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Les deux soldats français restaient immobles. Maurice, cigarette encore fumante à la bouche, dégaina son fusil et le chargea en un éclair. Pierre regardait autour de lui pour voir qui leur avait adréssé la parole. On aurait dis un écho au loin. Tout deux étaient perplexes. Qui était donc cette homme ?
Soudain, ils entendirent des buits de pas venant de derrière eux. Maurice se retourna et tira au jugé. La balle vint s'écraser contre une planche de bois pour la faire voler en éclats. Une voix se fit entendre.
-AAAHH ! Bandes de cons ! Vous êtes français, non ? J'ai vu vos uniformes ...
Maurice rechargea son arme. Une douille vint s'éjécter de la culasse pour terminer sa chute dans la boue. Il fit claquer le vérrou contre la partie boisée. Il aimait ce bruit là. Le bruit des armes et de la guerre.
-Qui êtes vous pour venir gambader dans le no man's land tout seul au beau milieu de la nuit ? Demanda Maurice.
-Je pourrait vous retourner la question ! Répondit la voix.
-VOUS ÊTES QUI NOM DE DE DIEU ?! Cria Maurice.
-Je ... J ...
Il prit une grande inspiration.
-Je suis le soldat Marc Duchamp. 25ème régiment de fantassin. J'occupais le poste du soutien, mais tout le nid de mitrailleuse à explosé. Je suis le seul survivant. J'ai éssayé d'aller cherché de l'aide ... Mais les avions tiraient dans tout les sens ... Je me suis caché. Mais même ici, dans la nuit, on peut se faire déscendre à n'importe quel moment ...
La voix de Marc était plutôt aïgue et jeune. Il devait avoir 20 ans, se dit Maurice.
-Bon, on fait quoi ? Demanda Maurice en direction de Pierre, qui n'avait pas bougé ni même haussé un sourcil depuis cette intéruption. Pierre regarda Maurice pendant quelques secondes, l'air pensant, puis pris parole.
-On doit le ramener en 1ère ligne. Fit Pierre. Il faut le ramener à Mc'Horn.
-Très bien, répondit Maurice en soupirant. Bon sang ! Ils s'étaient déjà occupé d'un allemand, ils n'allaient pas jouer les secouristes pour tout le peuple !
Maurice tourna la tête.
-Bon, on vos emmène ! Sortez de votre cachette !
Des décombres bougèrent, la terre remua, et plusieurs minutes plus tard, ils virent une main s'accrocher à une barricade, et l'autre à une mitrailleuse légère. Marc sorti sa tête et Monta avec peine la barricade pour finallement passer par dessus bord en tombant sur le sol.
-Ouch ! Fit-il.
Maurice regarda Marc pendant qu'il se relevait. Il avait un corps plutôt frêle, il n'avait pas l'air très fort. Il était blond-châtin, yeux marrons, et une fine moustache frisée composait son unique pilosité faciale. Il était plein de terre. Il avait dû traîner longtemps ici pour finir dans cet état là. Mais ce qui attira l'oeil de Maurice, c'était que le jeune homme, n'étant pas musclé, arrivait à porter une bandoulière de balles de mitrailleuses en double sangles, en plus d'une caisse de munition, d'une mitrailleuse et du matériel réglementaire. Comment pouvait-il transporter tout ceci ?
Maurice tourna les talons et fit à son nouveau compagnon qu'il fallait se mettre en route pour aller faire un rapport sur la situation.
Marc les suivits avec entrain. Pierre demanda donc comment s'était passé l'assaut.
-Oh, c'était moche, répondit Marc. Moi, je devait résté caché pour couvrir les gars et éfféctuer un tir de couverture. Mais les Allbosches sont bien équipés, on s'est fait ceuillir comme des cerises. L'assaut à été un échec total. Vous avez vus ses avions ? C'est du dernier cri, tout ça. On fait pas mieux que les triplans, en ce moment. Ils ont ravagé les soldats en un clin d'oeil. Heureusement, on a eu des renforts, sinon ces salauds auraient déjà pris notre tranchée. Tout mon escouade s'est faite décimer, je suis le seul survivant.
Pierre écoutait l'histoire de Marc avec attention, tandis que Maurice réstait à l'arrière tout en jettant des coups d'oeil pour voir s'ils n'étaient pas suivis.
-Dis moi, Marc, tu sais ou sont les tranchées de première ligne ? On doit rejoindre notre officier, là bas.
-Oh, bien sûr ! Fit Marc avec enthousiasme. Venez, c'est par ici.
Le petit groupe suivi Marc dans la brume. Ils travérsèrent plusieurs cratères, des hommes déchus se comptaient par millier dans ces lieues. Ils franchissèrent des barbelées et commencèrent à marcher quand soudain, les planches se brisèrent et firent tomber nos protagonistes à la renverse.