Citation de Unknow
En fait les sédévac, si vous avez apostasié, c'est parce que vous avez cru à la doctrine fausse de l'infaillibilité pontificale. Mais cette doctrine se contredit toute seule. 

Pour le comprendre, il faut lire la bulle Quia Quorundam du Pape Jean XXII qui répondait à certains ayant une conception extrême de la place de la pauvreté et des possessions terrestres.
La bulle fut publiée principalement pour défendre les nouvelles décisions du pontife qui contredisait une précédente bulle d’un précédent pape, Nicolas III. Sans rentrer dans les détails de la controverse autour de la pauvreté, il est possible de faire quelques remarques intéressantes sur cette bulle, notamment sur le sujet de l’infaillibilité papale. En effet, les opposant de Jean XXII avançaient qu’un pape avait défendu leur position dans une bulle et que, par conséquent, celle-ci ne pouvait pas être contredite.
Lisons tout de suite comment il définit la position de ses opposants :
« Ils disent que quoi qu’ait défini, par la clé du savoir, le Pontife romain, en matière de foi et de morale, cela perdure avec tant d’immuabilité qu’il n’est pas licite qu’un successeur mette en doute cela ou affirme le contraire (quoi qu’il en soit autrement quand il s’agit des choses relevant de la clé du pouvoir).
Ici, il emploie quelques expressions un peu technique qu’il peut être utile de définir. Selon ses opposants, il existe (1) une clé du savoir, (2) possédée par le pontife, (3) touchant les affaires de foi et de morale, (4) si immuable ou infaillible qu’elle ne peut être mise en doute ou contredite. Il s’agit d’une définition plutôt exacte de ce que nous appelons l’infaillibilité papale.
L’infaillibilité dont le Christ a assuré son Église prise comme telle, trouve une application particulière dans l’enseignement du pape, lorsqu’il entend définir une doctrine révélée, concernant la foi ou les mœurs, et en tant que docteur de l’Église entière, manifestant expressément l’intention de porter une définition dogmatique ex cathedra, ainsi que le définit le concile du Vatican.
Et que pense-t-il d’une telle infaillibilité ? Lisons donc ce qu’il écrit après avoir examiné leurs affirmations :
Toutefois, il d’une évidence flagrante que la prémisse de leur argument -à savoir, que ce que le Pontife a défini en utilisant la clé du savoir en matière de foi ou de morale ne peut pas être mis en doute ou contredit par l’un de ses successeurs bien qu’il en soit autrement quand il s’agit des choses relevant de la clé du pouvoir- est entièrement contraire à la vérité. »
Il s’agit d’un rejet explicite et directe de la doctrine de l’infaillibilité papale, par un pape, dans une bulle ayant pour but de définir, en tant qu’évêque de l’Eglise catholique, une doctrine concernant la foi ou la morale comme chacun peut s’en convaincre en lisant la bulle.
Donc soit l'Eglise est sans pape depuis Jean XXII (1316) soit l'infaillibilité pontificale est une fausse doctrine que vous devez abandonner, auquel cas vous devez accepter Vatican II.
CQFD. 

comme je viens de le prouver, les papes d'avant Vatican II croyaient à l'infaillibilité pontificale.


