Topic : « Recueil de citations : »

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Jean-Raymond FRUGIER "Napoléon, essai médico psychologique" perçoit Napoléon ainsi :

«Il est volontiers familier, mais le magnétisme qu'il dégage, en impose à ses interlocuteurs qui se tiennent à distance. Il dit tout net ce qu’il pense et transforme en actions ses pensées. Il est coléreux, impulsif, impatient, perpétuellement sous pression, passant d'un propos à l'autre, et ses changements de vitesse sont aussi brusques que déroutants. Aux Tuileries, lorsqu'il veut être charmeur, il le fait avec maladresse, dépourvu d'aménité, de cette grâce mondaine qui établit le contact. Sa mobilité d'esprit, sa promptitude de décision qui lui font sauter les obstacles, lui ôtent la possibilité de s'attarder en compliments. Son intellect, tendu à l'extrême, bride sa sensibilité. Il se sait dominateur, croit à sa faculté de convaincre, à ses talents de persuasion. Souvent, il se prend à son piège, devient généreux, joue franc-jeu, se livre spontanément, cédant inopinément à une émotivité fugace.»

Octave AUBRY "Vie privée de Napoléon" :
"Une sorte de magnétisme émane de lui, qui domine tous ceux qui l'approchent, qu'ils soient ses compagnons d'armes comme Lannes, Caffarelli, Junot, Duroc, Marmont, ou que, plus âgés, pleins d'expérience et de détours, ils aient leurs vues propres et leurs desseins secrets, tels Fouché, Talleyrand, Cambacérès. Sa voix les plie malgré eux."
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René GUENON - La crise du monde moderne

«Si l’on définit la “démocratie” comme le gouvernement du peuple par lui-même, c’est là une véritable impossibilité, une chose qui ne peut pas même avoir une simple existence de fait, pas plus à notre époque qu’à n’importe quelle autre ; il ne faut pas se laisser duper par les mots, et il est contradictoire d’admettre que les mêmes hommes puissent être à la fois gouvernants et gouvernés, parce-que, pour employer le langage aristotélicien, un même être ne peut être «en acte» et «en puissance» en même temps et sous le même rapport. Il y a là une relation qui suppose nécessairement deux termes en présence: il ne pourrait y avoir de gouvernés s'il n'y avait aussi des gouvernants, fussent-ils illégitimes et sans autre droit au pouvoir que celui qu'ils se sont attribué eux-mêmes ; mais la grande habileté des dirigeants, dans le monde, est de faire croire au peuple qu’il se gouverne lui-même ; et le peuple se laisse persuader d’autant plus volontiers qu’il en est flatté et que, d’ailleurs il est incapable de réfléchir assez pour voir ce qu’il y a là d’impossible.
C’est pour créer cette illusion qu’on a inventé le “suffrage universel” : c’est l’opinion de la majorité qui est supposée faire la loi ; mais ce dont on ne s’aperçoit pas, c’est que l’opinion est quelque chose que l’on peut très facilement diriger et modifier ; on peut toujours, à l'aide de suggestions appropriées, y provoquer des courants allant dans tel ou tel sens déterminé ; nous ne savons plus qui a parlé de «fabriquer l'opinion», et cette expression est tout à fait juste, bien qu'il faille dire, d'ailleurs, que ce ne sont pas toujours les dirigeants apparents qui ont en réalité à leur disposition les moyens nécessaires pour obtenir ce résultat. Cette dernière remarque donne sans doute la raison pour laquelle l'incompétence des politiciens les plus «en vue» semble n'avoir qu'une importance très relative; mais, comme il ne s'agit pas ici de démonter les rouages de ce qu'on pourrait appeler la «machine à gouverner», nous nous bornerons à signaler que cette incompétence même offre l'avantage d'entretenir l'illusion dont nous venons de parler : c’est seulement dans ces conditions, en effet, que les politiciens en question peuvent apparaître comme l’émanation de la majorité, étant ainsi à son image, car la majorité, sur n’importe quel sujet qu’elle soit appelée à donner son opinion, est toujours constituée par les incompétents, dont le nombre est incomparablement plus grand que celui des hommes capables de se prononcer en parfaite connaissance de cause.

