Topic : « [FIC] Le Drapeau de l'Escadron Noeliste »

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La Bandera
 
Levántate conmigo.
 
Nadie quisiera
como yo quedarse
sobre la almohada en que tus párpados
quieren cerrar el mundo para mí.
Allí también quisiera
dejar dormir mi sangre
rodeando tu dulzura.
 
Pero levántate,
tú, levántate,
pero conmigo levántate
y salgamos reunidos
a luchar cuerpo a cuerpo
contra las telarañas del malvado,
contra el sistema que reparte el hambre,
contra la organización de la miseria.
 
Vamos,
y tú, mi estrella, junto a mí,
recién nacida de mi propia arcilla,
ya habrás hallado el manantial que ocultas
y en medio del fuego estarás junto a mí,
con tus ojos bravíos, alzando mi bandera.

Le Drapeau

Lève-toi avec moi.
Nul n'aimerait
Plus que moi demeurer
Sur l'oreiller où tes paupières
Veulent pour moi murer le monde.
Je voudrais là
Laisser aussi dormir mon sang
Enlacé avec ta douceur.
Mais lève-toi,
Oui, lève-toi,
Avec moi lève-toi,
Partons ensemble
Nous battre corps à corps
Contre les toiles de cette vile araignée,
Contre un système expert à répartir la faim,
Contre la planification de la misère.
Partons,
Et toi, mon astre, auprès de moi,
Née depuis peu de mon argile,
Ayant trouvé déjà la source que tu caches,
On te verra au c??ur du feu,
Auprès de moi,
Les yeux brillants,
Brandir farouche mon drapeau.



Pablo Neruda, poète chilien.


Prologue

Le jeune homme, devant son ordinateur, lisait un article Wikipédia lorsqu'une notification Skype apparut sur son écran. Un de ses amis lui envoyait le lien du forum dont il lui parlait depuis quelques temps déjà. Il s'était déjà auparavant renseigné sur l'organisation de ce site, « l'Escadron Noeliste ». Les actions entreprises par ce dernier lui plaisaient bien. Il parcourut les sujets d'Avenoel.org et cliqua sur un topic organisant un flood sur une page Facebook. Bonne initiative, pensa-t-il. Il s'inscrivit sur le site sous le pseudonyme de Kooper et posta que l'on pourrait compter sur sa présence lors de l'attaque. Kooper s'enquit de l'heure et se décida à aller se préparer des pâtes pour le dîner. Il ingurgita en vitesse son plat sur un coin de table et consacra le reste de sa soirée à la lecture du Capital de Marx. Le lendemain, en revenant du lycée, il se remémora le raid d'organisé par l'Escadron Noeliste. Lorsqu'il fut l'heure de lancer l'attaque sur la page, il était devant son écran à taquiner le kikoo. Le pauvre encéphalogramme plat prit pour cible jugea qu'il était plus prudent d'effacer sa page, un certain Naybu l'ayant menacé de le dox. Dès le lendemain Kooper put visionner sur Youtube une vidéo postée sur la chaîne de l'Escadron glorifiant le fait d'armes de la veille. Kooper put se rengorger de voir son nom apparaître en fin de vidéo.

Après cette intronisation à la vie de l'Escadron Noeliste, Kooper apprit à connaître chaque jour un peu plus la communauté le composant. Il participa de plus en plus activement à Avenoel et parlait parfois sur Skype à certains membres, tel Kawotiz avec lequel il appréciait partager des idées plus politisées. Au lycée, ses opinions politiques étaient plutôt connues de ses camarades de classe, ainsi, le sobriquet de « communiste » lui était devenu familier. Il était au lycée ce que l'on pourrait qualifier sur le forum de random, sa scolarité était tout ce qu'il y avait de plus banal. La plupart des élèves lui inspirait un profond mépris, aussi ne parlait-il que rarement à ceux-ci. Kooper cependant appréciait discuter avec Chickensauce, un ami « IRL » l'ayant introduit à la communauté noeliste.
Ainsi, la routine avait le monopole sur les journées du jeune homme. L'Escadron Noeliste, quant à lui, chaque jour grossissait ses rangs de jeunes gens attirés par la lutte contre la dégénérescence intellectuelle, et par effet boule de neige les raids commençaient à prendre beaucoup plus d'ampleur qu'auparavant. Puis vint les vacances, et Kooper fit des IRL avec plusieurs membres de l'Escadron. Il alla à des réunions de trotskystes avec PoulpeDeNoel et Kawotiz à Lille, rencontra Naybu devant la tabatière de l'Odéon à Paris, vint à la rencontre de NMU pour l'aider à peindre sa maison. Puis il fit la connaissance sur le forum d'une jeune forumeuse qu'il tint pour amie.


