice. Maurice Layac. Combattant volontaire, intégré chez les grenadiers, Maurice, à l'inverse de Pierre, n'avait pas de famille. Il y avait bien son père, mais, cela faisait déjà plusieures années qu'ils ne s'adréssaient plus la parole. Maurice avait les yeux très bruns, les yeux marrons, une barbe assez conséquente, et une trace de brûlure coté droit de son oeil gauche. Par ailleurs, Maurice était le meilleur ami de Pierre. Son seul ami. Ils s'étaient rencontrés il y a un an, lorsque Pierre sauva Maurice d'un assaut allemand. Depuis, l'un veillait sur l'autre. Maurice s'assit à coté de son ami, et c'est alors qu'il engagea la conversation par un simple :
-Bonsoir.
-Que veut-tu ? Fit Pierre.
-Opération de nuit, ce soir. Tu viens avec moi et deux autres soldats de la 5ème Compagnie d'infanterie; Un mittrailleur et un grenadier. On part en reconnaissance pour aller repérer les mitrailleuses allemandes pour l'assaut de demain. Ordre de l'officier Mc'Horn
Car oui, Mc'Horn était un américain. Il avait les cheveux noirs, rasés très courts. Il avait les yeux bleus, mais n'avait aucune moilosité faciale, avec un visage marqué par ses 35 ans ainsi que par la guerre. Il avait rapidement gravit les échelons grâce à son sang-friod, son sens du commandement et des résponsabilités; Mais Pierre le détestait à cause de son orgueil trop présent et de son manque de compassion envers les soldats.
-Je ne peut pas le croire, répondit Pierre.
-C'est pourtant vrai, dit Maurice.
-Bon, je n'ai pas le droit de discuter les ordres. On y va maintenant ? Demanda Pierre.
Maurice acciéca d'un hochement de tête. Tout deux se levèrent et se mirent en route vers le lieux de rendez-vous. Lorsqu'ils arrivèrent au point de rencontre, Ils virent les deux soldats qui attendaient, là. Ils s'approchèrent des deux individus et firent :
-Bonsoir, messieurs. Vous arrivez pile à l'heure pour le breifing. Pour l'assaut de demain, nous devront éffectuer une mission de reconnaissance visant à repérer les mittrailleuses allemandes. Nous passerons par le flanc Est. Par là bas, la zone n'est que peu survéillée par les allemands (il pointa du doigt la zone cible). Il y a une église non loin d'ici. Quand nous seront en haut du colcher, et si nos renseignements sont exact, non occupé par l'ennemi, nous pourront cartographier les lieux, et revenir ici, et en vie avec de la chance. Des questions ? Fit le grenadier.
-Non, firent les deux soldats à l'écoute du déroulement de la mission.
-Très bien. Allons-y. Dis le mittrailleur.
La petite troupe nocturne se mis en route vers leur ojectif. Ils se glissèrent entre les cratères d'obus et les corps des soldats perdus du no man's land. Ils marchèrent et passèrent devant un blindé anglais dont les cheniles avaient étées rompues. Des traces de brûlures recouvraient la quasi-totalité du véhicule.
-Les rosbifs ont dû finir brulés de l'intérieur, se dit Pierre.
Ils continuèrent leur route, marchaient au pas pour éviter le moindre bruit. La pluie avait rendue la terre boueuse et ralentissait la progréssion du groupe. Ils finirent par passer par dessus des rangées de barbelés et virent enfin l'imense batisse de l'église qui surplombait l'horizon de par sa hauteur. Le grand bâtiment de pierre, malgré les bombardement et les batailles qu'il y ai pu se dérouler, tenait encore grâce au poteaux toujours debout à l'intérieur. Pierre, le fantassin, poussa la porte en retenant son souffle. Elle s'ouvrit sans difficultée, dans un grincement des plus sinistres. Quand elle eût fini de s'ouvrir, elle laissa place à un passage sombre qui s'enfonçait dans les ténèbres.
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Ils s'enlysèrent dans les ténèbres. Marchant au pas, faisant le moins de bruit possible pour éviter d'évéiller les soupçons. Leurs bottes piétinaient les débris de l'église, véstige de plusieurs combats. Les soldats regardèrent autour d'eux; le décor était sinistre; les bancs furent anhilés par des explosions de grenades, des centaines d'imacts de balles recouvraient les poteaux de pierre ainsi que les murs. Tout les vitraux furent brisés, les décorations et ornements religieux furent tous pillés ou détruits. Il y avait également un énorme trou dans le toit, provoqué par une explosion d'obus. On pouvait y voir la lune par de là la toiture, sintillante de milles feux. C'était inimaginable que le bâtiment ai pû résister à tout cela.
-Triste spéctacte, fit Pierre, avec une mine ébhétée devant ce qu'il voyait.
-En avant, chuchuota Maurice.
Le petit groupe progressa le long des débris de l'église, tout en prenant soin ne faire tomber la moindre chose suscéptible de les faires repérer, pour finalement arriver devant un long éscalier montant en spirale.
-C'est par ici. On monte, ordonna d'un ton sec le mittrailleur de la 5ème compagnie.
Ils montèrent tous ensemble, l'un après l'autre, chacun regardant autour de soi pour vérifier qu'ils n'étaient pas suivis. Ils arrivèrent au clocher. Quatres autres poteaux d'acier, plus fins que ceux du niveau d'en dessous, maintenait la petite toiture qui pennait à tenir droite. La cloche avait disparue. Elle s'était sûrement écrasée après avoir reçu un mauvais coup. La corniche était, elle aussi, criblée de balles.
La vue à l'horizon offrait la triste vision et réalité de la guerre. On pouvait y observer au loin le terrain déformé par les obus, deux carcasses de chars, un avion encore brûlant, de longes rangées de barbelés et des corps français, anglais et allemands; Quoique, méconnaissable malgré la lune éclairant la scène.
-C'est ici qu'il y aura d'autres combats, fit pierre en soupirant.
Personne ne lui répondit. Tous savaient que cela était vrai, et qu'a un moment donné, ils devraient retourner en bas.
Un silence les guetta. De là ou ils étaient, ils pouvaient voir assez distinctement les soldats allemands en bas. Leurs tranchées étaient mieux organisées et en méilleur état que celles françaises. A l'interieur, les soldats allemands faisaient diverses choses, très semblables aux français. Certains montaient la garde, d'autres mangaient, il y en avait aussi qui écrivaient des lettres, sûrment à leurs proches. Il y avait aussi un petit groupe qui comptaient leurs munitions, et qui chargeaient des fusils et des mitrailleuses disposées par terre. Un autre groupe les rejoins, transportant des mortiers ainsi que des caisses d'obus pour charger ces dernières. Il allait se passer quelque chose.
Après ce long moment de silence, Les deux soldats de la 5ème compagnie, le mitrailleur et le grenadier, sortirent une carte de la Marne, un crayon et une paire de jumelles. Ils s'échangèrent des information tandis que Pierre et Maurice faisaient le guet.
Tout d'un coup, quelque chose retentit, comme un coup de tonnerre. Sauf que ce soir là, il n'y avait aucun nuage à l'horizon. Tout le monde se tût. En bas, les soldats allemands s'arrêtèrent et tendirent l'oreille. Plusieurs coups se suivirent après celles-ci. Quatres. Soudain, le silence se déchira en plusieurs explosions qui firent trembler le sol. Les obus étaient tombés non-loin des tranchées françaises. Des coups de sifflets se firent entendre du coté allemand, et l'artillerie française réplica face à leur première frappe.
Le mittrailleur cria "Il FAUT retourner dans les tranchées !"
La troupe s'éxécuta et déscendirent les escaliers de l'église à toutes vitesse tandis que les coup de feu retentirent de tout les cotés. Un obus siffla dans le ciel et fit voler le clocher en éclats sous forme de débris s'éxahltant dans le ciel. Ce coup-ci fût de trop pour la batisse. Les murs commencèrent à tembler, Les poteaux à s'éffondrer. Les soldats coururent pour atteindre la sortie.
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Ils sortirent en claquant la porte de l'église. Dehors, c'était le chaos. Des masses de terre se soulevaient sous les coups des obus qui frappaent les tympans comme des coups de tonnerre, faisant trembler le sol sous les pieds des soldats. Des coups de feu retentirent de tout les cotés, les balles sifflaient dans tout les sens. Au loin, on pouvait y voir des soldats courir dans une seule direction. A en croire leurs uniformes, c'était des allemands. Des bosches. Ces bosches lançaient un assut ! Les coups de sifflets étaient donc le signal d'attaque. Toute la troupe échangèrent des regards inquiets, mais aucun ne pris la parole. Tous savaient ce qui était en train de se passer. Ils partirent se mettre à l'abri dans un trou d'obus. Il y avait une flaque d'eau au fond. La boue n'avait donc pas séchée depuis deux jours. Chacun pris place, assis les uns à coté des autres. Ils devaient discuter de la suite.
-Que fait-on maintenant ?! Cria Pierre dans le brouah de la bataille.
-On doit retourner voir l'officier Mc'Horn ! répondit le grenadier.
-On ne peut pas passer pour le moment ! Retroqua-t-il. On doit ...
Il fut coupé par un obus qui tomba à seulement quelques mètres d'eux. Des mottes de terre boueuses leurs retomba dessus. Il reprit parole :
-On doit attendre que tout ceci se calme ! Repris-il en criant.
-Non ! Réplica le mitrailleur. L'aussaut de demain matin doit se préparer cette nuit !
-Mais que croyez-vous une fois le combat terminé ? Il y aura des réparations à faire dans les tranchées avant l'assaut ! Cria de nouveau Pierre.
-On doit y aller ! Assaut ou non, ces renseignements sont précieux ! renchérit le mitrailleur.
-Ah, bon sang ! fit Pierre d'un ton agacé. Bon très bien, on y va !
Tout le monde se mis en marche par le sens inverse d'ou il étaient venus. Ils faisaient tout pour ne pas réster à découvert. Ils repassèrent devant les barbelés, les corps défunts, le char incendié, tout ceci en courant, éspérent ne pas tomber sur une balle perdue ou sur un obus. Ils atteignirent finalement leurs tranchées et sautèrent à l'interieur. Mais dedans comme dehrs, c'était également le chaos.
Les soldats couraient dans tout les sens, transportaient armes, munitions, obus, bléssés et brancards. Plusieures fusées éclairantes furent tirées dans le ciel, faisant briller le ciel ainsi que le terrain tel un feu d'artifice de nuit un soir de fête. La troupe se faufila entre les autres combattants; certains tombaient à la renverse, touchés par balles ou par obus. D'autres décolaient du sol sous les explosions, un bras ou une jambe en moins, dont les morceaux dégagaient une fime brume rouge se mélangeant à la terre encore boueuse. Plusieurs soldats étaient assis et priaient pour sortir vivant de ce carnage. Pierre fit signe à la troupe :
-Il faut passer par ce réseau-ci ! Cria-t il tout en pointant le chemin désigné. La troupe courut le plus vite possible lorsqu'un obus tomba sur leur traversée.

