Chapitre 1
Le conseil de guerre s'était réuni. A la table du seigneur Firnin se tenaient ses hommes de confiance, son chef de la garde et ses chasseurs. Les volutes de fumée sortait des cigarettes, des verres plus ou moins remplis étaient posés sur la grande table. Face à lui, Maudemine scrutait le regard inquiet de son chef. Dans ses yeux sombres, semblaient trembler la fragile flamme d’espoir qui l’avait toujours habité.Au fond de la salle, depuis son trône de grès rouge, se tenait le seigneur des lieux. Firnin était un colosse, un homme taillé de la même pierre que celle qui composait les montagnes autour de son domaine. Il prit la parole.
- Les chasseurs que j'avais envoyé vers les nids au Sud, sont revenus avec de bien mauvaises nouvelles. Les nomades du désert d'Asie se rassemblent à la frontière. Des voyageurs disent que les pillages de marchandises se font de plus en plus fréquents dans la région. De plus, la rumeur se répand qu’un chef de guerre nomade est en train de créer une coalition entre toutes les tribus sudistes. De plus, un événement a récemment précipité les choses. Général ?
- Bonjour Messieurs, récemment, un de nos convois a été attaqué juste avant le passage à la frontière, dans les gorges. Nous avons perdu deux de mes unités, ainsi que trente fusils de précision FDD-10, 56 fusils d’assauts PAC20 et une dizaine de nos vieux modèles. Je vous passe les détails techniques, mais sachez que ces armes sont de véritables bijoux d'ingénieries. Heureusement, les munitions voyagent dans un convois séparé.
- Général ! Pourquoi donc des nomades voleraient des caisses d'armes automatiques ? Les munitions valent une fortune, ils vont forcément devoir attaquer à nouveau s’ils veulent que leurs nouveaux joujoux soient utilisables.
- Tout juste, cher Maudemine, c’est pour cela que nous avons ordonné d'arrêter tout transport de matériels depuis cet incident. Nous réfléchissons, avec le chef de la garde, à une solution pour faire cesser ces provocations.
- Ainsi ces hommes, délibérant sur une potentielle guerre, tous arguant pour la posture qu’il fallait adopter, ne remarquèrent pas le coursier, essoufflé, qui avait ouvert la porte. N’osant ouvrir la bouche, de peur de déranger, il observait les conseillers de Firnin. Maudemine était le plus impressionnant, c'était un guerrier gigantesque, tous les soldats de Firnin le connaissaient pour ses aptitudes au combat. Son armure légère, au rainure rouge sang, était une véritable relique pour les hommes de la vieille garde. A son côté pendait une lourde épée à deux mains, ébréchée par l’usure, à plusieurs endroits. Dans son dos, un fusil d'assaut de l’ancienne génération était accroché. Il avait sûrement été beau garçon dans ces jeunes années, mais les combats lui avaient laissé des marques brune qui zébraient son visage. Sa douce voix grave se fit entendre:
- Tu apportes un message, sentinelle ?
Pardonnez-moi mes seigneurs, j’ai une terrible nouvelle. Le camp de la frontière est tombé aux mains des troupes du Sud. Un dragon les accompagne, mon capitaine m'a envoyé vous prévenir, avant que le combat ne fasse rage. Je ne connais pas la situation du camp, mais au loin, j’ai pu voir le feu de la bataille, entendre des cris et des tirs, et sentir une odeur de souffre et de chair brûlée.
- Qui menait l’assaut ? gronda Firnin.
- La plupart des ennemis portaient les uniformes du Grand Imperium, mais beaucoup ne portaient pas de signe distinctif.
- Le Grand Imperium ne nous trahirait pas comme cela !
- L’homme qui venait de parler, le haut diplomate Alais, se leva et posa ses mains sur la table.
L’Empereur n'a pas d'intérêt sur notre territoire. Je ne crois pas à cette possibilité.
- Quoi qu'il en soit, nous devons prévenir les autres seigneurs et préparer notre offensive.
- Maudemine ?
- Oui monsieur !
- Vous partez en direction du Nord, je veux que vous demandiez de l’aide à tous nos alliés. Le château du Prince de Blanc est a environs six-cents km, vous y serez en une vingtaine de jours, si vous pressez votre cheval. Je vous ferai parvenir à l'écurie une liste des alliés qui seront susceptibles de pouvoir nous aider.
- Bien, monsieur.
Maudemine sortit. Il alla dans ses quartiers récupérer ses munitions, son sac et sa selle. Puis, il descendit dans les cuisines, pour prendre de quoi tenir quelques jours sans s'arrêter. Avant que le soleil ne se couche, Maudemine était partie vers le nord, soucieuse de sa mission. Au loin, devant lui, vers le Nord, se trouvait le château le plus proche, Castelalbor et il comptait bien l’atteindre avant deux jours.