Et deux années plus tard...
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J'ai fait une répétition à la fin :honte: Rectifions : Puis il fit la connaissance d'une jeune forumeuse qu'il tint pour amie.

NMU :d) Merci, autant pour tes compliments que critiques :noel: Comme tu l'as dit sur ton topic du Livre des jeunes Seigneurs les critiques constructives sont toujours intéressantes :oui:
Pendant l'écriture du prologue j'ai pas mal réfléchi à l'accroche (même si apparement ça se voit pas :noel: ), et j'avais peur de faire comme tu dis une fic basée uniquement sur des références communautaires :( Cependant si je voulais écrire une fic avec "Escadron Noeliste" dans le titre, je devais quand même bien jouer de ça :noel: Pour ce qui est de l'accroche, c'était tout de même compliqué quand on ne résume que des actions qui se déroulent sur Internet. Mais je m'en suis rendu compte d'où le message posté après le prologue :noel:


J'en profite également pour dire que je compte écrire (durant le temps des vacances du moins), un à deux chapitres par jour. :avecat:
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Chapitre Un : Le Discours


Kooper était attablé au Kebab Paradise, devenu Q.G de l'Escadron et réservé pour l'occasion, en compagnie d'une quinzaine de membres. Ces deux dernières années, de telles réunions s'étaient multipliées, les liens entre les membres renforcés. La portée de l'organisation noeliste s'était étendue à travers l'Internet et avait à certaines occasions eu droit à son « buzz ». A cette heure, Naybu et PoulpeDeNoel pensaient qu'il était temps pour l'Escadron Noeliste de s'ancrer dans le réel, il avait donc été décidé de cette réunion en compagnie des membres les plus influents et de la modération d'Avenoel pour discuter du futur de leurs actions. Kooper, devenu modérateur du forum, était fort apprécié par les partisans noelistes pour son implication systématique aux raids et autres actions et événements de l'E.N. Il venait d'obtenir son bac avec succès et ne pensait pas reprendre ses études dès cette année, il avait donc du temps à consacrer aux entreprises noelistes.
Pour le moment, à la table l'heure était à la rigolade, on plaisantait gaiement, entonnait des hymnes noelistes et évoquait d'heureux souvenirs. Kooper, Chickensauce et Jean-FBI riaient à gorges déployées, Poulpe et Naybu se laissait prendre de nostalgie en évoquant les souvenirs d'anciens membres, Kawotiz et Vindictis se racontaient des blagues grivoises, ElectrozeZ, Totonico et NMU discutaient avec plus de sérieux... Lorsque soudainement un éclat de porte contre le mur vint perturber les harmonieux babils de la troupe. Kooper se retourna et aperçut la jeune fille. Elle bafouilla quelques mots d'excuse pour le bruit et prit place à la gauche de Kooper. Son regard croisa celui de son voisin et sur le visage de la jeune fille se vit dessiner un sourire. Non un de ceux que l'on se sent obligé d'adresser à une vague connaissance que l'on salue dans la rue, à la caissière en lui souhaitant une bonne journée ou même ces sourires semi-automatiques que l'on esquisse lors d'une conversation avec un proche, pour faire mine d'attentif auditeur à ses ineptes jacassements. Ce sourire était de ceux que l'on ne pouvait réprimer, dans des instants de bonheur béat où n'avaient cours que les pensées de nos exaltations sentimentales. Kooper était médusé. Il n'était à cet instant plus qu'une simple coquille vide, lorsque la voix de Naybu retentit à travers la salle. Il se ressaisit. Il se mit à écouter les premiers mots de Naybu lorsque son esprit repartit à la dérive et son regard se plongea dans le vide. Il n'osait tourner la tête vers la gauche mais ses pensées étaient toutes dirigées vers elle. Aithéria et lui étaient devenus durant ces deux années de discussion, rires et joie de proches amis, et Kooper ne savait que trop bien qu'il y avait entre eux d'inextricables ambiguïtés. Puis une pensée-éclair le saisit, qu'était-il bête d'être ainsi tourmenté par un rictus sur le faciès d'une demoiselle ! Son regard se redirigea vers Naybu, toujours déclamant son discours :