Auto-édit :
Tous furent projetés en arrière. Leurs oreilles sifflaient. Pierre et les autres étaient réstés quelques secondes à terre, inconscients. Pierre se releva en titubant. Les autres firent de même. Pierre, qui était en tête du groupe cria d'un ton inquiet :
-Tout le monde va bien ?!
Il entendit deux oui. Seulement deux. Combiens étaient-ils déjà ? Il ne savait plus; tout était embrouillé dans sa tête. Il plissa les yeux pour mieux voir le groupe. Il vit un peu flou, deux formes debout et une masse au sol, bleue et rouge. Il courut vers ce dernier. A genoux devant lui, le constat fut rapide; plusieurs fragements d'obus l'avait touché un peu partout sur le crps mais surtout au visage. Il était méconnaissable. Son visage n'était plus qu'un tas de bouillie mélée a des morceaux de ferraille. Il sagissait du grenadier de la 5ème compagnie. Il leva les yeux vers Maurice ainsi que le mitrailleur, qui étaient toujours un peu sonnés par les évènements. Il fit un "non" de la tête à destination de ses camarades. Son compagnon, le mitrailleur, s'approcha de sa dépuille. Il fit d'une voix presque brisée :
-On l'enterrera plus tard. On a des documents à livrer à Mc'Horn.
Il pris la carte dans la sacoche de son compagnon ainsi que ses plaques d'identification et son portefeuil.
-En route, fit-il d'un ton sec. C'est comme s'il avait déjà oublié la mort de son ami. Les trois soldats reprirent leur route vers l'abri de l'officier. En ces temps de guerre, c'était les gradés les plus privilégiés. Ils disposaient de leurs propre lit, un bureau et un abri construit en béton et en briques pour contenir les obus et les balles. La troupe entra. Mc'Horn était sur son bureau, en train d'écrire un rapport sur la situation. Il gromella quelques mots avant de tourner la tête devant les survivants de la mission.
-... Salétés de bosches ... Toujours à attaquer quand ...
Il vit les trois soldats devant l'entrée.
-Ah ! Vous êtes de retour ! Vous n'étiez pas quatres, je me trompe ? Ou est passé notre grenadier ?
Les visages des trois compagnons s'assombrirent. Le mitrailleur s'avança et donna les plaques de son ami à l'officier.
-Je vois, fit il. Où son les plans alors ?
Le mitrailleur sorti les plans de repérages d'une poche interieur de son manteau. Il les donna à Mc'Horn, qui les posa sur son bureau, et ordonna au soldats d'aller aider les autres à repousser l'assaut. Tous se mirent en marche, mais quand ils arrivèrent sur la 1ère ligne, le combat était déjà fini. Les soldats allemands furent repoussés, comme prévu. Maurice regarda à gauche et à droite; il vit tout les corps de soldats français ainsi que la destruction que les obus avait provoqué dans la tranchée : les corps se contaient par centaines. Plusieurs passages furent détruits par les obus, laissant des cratères ainsi que des morceaux de bois. Une boule se noua dans sa gorge. Pendant combiens de temps allaient-ils subir ce genre d'atrocité ? Pendant combiens de temps devront-ils encore se battre pour la France ? Mais pourquoi se battaient-ils ? Pour qui se battaient-ils au final ? Il retourna dans un dortoir avec Pierre. Son camarade avit une mine débitée. quelque chose n'allait pas. Il n'avait pas parlé durant tout le trajet du retour. Maurice engagea donc la conversation :
-Alors, Pierre ? Tu ne parle pas depuis qu'on à rendus les documents à l'officier. Quelque chose ne va pas ?
-C'était un gosse, Maurice. Il avait à peine 19 ans, tu le crois, ça ? Et j'ai pas pu le sauver.
Des larmes se liaient dans ces yeux. Sa voix se brisait et ses mains tremblaient.
-De toute façon tu n'aurais rien pu f...
-SI ! Si j'aurais pu ... J'aurais dû faire quelque chose ! Fit Pierre en pleurant. Qu'est ce que je vais faire maintenant, hein ?! J'ai un mort sur la conscience, avec son ami qui est surement en dépression ! Et sa mère ? Reprit-il. Qu'est ce que vais dire à sa mère ?! "Bonjour, votre fils est mort par ma faute car j'ai mené la troupe dans un passage sur lequel un obus est tombé et je n'ai rien fais pour le sauver !" Super ! Cria-il d'une voix éxthénuée.
Maurice ne dit rien. Quand son ami était dans un état pareil, il valait mieux laisser les choses se calmer. Tout deux partirent dormir dans des sacs de couchage et laissèrent passer la nuit.
Le lendemain, tout le monde fut révéillé par des cris.
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Chapitre 2 : L'assaut

