La Princesse
Chapitre 1:
https://avenoel.org/message/13011495
Chapitre 2:
https://avenoel.org/message/13092144
Prologue
Il était une fois, dans un château au fin fond d’un petit pays dont tout le monde a oublié le nom, un roi généreux et bon. Ce roi, qui avait pour nom Albor, était veuf depuis vingt ans. Il n’avait pour seule compagnie que sa fille, une petite bâtarde illégitime qui n’avait aucune prétention, sinon de vivre sa vie d’innocence auprès de son père le roi. Sa mère, une sorcière gitane, qui avait échangé son corps contre la protection du bon roi, avait accouché sous silence, et fait parvenir l’enfant par la vieille servante de la famille.
Dans ce château délabré, plus personne ne venait rendre visite au vieux et généreux roi Albor. Les quelques paysans qui travaillaient autour du château, n'avaient plus la foi ou la confiance de monter au château, pour présenter leur doléance. D’ailleurs, ne restait au château que le roi, sa fille la Princesse Elea, la vieille servante, le chef de la garde et sept péquenauds armés de fusil qui constituaient l’armée personnelle du roi. La vie était dure, la crise était passée par là, et les jours au château étaient faits de difficultés, de déceptions et de problèmes logistiques.
Elea était très importante pour le roi, d’autant plus qu’elle était, comme sa mère, un Vecteur. La magie circulait à travers elle, elle était irradiée de magie, et toute la vallée profitait de cet invisible rayonnement. La magie aux alentours était canalisée et contrôlée par le pouvoir inconscient de la jeune princesse.
Un jour, alors que le roi et la princesse Elea jouaient au échec, comme tous les mardi soirs, dans le salon royal. La sonnette de la porte d'entrée se fit entendre. La vieille servante coura ouvrir au visiteur, contente de trouver là, une saine distraction à la morne monotonie du château. Devant la porte se tenait un jeune homme. Vêtu d’une armure complexe de cuir et de fer, il venait demander au roi une audience. Le bon Albor, entendant ceci, invita l’inconnu à se joindre à la table.
- Bon roi, je viens vous voir à propos d’une affaire urgente.
- Dites, souffla le roi.
- Je suis Maudemine, le chef de la garde de votre cousin, le riche roi Firnin.
- Je te connais, que me veut encore cette idiot ? je te préviens, les derniers messagers qu’il m’a envoyé n’ont jamais rien obtenu de moi.
- Les armées du Sud sont à nos portes, ils sont bien armés, et un dragon les accompagne.
- Qui donc ?
- Lame-de-poix.
- Que fait donc ce vieux monstre avec les troupes du Sud ?
- Firmin a voulu lui voler son œuf.
- Abruti !
- Abruti ou pas, si Firmin ne tient pas la frontière, vous aurez bientôt affaire au même problème.
- Et je doute que vous résisterez longtemps, avec vos dix paysans consanguins qui vous servent de troupe.
- Maudemine, sachez que je n’ai pas besoin de mille hommes pour écraser toute armée qui oserait me menacer. N’en dites pas plus, je sais pourquoi vous êtes là, vous voulez que je vous donne Griffenlune, n'est-ce pas ? Vous ne l’aurez pas.
- Vous vous trompez, Griffenlune n’a plus rien du dragon d’autre fois, il est vieux et va bientôt mourir, jamais il ne nous servira au combat contre un jeune dragon du type de Lame-de-poix.
- Nous voudrions son oeuf, nous savons que vous le gardez jalousement. Nous sommes prêts à vous l’échanger contre cent de nos meilleurs fusils d'assauts.
- Gardez vos technologies délétères, je ne m'abaisserai jamais à renier la magie pour vos jouets inutiles.
- Nos “jouets” nous ont permis d'éliminer les créatures de notre territoire. Rappelez-moi combien de vos serfs sont morts, emportés par une vouivre, un esprit ou une sorcière ?
- Rappelez-moi combien de vos soldats sont morts en tentant de déloger les loups-garous, sans compter que l'opération fut un échec cuisant. Nous n’avons rien d’autre à nous dire, je vous fais préparer une chambre ?
- Cela ne sera pas nécessaire. Je repars, je dois demander son soutien à Ervi de Blanc.
- Bien, bonne route.