- ??? bien, venons en maintenant aux faits. L'Escadron Noeliste a maintnenant plus de deux ans, est fort d'un nombre considérable de membres que l'on pourrait évaluer à près de trois cents fidèles affiliés, et nous disposons d'une certaine audience. Il est temps d'employer les armes dont nous disposons à leur capacité maximale !
Poulpe se leva pour prendre la parole :
- Camarades ! Nous devons frapper un grand coup, le capital nous asservit et l'abrutissement général s'aggrave de jour en jour, et ce à travers toutes les couches de la société. Nous devons lutter !
Naybu reprit sa place d'orateur :
- Nous allons devoir prendre les armes. Nous serons les martyrs de la pensée. Mes frères, avec le camarade Poulpe nous avons déniché une potentielle cible. Avant de vous annoncer notre plan, nous voudrions être certains que chacun d'entre-nous ira jusqu'au bout de la mission. Y aurait-il des désistements ? N'ayez pas peur, nous ne vous en voudrons pas !
Un ange passa, personne ne broncha. Poulpe embraya :
- Notre première cible, et le mot « première » a de son importance, sera la télé-réalité. Nous allons nous attaquer aux studios de production de Secret-Story durant le tournage de l'émission. Nous vous transmettrons des détails quant aux avancées de l'opération ultérieurement par voie postale, une des seules voies de communication par laquelle nous ne sommes pas espionnés, dit-il en riant.
- Bien, sur ce, bonne bouffe ! lança Naybu. Valyrian nous rejoindra plus tard sur les rives de la Seine. Xooda ne pourra aujourd'hui malheureusement pas se joindre à nous.
Et chacun parla avec enthousiasme, peur ou rires de la prochaine opération tout en dégustant un délicieux sandwich turc. Kooper se tourna vers Aithéria et crut y lire une détermination des plus totales. Il lui demanda si elle souhaitait un kebab ; la jeune fille répondit par l'affirmative. Tandis qu'ils mangeaient la conversation se faisait, ils se faisaient confidents, parlaient de leur trajet jusqu'au kebab, conversaient de choses légères, quand fut abordé la question de l'attaque de Secret Story.
- Tu es déterminée, n'est-ce pas ?
- Absolument.
- Aithéria...
- Mais non, il ne m'arrivera rien, roh ! Tu as peur de quoi ? Que je me meurs étouffée sous les implants mammaires de Kévina ?
Ils se mirent à rire lorsque Naybu proposa que l'on sorte du kebab retrouver Valyrian.
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D'accord j'aérerai à l'avenir :peur:

Pour ce qui est de la niaiserie je ne répondrai rien pour le moment, mais sachez simplement que toutes les actions des personnages sont porteuses de sens, et que chaque mot employé a de la valeur :noel:

Naybu :d) Comme l'a fait remarquer NMU, Aithéria désigne bien l'identité de la jeune femme :noel:
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Chapitre 2 :


Après avoir déambulé à travers les rues parisiennes, la petite troupe retrouva finalement Valyrian non loin du Pont Alexandre III. Ce dernier salua les membres puis mena la cohorte chez lui. Une fois au pied de son immeuble, tandis que Valyrian cherchait ses clés dans la poche arrière de son jean, un long crissement de pneu se fit entendre puis une moto fit son apparition à l'angle de la rue. Elle déboula à toute vitesse à travers la rue lorsque le conducteur sortit de son blouson de cuir un Glock 17 et tira sur une des fenêtres de l'immeuble. Valyrian ayant à ce moment trouvé ses clés les lâcha par réflexe dans une bouche d'égout. Des cris de peur parmi les noelistes suivirent le tir et Valyrian jura :
- Eh merde ! Mes clés !
- Mais bordel, c'était quoi ça ?! cria Naybu.
- On en discutera plus tard, pour l'instant il faut que je rentre dans mon foutu appartement, si les flics débarquent alertés par les voisins et veulent visiter mon appartement je suis dans la merde !

