Chapitre 9
Bram !
Je viens de casser le carreau. Je rentre dedans.
Il fait noir, évidemment. Je suis en train de faire ce que tout homme d’extreme droite comme moi répudie d’ordinaire : je peche.
Je suis pris d’une envie de tout casser, comme à mon habitude. De fissurer ces poutres de putes qui trainent ici et la.
La faim me fait devenir fou, je vais passer la nuit ici. Je m’endors.
- Eh Francois, ramène ta sale gueule de blanc ! eh face de craie !
Hakim m’attrape par le col. Il me secoue, me met une gifle, puis me balance violemment contre le carrelage des toilettes. Lui et sa bande ricanent.
- Alors babtou ? Alors ?
L’un d’eux me crache dessus. Une surveillante passe, mais ne dit rien. La routine.
Je tente de me relever, mais un formidable coup de poing me ramène à la réalité. Mon nez se fracture, et ma tete heurte le lavabo.
- P’tite merde !
On me saute sur le ventre. Je sens une cote se briser sous le poids d’Hakim, ce formidable bougnoule de 50 kilos. Mes larmes se mêlent à mon sang, et je finis par supplier mes agresseurs de me laisser.
Un jour, je me vengerais. Un jour, un natio comme moi arrivera au pouvoir. Un jour, Francois. Un jour.
Je me réveille en sursaut. Je viens de me rappeler une scène de mon adolescence, ca m’arrive fréquemment ces temps-ci.
Je regarde par le carreau brisé, on voit le jour qui commence à poindre.
Je me lève et manque de m’écrouler, il doit etre 8 heures du matin. Je n’ai dormi que deux heures, le temps me parait lourd. Mes jambes flagellent, la faim me tiraille.
Je ressors du lieu sacré que je viens de profaner, et je renfourche ma moto. Il va falloir faire le plein, manger et changer de vetement.
Putain de vie pour un fugitif, le temps me parait de plus en plus long.
Je met les gaz.
Bram !
Je viens de casser le carreau. Je rentre dedans.
Il fait noir, évidemment. Je suis en train de faire ce que tout homme d’extreme droite comme moi répudie d’ordinaire : je peche.
Je suis pris d’une envie de tout casser, comme à mon habitude. De fissurer ces poutres de putes qui trainent ici et la.
La faim me fait devenir fou, je vais passer la nuit ici. Je m’endors.
- Eh Francois, ramène ta sale gueule de blanc ! eh face de craie !
Hakim m’attrape par le col. Il me secoue, me met une gifle, puis me balance violemment contre le carrelage des toilettes. Lui et sa bande ricanent.
- Alors babtou ? Alors ?
L’un d’eux me crache dessus. Une surveillante passe, mais ne dit rien. La routine.
Je tente de me relever, mais un formidable coup de poing me ramène à la réalité. Mon nez se fracture, et ma tete heurte le lavabo.
- P’tite merde !
On me saute sur le ventre. Je sens une cote se briser sous le poids d’Hakim, ce formidable bougnoule de 50 kilos. Mes larmes se mêlent à mon sang, et je finis par supplier mes agresseurs de me laisser.
Un jour, je me vengerais. Un jour, un natio comme moi arrivera au pouvoir. Un jour, Francois. Un jour.
Je me réveille en sursaut. Je viens de me rappeler une scène de mon adolescence, ca m’arrive fréquemment ces temps-ci.
Je regarde par le carreau brisé, on voit le jour qui commence à poindre.
Je me lève et manque de m’écrouler, il doit etre 8 heures du matin. Je n’ai dormi que deux heures, le temps me parait lourd. Mes jambes flagellent, la faim me tiraille.
Je ressors du lieu sacré que je viens de profaner, et je renfourche ma moto. Il va falloir faire le plein, manger et changer de vetement.
Putain de vie pour un fugitif, le temps me parait de plus en plus long.
Je met les gaz.