Les cris était ceux des différents officiers venant révéiller les troupes : il était 7h du matin, et c'était l'heure de l'assaut.
Les assaut se déroulaient toujours de la même manière : On efféctue un tir d'artillerie sur les lignes énemies avanant d'envoyer un gros groupement de soldats chargeants à la baillonette et au fusil. La plupart du temps, cela se terminait en boucherie. Rare était les survivants, et la plupart du temps, finissaient abattuts ou morts d'agonie sur le terrain. Un assaut signifiait généralement la mort de l'assaillant, ces derniers rédigeants une dernière lettre avant d'être envoyés au combat. Maurice et Pierre se réveillaient d'un someil lourd. Cela faisaient longtemps qu'ils n'avaient pas eûts une nuit quasi-complète. Ils étaient rentrés de leur mission vers minuit. Hélas, toutes les bonnes choses ont une fin. Maurice fit d'un ton lugubre :
-Oh, non.
-Il faut qu'on y aille, répondit Pierre en se frottant les yeux.
Tout deux rejoignirent leurs postes respectifs. Un gros groupe de soldats était placé devant une echelle, avec des sacs de sable et des barricades en bois placés un peu tout au tour. Nos deux protagonistes se plaçèrent en dernier, derrière le groupement de français. Tout au bout, à coté de l'échelle, se tenait un sous-officier. Il dictait les instructions avant l'assaut :
- ... Les mitrailleuses sont disposées à 15 mètres d'intervalles entre elles, vous devrez donc faire en sorte d'arriver à votre objectif SANS MOURIR. Il inststa bien sur ses deux derniers mots. Un tir d'artillerie précédera l'assaut dans ... 2 minutes, dit-il en regardant sa montre. Les soldats se passaient une musette*(1) de pinard. Oui, avant, dans les tranchées, l'alcool était presque une coutume. Chacuns à sa musette de vin rouge ou bien de pinard, et, avant un assaut, c'est ce que l'ont boit. On boit parce que l'on a moins peur, parce qu'on à moins concience des évènments. On tendit la musette à Maurice. Il bu une gorgée avant de la donner à son ami, qui la fit passer à son tour au camarade d'a coté. Ils se regardèrent. Après un silence plat, On entendit les obus siffler et s'écraser en de grands torrents de feu et de fumée, faisant voler la terre en plusieurs éclats. Des cris de douleur et des mots comme "Achtung!" ou "Arzt!" se firent entendre. Tout de suite après le barrage*(2), Les officiers français donnèrent des coups de sifflet pour ordonner l'ordre d'attaque. Ce son résonna dans la tête de Maurice. Lui qui avait déjà survécu à tant d'assauts ... Fallait-il que cela recommance ?! Il voulait que ça soit un cauchemar, il voulait se révéiller ... Et pourtant ... Et pourtant ...
Son ami lui tappota l'épaule en signe de courage. Tout deux fixèrent leurs baïllonettes au bout de leurs fusils tandis que l'officier crait :
-Allez, Allez ! En avant ! Montez à l'echelle !
Pierre jetta un dernier regard par dessus son épaule en direction de son ami avant de monter à son tour à l'échelle. Quand il atteignit le bout, la folie recommança : Les mitrailleuses allemandes tiraient dans tout les sens, faisant tomber les sillouhettes françaises une à une. Les allemands avait répondu au barrage fançais par une frappe sur les troupes françaises. Pierre sorti de sa tranchée et courut pour atteindre un cratère assez profond pour se protéger. Maurice passa à son tour de l'autre coté de l'échelle, et cherchais des yeux son ami tout en courant, sans trop savoir ou il allait. Soudain, il trébuchat sur un corps français qui était criblé de balles. Il entendis une voix famillière qui lui dit :
-Maurice ! Par ici, dans le cratère !
Il tourna la tête et aperçu une main qui faisait des signes. La voix se répéta :
-Allez, nom de Dieu ! Viens par ici avant de finir comme les autres !
Maurice se dirigea automatiquement vers le cratère. Là, il retouva son ami, qui était caché.
-Qu'est-ce que tu fais ici ?! Il faut foncer vers les tranchées enemies !
-Mais qu'est ce que tu raconte ? Tu deviens fou, pardis ! Nous ne somme que de la chair à canon, pour ces officiers, ou même pour l'état !
-Je préfère mourir dans l'honneur plutôt que de ...
Il fut coupé par un vrombissement résonnant dans le ciel.

(1) = Musette : Gourde française dans laquelle ont y mettait du vin ou de l'eau.
(2) = Barrage : Tirs d'artillerie dans une zone groupée. Tellemnt d'obus y tombent qu'on ne peut même plus passer, d'ou le "barrage"
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Tous deux ainsi que d'autres soldats tournèrent la tête et regardèrent au dessus des nuages : C'était ce qu'ils craignaient. Sous les nuages apparaissaient une escadrie de 6 biplans allemands qui s'approchaient dangereusement des tranchées françaises, prêts à tirer. Ils se mirent à tournoyer pour fini en ligne verticale du coté des tranchées françaises. Les soldats français, pris au piège, couraent se mettre à couvert dans les tranchées intérieures, les abris à obus ou derrière de simples planches de bois. Les 6 aviosn se mirent à déverser une gerbe de ploms, abattant les fuyards ou les traînards n'ayant pas eu le temps de se cacher du premier raid. Les proies françaises tentaient de tirer sur les avions avec de simples fusils, mais toute tentative fut vaine. Les avions se dirigèrent alors vers le no man's land. Pierre pris Maurice par le bras. Il observa pendant quelques secondes le champs de bataille. Il vit le char anglais qui avait brûlé. Oui ! Ceci pourrait leur servir de couverture ! Il se retourna vers son ami et fit :
-Maurice ! viens ! Je sais ou on peut se cacher le temps que les avions partent !
-Quoi ?! Répondit Maurice d'un ton inquiet. Tu es fou pour dire ça !
-Je sais ! allez suis moi !
Maurice grogna avant de se mettre en position accroupie, prêt à surgir du cratère pour courir versle char. Pierre fit de même.
-Une fois que ces avions seront passés, ont passe par le trou à gauche puis on longe les arbres morts pour atteindre ce blindé brûlé ! Fit-il d'un ton déterminé.
Maurice répondit d'un hôchement de tête.
Les machines volantes passèrent de nouveau, mitraillant tout sur leur passage, abattant la moindre cible un peu trop éxposée. Ils passèrent au dessus de la tête de nos deux protagonistes. Ils sortirent tout les deux de leur cratère en courantvers le chemain indiqué. Le stress monta d'un coup. Maurice retint son souffle. Les balles venaient s'écraser et siffler à deux pas des deux soldatss, mais, comme prévu, ils passèrent dans le cratère, longèrent les arbres morts et atteignirent le blindé sans aucune blessure. Le coeur de Maurice battait à toute vitesse, et était en sueur. Il s'adossa contre le char. Pierre, lui, avait l'air serin. Il se retourna vers Maurice, fier, et fit d'un ton vainqueur :
-Voilà Ah ah ! J'était sûr que ça marcherais !
-C'est la derrnière fois que je te suis, Pierre. répondit Maurice, éssouflé et étonné d'être encore en vie.
Ils entrèrent tout les deux dans le blindé, qui étai encore en bon état. Les membres de l'équipage avaient brulés sous les lance-flammes allemands, mais il n'avait même pas éxplosé. Lors qu'ils ouvrirent la porte arrière du blindé, ils fûrent submergé par une odeur de cadavre. Les corps brulés n'avaient pas étés récupérés. Ils reculèrent d'un bond.
-Ah ! Ca emèste là dedans ! fit Maurice.
-Il faudrait être équipés de masque à gaz pour supporter ça ! répondit Pierre, compatissant fasse au dégoût évident.
Ils rentrèrent tout les deux en respirant par la bouche. Maurice ouvra l'une des fenêtres du blindé avant d'aperçevoir quelque chose dans le ciel. Il plissa les yeux comme pour y voir plus loin. Il vit des formes, loin d'être nettes, au loin, dans le ciel.
-Pour vu que ça ne sois pas encore des bosches, pour vu que ça ne sois pas encore des bosches ! se dit Pierre.
Les formes se rapprochaient vite, très vite. Pierre reteint son souffle. Il attendait le moment fatidique pour pouvoir identifier ce qu'étaient ces formes.
Maurice vit son ami occupé à observer l'horizon. Il se demandais qu'est ce qui pouvait bien retenir son attention. Il risqua quand même le coup :
-Qu'est ce que tu fais ? Tu regarde le magnifique panorama du combat ? Demanda Maurice d'un ton plaisantin.
-Chut ! Répondit Pierre en faisant un signe de la main.
Alors il avait vraiment l'air serieux ... Qu'est ce qu'il pouvait bien se passer, dehors ? se dit Maurice.
Les formes étaient enfin assez proche pour laisser voir que c'était des avions. De quelle couleur étaient-ils ? Bleus ? On dirai bien. Ils étaient ... Quatres. Pierre continua d'observer quand soudain un des avions bleu vint se détacher du groupe pour foncer et abattre l'un des avions allemands. Ce dernier d'écrasa et éxplosa en plein millieux du champs de bataille. Pierre ouvrit grand les yeux. C'était des avions français ! Des renforts aériens ! Pierre était emplit de joie. Il cria à Maurice, dans un élant de joie :
-MAURICE ! Maurice ! Regarde ! On à des renforts français !
-Quoi ? Ne raconte pas n'importe quoi. Nous n'avaons pas reçus de renforts depuis trois semaines.
-Mais si ! Regarde !
Maurice se rapprocha et vit alors les avions français se battre contres les aéronefs allemands. Il était content de cet évènement, mais était surtout étonné. Lui aussi, ouvrit les yeux, et, bouché bée, il fit :
-Je peux pas le croire ...
Ils regardèrent alors les avions pendant plusieurs minutes. Tout d'un coup, un avion allemand pris leur direction. Un autre biplan français le pris en chasse, tira une rafale et fit prendre feu à l'appareil énnemi. Le pilote de l'avion allemand commença à brûler à l'intérieur de son propre appareil, tout en poussant des cris de douleur. Maurice se rendit vite compte que l'avion allait s'écraser sur eux. Seulement, il n'étais qu'a a peine 20 mètres d'eux à ce moment là. Maurice cria à Pierre :
-A COUVERT ! L'avion fonce droit sur n...
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que l'avion s'écrasa sur eux, se transformant en un torrent de flammes, libérant un brouah sans précédent.

