Je me suis relu avec grand plaisir son livre "Le Premier Sexe", je vous partage quelques citations bien sympas 
Sur l'obsession du couple chez les jeunes
Depuis le plus jeune âge, ils sont en couple. Ils ne conçoivent pas la vie, le désir, la rencontre, autrement que dans un cadre immédiatement installé. Parfois, les éléments du couple changent, mais c’est chaque fois une déchirure. Mais peu importe, ce ne sont pas les individus qui comptent, c’est le couple. Ils dorment chez papa-maman. Jadis, on n’aurait jamais osé « faire ça » dans la maison familiale. C’était sacré. Mais il n’y a plus de différence entre le sacré et le profane. L’Amour est le sacré de l’époque. Jadis, il y a encore trente ans, nous vivions sans le savoir en des temps archaïques : le chef de meute, le père, se voulait la puissance, le seul pénis bandant, le seul phallus de sa maison. C’était la loi du père, qui obligeait le fils à aller bander et baiser ailleurs. Désormais, ils ne risquent plus rien, il n’y a plus de père dans la maison de la mère, ils peuvent donc bander et baiser en liberté, sous la bienveillante protection de leur mère, si fïère de voir leur petit devenir grand.
Sur l'ouverture aux femmes de certaines activités/loisirs traditionnellement réservés aux hommes.
C'est tout le paradoxe féminin. Les femmes conduisent quand la vitesse est limitée ; elles fument quand le tabac tue ; elles obtiennent la parité quand la politique ne sert plus à grand-chose ; elles votent à gauche quand la Révolution est finie ; elles deviennent un argument de marketing littéraire quand la littérature se meurt ; elles découvrent le football quand la magie de mon enfance est devenue un tiroir-caisse. Il y a une malédiction féminine qui est l'envers d'une bénédiction. Elles ne détruisent pas, elles protègent. Elles ne créent pas, elles entretiennent. Elles n'inventent pas, elles conservent. Elles ne forcent pas, elles préservent. Elles ne transgressent pas, elles civilisent. Elles ne règnent pas, elles régentent. En se féminisant, les hommes se stérilisent, ils s'interdisent toute audace, toute innovation, toute transgression. ils se contentent de conserver. On explique en général la stagnation intellectuelle et économique de l'Europe par le vieillissement de sa population. Mais Cervantes écrivit Don Quichotte à soixante-quinze ans ; de Gaulle revint au pouvoir à soixante-huit, et le chancelier allemand Adenauer à plus de soixante-dix. On ne songe jamais - ou on n'ose jamais songer - à sa féminisation.
Un bonus, du Zemmour tout craché
Cette vieille dichotomie entre maman et putain, la modernité la rejette avec horreur. « Je ne suis ni une pute ni ta maman », nous assènent nos compagnes d’aujourd’hui. Que sont-elles ? Des femmes, répondent- elles avec éclat. Qu’est-ce qu’une femme ? On ne sait. Sans doute un homme d’aujourd’hui.


Sur l'obsession du couple chez les jeunes
Sur l'ouverture aux femmes de certaines activités/loisirs traditionnellement réservés aux hommes.
Un bonus, du Zemmour tout craché