donc si tu insinues que Les "papes" Vatican II la rejettent (ce qui est faux, mais imaginons), tu reconnais la discontinuité entre les deux enseignements.
Dans un sens, ça ne me déplaît pas puisque c'est reconnaitre qu'ils n'appartiennent pas à la même religion.
Pour reprendre un argumentaire plus sérieux cependant, j'ai vu qu'en plus de nier l'infaillibilité du pape directement tu nies celle des évêques en accord avec le pape à travers le pseudo-concile Vatican II.
Ton argumentaire n'a pas de sens car tu semble t'appuyer sur les propos d'un historien quelconque et sur aucune source infaillible donc je n'en ferai pas cas.
Cependant je te remercie, car cela permet de traiter la question pour les quelques frateux qui traîneraient dans le coin prêts à dégainer le "c pastoral".
Le pseudo-concile vatican II, si vous estimez qu'il vient du pape légitime, est forcément infaillible. Car même s'il ne relève pas du magistère solennelle de L'Église (parce que Paul VI a dit qu'il ne l'était pas) il devrait être couvert par l'infaillibilité du magistère ordinaire universel car il est le fruit, selon vous, de l'accord des évêques et validé par le pape.
Enfin pour revenir à ton cas :
L’infaillibilité pontificale se retrouve même avant vatican I.
St Robert Bellarmin, docteur de L'Église affirme notamment qu'aucun pape n'a été hérétique
et le concile de trente (à l'époque de la réforme), enseigne qu'aucun rite liturgique de L'Église ne peut être vecteur d'impiété. Là encore, détruisant l'argumentaire R&R disant que la nouvelle messe est protestante mais qu'elle est promue par l'autorité légitime
« Si quelqu'un dit que les cérémonies, les vêtements et les signes extérieurs dont l'Église se sert dans la célébration de la messe sont plutôt des dérisions de l'impiété que des marques de piété : qu'il soit anathème » (Session 22, canon 7)
proposition aussi condamnée par Pie VI dans Auctorem Fidei
Proposition XXXIIIe. - De même, le synode paraît souhaiter que soient détruites les causes pour lesquelles on a oublié en partie les principes qui regardent la liturgie, « pour rappeler celle-ci à une plus grande simplicité de rites, pour l’exposer en langue vulgaire et prononcer les paroles à haute voix » (De l’eucharistie, § 6)
Comme si l’ordre reçu dans l’Église et approuvé venait en partie de l’oubli des principes qui devraient régir la liturgie. Cette proposition est téméraire, offense les oreilles pies, est injurieuse pour l’Église et favorise les attaques des hérétiques contre l’Église.
Proposition LXXVIIIe. - Le synode prescrit l’ordre des matières à traiter dans les conférences : il dit d’abord, que « dans chaque article, il faut distinguer ce qui se rapporte à la foi et à l’essence de la religion de ce qui est propre à la discipline » ; il ajoute que, « dans cette discipline même, il faut distinguer ce qui est nécessaire ou utile pour retenir les fidèles dans le bon esprit, de ce qui est inutile ou trop pesant pour la liberté des enfants de la nouvelle alliance, et encore plus de ce qui est dangereux et nuisible, comme conduisant à la superstition et au matérialisme » (ibid., § 4).
Par la généralité des expressions, le synode comprend et soumet à l’examen, qu’il prescrit, même la discipline constituée et approuvée par l’Église, comme si l’Église, dirigée par l’Esprit de Dieu, pouvait établir une discipline non seulement inutile et trop onéreuse pour la liberté chrétienne, mais encore dangereuse, nuisible et conduisant à la superstition et au matérialisme. Cette proposition est fausse, téméraire, scandaleuse, pernicieuse, offensive des oreilles pies, injurieuse pour l’Église et pour l’Esprit de Dieu par qui elle est conduite, et erronée pour le moins.
Pie VI, Auctorem fidei, condamnation des erreurs du synode de Pistoie
autre citations sur l'infaillibilité pontificale dès le concile de Trente
« Ce serait donc un attentat, une dérogation formelle au respect que méritent les lois ecclésiastiques, de blâmer, par une liberté insensée d'opinion, la discipline que l'Église a consacrée, qui règle l'administration des choses saintes et la conduite des fidèles, qui détermine les droits de l'Église et les obligations de ses ministres, de la dire ennemie des principes certains du droit naturel, incapable d'agir par son imperfection même, ou soumise à l'autorité civile.
Mais puisqu'il est certain, pour nous servir des paroles des Pères de Trente, que " l'Église a été instruite par Jésus-Christ et par ses Apôtres, et que l'Esprit Saint, par une assistance de tous les jours, ne manque jamais de lui enseigner toute vérité " (Conc. Trid. sess. XIII, decr. de Eucharist in prœm.), c'est le comble de l'absurdité et de l'outrage envers elle de prétendre qu'une restauration et qu'une régénération lui sont devenues nécessaires pour assurer son existence et ses progrès, comme si l'on pouvait croire qu'elle aussi fût sujette, soit à la défaillance, soit à l'obscurcissement, soit à toute autre altération de ce genre. »
Grégoire XVI, Mirari vos