L'avion venait d'éxploser.
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Leurs oreilles sifflaient. Pierre ouvrit les yeux. Devant lui, Maurice était inconcient. Tout était flou. Pierre tourna la tête. Une lueure jaune brillait devant ses yeux. Les flammes. Que c'était-il passé ? Pierre toucha son casque. Il y trouva un morceau de métal incrusté à l'intérieur. Il le retira d'un coup sec et le jeta par terre. Il tourna de nouveau la tête vers son compagnon, toujours inconcient. Il se leva en titubant, en s'appuyant sur l'une des manettes du char. Il regarda au dessus de lui. La quasi-totalité de la partie supérieure du char avait été arrachée par l'avion. Il faisait jour. Quelle heure était-il ? Il tenta de traîner son ami hors du véhicule en le prenant par les épaules. Il sortirent par la porte arrière du blindé. Il continua de porter son ami jusqu'a un cratère non-loin du lieu du crash. Il allongea son ami comme il pû, et tentait de le révéiller en lui tappotant la joue. "Allez, réveille-toi Maurice !" Fit-il d'un ton inquiet. Maurice se mit à tousser, et ouvrit les yeux lentements. Il vit son ami au dessus de lui. Il souriait. Il regarda autour de lui.
-Où sommes-nous ? Demanda Maurice.
-Dans un cratère. Répondit Pierre
-Et comment y sommes-nous parvenus ? Renchérit Maurice
-Je t'ai traîné jusqu'ici. Dit-il en souriant. Un avion nous est tombés sur la tête quand nous étions dans le blindé anglais.
-Ah ... je vois.
Il relacha sa tête sur le sol. Tout ces combats étaient fatiguants. Combat ... Combat ... Ils devaient participer à un assaut ! Quand était-il des troupes, et de la situation ?
-Pierre ? demanda Maurice.
-Oui ? répondit Pierre
-Qu'en est-il de la situation ? Avons nous réussi à prendre la tranchée allemande ?
Pierre jetta un oeil par dessus le cratère pour observer le terrain. Il y avait des cadavres disséminés un peu partout. Surtout des corps français. Dans le ciel, les avions s'étaient tous volatilisés. Ils étaient seuls.
Combiens de temps étaient ils réstés inconciens ? Au moins une heure. Un calme plat régnait sur tout le terrain.
-Je ne sais pas ... Fit Pierre d'un ton incertain. Il faut regagner la tranchée, sans quoi l'officier Mc'Horn pensera que nous sommes morts, ou que nous avons désertés.
-Sûrement, répondit Maurice.
Un silence se fit. Tout deux se demandaient bien ce qui allait se passer. Pourtant, rien ne se fit. Ce pourrait-il que tout le monde se soit fait tuer dans un bombardement ?
-Allez, on y va, ordonna Maurice. J'en ai marre de ce silence.
-Très bien, Répondit Pierre sans plier.
Tout deux se mirent en route. Ils avançaient discrètement dans le no man's land tandit que le brouillad s'était installé. En réalité, ils ne savaient plus trop où ils allaient. Ils marchaient tout droit depuis 15 minutes. Soudain, des plaintes et des cris de douleur se firent entendre. Pierre s'arrêta.
-Maurice attends ! Fit-il.
-Quoi ? Répondit Maurice qui n'avait rien entendu.
-Chut ! Ordonna Pierre.
La voix se manifesta de nouveau.
-C'est sûrement un bléssé, il faut aller l'aider ! Dis Pierre.
-On ne devait pas retourner dans notre tranchée ? Demanda Mauice d'un ton intérrogateur.
-On ne va pas laisser un soldat mourir ! Allez on y va, Renchérit Pierre.
-Mais attends on ...
Ses dires ne servirent à rien. Pierre était déjà parti en direction des cris. Maurice le suivit en poussant un juron.
Pierre se rapprocha suffisemment des cris avant de distinguer une forme adossée sur une plaque en métal plantée dans le sol, avec deux ou trois corps autour de lui.
Le bléssé distingua lui aussi deux silouhettes avançant vers lui. Il souriait intérieurement. Il fit un signe de main pour demander aux deux personnages de venir vers lui.
-C'est lui ! Allez ! Fit Pierre en courant.
-Tss. Fit Maurice en tournant la tête pour voir si personne ne les observas, mais le brouillard empêchais toute visiblité. Il sorti une cigarette d'un paquet et l'alluma avec son briquet. Il la mit dans sa bouche et lâcha un petit unage de fumée.
Quand Pierre fût assez proche du bléssé pour l'éxaminer, il se rendit compte qu'il portait un uniforme gris. Il vit son visage. C'était un allemand.
Le visage de Pierre se changea en vision d'horreur. Il fit un bond en arrière et cria :
AHHH ! C'EST UN BOSCHE ! C'EST UN BOSCHE !

Auto-édit :
Maurice observait ce qu'il pouvait dans le brouillard quand il entendit Pierre crier. Il se retourna et cria :
-Pierre ? ça va ?
Il vit son ami courir vers sa direction.
-Le bléssé ! c'est un bosche ! Cria Pierre.
-Merde. Répondit Maurice.
Il chargea son fusil.
-Il était armé ? Demanda Maurice.
-Je ne sais pas, répondit Pierre d'un ton hésitant.
Maurice passa devant. Après une dizaine de pas, ils virent l'allemand qui n'avait pas bougé d'un centimètre. Quand il revit les deux hommes, fusils à la main, pointés vers son visage, il leva les mains.
- Nein ! Nein ! Nicht schießen ! Nicht schießen ! Implorait-il. Il avait les larmes aux yeux.
-Je ne crois pas qu'il soit dangereux, fit Maurice d'un ton assuré.
-Attends, met toi là, je vais lui parler, Ordonna Pierre en pointant du doigt là direction souhaitée.
-Tu parles allemands ? Demanda Maurice avec éonnement.
-Un peu, répondit Pierre.
Maurice se décala de quelques pas, fusil à la main. Pierre portait son arme en bandoulière. Il s'accroupit devant le soldat bléssé. Il lui pris sa musette, la passa par dessus son épaule (La musette se portait en bandoulière) et la tendit à l'allemand.
-Qu'est ce que tu fous ?! Aboya Maurice.
-Je lui montre que nous n'allons pas lui faire de mal. Répondit Pierre avec agacement.
Le soldat en uniforme gris pris la musette en douceur. Il était étonné que deux soldats français viennent lui porter secours. Ses mains terreuses mélée au sang tremblaient. Il bu deux ou trois gorgée avant de rendre la musette au soldat en uniforme bleu. Pierre reprit sa musette et la remis sur ses épaules.
-D-Danke, fit l'allemand.
Pierre fit un hochement de tête en souriant. Il demanda alors :
-Sag mir, wie heißt du? Demanda Pierre, d'un ton calme.
- Wulf. Wulf Straus, répondit le bléssé.
-Il s'appelle Wulf Straus, fit Pierre en se retournant vers Maurice.
Il se retourna vers le soldat allemand.
- wie kommst du hier her? Demanda Pierre.
L'allemand lui raconta alos ses peripeties, comment il était arrivé jusqu'ici et pourquoi il était là.
Maurice regarda les deux soldats parler. Il fit un mouvement de tête à droite et à gauche pour s'assurer que personne ne les regardaient. Dans un élan de curiosité, mais surtout d'agacement, Pierre demanda :
-Qu'est-ce qu'il dit ? Fit-il à son ami.
-Tout son groupe s'est fait tuer, il devait lutter contre notre aussaut. Il est aussi bléssé à la jambe.
Pierre regarda autour de lui. Il vit une dépouille de solat français. C'était un brancardier(1)*. Il s'approcha du corps. Il avait encore ses sacoches de soins. Il récupéra la sacoche, retourna vers le bléssé et ouvrit le contenant.
-Ah, super, alors maintenant on va soigner un bosche. Tu sais que c'est considéré comme haute trahison de parctiser avec l'ennemi ? Si tu n'étais pas mon ami, je t'aurais déjà abattu. Fit Maurice en s'énervant.
-Je ne pactise pas avec l'ennemi. Dis tout simplement Pierre.
Il pris des bandages, une gourde d'eau qu'il avait trouvé sur un soldat, un chiffon et de l'alcool de sa musette; Il pris le chiffon qu'il imbiba d'eau. Il retroussa le pantalon de l'allemand. Il commenca à nettoyer la plaie avec le chiffon. Le soldat bléssé avait pris son portefeuille qu'il mordait de toutes ses forces en fermant les yeux. Pierre pris ensuite chiffon qu'il essora. Il pris ensuite sa musette. C'était du vin rouge qu'il y avait dedans. Il en imbiba de nouveau le chiffon. L'allemand regardait cette scène avec effroi. Il savait que ça allait être très douloureux. Pierre appuya sur la plaie. Le soldat lacha son portefeuille pour n'y laisser que des cris en retour. Il serrait les poings. Il tremblait. C'était comme si on lui brûlait la jambe. Pierre arrêta enfin le supplice quand il jugea que ça n'était plus nécéssaire de continuer. Le soldat rouvrit les yeux. Des larmes coulaient sur son visage. Pierre passa les bandages autour de sa plaie. Le soldat ne dit rien. Soudain ils entendirent des voix des voix qui criaient le nom du soldat allemand. CErtaines personnes avaient dû entendre ses cris et se dirigeaient maintenant vers lui.. Pierre se releva, regarda autour de lui et trouva un fusil de modèle allemand. Il vida les cartouches en les retirants une par une. Il referma le verrou, le donna au soldat et lui dit :
-Sonst musst du wieder zurück, verstehst du?
L'allemand accieça d'un hôchement de tête. Il pris le fusil, se releva et s'en servit de canne pour marcher en boîtant jusqu'a sa tranchée.
Nos deux protagonistes repartirent à la va-vite en direction de leurs tranchées.
-J'éspère que tu as fais le bon choix, fit Maurice, rétissant de la décsision de son ami.
-Ne t'en fais pas. Au moins, il aura une bonne histoire à raconter à ses camarades. Dis Pierre en plaisantant.
Maurice ne dit rien. Ils continuaient de marcher dans le brouillard quand ils entendirent "VOUS, LÀ BAS ! On ne bouge plus !

