Topic : « Les punchlines de Zemmour dans "Le Premier Sexe" :bave: »

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Je me suis relu avec grand plaisir son livre "Le Premier Sexe", je vous partage quelques citations bien sympas https://image.noelshack.com/minis/2016/47/1479731280-picsart-11-21-12-58-04.png

Sur l'obsession du couple chez les jeunes
Depuis le plus jeune âge, ils sont en couple. Ils ne conçoivent pas la vie, le désir, la rencontre, autrement que dans un cadre immédiatement installé. Parfois, les éléments du couple changent, mais c’est chaque fois une déchirure. Mais peu importe, ce ne sont pas les individus qui comptent, c’est le couple. Ils dorment chez papa-maman. Jadis, on n’aurait jamais osé « faire ça » dans la maison familiale. C’était sacré. Mais il n’y a plus de différence entre le sacré et le profane. L’Amour est le sacré de l’époque. Jadis, il y a encore trente ans, nous vivions sans le savoir en des temps archaïques : le chef de meute, le père, se voulait la puissance, le seul pénis bandant, le seul phallus de sa maison. C’était la loi du père, qui obligeait le fils à aller bander et baiser ailleurs. Désormais, ils ne risquent plus rien, il n’y a plus de père dans la maison de la mère, ils peuvent donc bander et baiser en liberté, sous la bienveillante protection de leur mère, si fïère de voir leur petit devenir grand.

Sur l'ouverture aux femmes de certaines activités/loisirs traditionnellement réservés aux hommes.
C'est tout le paradoxe féminin. Les femmes conduisent quand la vitesse est limitée ; elles fument quand le tabac tue ; elles obtiennent la parité quand la politique ne sert plus à grand-chose ; elles votent à gauche quand la Révolution est finie ; elles deviennent un argument de marketing littéraire quand la littérature se meurt ; elles découvrent le football quand la magie de mon enfance est devenue un tiroir-caisse. Il y a une malédiction féminine qui est l'envers d'une bénédiction. Elles ne détruisent pas, elles protègent. Elles ne créent pas, elles entretiennent. Elles n'inventent pas, elles conservent. Elles ne forcent pas, elles préservent. Elles ne transgressent pas, elles civilisent. Elles ne règnent pas, elles régentent. En se féminisant, les hommes se stérilisent, ils s'interdisent toute audace, toute innovation, toute transgression. ils se contentent de conserver. On explique en général la stagnation intellectuelle et économique de l'Europe par le vieillissement de sa population. Mais Cervantes écrivit Don Quichotte à soixante-quinze ans ; de Gaulle revint au pouvoir à soixante-huit, et le chancelier allemand Adenauer à plus de soixante-dix. On ne songe jamais - ou on n'ose jamais songer - à sa féminisation.

Un bonus, du Zemmour tout craché :cimer:
Cette vieille dichotomie entre maman et putain, la modernité la rejette avec horreur. « Je ne suis ni une pute ni ta maman », nous assènent nos compagnes d’aujourd’hui. Que sont-elles ? Des femmes, répondent- elles avec éclat. Qu’est-ce qu’une femme ? On ne sait. Sans doute un homme d’aujourd’hui.

:cimer:
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J'allais dormir, le titre me force à lire ton mini pavé https://image.noelshack.com/minis/2017/07/1487382298-risitasdepressif.png
Même fatigué c'est toujours un plaisir de lire du Zemmour :cimer:

