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Avatar de SeriousSam SeriousSam
Leurs oreilles sifflaient. Pierre ouvrit les yeux. Devant lui, Maurice était inconcient. Tout était flou. Pierre tourna la tête. Une lueure jaune brillait devant ses yeux. Les flammes. Que c'était-il passé ? Pierre toucha son casque. Il y trouva un morceau de métal incrusté à l'intérieur. Il le retira d'un coup sec et le jeta par terre. Il tourna de nouveau la tête vers son compagnon, toujours inconcient. Il se leva en titubant, en s'appuyant sur l'une des manettes du char. Il regarda au dessus de lui. La quasi-totalité de la partie supérieure du char avait été arrachée par l'avion. Il faisait jour. Quelle heure était-il ? Il tenta de traîner son ami hors du véhicule en le prenant par les épaules. Il sortirent par la porte arrière du blindé. Il continua de porter son ami jusqu'a un cratère non-loin du lieu du crash. Il allongea son ami comme il pû, et tentait de le révéiller en lui tappotant la joue. "Allez, réveille-toi Maurice !" Fit-il d'un ton inquiet. Maurice se mit à tousser, et ouvrit les yeux lentements. Il vit son ami au dessus de lui. Il souriait. Il regarda autour de lui.
-Où sommes-nous ? Demanda Maurice.
-Dans un cratère. Répondit Pierre
-Et comment y sommes-nous parvenus ? Renchérit Maurice
-Je t'ai traîné jusqu'ici. Dit-il en souriant. Un avion nous est tombés sur la tête quand nous étions dans le blindé anglais.
-Ah ... je vois.
Il relacha sa tête sur le sol. Tout ces combats étaient fatiguants. Combat ... Combat ... Ils devaient participer à un assaut ! Quand était-il des troupes, et de la situation ?
-Pierre ? demanda Maurice.
-Oui ? répondit Pierre
-Qu'en est-il de la situation ? Avons nous réussi à prendre la tranchée allemande ?
Pierre jetta un oeil par dessus le cratère pour observer le terrain. Il y avait des cadavres disséminés un peu partout. Surtout des corps français. Dans le ciel, les avions s'étaient tous volatilisés. Ils étaient seuls.
Combiens de temps étaient ils réstés inconciens ? Au moins une heure. Un calme plat régnait sur tout le terrain.
-Je ne sais pas ... Fit Pierre d'un ton incertain. Il faut regagner la tranchée, sans quoi l'officier Mc'Horn pensera que nous sommes morts, ou que nous avons désertés.
-Sûrement, répondit Maurice.
Un silence se fit. Tout deux se demandaient bien ce qui allait se passer. Pourtant, rien ne se fit. Ce pourrait-il que tout le monde se soit fait tuer dans un bombardement ?
-Allez, on y va, ordonna Maurice. J'en ai marre de ce silence.
-Très bien, Répondit Pierre sans plier.
Tout deux se mirent en route. Ils avançaient discrètement dans le no man's land tandit que le brouillad s'était installé. En réalité, ils ne savaient plus trop où ils allaient. Ils marchaient tout droit depuis 15 minutes. Soudain, des plaintes et des cris de douleur se firent entendre. Pierre s'arrêta.
-Maurice attends ! Fit-il.
-Quoi ? Répondit Maurice qui n'avait rien entendu.
-Chut ! Ordonna Pierre.
La voix se manifesta de nouveau.
-C'est sûrement un bléssé, il faut aller l'aider ! Dis Pierre.
-On ne devait pas retourner dans notre tranchée ? Demanda Mauice d'un ton intérrogateur.
-On ne va pas laisser un soldat mourir ! Allez on y va, Renchérit Pierre.
-Mais attends on ...
Ses dires ne servirent à rien. Pierre était déjà parti en direction des cris. Maurice le suivit en poussant un juron.
Pierre se rapprocha suffisemment des cris avant de distinguer une forme adossée sur une plaque en métal plantée dans le sol, avec deux ou trois corps autour de lui.
Le bléssé distingua lui aussi deux silouhettes avançant vers lui. Il souriait intérieurement. Il fit un signe de main pour demander aux deux personnages de venir vers lui.
-C'est lui ! Allez ! Fit Pierre en courant.
-Tss. Fit Maurice en tournant la tête pour voir si personne ne les observas, mais le brouillard empêchais toute visiblité. Il sorti une cigarette d'un paquet et l'alluma avec son briquet. Il la mit dans sa bouche et lâcha un petit unage de fumée.
Quand Pierre fût assez proche du bléssé pour l'éxaminer, il se rendit compte qu'il portait un uniforme gris. Il vit son visage. C'était un allemand.
Le visage de Pierre se changea en vision d'horreur. Il fit un bond en arrière et cria :
AHHH ! C'EST UN BOSCHE ! C'EST UN BOSCHE !