(à suivre)

(1) = Brancardier : À l'époque, chez l'armée française, on ne disait pas "Médecin", mais "Brancardier" lorsque l'on est au combat, tout simplement parce que les brancardiers possédaient un brancard, qui servait à vous emmener à l'infiremerie de tranchée.
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Chapitre 3 : Les allemands

Il avait marché tout en boitant en direction de ses camarades. Il était épuisé, l'assaut d'aujourd'hui avait été particulièrement long. Un fusil sans munitions, un bandage à la jambe. Ca fera une belle histoire à raconter aux copains ! Seulement s'il serais pris au sérieux, il y avait peu de chance que quelqu'un, quel qu'il soit, croient à une épopée pareille. Au moins, il était en vie, et ça le satisfaisait amplement après une telle bataille. Il avait désormais rejoin ses compagnons d'armes, qui étaient venus pour le prendre par les épaules. Ils pouvaient marcher à découvert, un épais brouillard empêchait toute visibilité. Après une longue marche, ils rejoignirent enfin leurs tranchées.
Wulf était accompagné de deux de ses amis : Dietritch et Franz
Wulf avait les cheveux blond et les yeux bleus. Il vivait en Alsace-Lorraine, avant la guerre. Dietrich, quant à lui, avait les cheveux châtins et les yeux bruns. Il était venu participer à la guerre par patriotisme. "On les auras ces bouffeurs de grenouille !" qu'il disait en rigolant. Et Franz ... hé bien, on ne sait pas grand chose de Franz, si ce n'est qu'il ai eût une enfance difficile à Berlin. Il était connu dans le réseau(1) pour avoir fait éxploser un char anglais en jettant une grenade à l'intérieur du blindé.
Franz et Dietrich aidaient wulf à marcher jusqu'a ce qu'ils atteignirent le dortoir. Wulf se dit qu'après un petit Würfel(2) et une cigarette, ils leur raconterais l'histoire. Franz se leva et dit alors qu'il partait faire quelque chose, et s'en alla en faisant un signe à ses compagnons. Dietritch fit de même, et revint cinq minutes plus tard avec du bouillon de boeuf et un paquet de cigarette. Après qu'ils eût mangés, ils sortirent tout les deux une cigarette du paquet qu'ils allumèrent. Wulf raconta alors don histoire à son ami, en lachant parfois des petits nuages de fumée. Dietritch n'en revenait pas.
-Des français, tu dis ? S'enquit Dietritch.
-Oui. Répondit avec indifférence son compagnon. Deux français m'ont soigné. Je n'ai pas bien compris ce qu'ils disaient, mais l'un avait l'air plutôt compatissant tandis que l'autre s'énervait à tout bout de champ.
Un silence plana pendant quelques secondes. Wulf termina sa cigarette qu'il écrasa dans sa conserve tout en lâchant un dernier flot de fumée grisâtre. Dietritch portait son regard dans le vide. Il réfléchissait.
-Ils peut être pas si méchants que ça, finallement. Dit-il enfin.
-Hm, n'oublie pas qu'ils ne sont pas tous comme ça. Si son coéquipier me revoit, il serait capable de me tuer d'une balle dans la tête. Répondit Wulf avec assurance.
-Pas tant que je serais là. Tu te rapelle quand ces imbéciles patriotiques étaient haut en couleur, en 14 (2) ? Fit Dietritch d'un ton plaisantin.
Cette pensée les fit rire à gorge déployée.
-Oui, oui ! C'est vrai ! On pouvait les voir à des kilomètres. Dit Wulf en rigolant.
Ces mots les firent rire de nouveau. Il était 21h, et le temps commençais à se refroidir. Wulf et Dietritch sortirent dehors pour prendre un peu l'air. Wulf était en béquilles, et Dietritch l'aidait de temps en temps pour le rattraper ou pour éviter que son ami ne tombe à terre.
Ils profitaient du grand air pour parler du bon vieux temps. L'alsace-Lorraine manquait à Wulf. Il n'avait personne à part sa famille. Les histoires de coeur n'étaient pas sa tasse de thé. Et même s'il s'en sortait vivant, il ne les reverrait sans doute jamais. Il avait déjà déçu ses parents deux fois et sa soeur ne voulait plus lui parler depuis ... quoi ? 5 ans ? Dietrich, lui ... hé bien il menait sa vie comme il l'entendait. Ses parents étaient morts et il était assé à autre chose. Il était fils unique, après tout, et ça lui plaisait.
Les deux compatriotes se racontaient chacuns leurs anécdottes passés, de leur enfance jusqu'a l'âge adulte, en passant par l'adolécence et pour finir, la guerre.
-Et tes parents alors ? Ils ne veulent pas te parler ? Demanda avec curiosité son camarade.
-Non, répondit Wulf dans un soupir. Je les ai déçus deux fois. La première c'est quand j'avait pris le camion de la ferme et que j'avait, sans faire éxprès, détruit une partie de notre enclos à vaches.
Cette pensée lui aracha un petit rictus du coin des lèvres.
-Tu aurais dû voir ça ! C'était grandiose ! On à mis deux jours à rassembler tout le troupeau.
-Et ... la deuxième ? Renchérit Dietritch.
Wulf se bloqua quelques instants. Il pris une grande inspiration, se racla la gorge puis se lança.
-Je ... Je suis tombée amoureux d'une française. Elle s'apellait Marie. Vois-tu, mes parents était très insistants sur ce point. "Tu te mariera avec une allemande, un point c'est tout !" Me disait ma mère. Lorsque je l'ai présentée à mes parents, je pensaient qu'ils allaient êtres plus compréhensifs que ça ...
-Oh ... Et ... Hm, qu'ont-ils fait ? Demanda son ami, gêné.
Wulf se figea de nouveau. Ses souvenirs repassaient en boucle dans sa tête. Il ferma le poing droit et ressera celle de gauche sur son fusil. Il commença à parler. sa voix tremblait.
-Ils m'ont jetés à la porte. Ils ont dit que j'était indigne de ma famille, et que si je voulait faire ma vie avec une française, je devais aller ailleurs. Je suis donc parti en ville faire des petis boulots à droite, à gauche. Seulement ... Seulement ...
Sa gorge seressera. Il avait une larme qui coulait le long de sa joue.
-Seulement Marie est morte, voilà tout. Elle s'est fait reversée par un crétin.
Wulf commença à pleurer. Son ami ne pensait pas entendre une pareille histoire. On aurait dit un scénario tout droit sorti d'un bouquin. Dietritch tappota l'épaule de son ami.
-Allez, ça va aller. Des françaises, il y en à d'autres dans le monde ! Je me demande ce qu'en dirai Franz. Tiens, au fait ... Il est où Franz ?