Effectivement, FRA-CA-SSANT, j'ai du mal à lire les livres ou même des extraits sur un écran, je trouve ça indigeste et ça ne donne pas du tout envie, mais Zemmour ça glisse tout seul, ça fait du bien.
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Sur l'évolution de la place de l'amour chez les couples (en particulier les couples mariés) https://image.noelshack.com/minis/2016/24/1466366602-risitas94.png
À Versailles, à la cour du Roi-Soleil, des mariés qui osaient des gestes de tendresse, des marques d’amour étaient objets de ridicule. Dans la société moderne, un couple qui avoue que sa liaison repose sur autre chose que l’amour — intérêts, amitié, religion, enfants — est tourné en dérision. Dans la société patriarcale, on séparait, distinguait, divisait. Dans la société féminine contemporaine, on veut recoller les morceaux longtemps épars. Les femmes peuvent enfin réaliser leurs rêves unificateurs, totalisants voire totalitaires, elles veulent tout ensemble : amour, désir, statut. Mariage et plaisir, enfants et romantisme. Tout. La plupart du temps, elles n’ont rien. Qui trop embrasse mal étreint. Les hommes ont désormais fait leur ce discours féminin. Ils veulent eux aussi aimer. Jadis, c’était un discours artificiel qu’ils servaient aux femmes pour les conquérir. Et les mettre dans leur lit. On connaît la blague célèbre : « Les hommes sont prêts à tout pour baiser, même aimer ; les femmes sont prêtes à tout pour être aimées, même baiser. » Blague d’un autre temps, d’un temps et d’un monde viril, dominé par la psyché masculine [...] Ce monde se meurt. Les hommes sont désormais sincères. Aliénés, mais de bonne foi. Ils veulent aimer et désirer ensemble. Ils veulent devenir des femmes comme les autres.
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Sur l'évolution de la place de l'amour chez les couples (en particulier les couples mariés) https://image.noelshack.com/minis/2016/24/1466366602-risitas94.png
À Versailles, à la cour du Roi-Soleil, des mariés qui osaient des gestes de tendresse, des marques d’amour étaient objets de ridicule. Dans la société moderne, un couple qui avoue que sa liaison repose sur autre chose que l’amour — intérêts, amitié, religion, enfants — est tourné en dérision. Dans la société patriarcale, on séparait, distinguait, divisait. Dans la société féminine contemporaine, on veut recoller les morceaux longtemps épars. Les femmes peuvent enfin réaliser leurs rêves unificateurs, totalisants voire totalitaires, elles veulent tout ensemble : amour, désir, statut. Mariage et plaisir, enfants et romantisme. Tout. La plupart du temps, elles n’ont rien. Qui trop embrasse mal étreint. Les hommes ont désormais fait leur ce discours féminin. Ils veulent eux aussi aimer. Jadis, c’était un discours artificiel qu’ils servaient aux femmes pour les conquérir. Et les mettre dans leur lit. On connaît la blague célèbre : « Les hommes sont prêts à tout pour baiser, même aimer ; les femmes sont prêtes à tout pour être aimées, même baiser. » Blague d’un autre temps, d’un temps et d’un monde viril, dominé par la psyché masculine [...] Ce monde se meurt. Les hommes sont désormais sincères. Aliénés, mais de bonne foi. Ils veulent aimer et désirer ensemble. Ils veulent devenir des femmes comme les autres.

https://image.noelshack.com/minis/2016/26/1467335935-jesus1.png Arrête https://image.noelshack.com/minis/2016/38/1474551296-1474540305-picsart-09-23-12-19-50.png
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Sur l'évolution de la place de l'amour chez les couples (en particulier les couples mariés) https://image.noelshack.com/minis/2016/24/1466366602-risitas94.png
À Versailles, à la cour du Roi-Soleil, des mariés qui osaient des gestes de tendresse, des marques d’amour étaient objets de ridicule. Dans la société moderne, un couple qui avoue que sa liaison repose sur autre chose que l’amour — intérêts, amitié, religion, enfants — est tourné en dérision. Dans la société patriarcale, on séparait, distinguait, divisait. Dans la société féminine contemporaine, on veut recoller les morceaux longtemps épars. Les femmes peuvent enfin réaliser leurs rêves unificateurs, totalisants voire totalitaires, elles veulent tout ensemble : amour, désir, statut. Mariage et plaisir, enfants et romantisme. Tout. La plupart du temps, elles n’ont rien. Qui trop embrasse mal étreint. Les hommes ont désormais fait leur ce discours féminin. Ils veulent eux aussi aimer. Jadis, c’était un discours artificiel qu’ils servaient aux femmes pour les conquérir. Et les mettre dans leur lit. On connaît la blague célèbre : « Les hommes sont prêts à tout pour baiser, même aimer ; les femmes sont prêtes à tout pour être aimées, même baiser. » Blague d’un autre temps, d’un temps et d’un monde viril, dominé par la psyché masculine [...] Ce monde se meurt. Les hommes sont désormais sincères. Aliénés, mais de bonne foi. Ils veulent aimer et désirer ensemble. Ils veulent devenir des femmes comme les autres.
https://image.noelshack.com/minis/2016/26/1467335935-jesus1.png Arrête https://image.noelshack.com/minis/2016/38/1474551296-1474540305-picsart-09-23-12-19-50.png