Le conseil de guerre s'était réuni. A la table du seigneur Firnin se tenaient ses hommes de confiance, son chef de la garde et ses chasseurs. Les volutes de fumée sortait des cigarettes, des verres plus ou moins remplis étaient posés sur la grande table. Face à lui, Maudemine scrutait le regard inquiet de son chef. Dans ses yeux sombres, semblaient trembler la fragile flamme d’espoir qui l’avait toujours habité.Au fond de la salle, depuis son trône de grès rouge, se tenait le seigneur des lieux. Firnin était un colosse, un homme taillé de la même pierre que celle qui composait les montagnes autour de son domaine. Il prit la parole.
- Les chasseurs que j'avais envoyé vers les nids au Sud, sont revenus avec de bien mauvaises nouvelles. Les nomades du désert d'Asie se rassemblent à la frontière. Des voyageurs disent que les pillages de marchandises se font de plus en plus fréquents dans la région. De plus, la rumeur se répand qu’un chef de guerre nomade est en train de créer une coalition entre toutes les tribus sudistes. De plus, un événement a récemment précipité les choses. Général ?
- Bonjour Messieurs, récemment, un de nos convois a été attaqué juste avant le passage à la frontière, dans les gorges. Nous avons perdu deux de mes unités, ainsi que trente fusils de précision FDD-10, 56 fusils d’assauts PAC20 et une dizaine de nos vieux modèles. Je vous passe les détails techniques, mais sachez que ces armes sont de véritables bijoux d'ingénieries. Heureusement, les munitions voyagent dans un convois séparé.
- Général ! Pourquoi donc des nomades voleraient des caisses d'armes automatiques ? Les munitions valent une fortune, ils vont forcément devoir attaquer à nouveau s’ils veulent que leurs nouveaux joujoux soient utilisables.
- Tout juste, cher Maudemine, c’est pour cela que nous avons ordonné d'arrêter tout transport de matériels depuis cet incident. Nous réfléchissons, avec le chef de la garde, à une solution pour faire cesser ces provocations.
- Ainsi ces hommes, délibérant sur une potentielle guerre, tous arguant pour la posture qu’il fallait adopter, ne remarquèrent pas le coursier, essoufflé, qui avait ouvert la porte. N’osant ouvrir la bouche, de peur de déranger, il observait les conseillers de Firnin. Maudemine était le plus impressionnant, c'était un guerrier gigantesque, tous les soldats de Firnin le connaissaient pour ses aptitudes au combat. Son armure légère, au rainure rouge sang, était une véritable relique pour les hommes de la vieille garde. A son côté pendait une lourde épée à deux mains, ébréchée par l’usure, à plusieurs endroits. Dans son dos, un fusil d'assaut de l’ancienne génération était accroché. Il avait sûrement été beau garçon dans ces jeunes années, mais les combats lui avaient laissé des marques brune qui zébraient son visage. Sa douce voix grave se fit entendre:
- Tu apportes un message, sentinelle ?
Pardonnez-moi mes seigneurs, j’ai une terrible nouvelle. Le camp de la frontière est tombé aux mains des troupes du Sud. Un dragon les accompagne, mon capitaine m'a envoyé vous prévenir, avant que le combat ne fasse rage. Je ne connais pas la situation du camp, mais au loin, j’ai pu voir le feu de la bataille, entendre des cris et des tirs, et sentir une odeur de souffre et de chair brûlée.
- Qui menait l’assaut ? gronda Firnin.
- La plupart des ennemis portaient les uniformes du Grand Imperium, mais beaucoup ne portaient pas de signe distinctif.
- Le Grand Imperium ne nous trahirait pas comme cela !
- L’homme qui venait de parler, le haut diplomate Alais, se leva et posa ses mains sur la table.
L’Empereur n'a pas d'intérêt sur notre territoire. Je ne crois pas à cette possibilité.
- Quoi qu'il en soit, nous devons prévenir les autres seigneurs et préparer notre offensive.
- Maudemine ?
- Oui monsieur !
- Vous partez en direction du Nord, je veux que vous demandiez de l’aide à tous nos alliés. Le château du Prince de Blanc est a environs six-cents km, vous y serez en une vingtaine de jours, si vous pressez votre cheval. Je vous ferai parvenir à l'écurie une liste des alliés qui seront susceptibles de pouvoir nous aider.
- Bien, monsieur.
Maudemine sortit. Il alla dans ses quartiers récupérer ses munitions, son sac et sa selle. Puis, il descendit dans les cuisines, pour prendre de quoi tenir quelques jours sans s'arrêter. Avant que le soleil ne se couche, Maudemine était partie vers le nord, soucieuse de sa mission. Au loin, devant lui, vers le Nord, se trouvait le château le plus proche, Castelalbor et il comptait bien l’atteindre avant deux jours.