Auto-édit :
Maurice observait ce qu'il pouvait dans le brouillard quand il entendit Pierre crier. Il se retourna et cria :
-Pierre ? ça va ?
Il vit son ami courir vers sa direction.
-Le bléssé ! c'est un bosche ! Cria Pierre.
-Merde. Répondit Maurice.
Il chargea son fusil.
-Il était armé ? Demanda Maurice.
-Je ne sais pas, répondit Pierre d'un ton hésitant.
Maurice passa devant. Après une dizaine de pas, ils virent l'allemand qui n'avait pas bougé d'un centimètre. Quand il revit les deux hommes, fusils à la main, pointés vers son visage, il leva les mains.
- Nein ! Nein ! Nicht schießen ! Nicht schießen ! Implorait-il. Il avait les larmes aux yeux.
-Je ne crois pas qu'il soit dangereux, fit Maurice d'un ton assuré.
-Attends, met toi là, je vais lui parler, Ordonna Pierre en pointant du doigt là direction souhaitée.
-Tu parles allemands ? Demanda Maurice avec éonnement.
-Un peu, répondit Pierre.
Maurice se décala de quelques pas, fusil à la main. Pierre portait son arme en bandoulière. Il s'accroupit devant le soldat bléssé. Il lui pris sa musette, la passa par dessus son épaule (La musette se portait en bandoulière) et la tendit à l'allemand.
-Qu'est ce que tu fous ?! Aboya Maurice.
-Je lui montre que nous n'allons pas lui faire de mal. Répondit Pierre avec agacement.
Le soldat en uniforme gris pris la musette en douceur. Il était étonné que deux soldats français viennent lui porter secours. Ses mains terreuses mélée au sang tremblaient. Il bu deux ou trois gorgée avant de rendre la musette au soldat en uniforme bleu. Pierre reprit sa musette et la remis sur ses épaules.
-D-Danke, fit l'allemand.
Pierre fit un hochement de tête en souriant. Il demanda alors :
-Sag mir, wie heißt du? Demanda Pierre, d'un ton calme.
- Wulf. Wulf Straus, répondit le bléssé.
-Il s'appelle Wulf Straus, fit Pierre en se retournant vers Maurice.
Il se retourna vers le soldat allemand.
- wie kommst du hier her? Demanda Pierre.
L'allemand lui raconta alos ses peripeties, comment il était arrivé jusqu'ici et pourquoi il était là.
Maurice regarda les deux soldats parler. Il fit un mouvement de tête à droite et à gauche pour s'assurer que personne ne les regardaient. Dans un élan de curiosité, mais surtout d'agacement, Pierre demanda :
-Qu'est-ce qu'il dit ? Fit-il à son ami.
-Tout son groupe s'est fait tuer, il devait lutter contre notre aussaut. Il est aussi bléssé à la jambe.
Pierre regarda autour de lui. Il vit une dépouille de solat français. C'était un brancardier(1)*. Il s'approcha du corps. Il avait encore ses sacoches de soins. Il récupéra la sacoche, retourna vers le bléssé et ouvrit le contenant.
-Ah, super, alors maintenant on va soigner un bosche. Tu sais que c'est considéré comme haute trahison de parctiser avec l'ennemi ? Si tu n'étais pas mon ami, je t'aurais déjà abattu. Fit Maurice en s'énervant.
-Je ne pactise pas avec l'ennemi. Dis tout simplement Pierre.
Il pris des bandages, une gourde d'eau qu'il avait trouvé sur un soldat, un chiffon et de l'alcool de sa musette; Il pris le chiffon qu'il imbiba d'eau. Il retroussa le pantalon de l'allemand. Il commenca à nettoyer la plaie avec le chiffon. Le soldat bléssé avait pris son portefeuille qu'il mordait de toutes ses forces en fermant les yeux. Pierre pris ensuite chiffon qu'il essora. Il pris ensuite sa musette. C'était du vin rouge qu'il y avait dedans. Il en imbiba de nouveau le chiffon. L'allemand regardait cette scène avec effroi. Il savait que ça allait être très douloureux. Pierre appuya sur la plaie. Le soldat lacha son portefeuille pour n'y laisser que des cris en retour. Il serrait les poings. Il tremblait. C'était comme si on lui brûlait la jambe. Pierre arrêta enfin le supplice quand il jugea que ça n'était plus nécéssaire de continuer. Le soldat rouvrit les yeux. Des larmes coulaient sur son visage. Pierre passa les bandages autour de sa plaie. Le soldat ne dit rien. Soudain ils entendirent des voix des voix qui criaient le nom du soldat allemand. CErtaines personnes avaient dû entendre ses cris et se dirigeaient maintenant vers lui.. Pierre se releva, regarda autour de lui et trouva un fusil de modèle allemand. Il vida les cartouches en les retirants une par une. Il referma le verrou, le donna au soldat et lui dit :
-Sonst musst du wieder zurück, verstehst du?
L'allemand accieça d'un hôchement de tête. Il pris le fusil, se releva et s'en servit de canne pour marcher en boîtant jusqu'a sa tranchée.
Nos deux protagonistes repartirent à la va-vite en direction de leurs tranchées.
-J'éspère que tu as fais le bon choix, fit Maurice, rétissant de la décsision de son ami.
-Ne t'en fais pas. Au moins, il aura une bonne histoire à raconter à ses camarades. Dis Pierre en plaisantant.
Maurice ne dit rien. Ils continuaient de marcher dans le brouillard quand ils entendirent "VOUS, LÀ BAS ! On ne bouge plus !

(à suivre)

(1) = Brancardier : À l'époque, chez l'armée française, on ne disait pas "Médecin", mais "Brancardier" lorsque l'on est au combat, tout simplement parce que les brancardiers possédaient un brancard, qui servait à vous emmener à l'infiremerie de tranchée.