Ceci nous amène immédiatement à dire en quoi l’idée que la majorité doit faire la loi est essentiellement erronée, car, même si cette idée, par la force des choses, est surtout théorique et ne peut correspondre à une réalité effective, il reste pourtant à expliquer comment elle a pu s’implanter dans l’esprit moderne, quelles sont les tendances de celui-ci auxquelles elle correspond et qu’elle satisfait au moins en apparence. Le défaut le plus visible, c’est celui-là même que nous indiquions à l’instant : L’avis de la majorité ne peut être que l’expression de l’incompétence, que celle-ci résulte d’ailleurs du manque d’intelligence ou de l’ignorance pure et simple ; on pourrait faire intervenir à ce propos certaines observations de “psychologie collective”, et rappeler notamment ce fait assez connu que, dans une foule, l’ensemble des réactions mentales qui se produisent entre les individus composants aboutit à la formation d’une sorte de résultante qui est, non pas même au niveau de la moyenne, mais à celui des éléments les plus inférieurs.».

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YVES Bouthillier Realisme ou idolâtrie

«l'existence d'une relation entre l'intelligence et la réalité, qui ne dépend pas d'elle mais qu'elle est capable de discerner, est le seul recours contre la fascination et la tyrannie des idéaux construit "a priori". L'alternative annoncé par Maistre est claire : fabriquer la vérité ou le chercher. Si l'on continue de fabriquer, l'esprit d'erreur et d'imprudence continuera aussi de dévaster l'univers. Si on décide de la chercher, on reviendra, par la force des choses, à une méthode intellectuels objective, exigeant la pratique des vertus d'attention, de discernement et de patience. On trouvera la sagesse convenant à ce siècle en acceptant le désaccord des faits et de l'imagination».

«Les idées, les idoles n'ont point manqué et l'histoire contemporaine est celle de leurs combat incessants. Tour à tour les philosophes et les hommes politiques ont proposé à l'humanité pour la distraire un moment de sa souffrance ou de son angoisse : la raison, l'égalité, le progrès, la science, l'action, l'histoire, l'argent, le prolétariat, le Nationalisme et l'orgueil dans l'esprit de guerre, le futurisme socialiste, la force adorée dans l'État, l'alliance enfin du nationalisme et du socialisme qui, jointe au mythe de la race, fut l'effroi et le bourreau de notre âge.

La conséquence de cette métaphysique est évidente. Obligé de vivre dans le monde fermé de son idole, l'homme ne peut plus voir les choses telles qu'elles sont. Dès qu'une entité créée ou un concept est porté à l'absolu et mis à la place de Dieu, l'attitude tout entière à l'égard de la réalité est modifié. L'idole ne correspondant pas à la réalité en mensonges. Il se condamne alors à imposer ce mensonge à autrui par la violence ou à sombrer dans la névrose. Lorsque l'idolâtrie se répand et surtout orsqu'elle prend la forme d'un égarement collectif, ce sont des peuples entiers qui perdent toute mesure et se jettent dans les aversions aveugles et obstinées, les agressions cet toutes les passions possibles».

