Topic : « [Texte] La Princesse »

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La Princesse


Chapitre 1:

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Chapitre 2:
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Prologue


Il était une fois, dans un château au fin fond d’un petit pays dont tout le monde a oublié le nom, un roi généreux et bon. Ce roi, qui avait pour nom Albor, était veuf depuis vingt ans. Il n’avait pour seule compagnie que sa fille, une petite bâtarde illégitime qui n’avait aucune prétention, sinon de vivre sa vie d’innocence auprès de son père le roi. Sa mère, une sorcière gitane, qui avait échangé son corps contre la protection du bon roi, avait accouché sous silence, et fait parvenir l’enfant par la vieille servante de la famille.

Dans ce château délabré, plus personne ne venait rendre visite au vieux et généreux roi Albor. Les quelques paysans qui travaillaient autour du château, n'avaient plus la foi ou la confiance de monter au château, pour présenter leur doléance. D’ailleurs, ne restait au château que le roi, sa fille la Princesse Elea, la vieille servante, le chef de la garde et sept péquenauds armés de fusil qui constituaient l’armée personnelle du roi. La vie était dure, la crise était passée par là, et les jours au château étaient faits de difficultés, de déceptions et de problèmes logistiques.

Elea était très importante pour le roi, d’autant plus qu’elle était, comme sa mère, un Vecteur. La magie circulait à travers elle, elle était irradiée de magie, et toute la vallée profitait de cet invisible rayonnement. La magie aux alentours était canalisée et contrôlée par le pouvoir inconscient de la jeune princesse.

Un jour, alors que le roi et la princesse Elea jouaient au échec, comme tous les mardi soirs, dans le salon royal. La sonnette de la porte d'entrée se fit entendre. La vieille servante coura ouvrir au visiteur, contente de trouver là, une saine distraction à la morne monotonie du château. Devant la porte se tenait un jeune homme. Vêtu d’une armure complexe de cuir et de fer, il venait demander au roi une audience. Le bon Albor, entendant ceci, invita l’inconnu à se joindre à la table.

- Bon roi, je viens vous voir à propos d’une affaire urgente.

- Dites, souffla le roi.

- Je suis Maudemine, le chef de la garde de votre cousin, le riche roi Firnin.

- Je te connais, que me veut encore cette idiot ? je te préviens, les derniers messagers qu’il m’a envoyé n’ont jamais rien obtenu de moi.

- Les armées du Sud sont à nos portes, ils sont bien armés, et un dragon les accompagne.

- Qui donc ?

- Lame-de-poix.

- Que fait donc ce vieux monstre avec les troupes du Sud ?

- Firmin a voulu lui voler son œuf.

- Abruti !

- Abruti ou pas, si Firmin ne tient pas la frontière, vous aurez bientôt affaire au même problème.

- Et je doute que vous résisterez longtemps, avec vos dix paysans consanguins qui vous servent de troupe.

- Maudemine, sachez que je n’ai pas besoin de mille hommes pour écraser toute armée qui oserait me menacer. N’en dites pas plus, je sais pourquoi vous êtes là, vous voulez que je vous donne Griffenlune, n'est-ce pas ? Vous ne l’aurez pas.

- Vous vous trompez, Griffenlune n’a plus rien du dragon d’autre fois, il est vieux et va bientôt mourir, jamais il ne nous servira au combat contre un jeune dragon du type de Lame-de-poix.

- Nous voudrions son oeuf, nous savons que vous le gardez jalousement. Nous sommes prêts à vous l’échanger contre cent de nos meilleurs fusils d'assauts.

- Gardez vos technologies délétères, je ne m'abaisserai jamais à renier la magie pour vos jouets inutiles.

- Nos “jouets” nous ont permis d'éliminer les créatures de notre territoire. Rappelez-moi combien de vos serfs sont morts, emportés par une vouivre, un esprit ou une sorcière ?

- Rappelez-moi combien de vos soldats sont morts en tentant de déloger les loups-garous, sans compter que l'opération fut un échec cuisant. Nous n’avons rien d’autre à nous dire, je vous fais préparer une chambre ?

- Cela ne sera pas nécessaire. Je repars, je dois demander son soutien à Ervi de Blanc.

- Bien, bonne route.

Maudemine prit congé de son hôte. Il sella son cheval, s’assit à côté et s’alluma une cigarette. Quelques minutes passèrent, il entendit le crissement de pas sur le gravier. Étonné, il tourna la tête. C'était la charmante fille du roi, elle tenait une sacoche dans ses mains. Maudemine regarda la jeune fille qui vint s'asseoir à ses côtés.

- Bonsoir Elea, que venez-vous faire ici ? Vous avez envie de vous faire conter les histoires d’un vieux soldat ?

- Mon père dit que vous êtes un chasseur de monstres, est-ce la vérité ?

- Oui, c’est vrai. dit-il, en tirant sur sa clope, j'étais dans la garde royale quand votre père a vaincu Feuduciel. C'est un grand homme, mais depuis qu’il a soumis Griffenlune, il ne fait plus la guerre.

- Vous connaissez mon père ?

