Topic : « Evénement: Je vous livre mon roman »

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Chapitre 8
Il fallait trouver une solution. Et vite.
Je m’installe sur la seule chaise posée contre le mur en briques décrépi de ce taudis. Je pisse le sang, bordel. Je sens son gout dans ma bouche, melé à du sang qui n’est pas le mien.
Je gromelle. Ma mémoire vacille, je me sens tituber. Il faut absolument que je boive un truc, je manque de m’écrouler sinon.
Je me lève péniblement, et me dirige vers ce qui ressemble à un garde manger.
La nuit est tombé depuis plusieurs heures je pense maintenant.
Après avoir ingurgité deux bananes et trois mandarines, je quitte la grange.
Au dessus de ma tete, le ciel étoilé.
Je me dirige quasiment à l’aveuglette vers ce qui ressemble à un garage. Dehors, tout le monde doit être à ma poursuite.
A l’aide d’un coup de pied, je fracture la porte. Elle s’écroule dans un bruit tonitruant.
- Joli.
Un kawasaki flambant neuf s’offre à moi, les clés sont sur le moteur. Je m’installe au volant, qui me procure un joli ronronnement.
- Allez, c’est parti.
Je roule dans la campagne déserte sur une dizaine de kilomètres. La faim me tiraille toujours autant, et il faut que je passe la nuit quelque part. Il doit etre 4 heures du matin. Les médias doivent avoir divulgués mon identité.
Francois G.
La vingtaine.
Et ennemi public numéro 1, à en croire ma bonne conscience.
Je passe devant un panneau annoncant Clamecy, un bout de ville apparait.
Le compteur n’a presque plus d’essence sur le cadran.
Une Eglise.
Je m’arrete.

Auto-édit : up
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Chapitre 9
Bram !
Je viens de casser le carreau. Je rentre dedans.
Il fait noir, évidemment. Je suis en train de faire ce que tout homme d’extreme droite comme moi répudie d’ordinaire : je peche.
Je suis pris d’une envie de tout casser, comme à mon habitude. De fissurer ces poutres de putes qui trainent ici et la.
La faim me fait devenir fou, je vais passer la nuit ici. Je m’endors.
- Eh Francois, ramène ta sale gueule de blanc ! eh face de craie !
Hakim m’attrape par le col. Il me secoue, me met une gifle, puis me balance violemment contre le carrelage des toilettes. Lui et sa bande ricanent.
- Alors babtou ? Alors ?
L’un d’eux me crache dessus. Une surveillante passe, mais ne dit rien. La routine.
Je tente de me relever, mais un formidable coup de poing me ramène à la réalité. Mon nez se fracture, et ma tete heurte le lavabo.
- P’tite merde !
On me saute sur le ventre. Je sens une cote se briser sous le poids d’Hakim, ce formidable bougnoule de 50 kilos. Mes larmes se mêlent à mon sang, et je finis par supplier mes agresseurs de me laisser.
Un jour, je me vengerais. Un jour, un natio comme moi arrivera au pouvoir. Un jour, Francois. Un jour.
Je me réveille en sursaut. Je viens de me rappeler une scène de mon adolescence, ca m’arrive fréquemment ces temps-ci.
Je regarde par le carreau brisé, on voit le jour qui commence à poindre.
Je me lève et manque de m’écrouler, il doit etre 8 heures du matin. Je n’ai dormi que deux heures, le temps me parait lourd. Mes jambes flagellent, la faim me tiraille.
Je ressors du lieu sacré que je viens de profaner, et je renfourche ma moto. Il va falloir faire le plein, manger et changer de vetement.
Putain de vie pour un fugitif, le temps me parait de plus en plus long.
Je met les gaz.
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Chapitre 10
La faim me prend, je n’en peux plus. Je m’arrete, de toute facon je n’ai plus une goutte d’essence. Je rentre dans une boulangerie, en me faisant remarquer.
Disons que mon coup de pied qui fait voler la porte de verre en éclats ne passe pas inapercu.
- Déjà, tu vas me donner la caisse salopard.
Le petit monsieur qui gesticule derrière le comptoir manque de s’effondrer. Il fera partie sans doute de mes prochaines victimes. Je saisis un croissant et le déguste.
Le con ne dit toujours pas un mot.
Je fais deux pas en avant, il recule encore plus.
- Ecoute gringalet, j’ai pas ton temps, ok ? les flics de tout ce pays de merde me recherchent, et je vais me faire arreter si tu bouges pas ton cul de putain. Tu m’entends ? file la caisse avant que j’arrache le crane.
N’attendant pas sa récation, je me jette sur lui.
Ca y est, mon coté démoniaque a pris le pouvoir.
Je saisis un rouleau à patisserie et lui éclate son nez avec. Je lui piétine la face et lui crache dessus.
Un dernier coup l’achève.
Voyant que je n’ai rien pour transporter les 500 balles de la caisse, je lui éclate ce qui reste de son crane d’un coup de rouleau à patisserie. Son oeuil roule à mes pieds.
Je prends une baguette et la dévore en entier. Je bois un Oasis, puis je me retrouve nez a nez avec un client, surement aveugle car sa canne me l’indique.
- C’est… ici la caisse ?
Mon rouleau à patisserie dans la gorge lui indique sa réponse.
Je sors de la boulangerie, un sourire diabolique aux lèvres, puis je marche tranquillement dans la ville.
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Chapitre 11
J’ai l’impression que tout le monde m’épie, dans cette ville. Ce doit etre surement du à mes haillons, mes bleus et le sang qui s’écoule de ma bouche.
Il faut que je vole une voiture, on va finir par m’interpeller.
Une clio arrive, avec une vieille dame à l’intérieur.
Je saisis l’occasion.
- Excusez moi !
La voiture s’arrete, et la dame tente de redemarrer à ma vue.
Trop tard.
Je saute sur le pare-brise, et tape un coup furieux dans celui-ci. Le verre se projette sur l’occupante de la voiture, ce qui n’est pas sans me rappeler une scène de déjà vu.
Je m’engouffre dans l’habitacle, et la dégage de la.
Je démarre en trombe.
Pas de chance, une voiture de gendarmes passe au meme moment.
- Accrochez vous, les boys.
Une poursuite infernale s’engage alors. On m’a reconnu, j’en suis sur. Je dépasse rapidement les 150 k/h, en pleine ville.
Je renverse des passants, je ne vois plus rien.
Il faut a tout prix que je m’échappe de cet asile de fou, alors que le premier fou c’est moi !
Je bifurque et me retrouve à nouveau dans la campagne. Je roule à toute allure dans les champs, sans me retourner.
Je n’ai pas besoin de me retourner.
Sirènes hurlantes, la voiture de derrière me tamponne.
Un coup de feu retentit.
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Chapitre 12
Je continue ma route, après plusieurs tonneaux. Ma vitre a été touchée par l’impact de la balle, c’est trop pour moi.
Mais je ne m’arrêterais pas.
La voiture se redresse finalement, et j’ai l’impression d’avoir pris de l’avance sur mes poursuivants. J’espère qu’ils ne vont pas quadriller la zone, ca serait ma fin.
Il y a des champs à perte de vue. Je m’ennuis presque, il faut que la poursuite devienne moins monotone.
Je freine d’un coup sec et pile.
La voiture s’encastre dans la mienne, et mon airbag se déclenche. Mon nez se fracture, et je crois qu’un des policiers me hurle quelque chose.
Une roue se détache, et j’ouvre la portière.
La balle que j’avais dans l’épaule sort d’elle.
Mon visage atterit dans les champs, suivit de mon corps tout entier.
Noir.
Avatar de WhyNot WhyNot
La vérité ?