«la prolifération des idoles, si l'on peut dire, se fait autour d'un Noyau central qu'un mot de Karl Marx définit parfaitement : parvenir à ce que l'homme soit pour l'homme l'être suprême. Cet orgueil humain de se suffire se manifeste par l'adoration de la personne ou l'adoration du social».
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«La tolérance atteindra un tel niveau qu'on interdira aux personnes intelligentes de penser pour ne pas offenser les imbéciles.»
- Dostoïevski
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Sur l'adolescence:
"Je répondrai que l'adolescence n'est pas seulement une période importante de la vie, mais que c'est la seule période où l'on puisse parler de vie au plein sens du terme. Les attracteurs pulsionnels se déchaînent vers l'âge de treize ans, ensuite ils diminuent peu à peu ou plutôt ils se résolvent en modèles de comportement, qui ne sont après tout que des forces figées. La violence de l'éclatement initial fait que l'issue du conflit peut demeurer incertaine pendant plusieurs années; c'est ce qu'on appelle en électrodynamique un régime transitoire. Mais peu à peu les oscillations se font plus lentes, jusqu'à se résoudre en longues vagues mélancoliques et douces; à partir de ce moment tout est dit, et la vie n'est plus qu'une préparation à la mort. Ce qu'on peut exprimer de manière plus brutale et moins exacte en disant que l'homme est un adolescent diminué."
source: http://docplayer.fr/41263[...]-domaine-de-la-lutte.html
Apercite http://docplayer.fr/41263982-Michel-houellebecq-extension-du-domaine-de-la-lutte.html

Extension du domaine de la lutte-Michel Houellebecq.

Je voulais ajouter aussi celle sur la psychanalyse et qqs autres plus courtes mais bordel, depuis la source (seul pdf en ligne du livre) on ne peut faire de c/c sans effacer les espaces et devoir donc ensuite les rajouter. Du coup flemme vous n'aurez que ça.
https://image.noelshack.com/minis/2018/10/1/1520256134-risitasue2.png
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Les femmes : bulles de savon ; l'argent : bulles de savon ; la renommée : bulles de savon. Les reflets sur les bulles de savon sont le monde dans lequel nous vivons.
- Yukio Mishima, Le Pavillon d'or
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Et vous me dites, amis, que « des goûts et des couleurs il ne faut pas discuter ». Mais toute vie est lutte pour les goûts et les couleurs !
- Friedrich Nietzsche, Ainsi Parlait Zarathoustra
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Je ne connaissais pas ce texte et je vous le partage, peut être se trouvera t'il ici des gens que ça intéressera?
Juste essayez de penser que ce texte prémonitoire en de nombreux points a été écrit en 1830!

On remarquera simplement avec amertume qu'ajd la réalité est encore plus sombre. En effet ajd il ne faudrait pas ajouter pour la majorité de nos contemporains ", et, s’il lui reste encore une famille," tant la destruction de la cellule familiale est actée dans nos sociétés mais plutôt remplacer par ", et, s’il lui reste encore ses caractéristiques individuelles,"
https://image.noelshack.com/minis/2017/02/1484103759-risitas4-3.png

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Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et, s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie.
De la démocratie en Amérique, tome II partie IV
Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages, que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ?

C’est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l’emploi du libre arbitre ; qu’il renferme l’action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu à peu à chaque citoyen jusqu’à l’usage de lui-même. L’égalité a préparé les hommes à toutes ces choses : elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait.

Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation a n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.

J’ai toujours cru que cette sorte de servitude, réglée, douce et paisible, dont je viens de faire le tableau, pourrait se combiner mieux qu’on ne l’imagine avec quelques-unes des formes extérieures de la liberté, et qu’il ne lui serait pas impossible de s’établir à l’ombre même de la souveraineté du peuple.

Nos contemporains sont incessamment travaillés par deux passions ennemies : ils sentent le besoin d’être conduits et l’envie de rester libres. Ne pouvant détruire ni l’un ni l’autre de ces instincts contraires, ils s’efforcent de les satisfaire à la fois tous les deux. Ils imaginent un pouvoir unique, tutélaire, tout-puissant, mais élu par les citoyens. Ils combinent la centralisation et la souveraineté du peuple. Cela leur donne quelque relâche. Ils se consolent d’être en tutelle, en songeant qu’ils ont eux-mêmes choisi leurs tuteurs. Chaque individu souffre qu’on l’attache, parce qu’il voit que ce n’est pas un homme ni une classe, mais le peuple lui-même, qui tient le bout de la chaîne.