(à suivre)

(1) = Réseau : Dans la première guerre mondiale, un réseau est une suite de tranchée disposée en croisement, dans lesquels les soldats vivaient.
(2) = Würfel : Ration militaire allemande contenant un bouillon de boeuf.
(3) = "ces imbéciles patriotiques étaient haut en couleur, en 14?" pendant la première guerre mondiale, les français portaient des unformes de couleure vive en bleu, blanc et rouge.
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Les deux soldats français restaient immobles. Maurice, cigarette encore fumante à la bouche, dégaina son fusil et le chargea en un éclair. Pierre regardait autour de lui pour voir qui leur avait adréssé la parole. On aurait dis un écho au loin. Tout deux étaient perplexes. Qui était donc cette homme ?
Soudain, ils entendirent des buits de pas venant de derrière eux. Maurice se retourna et tira au jugé. La balle vint s'écraser contre une planche de bois pour la faire voler en éclats. Une voix se fit entendre.
-AAAHH ! Bandes de cons ! Vous êtes français, non ? J'ai vu vos uniformes ...
Maurice rechargea son arme. Une douille vint s'éjécter de la culasse pour terminer sa chute dans la boue. Il fit claquer le vérrou contre la partie boisée. Il aimait ce bruit là. Le bruit des armes et de la guerre.
-Qui êtes vous pour venir gambader dans le no man's land tout seul au beau milieu de la nuit ? Demanda Maurice.
-Je pourrait vous retourner la question ! Répondit la voix.
-VOUS ÊTES QUI NOM DE DE DIEU ?! Cria Maurice.
-Je ... J ...
Il prit une grande inspiration.
-Je suis le soldat Marc Duchamp. 25ème régiment de fantassin. J'occupais le poste du soutien, mais tout le nid de mitrailleuse à explosé. Je suis le seul survivant. J'ai éssayé d'aller cherché de l'aide ... Mais les avions tiraient dans tout les sens ... Je me suis caché. Mais même ici, dans la nuit, on peut se faire déscendre à n'importe quel moment ...
La voix de Marc était plutôt aïgue et jeune. Il devait avoir 20 ans, se dit Maurice.
-Bon, on fait quoi ? Demanda Maurice en direction de Pierre, qui n'avait pas bougé ni même haussé un sourcil depuis cette intéruption. Pierre regarda Maurice pendant quelques secondes, l'air pensant, puis pris parole.
-On doit le ramener en 1ère ligne. Fit Pierre. Il faut le ramener à Mc'Horn.
-Très bien, répondit Maurice en soupirant. Bon sang ! Ils s'étaient déjà occupé d'un allemand, ils n'allaient pas jouer les secouristes pour tout le peuple !
Maurice tourna la tête.
-Bon, on vos emmène ! Sortez de votre cachette !
Des décombres bougèrent, la terre remua, et plusieurs minutes plus tard, ils virent une main s'accrocher à une barricade, et l'autre à une mitrailleuse légère. Marc sorti sa tête et Monta avec peine la barricade pour finallement passer par dessus bord en tombant sur le sol.
-Ouch ! Fit-il.
Maurice regarda Marc pendant qu'il se relevait. Il avait un corps plutôt frêle, il n'avait pas l'air très fort. Il était blond-châtin, yeux marrons, et une fine moustache frisée composait son unique pilosité faciale. Il était plein de terre. Il avait dû traîner longtemps ici pour finir dans cet état là. Mais ce qui attira l'oeil de Maurice, c'était que le jeune homme, n'étant pas musclé, arrivait à porter une bandoulière de balles de mitrailleuses en double sangles, en plus d'une caisse de munition, d'une mitrailleuse et du matériel réglementaire. Comment pouvait-il transporter tout ceci ?
Maurice tourna les talons et fit à son nouveau compagnon qu'il fallait se mettre en route pour aller faire un rapport sur la situation.
Marc les suivits avec entrain. Pierre demanda donc comment s'était passé l'assaut.
-Oh, c'était moche, répondit Marc. Moi, je devait résté caché pour couvrir les gars et éfféctuer un tir de couverture. Mais les Allbosches sont bien équipés, on s'est fait ceuillir comme des cerises. L'assaut à été un échec total. Vous avez vus ses avions ? C'est du dernier cri, tout ça. On fait pas mieux que les triplans, en ce moment. Ils ont ravagé les soldats en un clin d'oeil. Heureusement, on a eu des renforts, sinon ces salauds auraient déjà pris notre tranchée. Tout mon escouade s'est faite décimer, je suis le seul survivant.
Pierre écoutait l'histoire de Marc avec attention, tandis que Maurice réstait à l'arrière tout en jettant des coups d'oeil pour voir s'ils n'étaient pas suivis.
-Dis moi, Marc, tu sais ou sont les tranchées de première ligne ? On doit rejoindre notre officier, là bas.
-Oh, bien sûr ! Fit Marc avec enthousiasme. Venez, c'est par ici.
Le petit groupe suivi Marc dans la brume. Ils travérsèrent plusieurs cratères, des hommes déchus se comptaient par millier dans ces lieues. Ils franchissèrent des barbelées et commencèrent à marcher quand soudain, les planches se brisèrent et firent tomber nos protagonistes à la renverse.
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Dietritch était parti chercher Franz tandit que Wulf était résté dehors.Cela faisait déjà une demi-heure qu'il avait disparu, et personne n'avait de nouvelles de lui. Partout ou Dietritch passait, il demandait "Ou est Franz ? Je le cherche partout !", mais la plupart des soldats disaient qu'ils ne savaient pas ou haussaient les épaules. Cela faisait maintenant plus d'une heure mais aucune nouvelle de Franz . Où pouvait-il bien être ? se demanda Dietritch. Il revint vers Wulf pour tout lui expliquer.
-Laisse tomber, on le cherchera demain. Tu sais comment il est, il aime s'isoler de temps à autres. On le reverra demain, je t'assure. Allons dormir. fit Wulf tout en marchant avec ses béquilles.

Au même moment, Nos trois français tombèrent lourdement sur le sol. Maurice poussa un juron tout en tentant de se relever. Marc pris pour appui une caisse en bois, et Pierre se releva sans problème.
-Je te l'avait dis, il nous porte la poisse, ce gars là ... fit Maurice d'un ton plaisantin.
-Ah ah ah ! fit Marc d'un ton moqueur ... Heu ... Où somme-nous ?
Pierre regarda autour de lui. Il faisait sombre. Il frouva une lampe à pétrole et l'alluma. Elle illumina la pièce avec une faible luminosité. Pierre passa la lampe autour de lui. Il vit une sorte de grosse pièce métalique devant lui. Il s'approcha doucement et vit peu à peu que c'était un obusier(1). Il passa son bras le long du canon pour finir à la chambre du canon.
-C'est du 75, fit il avec indifférence.
-Qu'est-ce que ça fait ici ? Demanda Maurice.
Pierre se retourna et regarda Marc avec attention.
-Marc, c'est quoi la caisse sur laquelle tu t'es rattrapé ? Demanda Pierre.
Marc se retourna, s'accroupit et tenta de lire à voix haute les inscriptions en noir sur la caisse.
-Y ... Ypé ... rite ? Ypérite ?!
Marc fit un bon en arrière. Il réspirait comme un cheval ayant couru au galop, et tremblait avec une frayeur hors du commun, accroupi, la tête dans ses mains.
N-Non ! Comment cette chose peut elle encore exister ?! Reprit Marc avec une voix tremblante.
Pierre et Maurice se regardèrent. Jamais il n'avait u quelq'un avec autant de peur devant une caisse en bois. Pierre pris parole :
-Marc ... que se passe-il ?
-V-Vous ne connaissez pas le Ypérite ? Fit Marc, toujours tremblant.
Les deux autres hôchèrent la tête.
-Vous avez tout deux vécus dans une grotte ces deux dernièrres années ?! Le Ypérite c'est ... c'est ....
Des larmes commencèrent à se lier dans ses yeux. Il pris une grande inspiration.
-J'était là au moment des premières attaques au gaz. Les allemands avaient ouvert des vannes de Ypérite. Un gaz mortel, aussi connu dans le réseau sous le nom de ... G-Gaz Moutarde ...
Maurice et Pierre ouvrirent grand les yeux. C'était donc ça, dont ils avaient entendus parler ! Marc repris :
-C'était horrible ... Les gens hurlaient de tout les côtes ... mais je pouvait pas les aider ... je ... j'ai pas ... j ...
Sa voix se noua de nouveau. Maurice demanda alors :
-Et ... Quels sont les effets de ce gaz ?
Marc releva la tête et jeta un regard noir à Maurice.
-Tu ne voudrais pas savoir, répondit-il d'un ton lugubre.
-Quoi qu'il en soit, fit Pierre, il faut avertir les officier cette découverte. Il ne faut pas que les allemands s'en emparent. Quand soudain, ils entendirent des gens approcher.
A en entendre les pas, ils étaient deux. Et vu leur langage, c'étaient des allemands. Pierre fit signe aux autres de se cacher dans le noir, ce que tout le monde fit immédiatement.
Les deux allemands remarquèrent la présence de lumière dans un trou dans le sol. Ils décidèrent d'y entrer l'un après l'autre. Quand ils furent tout les deux a terre, ils remarquèrent des traces de pas boueuses au sol, ainsi qu'une pièce d'artillerie et deux ou trois caisses en bois.
Maurice les regardaient. Par pitié, qu'ils s'en aillent, qu'ils s'en aillent ! Priait-il pour lui même.
L'un des soldats regardait les traces au sol, les suivis d'un pas lourd et décidé et fini par se retrouver devant Maurice, tapi dans l'ombre. Maurice lui planta sa baillonette dans le buste. Le soldat commenca à crier tandit que du sang sortit de sa bouche. Il dégagea le corps avec son pied et tira sur le deuxième soldat qui n'avait même pas eu le temps de réaliser ce qu'il se passait. La balle était passée à coté de sa cible, et l'autre réplica sans grand succès. Maurice voulu tirer une seconde fois quand son arme s'enraya. Ce fut Pierre qui arriva derièrre le deuxième soldat pour lui tirer une balle dans la tête. Un morceau du crâne de ce dernier se détacha et vint s'étaler sur le sol. Le soldat tomba lourdement sur le plancher sans aucun cri. Un large tâche de sang avait recouvert une partie de la pièce ains que du canon d'artillerie.
-Saleté de bosches, fit-il en crachant sur l'un des corps. Allez, on s'en va d'ici, il fait bientôt jour.
Marc n'en revenait pas. Il n'avait jamais vu personne se battre avec autant d'experience. Il aurait sûrement beaucoup à apprendre auprès de ses nouveaux camarades. Pour sûr, ces deux soldats-ci sont sûrement inséparable, se dit-il.

