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Chapitre 4 : Franz Keller

Trois soldats arrivèrent sur un petit bosquet, tout près de l'église désormais éffondrée. Ils transportaient trois caisses de TNT.
-Faites attention à ne pas tomber, Fit Fanz en observant ses deux compagnons transporter les caisses.
L'un était blond-châtin. Il s'appelais Volknein. Il était de carrure moyenne, mais avait bien vécu la guerre; il avait les traits du visage très durs, marqués par les combats et avait les cheveux blonds-châtins. L'autre s'appelais Enritch. Très patriote et ausi très jeune, Il s'est engagé pour défendre son pays. Et puis, il aimait bien manier le fusil. Il n'était pas très fort et un peu maladroit, et avait les cheveux blonds-dorés.
-Ah ! C'est lourd, comme caisse ! Fit Enritch, d'un ton plaintif.
-Tais-toi, fit Volknein.
-Au moins le jeune ne fut pas difficile à convaincre, se dit Franz.
Bon, allez ! repris-il. On y est presque !
C'est alors qu'Enritch trébucha sur un casque que le fit tomber au sol, renversant le contenu de la caisse d'eplosifs dans le plus grand des vacarmes.

Les trois français vêtus de bleu contnuaient de marcher quand ils entendirent du bruit. Comme si quelque chose tombait au sol. Marc tourna la tête.
-Il y a quelque chose là-bas ! Fit-il à ses camarades.
-C'est sûrement dans ta tête, Fit Pierre qui n'avait rien entendu et qui continuait de marcher.
-C'est peut être des allemands bléssés, fit Maurice avec un grand sourire en direction de son ami.
-Très drôle, Répondit ce dernier.
-Attendez, Il y a des voix ! Repris Marc qui n'avait pas bougé d'un centimètre. On ferais mieux d'aller voir.
Les trois soldats se mirent en marche sur un petit talu. Les trois allemands ne faisant pas attention à ce qu'il se pssait, n'avaient rien entendu.
Nos soldats français se mirent à l'abri derrière une pente de terre, et passèrent leur tête par dessus pour observer la scène. Ils virent trois soldats allemands en train de se disputer, deux debout et un par terre, avec, à coté d'eux, deux caisses en bois empilées l'une sur l'autre, et une troisième renversée au sol avec tout son contenu dans la boue.
Pierre remarqua l'église en ruine située juse à coté des trois allemands. Il fit les grand yeux.
-Maurice ! Maurice ! chuchotait-il en tirant la manche de son camarade. C'est l'église ! On est sauvés !
-On a d'abord trois soldats à abattre, fit il en pointant son fusil sur l'allemand qui tentait de se relever en titubant. Cible facile, repris-il.
Il appuya sur la gachette. De la fumée et du feu sorti du canon, acompagné d'une détonation. Une balle comença sa route, traversa le vide et vint s'écraser dans la jambe de sa cible.

Wulf et Dietritch marchaient, toujours à la recherche de leur ami commun : Franz. Soudain, ils entendirent un coup de feu suivi de plusieurs cris de soldats allemands.
-Il y a des problèmes par là bas, Il faut aller voir ! Fit Dietritch.
N une ni deux, ils courèrent vers les cris qui s'amplifiaent à mesure qu'ils se rapprochaient.

Enritch tomba à terre, la jambe gauche presque entirèment rouge. Il se mit à crier de toute ses forces.
-Oh merde ! Ils ont tirés sur Enritch ! Cria Volknein.
-Planque-toi ! Cria Franz tout en courant se mettre à l'abri.
Mais à peine eut-il prononcé ces mots qu'une partie de la tête de Volknein s'arracha et se divisa en plusieurs morceaux, accompagné dans une enorme giclure de sang. Son corps tomba lourdement sur le sol sans un seul cri.
Franz s'accroupi derière un plaque en acier quand il entendit des bruits de pas se rapprocher de lui.

-Wow, deux soldats en moins ! S'éxclama Marc, stupéfait des actions de Maurice.
-Occupez-vous du dernier pendant que je recharge, fit Maurice.
Marc commença à installer sa mitrailleuse.

Wulf et Dietritch arrivèrent de dèrière une bute de terre avant d'aperçevoir Franz, caché dèrière une plaque en acier, avec un corps allemand au sol et non loin de lui, un autre encore criant de douleur. Plus loin, à une vingtaine de mètres, une mitrailleuse française était prête à tirer.
-Merde ! Tire ! Tire ! Cria Dietritch.
Wulf, fusil déjà en main, le chargea en un éclair et tira au jugé sur la mitrailleuse franççaise qui menaçait de tuer son ami.

Marc s'aprêta à tirer quand une balle vint rebondir contre son casque pour finir quelques mètres plus loin dans la boue. Il fit un bond en arrière pour s'abriter.
-Merde, Merde ! On nous tire dessus ! Cria-t-il en posant ses mains sur son casque.
Pierre releva la tête pour observer le terrain.
-Là haut ! Fit-il en pointant du doigt la grande bute de terre sur laquelle se trouvait deux soldats allemands.
Maurice fini de recharger son arme et se mit en position de tir.

Wulf commença à recharger quand son compagnon l'interpela.
-Gaffe ! A terre ! Cria-t-il.
Ils plongèrent tout deux au sol quand une balle passa juste au dessus de leur tête.
Wulf appela Franz tout en faisant des signes de main.
-Franz ! Franz !
Franz tourna la tête et vit ses deux camarades qui l'appelaient. Mais comment avait-il fait pour les retrouver ? Il leur avait dit qu'il ne le fallait pas ! Pourquoi ?..
Après une ou deux secondes de réfléxion, il pris enfin parole :
-Quoi ?! Demanda-t-il.
-Il faut que tu vienne vers nous pendant qu'on fait diversion ! Répondit Wulf.
Franz regarda par dessus la plaque et vit Enritch, toujours bléssé.
-Et merde, fit-il tout bas en serrant les dents.

Marc se releva, pris fermement sa mitrailleuse et commença à tirer en direction des soldats postés sur la bute de terre, et Pierre suivi le mouvement tandis que Maurice sorti une grenade de son sac.

Franz tira quelques coups avec son pistolet sur les soldats français avant de ramper à terre en s'abritant comme il pouvait. Enritch tourna la tête vers lui il commença à parler.
-Non ... Me laisse pas crever ici ... tu as dit qu'on s'en sortirait ... Tous ensemble ...
Franz détourna le regard et senti ses yeux qui s'humidifiaient.
-Je peux plus rien faire pour lui, se dit intérieurement Franz.
Soudain, il vit une grenade attérir juste à coté d'Enritch, et donc des caisses d'éxplosifs. Il se releva d'un coup et couru vers Wulf et Dietritch en criant :
-Dynamite ! TOUS A TERRE !