- De loin, il y a 20 ans, c'était le plus courageux des chasseurs, je le rejoignais de temps à autres dans ses assauts.

- Vous avez déjà chassé des dragons ? demanda la jeunette, admirative du vieux guerrier.

- Oui, j’ai vaincu Sanguine et Vidensoi, deux dragons de l’Est, ils pillaient des villages sur les côtes du territoire. Cela m’a coûté un mois de traque et mes meilleurs tireurs. J’ai du utiliser des balles au phosphore blanc pour les abbatre.

- Vous ne les chassez plus au sort et à l'épée ?

- Seuls les abrutis se contentent de la magie, l’homme peut créer des armes complexes, des explosifs, des balles, autant user de nos atouts.

- J’ai appris que vous partiez chez le Prince de Blanc. J’ai un cadeau à lui donner, vous pourrez le lui transmettre ? dit la jeune fille, en tendant la sacoche qu’elle avait apportée avec elle.

- Bien sûr, douce enfant, je le ferai.

L’homme se leva, monta sur son cheval et partit.

La princesse remonta au château. Elea avait eu ce que nous appellerons un coup de foudre. Le chasseur lui avait tapé dans l'œil. Il n'était pas très beau, mais une force rassurante se dégageait de son attitude. Rêveuse, elle s’endormit en imaginant les milles aventures de cet homme mystérieux.
#12940254
Avatar de Lehag Lehag
Citation de ytreza
J'ai lu rapidement, oui pourquoi pas, ça peut être bien. Et par principe, c'est cool l'écriture :oui:

Merci khey !

Auto-édit :
Citation de Franck3emeReich
tu veux pas faire des BD ou des films plutôt espèce de pauvre hippie

Tagueule le desco
#12964162
Avatar de Lehag Lehag
Chapitre 1


Le conseil de guerre s'était réuni. A la table du seigneur Firnin se tenaient ses hommes de confiance, son chef de la garde et ses chasseurs. Les volutes de fumée sortait des cigarettes, des verres plus ou moins remplis étaient posés sur la grande table. Face à lui, Maudemine scrutait le regard inquiet de son chef. Dans ses yeux sombres, semblaient trembler la fragile flamme d’espoir qui l’avait toujours habité.Au fond de la salle, depuis son trône de grès rouge, se tenait le seigneur des lieux. Firnin était un colosse, un homme taillé de la même pierre que celle qui composait les montagnes autour de son domaine. Il prit la parole.

- Les chasseurs que j'avais envoyé vers les nids au Sud, sont revenus avec de bien mauvaises nouvelles. Les nomades du désert d'Asie se rassemblent à la frontière. Des voyageurs disent que les pillages de marchandises se font de plus en plus fréquents dans la région. De plus, la rumeur se répand qu’un chef de guerre nomade est en train de créer une coalition entre toutes les tribus sudistes. De plus, un événement a récemment précipité les choses. Général ?

- Bonjour Messieurs, récemment, un de nos convois a été attaqué juste avant le passage à la frontière, dans les gorges. Nous avons perdu deux de mes unités, ainsi que trente fusils de précision FDD-10, 56 fusils d’assauts PAC20 et une dizaine de nos vieux modèles. Je vous passe les détails techniques, mais sachez que ces armes sont de véritables bijoux d'ingénieries. Heureusement, les munitions voyagent dans un convois séparé.

- Général ! Pourquoi donc des nomades voleraient des caisses d'armes automatiques ? Les munitions valent une fortune, ils vont forcément devoir attaquer à nouveau s’ils veulent que leurs nouveaux joujoux soient utilisables.

- Tout juste, cher Maudemine, c’est pour cela que nous avons ordonné d'arrêter tout transport de matériels depuis cet incident. Nous réfléchissons, avec le chef de la garde, à une solution pour faire cesser ces provocations.

- Ainsi ces hommes, délibérant sur une potentielle guerre, tous arguant pour la posture qu’il fallait adopter, ne remarquèrent pas le coursier, essoufflé, qui avait ouvert la porte. N’osant ouvrir la bouche, de peur de déranger, il observait les conseillers de Firnin. Maudemine était le plus impressionnant, c'était un guerrier gigantesque, tous les soldats de Firnin le connaissaient pour ses aptitudes au combat. Son armure légère, au rainure rouge sang, était une véritable relique pour les hommes de la vieille garde. A son côté pendait une lourde épée à deux mains, ébréchée par l’usure, à plusieurs endroits. Dans son dos, un fusil d'assaut de l’ancienne génération était accroché. Il avait sûrement été beau garçon dans ces jeunes années, mais les combats lui avaient laissé des marques brune qui zébraient son visage. Sa douce voix grave se fit entendre:

- Tu apportes un message, sentinelle ?
Pardonnez-moi mes seigneurs, j’ai une terrible nouvelle. Le camp de la frontière est tombé aux mains des troupes du Sud. Un dragon les accompagne, mon capitaine m'a envoyé vous prévenir, avant que le combat ne fasse rage. Je ne connais pas la situation du camp, mais au loin, j’ai pu voir le feu de la bataille, entendre des cris et des tirs, et sentir une odeur de souffre et de chair brûlée.