Dans ce système, les citoyens sortent un moment de la dépendance pour indiquer leur maître, et y rentrent.

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Animals walk around in a state of permanent religious intoxication. This is the natural condition of the mind and intellect, the moment-to-moment perception, of man as well. I heard some computer fool say that religion is the 'older virtual reality' experience, to justify his scam industry. No, the denuded state of the spirit and intellect, where you walk around 'demystified' and 'disenchanted' is the virtual reality condition, and a terrible condition at that.
- Bronze Age Pervert, Bronze Age Mindset
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« Le concept d’humanité est un instrument idéologique particulièrement utile aux expansions impérialistes, et sous sa forme éthique et humanitaire, il est un véhicule de l’impérialisme économique. »
— Carl Schmitt, La Notion de politique (1927)
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Citation de Solarius
« Le concept d’humanité est un instrument idéologique particulièrement utile aux expansions impérialistes, et sous sa forme éthique et humanitaire, il est un véhicule de l’impérialisme économique. »
— Carl Schmitt, La Notion de politique (1927)
:oui:
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« Notre patrie à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre patrie, c’est notre Foi, notre terre, notre Roi. Mais leur patrie à eux, qu’est-ce que c’est ? Vous le comprenez, vous ? Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la tradition. Alors, qu’est-ce que cette Patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ? Cette Patrie de billebaude et d’irréligion ? Beau discours, n’est-ce pas ? Pour eux, la Patrie semble n’être qu’une idée ; pour nous elle est une terre. Ils l’ont dans le cerveau ; nous l’avons sous les pieds. Il est vieux comme le diable, le monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu... On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire ! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l’homme intérieur… »