Maudemine prit congé de son hôte. Il sella son cheval, s’assit à côté et s’alluma une cigarette. Quelques minutes passèrent, il entendit le crissement de pas sur le gravier. Étonné, il tourna la tête. C'était la charmante fille du roi, elle tenait une sacoche dans ses mains. Maudemine regarda la jeune fille qui vint s'asseoir à ses côtés.
- Bonsoir Elea, que venez-vous faire ici ? Vous avez envie de vous faire conter les histoires d’un vieux soldat ?
- Mon père dit que vous êtes un chasseur de monstres, est-ce la vérité ?
- Oui, c’est vrai. dit-il, en tirant sur sa clope, j'étais dans la garde royale quand votre père a vaincu Feuduciel. C'est un grand homme, mais depuis qu’il a soumis Griffenlune, il ne fait plus la guerre.
- Vous connaissez mon père ?
- De loin, il y a 20 ans, c'était le plus courageux des chasseurs, je le rejoignais de temps à autres dans ses assauts.
- Vous avez déjà chassé des dragons ? demanda la jeunette, admirative du vieux guerrier.
- Oui, j’ai vaincu Sanguine et Vidensoi, deux dragons de l’Est, ils pillaient des villages sur les côtes du territoire. Cela m’a coûté un mois de traque et mes meilleurs tireurs. J’ai du utiliser des balles au phosphore blanc pour les abbatre.
- Vous ne les chassez plus au sort et à l'épée ?
- Seuls les abrutis se contentent de la magie, l’homme peut créer des armes complexes, des explosifs, des balles, autant user de nos atouts.
- J’ai appris que vous partiez chez le Prince de Blanc. J’ai un cadeau à lui donner, vous pourrez le lui transmettre ? dit la jeune fille, en tendant la sacoche qu’elle avait apportée avec elle.
- Bien sûr, douce enfant, je le ferai.
L’homme se leva, monta sur son cheval et partit.
La princesse remonta au château. Elea avait eu ce que nous appellerons un coup de foudre. Le chasseur lui avait tapé dans l'œil. Il n'était pas très beau, mais une force rassurante se dégageait de son attitude. Rêveuse, elle s’endormit en imaginant les milles aventures de cet homme mystérieux.
Chapitre 1:
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Chapitre 2:
Prologue
Il était une fois, dans un château au fin fond d’un petit pays dont tout le monde a oublié le nom, un roi généreux et bon. Ce roi, qui avait pour nom Albor, était veuf depuis vingt ans. Il n’avait pour seule compagnie que sa fille, une petite bâtarde illégitime qui n’avait aucune prétention, sinon de vivre sa vie d’innocence auprès de son père le roi. Sa mère, une sorcière gitane, qui avait échangé son corps contre la protection du bon roi, avait accouché sous silence, et fait parvenir l’enfant par la vieille servante de la famille.
Dans ce château délabré, plus personne ne venait rendre visite au vieux et généreux roi Albor. Les quelques paysans qui travaillaient autour du château, n'avaient plus la foi ou la confiance de monter au château, pour présenter leur doléance. D’ailleurs, ne restait au château que le roi, sa fille la Princesse Elea, la vieille servante, le chef de la garde et sept péquenauds armés de fusil qui constituaient l’armée personnelle du roi. La vie était dure, la crise était passée par là, et les jours au château étaient faits de difficultés, de déceptions et de problèmes logistiques.
Elea était très importante pour le roi, d’autant plus qu’elle était, comme sa mère, un Vecteur. La magie circulait à travers elle, elle était irradiée de magie, et toute la vallée profitait de cet invisible rayonnement. La magie aux alentours était canalisée et contrôlée par le pouvoir inconscient de la jeune princesse.
Un jour, alors que le roi et la princesse Elea jouaient au échec, comme tous les mardi soirs, dans le salon royal. La sonnette de la porte d'entrée se fit entendre. La vieille servante coura ouvrir au visiteur, contente de trouver là, une saine distraction à la morne monotonie du château. Devant la porte se tenait un jeune homme. Vêtu d’une armure complexe de cuir et de fer, il venait demander au roi une audience. Le bon Albor, entendant ceci, invita l’inconnu à se joindre à la table.
- Bon roi, je viens vous voir à propos d’une affaire urgente.
- Dites, souffla le roi.