- Qui menait l’assaut ? gronda Firnin.

- La plupart des ennemis portaient les uniformes du Grand Imperium, mais beaucoup ne portaient pas de signe distinctif.

- Le Grand Imperium ne nous trahirait pas comme cela !

- L’homme qui venait de parler, le haut diplomate Alais, se leva et posa ses mains sur la table.
L’Empereur n'a pas d'intérêt sur notre territoire. Je ne crois pas à cette possibilité.

- Quoi qu'il en soit, nous devons prévenir les autres seigneurs et préparer notre offensive.

- Maudemine ?

- Oui monsieur !

- Vous partez en direction du Nord, je veux que vous demandiez de l’aide à tous nos alliés. Le château du Prince de Blanc est a environs six-cents km, vous y serez en une vingtaine de jours, si vous pressez votre cheval. Je vous ferai parvenir à l'écurie une liste des alliés qui seront susceptibles de pouvoir nous aider.

- Bien, monsieur.

Maudemine sortit. Il alla dans ses quartiers récupérer ses munitions, son sac et sa selle. Puis, il descendit dans les cuisines, pour prendre de quoi tenir quelques jours sans s'arrêter. Avant que le soleil ne se couche, Maudemine était partie vers le nord, soucieuse de sa mission. Au loin, devant lui, vers le Nord, se trouvait le château le plus proche, Castelalbor et il comptait bien l’atteindre avant deux jours.
#13011495
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[Chapitre 2]

Maudemine faisait la route depuis déjà 6 heures, la nuit était tombée et son cheval commençait à montrer quelques réticences. Il était temps de faire une halte. Le chasseur se posa à même le sol. Son cheval respirait à grandes bouffées, éreinté de la course imposée par son maître durant la journée. Maudemine ouvrit sa besace et en sortit le maigre dîner qu’il avait préparé au château. Sa mine était sombre, la route n'était pas très praticable en cette saison. La boue mêlée aux galets obligeait Maudemine à avancer avec prudence, en s'arrêtant souvent pour nettoyer les sabots de son cheval. Lui aussi était éreinté, ses jambes commençaient à lui peser lourdement. Il allongea sa couche et alluma son feu. La nuit prit vite le pas sur son mal de jambe, et il s’endormit sous les étoiles, la tête pleine de doute.

Alors qu’il était couché, le ciel se teint en bleu, et les arbres autour perdirent leur feuille. Il voyait, à travers ses paupières mi-closes, une ombre se pencher sur lui. Ses réflexes de combattant se réveillent en lui. Machinalement, il prit son arme et le pointa vers l’ombre. Ouvrant les yeux, il n'eut le temps de voir qu’une queue touffus disparaître dans les fourrés. Maudemine se mit debout, au aguet. Du ciel émanait une douce lumière bleue, et l’herbe a ses pieds semblait mourir et disparaître, petit à petit. autour de lui, plus de chemin, plus de cheval, seules des traces de pas qui se mélangeaient dans la terre meuble. Une odeur sucrée parvint à ses narines. Il le savait, dans cette forêt, de tels signes étaient des indices. Le chasseur en lui reconnut immédiatement le modus operandi du faune. Il ouvrit sa besace, et sortit immédiatement ses cartouches au phosphore. Il attrapa son fusil de chasse, et, tout en chargeant les mortels projectiles dans l’armes, cria d’une voix forte.

- Faune ! où te caches-tu ?

Un frémissement à sa droite lui indiqua la position de la créature. Sans hésiter, il tira ses deux coups, éjecta ses cartouches et recharga immédiatement son arme.

- Faune ! je ne joue pas ! montre toi !

Le chasseur vit une ombre se glisser derrière les arbres, devant lui. Il tira à nouveau, et un cri se fit entendre. Aussitot, le ciel redevint noir, l’herbe et les arbre repris leurs apparence, l’odeur sucré disparu.

- Je t’ai eu, sale bête.

Maudemine approcha du fourré, à terre gisait le faune. La créature, qui ressemblait à un bouc levé sur ses pattes arrière, possédait des mains comme celles des hommes. il gémissait, se mourait dans le sang qui coulait de la plaie incandescente qui ouvrait sa poitrine.Le phosphore continuait de brûler dans le corps de la créature. Celle-ci leva la main vers Maudemine. Maudemine regarda la créature, et l’acheva.

Ce type de créature foisonnait à mesure que l’on s’approchait des terres ou la magie était encore présente. Le château du roi Albor se trouvait à l'épicentre d’une forêt magique qui regorgeait de ses monstres. Maudemine en avait abattu des centaines, peut-être des milliers. Les créatures magiques n'avaient aucun secret pour le chasseur. Il passait sa vie à chasser. Sa spécialité était la traque des hybride.Il chassait a foison loup-garous, sirènes, minotaures et satyres, pour débarrasser de la surface de la terre les effets néfastes qu’avait apporté la magie. Il prit le corps du faune et l’attacha sur son cheval, puis, reposé malgré sa drôle de nuit, reprit la route.
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