J'aime assez.

Si un bon éditeur prend le temps de te faire des centaines d'annotations tu pourrais même le sortir.

Par contre à ta place j'en ferai une histoire courte (50 pages grand max) sinon ca va finir par saouler.
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Citation de WhyNot
La vérité ?
J'aime assez.
Si un bon éditeur prend le temps de te faire des centaines d'annotations tu pourrais même le sortir.
Par contre à ta place j'en ferai une histoire courte (50 pages grand max) sinon ca va finir par saouler.
Merci khey https://image.noelshack.com/minis/2017/39/2/1506382275-chelou6.png https://image.noelshack.com/minis/2016/35/1472827781-1471849431-1465843407-img2.png
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Chapitre 13
Une explosion retentit. Je peine à me relever, je crache du sang.
- Pas un geste !
Le seul policier en vie me braque. Il est à 5 mètres de moi, les habits en lambeaux. Je ne dois pas etre dans un meilleur état.
- Bouge pas !
Je suis piégé. Si je bouge, il va le voir et appuyer. Je suis très certainement jugé comme très dangereux, et à raison.
- Si tu ne m’attrapes pas vivant, la hiérarchie te tuera. Ce serait le premier terroriste natio, ca ferait un buzz énorme pour les p’tites putes de ton acabit. Moi, j’ai rien à perdre. Après, c’est toi qui voit. Tire si tu t’en sens capa…
- Ta gueule ! J’vais te tuer !
Je le sens sur le point de flancher. Nous sommes deux dans un champ, près des carcasses de nos voitures et d’un cadavre, celui de son collègue.
Il est sur le point de tirer. Il perd patience.
Je sens sa sueur d’où je suis. Ce type n’est vraiment pas fait pour ca.
Sa patience n’est pas éternelle, on va pas rester la deux heures. Je vais devoir attaquer le premier.
Quand je remarque LE détail.
Je sais pourquoi il tremble autant.
C’est son arme.
Elle n’a pas de chargeur.
Je souris, et pour la première fois je le vois faire un pas en arrière.
Cet enfoiré sait que je sais, il sait qu’il est foutu.
Je fais un pas en avant.
Il ne bouge pas.
Je le sens hésiter.
L’arme tombe par terre.
Noir.
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Chapitre 14
A mon réveil, il fait de nouveau nuit. J’ai tellement faim que je serais prêt à manger le flic que je viens de tuer, massacré à coups de poings et de pieds. Je ne compte même plus mes victimes, ces jours-ci.
Sui-je fou ? Je ne sais pas.
Je me lève, et marche le plus loin de la ville. Je vais certainement mourir de froid, de faim, de soif… Je suis terriblement mal.
Je me sens vaciller, je suis au bord de la mort cérébrale. Tout tourbillonne dans ma tete, je suis un sale type.
Mes yeux se ferment progressivement. Il faut que je lutte, je vais finir par trouver une habitation quand meme !
Je fuis la foule, mais la cherche en meme temps.
Je perds la boule, et de ma bouche s’écoule le sang.
Et je me met à écrire cette poésie.

Je suis seul dans ma bulle, je n’ai aucune auxiliaire
Je les laisse sans rancune, mes démons ne datent pas d’hier
J’mappelle Francois je suis fou, du moins c’est ce que les gens disent
J’aime pas les filles, je bande mou, j’suis bon qu’à raconter des betises.

Les gens me fuient et me jugent, ou sont passés les braves
Je suis un natio un vrai de vrai, j’me revendique comme gaulois ou slave
Moi les petites j’les découpent, à la scie ou au cutter
J’me rappelle quand ma mère me criait rentre pas à pas d’heure.

-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !
Noir.
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