6h et quelques. Le réveil fut pénible pour les deux protagonistes. Plusieurs coups de feu les avait révéillés pendant la nuit, et ils avaient horreur de ça. Surtout Wulf qui aimait avoir la conscience tranquille, sans se préoccuper du fait si quelqu'un viendra l'égorger pendant son someil.
Pour le premier repas de la journée, Dietritch prenais toujours un morceau de pain sec en ration. Wulf, quant à lui, préferait les haricots en boîte. C'était ça, la vie dans les tranchées. Quand on crève de faim, on mange le pain qui se présente.
Ce matin, il n'y avait pas d'assaut prévu. Pourvu que les français n'attaquent pas aujourd'hui ! Ca leur ferais une journée de repos, en ce mois de novembre. Mieux, un jour de vacance ! C'était noël dans un peu plus d'un mois, et ils voulaient réster en vie au moins jusqu'au nouvel an. Ca fera une année de plus dans les tranchées. Dietritch mangeait avec Wulf. Ils parlaient de tout et de rien, par habitude.
-Il faut qu'on aille chercher Franz, dit enfin Wulf.
-Mais où aurait-il bien pû aller ? Personne ne sait où il se trouve, répondit Dietritch.
Wulf se figea quelques secondes pour réfléchir ce qu'aurait pû faire Franz au beau milieu de la nuit quand soudain, quelqu'un les interpela. Cette personne, c'était le facteur. Il distribuait les lettres aux soldats, impatient de savoir ce qu'on leur à répondu. Quand il vit Wulf, il faisa un signe de main.
-Hé ! C'est vous ... Wulf Straüs ? J'ai une lettre pour vous !
Wulf était étonné. Sa famille lui avait tourné le dos, et n'avait aucun ami en dehors dehors de la guerre. Il s'approcha du facteur qui lui remis la lettre. Sur la devanture, il y avait marqué "A mon ami Wulf Straüs, 25ème régiment d'infanterie".
Wulf ouvrit soigneusement la lettre avec la plus grande délicatesse du monde avec son couteau. Dietritch s'approcha de son camarade tandit qu'il dépliait le rectange de papier.
Wulf commença à lire dans sa tête.

<<Wulf Straüs,

Je suis pas doué pour écrire des lettres, je suis pas vraiment allé à l'école, à Berlin. Je suis parti sur la devanture française, pour venger nos camarades tombés pendant la bataille. Je suis parti affronter cette foutue armée avec deux autres personns douées en explosif. On fera payer ces enfoirés pour avoir tué nos compagnons, nos frères d'arme que nous ne reverrons jamais. Tant pis si tu me revois pas non plus. Je peux pas te dire où nous sommes parti préçisément. J'écris juste pour te dire que nous somme par de là l'église.

Adieux, Wulf. Ce fut un plaisir de te rencontrer.

-Franz.>>

En lisant ces mots, Wulf n'en revennait pas. Partir avec seulement 2 hommes, pour ... tuer autant de français que possible ?! Nan, nan, c'était impossible. Il fallait retrouver Franz. Il fallait partir le retrouver.
Wulf entendit une voix qui semblait venir de loin, de très loin ...
-Hé ... Hé ! Wulf ! Fit Dietritch en secouant son camarade. Alors, elle dit qui, cette lettre ?
Wulf releva doucement la tête, les yeux grands ouverts en direction de ton camarade.
-Je sais où est Franz. Je sais où est Franz ! Viens, suis moi ! Fit-il tout en prenant par le bras son ami. Ce dernier le stoppa.
-Hé ! Tu pourrais me dire ce qu'il se passe, au moins ! dit Dietritch d'un ton interrogateur.
-Franz est à l'église ! C'était dans la lettre ! Fit Wulf d'un ton déterminé.
-Hein ? Mais alors c'est lui qui à écrit la lettre ? Répondit Dietritch, tout étonné de cette découverte.
-Oui, je sais, allez, on y va ! dit Wulf avec entrain.
-Une seconde, Wulf. On doit d'abord obtenir l'acord de l'officier Warën. Répondit Dietritch tout en prenant l'épaule de son ami.
-Ah, oui, mince ... Fit Wulf. Laisse moi réfléchir une seconde ...
Wulf se passait la main sur le menton quand l'officier Warën arriva vers nos deux protagonistes.
-Hé ! Vous deux ! Vous pouvez me dire ce qu'il se passe ? On a deux caisses de TNT qui on disparues et trois soldats avec ! Vous êtes proche de Franz, si je ne m'abuse ? Fit l'officier d'un ton fortement désagréable.
Les deux soldats répondirent par un hochement de tête.
-Alors, repris Warën, vous partez dans une heure à leur recherche. Préparez vous, vous ne serez que deux. Pas besoin de trop grosses pertes pour cette foutue mission, fit l'officier, énervé.
Il repris la route vers un autre chemain tout en faisant des grands gestes.
-Parfois, il suffit de demander pour qu'un voeux se réalise, fit Dietritch tout en souriant vers son ami.
-Deus Ex Machina, répondit Wulf avec la même expression que son camarade.
Tout deux préparèrent et arrivèrent devant une grande echelle en bois.
Ils la gravirent et passèrent de l'autre côté.

(1) Obusier = Pièce d'artillerie.
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Chapitre 4 : Franz Keller

Trois soldats arrivèrent sur un petit bosquet, tout près de l'église désormais éffondrée. Ils transportaient trois caisses de TNT.
-Faites attention à ne pas tomber, Fit Fanz en observant ses deux compagnons transporter les caisses.
L'un était blond-châtin. Il s'appelais Volknein. Il était de carrure moyenne, mais avait bien vécu la guerre; il avait les traits du visage très durs, marqués par les combats et avait les cheveux blonds-châtins. L'autre s'appelais Enritch. Très patriote et ausi très jeune, Il s'est engagé pour défendre son pays. Et puis, il aimait bien manier le fusil. Il n'était pas très fort et un peu maladroit, et avait les cheveux blonds-dorés.
-Ah ! C'est lourd, comme caisse ! Fit Enritch, d'un ton plaintif.
-Tais-toi, fit Volknein.
-Au moins le jeune ne fut pas difficile à convaincre, se dit Franz.
Bon, allez ! repris-il. On y est presque !
C'est alors qu'Enritch trébucha sur un casque que le fit tomber au sol, renversant le contenu de la caisse d'eplosifs dans le plus grand des vacarmes.

Les trois français vêtus de bleu contnuaient de marcher quand ils entendirent du bruit. Comme si quelque chose tombait au sol. Marc tourna la tête.
-Il y a quelque chose là-bas ! Fit-il à ses camarades.
-C'est sûrement dans ta tête, Fit Pierre qui n'avait rien entendu et qui continuait de marcher.
-C'est peut être des allemands bléssés, fit Maurice avec un grand sourire en direction de son ami.
-Très drôle, Répondit ce dernier.
-Attendez, Il y a des voix ! Repris Marc qui n'avait pas bougé d'un centimètre. On ferais mieux d'aller voir.
Les trois soldats se mirent en marche sur un petit talu. Les trois allemands ne faisant pas attention à ce qu'il se pssait, n'avaient rien entendu.
Nos soldats français se mirent à l'abri derrière une pente de terre, et passèrent leur tête par dessus pour observer la scène. Ils virent trois soldats allemands en train de se disputer, deux debout et un par terre, avec, à coté d'eux, deux caisses en bois empilées l'une sur l'autre, et une troisième renversée au sol avec tout son contenu dans la boue.
Pierre remarqua l'église en ruine située juse à coté des trois allemands. Il fit les grand yeux.
-Maurice ! Maurice ! chuchotait-il en tirant la manche de son camarade. C'est l'église ! On est sauvés !
-On a d'abord trois soldats à abattre, fit il en pointant son fusil sur l'allemand qui tentait de se relever en titubant. Cible facile, repris-il.
Il appuya sur la gachette. De la fumée et du feu sorti du canon, acompagné d'une détonation. Une balle comença sa route, traversa le vide et vint s'écraser dans la jambe de sa cible.