Et la suite vaut aussi son pesant de cacahuètes :cimer:
On constate pourtant un décalage entre les actes et les mots des hommes : leur corps, leurs instincts, leurs cellules parlent encore, le vieil homme agit encore, sans que le cerveau du nouvel homme arrive à mettre des mots, un sens sur ce qu’il a fait. Quand il a envie d’une autre femme, quand il est infidèle, il devrait dire : « J’ai eu une envie, une impulsion, un désir, j’ai eu envie de la baiser, elle me plaisait, m’excitait, mais chérie, c’est toi que j’aime. » Mots d’homme de toute éternité, qui disent la vérité, la sincérité du désir masculin. Mots ridiculisés, humiliés, à longueur de romans, de films, de colonnes de journaux. Mots interdits. Mots effacés. Pauvres mots palimpsestes, pensées supprimées du disque dur. Alors, les hommes parlent avec les nouveaux mots qu’on leur a appris, qu’on les a autorisés à prononcer, ils disent : « J’aime, j’ai un coup de foudre, je vis une aventure, je ne peux résister, je m’en vais, j’aime, tu ne peux pas comprendre, la passion, moi-même je me sens emporté. » Peu importe qu’ils répètent ces passions torrides tous les trois mois. Les femmes qui entendent ces discours les reconnaissent aisément. Ce sont les leurs. Ces mots, elles les comprennent très bien, beaucoup mieux que les anciennes distinctions qui les rassuraient mais qu’elles ne jugeaient pas crédibles. Ces mots les détruisent parce qu’elles les croient authentiques alors qu’ils sont factices. Mais plus personne ne le sait plus, plus personne ne le dit. Ni lui ni elle.
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Je comprends son point de vue et ça me paraît logique mais j'aimerais avoir le point de vue d'un chrétien pratiquant sur ce passage, car tromper sa femme de la sorte en suivant son instinct masculin me semble contraire à la religion. J'ai l'impression que la nature de l'homme n'est pas compatible avec la religion, du moins, la religion féminise un peu l'homme.
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Un autre passage bien sympa, notamment sur les relations entre femme, sexe et argent https://image.noelshack.com/minis/2016/47/1479731280-picsart-11-21-12-58-04.png
La fascination du pauvre, ou plutôt du riche, c’est l’argent. C’est le secret de la prostitution, bien sûr, mais pas seulement. On n’a jamais vu une actrice au bras d’un garçon boucher. Mais on voit souvent des garçons fort laids, au volant de fort belles voitures de sport, au côté de ravissantes personnes de sexe féminin. Les cruelles statistiques montrent que le divorce, demandé par la femme, s’intensifie lorsque l’homme est au chômage. Et pourtant la femme travaille, gagne sa vie. Ce n’est donc pas une question matérielle, alimentaire. Mais notre société nie la subtilité de ces rapports au nom de l’égalité et du respect, tue-désir de masse. On a vu que la prostitution était devenue un des moyens qu’ont trouvé les hommes pour retrouver une supériorité — et donc leur désir — dans la société du respect et de l’égalité. Pour la même raison, d’autres vont en Thaïlande ou à Cuba. Ces hommes occidentaux, beaucoup d’Allemands et d’Américains qui viennent de contrées où les féministes ont été particulièrement virulentes, fuient les femmes blanches, leurs égales, trop respectables, qu’ils n’osent donc pas désirer. Ces hommes « aiment » leurs femmes, mais justement les aiment trop, les respectent trop, les admirent trop, les craignent trop pour les désirer encore. Exactement comme les hommes du xrxe siècle se rendaient au bordel, baiser des putains ou des courtisanes, tandis qu’ils « respectaient » leur femme sanctifiée par la religion catholique.
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Je comprends son point de vue et ça me paraît logique mais j'aimerais avoir le point de vue d'un chrétien pratiquant sur ce passage, car tromper sa femme de la sorte en suivant son instinct masculin me semble contraire à la religion. J'ai l'impression que la nature de l'homme n'est pas compatible avec la religion, du moins, la religion féminise un peu l'homme.

Pour ma part, je suis plutôt en désaccord avec l'idée qu'on ne puisse pas allier désir et amour. Il me semble qu'il exagère et généralise sur ce point.

Après, il y a des vérités évidentes dans son discours. La critique du mariage moderne basé exclusivement sur le "sentiment" amoureux ou plutôt passionnel (on confond souvent les deux) est parfaitement pertinente. Toute idée de devoir est désormais rejeté, au profit de celle de sentiment ou de bien-être. Donc oui, mieux vaut un mariage de "raison" à l'ancienne qu'un mariage de passion actuel, je le dis même en tant que chrétien.

Il ne faut juste pas généraliser en disant qu'il est absolument impossible d'aimer sa femme tout en la désirant, si on est un "vrai homme".
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