- Je suis Maudemine, le chef de la garde de votre cousin, le riche roi Firnin.
- Je te connais, que me veut encore cette idiot ? je te préviens, les derniers messagers qu’il m’a envoyé n’ont jamais rien obtenu de moi.
- Les armées du Sud sont à nos portes, ils sont bien armés, et un dragon les accompagne.
- Qui donc ?
- Lame-de-poix.
- Que fait donc ce vieux monstre avec les troupes du Sud ?
- Firmin a voulu lui voler son œuf.
- Abruti !
- Abruti ou pas, si Firmin ne tient pas la frontière, vous aurez bientôt affaire au même problème.
- Et je doute que vous résisterez longtemps, avec vos dix paysans consanguins qui vous servent de troupe.
- Maudemine, sachez que je n’ai pas besoin de mille hommes pour écraser toute armée qui oserait me menacer. N’en dites pas plus, je sais pourquoi vous êtes là, vous voulez que je vous donne Griffenlune, n'est-ce pas ? Vous ne l’aurez pas.
- Vous vous trompez, Griffenlune n’a plus rien du dragon d’autre fois, il est vieux et va bientôt mourir, jamais il ne nous servira au combat contre un jeune dragon du type de Lame-de-poix.
- Nous voudrions son oeuf, nous savons que vous le gardez jalousement. Nous sommes prêts à vous l’échanger contre cent de nos meilleurs fusils d'assauts.
- Gardez vos technologies délétères, je ne m'abaisserai jamais à renier la magie pour vos jouets inutiles.
- Nos “jouets” nous ont permis d'éliminer les créatures de notre territoire. Rappelez-moi combien de vos serfs sont morts, emportés par une vouivre, un esprit ou une sorcière ?
- Rappelez-moi combien de vos soldats sont morts en tentant de déloger les loups-garous, sans compter que l'opération fut un échec cuisant. Nous n’avons rien d’autre à nous dire, je vous fais préparer une chambre ?
- Cela ne sera pas nécessaire. Je repars, je dois demander son soutien à Ervi de Blanc.
- Bien, bonne route.
Maudemine prit congé de son hôte. Il sella son cheval, s’assit à côté et s’alluma une cigarette. Quelques minutes passèrent, il entendit le crissement de pas sur le gravier. Étonné, il tourna la tête. C'était la charmante fille du roi, elle tenait une sacoche dans ses mains. Maudemine regarda la jeune fille qui vint s'asseoir à ses côtés.
- Bonsoir Elea, que venez-vous faire ici ? Vous avez envie de vous faire conter les histoires d’un vieux soldat ?
- Mon père dit que vous êtes un chasseur de monstres, est-ce la vérité ?
- Oui, c’est vrai. dit-il, en tirant sur sa clope, j'étais dans la garde royale quand votre père a vaincu Feuduciel. C'est un grand homme, mais depuis qu’il a soumis Griffenlune, il ne fait plus la guerre.
- Vous connaissez mon père ?
- De loin, il y a 20 ans, c'était le plus courageux des chasseurs, je le rejoignais de temps à autres dans ses assauts.
- Vous avez déjà chassé des dragons ? demanda la jeunette, admirative du vieux guerrier.
- Oui, j’ai vaincu Sanguine et Vidensoi, deux dragons de l’Est, ils pillaient des villages sur les côtes du territoire. Cela m’a coûté un mois de traque et mes meilleurs tireurs. J’ai du utiliser des balles au phosphore blanc pour les abbatre.
- Vous ne les chassez plus au sort et à l'épée ?
- Seuls les abrutis se contentent de la magie, l’homme peut créer des armes complexes, des explosifs, des balles, autant user de nos atouts.
- J’ai appris que vous partiez chez le Prince de Blanc. J’ai un cadeau à lui donner, vous pourrez le lui transmettre ? dit la jeune fille, en tendant la sacoche qu’elle avait apportée avec elle.
- Bien sûr, douce enfant, je le ferai.
L’homme se leva, monta sur son cheval et partit.
La princesse remonta au château. Elea avait eu ce que nous appellerons un coup de foudre. Le chasseur lui avait tapé dans l'œil. Il n'était pas très beau, mais une force rassurante se dégageait de son attitude. Rêveuse, elle s’endormit en imaginant les milles aventures de cet homme mystérieux.