Wulf et Dietritch marchaient, toujours à la recherche de leur ami commun : Franz. Soudain, ils entendirent un coup de feu suivi de plusieurs cris de soldats allemands.
-Il y a des problèmes par là bas, Il faut aller voir ! Fit Dietritch.
N une ni deux, ils courèrent vers les cris qui s'amplifiaent à mesure qu'ils se rapprochaient.

Enritch tomba à terre, la jambe gauche presque entirèment rouge. Il se mit à crier de toute ses forces.
-Oh merde ! Ils ont tirés sur Enritch ! Cria Volknein.
-Planque-toi ! Cria Franz tout en courant se mettre à l'abri.
Mais à peine eut-il prononcé ces mots qu'une partie de la tête de Volknein s'arracha et se divisa en plusieurs morceaux, accompagné dans une enorme giclure de sang. Son corps tomba lourdement sur le sol sans un seul cri.
Franz s'accroupi derière un plaque en acier quand il entendit des bruits de pas se rapprocher de lui.

-Wow, deux soldats en moins ! S'éxclama Marc, stupéfait des actions de Maurice.
-Occupez-vous du dernier pendant que je recharge, fit Maurice.
Marc commença à installer sa mitrailleuse.

Wulf et Dietritch arrivèrent de dèrière une bute de terre avant d'aperçevoir Franz, caché dèrière une plaque en acier, avec un corps allemand au sol et non loin de lui, un autre encore criant de douleur. Plus loin, à une vingtaine de mètres, une mitrailleuse française était prête à tirer.
-Merde ! Tire ! Tire ! Cria Dietritch.
Wulf, fusil déjà en main, le chargea en un éclair et tira au jugé sur la mitrailleuse franççaise qui menaçait de tuer son ami.

Marc s'aprêta à tirer quand une balle vint rebondir contre son casque pour finir quelques mètres plus loin dans la boue. Il fit un bond en arrière pour s'abriter.
-Merde, Merde ! On nous tire dessus ! Cria-t-il en posant ses mains sur son casque.
Pierre releva la tête pour observer le terrain.
-Là haut ! Fit-il en pointant du doigt la grande bute de terre sur laquelle se trouvait deux soldats allemands.
Maurice fini de recharger son arme et se mit en position de tir.

Wulf commença à recharger quand son compagnon l'interpela.
-Gaffe ! A terre ! Cria-t-il.
Ils plongèrent tout deux au sol quand une balle passa juste au dessus de leur tête.
Wulf appela Franz tout en faisant des signes de main.
-Franz ! Franz !
Franz tourna la tête et vit ses deux camarades qui l'appelaient. Mais comment avait-il fait pour les retrouver ? Il leur avait dit qu'il ne le fallait pas ! Pourquoi ?..
Après une ou deux secondes de réfléxion, il pris enfin parole :
-Quoi ?! Demanda-t-il.
-Il faut que tu vienne vers nous pendant qu'on fait diversion ! Répondit Wulf.
Franz regarda par dessus la plaque et vit Enritch, toujours bléssé.
-Et merde, fit-il tout bas en serrant les dents.

Marc se releva, pris fermement sa mitrailleuse et commença à tirer en direction des soldats postés sur la bute de terre, et Pierre suivi le mouvement tandis que Maurice sorti une grenade de son sac.

Franz tira quelques coups avec son pistolet sur les soldats français avant de ramper à terre en s'abritant comme il pouvait. Enritch tourna la tête vers lui il commença à parler.
-Non ... Me laisse pas crever ici ... tu as dit qu'on s'en sortirait ... Tous ensemble ...
Franz détourna le regard et senti ses yeux qui s'humidifiaient.
-Je peux plus rien faire pour lui, se dit intérieurement Franz.
Soudain, il vit une grenade attérir juste à coté d'Enritch, et donc des caisses d'éxplosifs. Il se releva d'un coup et couru vers Wulf et Dietritch en criant :
-Dynamite ! TOUS A TERRE !
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>>SeriousSam
Bonjour, Bonsoir.
Sujet dédié à l'écriture d'une histoire, intitulée "1917" dont je suis l'auteur (vous avez déjà compris de quoi ça va parler)
-1917 raconte l'histoire de deux soldats français de la première guerre mondiale, qui vivent les horreures de la guerre lors de la bataille de la Marne-
SVP NE REPONDEZ PAS DANS CE TROPIC-CI
Je vous invite à la lire !

*1917 est un récit fictif, et ne cherche pas à s'inspirer d'évènements réels : Ce n'est pas un résumé de la bataille de la Marne.
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Le tout venais d'éxploser. Un énorme torrent de flammes, de fumée et de boue vint se former et se dispersa en plus petits bouts, qui retombèrent au sol tout en libérant un déchirement de vibration dans le paysage, comme un coup de tonnerre. Tout le monde fut projeté en arrière. Les trois français dégringolèrent du talu de terre d'où ils étaient positionnés. Wulf et Dietritch tombèrent de la coline en roulant, et Franz fut balancé sur la bute en direction de ses camarades.

Franz ouvrit les yeux. C'était flou et il n'entendais rien. Il tenta de se relever, mais il ne pouvait pas. Quelque chose l'en empêchait.

Wulf fut le premier à se relever et aida Dietritch qui avait du mal à tenir sur ses jambes. Ils grimpèrent de nouveau sur la colline pour y aperçevoir un énorme cratère par de là cette dernière. Il y avait également Franz, allongé au sol avec une énorme plaque en acier qui recouvrait ses jambes.
-Wulf ! Dietritch .... Venez m'aider ! Cria-t-il.
Les deux soldats se précipitèrent pour venir l'aider.

Pierre ouvrit les yeux. Ils regardaient le ciel. Il se releva doucement et retira la masse de boue qui le recouvrait. Il tourna légèrement la tête, et observa les alentours. Il était seul.
-Où ... Où sont les autres ? Fit-il à voix basse.

Wulf et Ditritch Prirent la grande plaque d'acier et la soulevèrent pour libérer les jambes de leur compagnon. Une fois relevé, Franz pris parole :
-Merci, fit-il. Allez, on s'en va !
Ils commencèrent à bute de terre dans le sens inverse d'ou Wulf et Dietritch étaient venus.

Pierre retrouva son fusil dans un sale état, Bouché par la terre et les cailloux. Il remonta sur le talu pour avoir vent de la situation. Il y avait un gros cratère, avec des morceaux de cadavres à coté; Ou plutôt de la carogne, vu ce qu'il restait. Il leva ensuite les yeux et vit trois allemands en train de s'enfuir par une coline de terre. Il débarbouila son fusil à la va-vite et se mit en position de tir lorsque l'un d'eux se retourna lui rappela quelque chose ... quelque chose .... C'était le soldat qu'il avait soigné ! Pendant quelques secondes, il se demandait sur ce que qu'il devait faire .... Tirer sur la personne qu'il avait aidé, une journée plus tôt ? Le laisser fuir ? Il Pris finallement une décision. Il pointa son fusil, commença à viser, et ...

Wulf s'était retourné pour voir si les français qu'ils avaient croisés un peu plus tôt était revenus pour les abattre une bonne fois pour toute, quand il aperçu un soldat, presque entièrement marron, arme à la main, pointé vers leur direction.
-Merde ! Il en reste un ! Cria-t-il. Courez, courez !

Pierre pris une grande inspiration, plissa les yeux et appuya doucement sur la gachette.
-Pour la France ! Cria-t-il.
Une détonation se fit entendre avec un bruit de claquement à l'intérieur de son arme, de la terre et du gravier sorti du canon, avec de la fumée, mais rien d'autre. Pierre regarda son arme, ouvrit le mécanisme à verrou et consata que la balle était réstée coincée dans son arme à cause des désagréments que son arme avait subi un peu plus tôt.
-Merde, merde ! Fit-il tout en essayant de décoincer son arme.

Les trois allemands avaient bel et bien entendu une détonation, mais aucune balle n'était venu s'écraser contre eux. Même pas un sifflement, rien. Juste un "Bang !".
-Personne n'est bléssé ? Demanda Wulf, inquiet.
-Il à sûrement raté son coup, fit Franz.
Tous coraient en direction de leurs tranchées pour faire un rapport de la situation.

(1) Enrayé = Quand un problème empêche une arme à feu de tirer : Cela peut être du à un mauvais entretien, un défaut de fabriquation ou à un élément naturel.
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