Une tête fit alors son apparition à travers la fenêtre juste à gauche de celle volée en éclats. L'homme balbutia quelques mots, stupéfié, puis ouvrit enfin la porte de l'immeuble à Valyrian lorsque ce dernier lui eut demandé. Valyrian suivi de ses compères cavala à toute vitesse les marches de l'escalier. Il défonça à grands coups d'épaule sa porte et entra chez lui.

Les premiers entrants purent remarquer que, au milieu du désordre ambiant de la pièce, trônait fièrement sur la table à côté d'une vieille boîte de pizza une pile de pistolets et fusils mitrailleurs.
- Putain... murmura Jean-FBI.
- Comme tu dis. Bon, chacun fout un pistolet dans son calbar et moi je vous mets les fusils dans des cartons, ordonna le propriétaire des lieux.
Alors, devant la mine affolée de ses compagnons il ajouta :
- Ne vous en faites pas ils ne sont pas chargés.
Les visages se détendirent.
- Mais grouillez-vous par contre !
Deux minutes plus tard tous se retrouvèrent en bas, ElectrozeZ et NoelMittUns les bras chargés des cartons.
- Je vous retrouverai ce soir à 21 heures au kebab Paradise. Oh, et puis déchargez-moi de ça également s'il vous plaît, dit Valyrian en fourrant les poches des noelistes de petits plastiques contenant ce que les membres de l'E.N soupçonnaient être de l???héroïne.

Puis se firent enfin entendre au loin les sirènes de police. Les jeunes gens ne se firent pas attendre pour déguerpir.
- Faut que j'aille à l'hôpital putain ! lança Vindictis.
Tous se tournèrent vers lui. En effet son bras gauche saignait abondamment, il avait été entaillé par les chutes de verre.
- Bon on dépose ça chez moi et t'emmène après, attend, lui dit Naybu.
- Oui, on a le temps, après tout, c'est vrai, c'est pas comme si une quinzaine de jeunes étaient en plein Paris grouillant de flics après une fusillade, avec deux cartons remplis de fusils mitrailleurs, qu'on avait chacun un putain de pistolet nous broyant les parties sensibles et que parmi le groupe un gars saignait comme un porc à l'abattoir sous son T-shirt blanc !
- Bon, Totonico, emmène-le à l'hosto, tu nous rejoindras ce soir au kebab paradise, trancha Naybu.

Une fois tout le monde arrivé chez Naybu et les cartons dissimulés sous son lit, on s'installa dans la chambre du jeune homme et commença à discuter des événements et les suppositions allaient bon train. Kooper et Aithéria, quant à eux, discutaient à part. Le jeune modérateur s'enquit de son état.
- Mais oui ça va ! s'énerva-t-elle, arrête de me prendre pour une petite chose fragile !
- Je me fais juste du soucis...
- Je sais Kooper, je sais... Tu es gentil... Mais, tu sais, continua-t-elle, nous serons amenés à nous servir d'armes à notre tour, alors on ne va pas trembler pour une vitre cassée.
Kooper ne dit mot. Puis vint l'heure d'aller au kebab.

Totonico était déjà attablé en compagnie de Valyrian.
- Ce n'est que trois fois rien, il devrait sortir de l'hôpital dès demain.
- Bien, répondit Poulpe en s'asseyant. Valyrian ? Je pense que nous avons le droit à quelques petites explications... Ce n'était absolument pas ce qu'il était prévu.
- Je vous avais promis les armes, je vous les fournis. Pour le coup de feu, on voulait m'intimider j'imagine.
- Mais qui voulait t'intimider bordel ?
- La mafia russe. J'ai des contacts de par ma famille là-bas. Je suis un peu en retard au niveau du paiement , mais quand j'aurai réglé l'addition tout rentrera dans l'ordre pour moi.
- Putain mais pourquoi tu traites avec la mafia Russe ? T'es pas un peu dingue non ? Et la drogue , c'est quoi ? interrogea Chickensauce.
- Tu t'attendais à ce que j'achète une vingtaine de fusils mitrailleurs et de flingues au Carrefour du coin de la rue ? le railla Valyrian. La drogue, c'était pour payer la marchandise, t'imaginais pas que les soldes s'appliquaient aussi au marché noir non plus ? continua-t-il sur le même ton acide.

