Retour au sujet

Avatar de SeriousSam SeriousSam
1917

Chapitre 1 : Le mobilisé et le sans-famille.

Cela faisait 3 ans. 3 ans déjà ! Dans la Marne, étaient disposées des tranchées pleines d'hommes. On pouvait y voir, après celles-ci, Un terrain boueux rempli de cratères entrecoupée de corps immobiles et de barbelés. Il faisait nuit déjà, il devait être 20h, peut être. Dans le bruit des soldats parlant de la guerre, des femmes, des bosches et de leur prochain assaut, se terrait là, Pierre. Pierre est un soldat mobilisé, intégré chez les fantassins de 1ère ligne. Il avait les cheveux châtins, les yeux bleus, une mustache taillée en rectangle et une longue cicatrice sur la joue droite causée par un allemand qui avait tenté de le tuer à coup de baïlonette. Il possédait une ferme, en Normandie. Il avait une femme et deux enfants, mais il se demandais s'il pourra vraiment les revoir un jour. Il fut mobilisé pour la guerre contre les allemands. Quelqu'un s'approcha de lui, alors qu'il était assis par terre, adossé contre de vieilles planches de bois, de l'eau dégoulinante de ces dernières. La personne en question, c'était Maurice. Maurice Layac. Combattant volontaire, intégré chez les grenadiers, Maurice, à l'inverse de Pierre, n'avait pas de famille. Il y avait bien son père, mais, cela faisait déjà plusieures années qu'ils ne s'adréssaient plus la parole. Maurice avait les yeux très bruns, les yeux marrons, une barbe assez conséquente, et une trace de brûlure coté droit de son oeil gauche. Par ailleurs, Maurice était le meilleur ami de Pierre. Son seul ami. Ils s'étaient rencontrés il y a un an, lorsque Pierre sauva Maurice d'un assaut allemand. Depuis, l'un veillait sur l'autre. Maurice s'assit à coté de son ami, et c'est alors qu'il engagea la conversation par un simple :
-Bonsoir.
-Que veut-tu ? Fit Pierre.
-Opération de nuit, ce soir. Tu viens avec moi et deux autres soldats de la 5ème Compagnie d'infanterie; Un mittrailleur et un grenadier. On part en reconnaissance pour aller repérer les mitrailleuses allemandes pour l'assaut de demain. Ordre de l'officier Mc'Horn
Car oui, Mc'Horn était un américain. Il avait les cheveux noirs, rasés très courts. Il avait les yeux bleus, mais n'avait aucune moilosité faciale, avec un visage marqué par ses 35 ans ainsi que par la guerre. Il avait rapidement gravit les échelons grâce à son sang-friod, son sens du commandement et des résponsabilités; Mais Pierre le détestait à cause de son orgueil trop présent et de son manque de compassion envers les soldats.
-Je ne peut pas le croire, répondit Pierre.
-C'est pourtant vrai, dit Maurice.
-Bon, je n'ai pas le droit de discuter les ordres. On y va maintenant ? Demanda Pierre.
Maurice acciéca d'un hochement de tête. Tout deux se levèrent et se mirent en route vers le lieux de rendez-vous. Lorsqu'ils arrivèrent au point de rencontre, Ils virent les deux soldats qui attendaient, là. Ils s'approchèrent des deux individus et firent :
-Bonsoir, messieurs. Vous arrivez pile à l'heure pour le breifing. Pour l'assaut de demain, nous devront éffectuer une mission de reconnaissance visant à repérer les mittrailleuses allemandes. Nous passerons par le flanc Est. Par là bas, la zone n'est que peu survéillée par les allemands (il pointa du doigt la zone cible). Il y a une église non loin d'ici. Quand nous seront en haut du colcher, et si nos renseignements sont exact, non occupé par l'ennemi, nous pourront cartographier les lieux, et revenir ici, et en vie avec de la chance. Des questions ? Fit le grenadier.
-Non, firent les deux soldats à l'écoute du déroulement de la mission.
-Très bien. Allons-y. Dis le mittrailleur.
La petite troupe nocturne se mis en route vers leur ojectif. Ils se glissèrent entre les cratères d'obus et les corps des soldats perdus du no man's land. Ils marchèrent et passèrent devant un blindé anglais dont les cheniles avaient étées rompues. Des traces de brûlures recouvraient la quasi-totalité du véhicule.
-Les rosbifs ont dû finir brulés de l'intérieur, se dit Pierre.
Ils continuèrent leur route, marchaient au pas pour éviter le moindre bruit. La pluie avait rendue la terre boueuse et ralentissait la progréssion du groupe. Ils finirent par passer par dessus des rangées de barbelés et virent enfin l'imense batisse de l'église qui surplombait l'horizon de par sa hauteur. Le grand bâtiment de pierre, malgré les bombardement et les batailles qu'il y ai pu se dérouler, tenait encore grâce au poteaux toujours debout à l'intérieur. Pierre, le fantassin, poussa la porte en retenant son souffle. Elle s'ouvrit sans difficultée, dans un grincement des plus sinistres. Quand elle eût fini de s'ouvrir, elle laissa place à un passage sombre qui s'enfonçait dans les ténèbres.