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Le tout venais d'éxploser. Un énorme torrent de flammes, de fumée et de boue vint se former et se dispersa en plus petits bouts, qui retombèrent au sol tout en libérant un déchirement de vibration dans le paysage, comme un coup de tonnerre. Tout le monde fut projeté en arrière. Les trois français dégringolèrent du talu de terre d'où ils étaient positionnés. Wulf et Dietritch tombèrent de la coline en roulant, et Franz fut balancé sur la bute en direction de ses camarades.

Franz ouvrit les yeux. C'était flou et il n'entendais rien. Il tenta de se relever, mais il ne pouvait pas. Quelque chose l'en empêchait.

Wulf fut le premier à se relever et aida Dietritch qui avait du mal à tenir sur ses jambes. Ils grimpèrent de nouveau sur la colline pour y aperçevoir un énorme cratère par de là cette dernière. Il y avait également Franz, allongé au sol avec une énorme plaque en acier qui recouvrait ses jambes.
-Wulf ! Dietritch .... Venez m'aider ! Cria-t-il.
Les deux soldats se précipitèrent pour venir l'aider.

Pierre ouvrit les yeux. Ils regardaient le ciel. Il se releva doucement et retira la masse de boue qui le recouvrait. Il tourna légèrement la tête, et observa les alentours. Il était seul.
-Où ... Où sont les autres ? Fit-il à voix basse.

Wulf et Ditritch Prirent la grande plaque d'acier et la soulevèrent pour libérer les jambes de leur compagnon. Une fois relevé, Franz pris parole :
-Merci, fit-il. Allez, on s'en va !
Ils commencèrent à bute de terre dans le sens inverse d'ou Wulf et Dietritch étaient venus.

Pierre retrouva son fusil dans un sale état, Bouché par la terre et les cailloux. Il remonta sur le talu pour avoir vent de la situation. Il y avait un gros cratère, avec des morceaux de cadavres à coté; Ou plutôt de la carogne, vu ce qu'il restait. Il leva ensuite les yeux et vit trois allemands en train de s'enfuir par une coline de terre. Il débarbouila son fusil à la va-vite et se mit en position de tir lorsque l'un d'eux se retourna lui rappela quelque chose ... quelque chose .... C'était le soldat qu'il avait soigné ! Pendant quelques secondes, il se demandait sur ce que qu'il devait faire .... Tirer sur la personne qu'il avait aidé, une journée plus tôt ? Le laisser fuir ? Il Pris finallement une décision. Il pointa son fusil, commença à viser, et ...

Wulf s'était retourné pour voir si les français qu'ils avaient croisés un peu plus tôt était revenus pour les abattre une bonne fois pour toute, quand il aperçu un soldat, presque entièrement marron, arme à la main, pointé vers leur direction.
-Merde ! Il en reste un ! Cria-t-il. Courez, courez !

Pierre pris une grande inspiration, plissa les yeux et appuya doucement sur la gachette.
-Pour la France ! Cria-t-il.
Une détonation se fit entendre avec un bruit de claquement à l'intérieur de son arme, de la terre et du gravier sorti du canon, avec de la fumée, mais rien d'autre. Pierre regarda son arme, ouvrit le mécanisme à verrou et consata que la balle était réstée coincée dans son arme à cause des désagréments que son arme avait subi un peu plus tôt.
-Merde, merde ! Fit-il tout en essayant de décoincer son arme.

Les trois allemands avaient bel et bien entendu une détonation, mais aucune balle n'était venu s'écraser contre eux. Même pas un sifflement, rien. Juste un "Bang !".
-Personne n'est bléssé ? Demanda Wulf, inquiet.
-Il à sûrement raté son coup, fit Franz.
Tous coraient en direction de leurs tranchées pour faire un rapport de la situation.

(1) Enrayé = Quand un problème empêche une arme à feu de tirer : Cela peut être du à un mauvais entretien, un défaut de fabriquation ou à un élément naturel.