- François Athanase Charette de La Contrie
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Citation de Solarius
« Notre patrie à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre patrie, c’est notre Foi, notre terre, notre Roi. Mais leur patrie à eux, qu’est-ce que c’est ? Vous le comprenez, vous ? Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la tradition. Alors, qu’est-ce que cette Patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ? Cette Patrie de billebaude et d’irréligion ? Beau discours, n’est-ce pas ? Pour eux, la Patrie semble n’être qu’une idée ; pour nous elle est une terre. Ils l’ont dans le cerveau ; nous l’avons sous les pieds. Il est vieux comme le diable, le monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu... On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire ! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l’homme intérieur… »
- François Athanase Charette de La Contrie
https://image.noelshack.com/minis/2016/33/1471447428-risitas9.png
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«Ce devra être une société à quelque degré "Libérale". Il y en a eu divers modes et à divers degrés dans l'Histoire, ne serait-ce que parce que, même quand la valeur de la liberté n'était pas défendue comme telles par les doctrine et institution politiques, les sociétés anciennes étaient peu et mal contrôlées par les Etats, ce qui rendait assurément possible qu'y soient vécues maintes vie humaines aventureuse, pleines de tournants et de rebonds. Mais à notre époque où, du moins en Occident, les sociétés ne se référent plus qu'à trois grands modèles, les traditionalisme, les socialisme et les démocratie libérale, il sera utile de montrer que c'est surtout dans ce dernier contexte que les vie humaines peuvent être libres.
On peut le montrer a priori en comparant l'épistémologie des modèles sociaux en cause. Les traditionalismes sont fondés sur l'idée qu'il existe un ordre "naturel" dont il ne faut pas s'écarter. Ils se défient donc de l'innovation et de la liberté. Les socialisme sont fondés sur le paradigme de l'ordre social "organisés", qu'ils entendent imposer artificiellement à la société sans tenir compte de ses dynamisme immanents, selon la démarche qu'Hayek a appelé le "constructivisme rationaliste". Dans cette démarche, toute contingence est redoutée, puisqu'elle risque de faire échouer l'organisation (un ingénieur ne craindrait-il pas, de même, que les poutrelles, vis et boulons du pont qu'il est en train de de construire aient des comportement contingents ?) Or la première contingence qui existe qui existe dans une société est la liberté individuelles de ses membres. Tous les socialismes, quoi qu'ils disent, détestent la liberté en doctrine et en pratique.
L'épistémologie des démocratie libérale est tout autre. Elle consiste à penser que la société est un ordre "spontané", dans lequel la liberté est une valeur principielle. Rappelons le sens de cette notion. Les ordres spontanés n'entrent pas dans le cadre de la vielle dichotomie physis-nomos qui nous vient des sophiste grecs ; ce sont des structures qui dépendent des actions des hommes, ce qui les distingue des artefacts. Elles émergent par les interactions d'une multiplicité d'acteurs indépendants étalées sur de longue périodes ; elles se stabilisent par un phénomène de "causalité circulaire" qui fixe celles d'entre elles qui se révèlent produire des effets bénéfique sans qu'on puise expliquer le mécanisme précis de ces effets. Selon les doctrines libérales, toutes les sociétés ayant dépassé la taille des petites sociétés archaïque de face-à-face sont de tels ordres spontané, même s'il existe en leur sein des îlots d'ordre organisé (administration, armées, entreprises...).
Il y a à cela une raison précise et incontournable : nul homme ou groupes d'hommes ne possède de ces grandes société complexes une connaissance suffisante pour les contrôler dans touts leur aspect. Elles doivent donc être gérées selon des modalités qui tiennent compte de la situation cognitive limitées des agents. Pour l'économie, ce sera le marché (où les agents guidés par un cadre de règles juridiques qui leur disent ce qu'ils ne doivent pas faire s'ils ne veulent pas entrer en conflit avec autrui, et par les signaux des prix, qui les informent de ce qu'ils doivent faire positivement s'ils veulent coopérer efficacement avec les autres acteurs.) Pour la Science et en général la culture, ce serra la liberté de recherche, d'opinion et d'expression s'exerçant dans le cadre de règles de communication. Pour la politique, ce sera la démocratie pluraliste.
Mais nous n'avons pas besoin d'exposer plus longuement ici les principes de la démocratie libérale. Car ce que nous venons d'en dire suffit pour répondre à la question posée. Dans un ordre spontané, en effet, la liberté ne risque pas d'être éliminée, puisqu'elle est l'âme du système, l'élément fondamental de régulation qui lui permet de se maintenir en ordre. C'est la liberté laissé aux agents de réagir en temps réel aux changements, de trouver des solutions aux problèmes qui se présentent, de produire des adaptation et innovations, qui permet à une société complexe d'assurer son maintien en équilibre ( un "équilibre ouvert"). Cette société ne pourrait donc exclure la liberté sans se détruire lui-même, et les individus qui y vivent doivent faire usage tous les jours de leurs liberté intellectuelles, politiques, économiques. Certes ils savent que leur sort dans un tel système dépendra toujours d'un mixte de talents et de chances, sans que ce dernier paramètre puisse être éliminé. Ils savent donc quels risques la liberté leur fait encourir. »

Esthétique de la liberté de Philippe Nemo pages 152, 153 et 154 édition PUF
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Les hommes doués intellectuellement savent qu'il n'y a pas de différence nette entre le réel et l'irréel, que les choses ne nous apparaissent qu'à travers la délicate synthèse physique et mentale qui s'opère subjectivement en chacun de nous. Mais le matérialisme prosaïque de la majorité condamne comme folie les éclairs de voyance qui déchirent, chez certains, le voile habituel de l'empirisme banal.
H.P Lovecraft
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L'ignoble me plaît. C'est le sublime d'en bas. Quand il est vrai, il est aussi rare à trouver que celui d'en haut. Le cynisme est une merveilleuse chose, en cela qu'étant la charge du vice il en est en même temps le correctif et l'annihilation.
Gustave Flaubert
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