Chickensauce allait répliquer mais Poulpe le coupa dans son élan :
- Nous avons les armes, c'est tout ce qui compte pour nous. Merci Valyrian. Si tu as besoin de notre aide n'hésite pas.
Naybu se leva :
- Bien, il est plus qu'évident que tout ce qu'il vient de se passer aujourd'hui reste entre nous. Pour l'opération IRL nous vous enverrons une lettre avec tous les renseignements nécessaires dès la semaine prochaine. D'autres membres de l'Escadron sont encore susceptibles de se joindre à l'opération. Nous nous reverrons le jour J. Bon retour à tous mes frères.

C'est ainsi que la troupe quitta le kébab. Kooper et Aithéria irent ensemble à la gare.
- Je n'ai pas encore eu l'occasion de te le dire, mais, tu sais, dit Kooper, ça m'a vraiment fait drôle de te rencontrer « en vrai »...
- Mais moi de même mon cher !
Les deux jeunes gens se taquinèrent, firent des blagues sur le nez proéminent de Naybu, discutèrent un peu de l'actualité... Ils furent vite arrivés à la gare. Kooper accompagna Aithéria jusqu'à son quai et attendit en sa compagnie son train. Kooper étreignit les mains de la jeune fille.
- Kooper, je ne sais pas...
- Aithéria... écoute...
Mais la voix de Kooper fut couverte par l'arrivée du train de la jeune fille. Aithéria dit une fois le boucan retombé :
- Il valait mieux je pense. Au revoir, nous nous reverrons le jour de l'opération mon cher...
- Hum... Oui... Au revoir, dit-il avec un sourire forcé.
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Chapitre 3 :

Un peu plus d'une semaine après la réunion de Paris, Kooper reçut le fameux courrier. Très concis, il précisait simplement que les membres avaient à se rendre d'ici quelques jours Plaine Saint-Denis, lieu du tournage de l'émission de télé-réalité. Kooper n'empaqueta ses affaires qu'au dernier moment puis se rendit à la gare. Lorsque le train partit, que Kooper fut installé, il ne put que songer en regardant défiler le paysage à Aithéria. Il n'avait pas discuté avec cette dernière depuis qu'ils s'étaient enfin rencontrés de visu, et il se ressassait souvent leurs derniers mots échangés. Pourquoi "valait-il mieux" ? Et d'ailleurs, que lui avait-il dit ce soir là ? Qu'avait-il voulut lui dire ? Kooper réfléchit longuement en émettant un grand nombre de suppositions lorsque l'arrivée en gare du train le coupa dans sa réflexion.

Il prit une correspondance pour la Plaine Saint-Denis et arriva sur les lieux du rendez-vous avec quelques minutes d'avance. ??taient déjà arrivés sur les lieux une demi-douzaine de noelistes qu'il alla retrouver. ??clairé dans la nuit d'une faible lumière par un unique lampadaire, le lieu-dit était un terrain vague situé à l'entrée d'Aubervilliers. Les noelistes, parmi les nombreuses carcasses de voitures jonchant l'emplacement, s'étaient réunis à l'arrière d'une vieille fourgonnette dont la peinture blanche commençait à s'écaillait.

Lorsque tous furent arrivés on put enfin commencer. Naybu prit la parole :
- Avant toute chose j'aimerais vous remercier d'être tous venus. De plus, pour l'occasion, nous avons réussi à retrouvé quelqu'un...
A cet instant fit surface au-dessus du siège du conducteur la figure de Plopator. Des exclamations de joie firent irruption de toutes parts à travers la fourgonnette, exclamations peut-être plus modérées pour ceux n'ayant pas connu le jeune homme. Puis Naybu continua lorsque les clameurs furent retombées à donner les instructions. Une fois que chacun eut assimilé son rôle à jouer les armes furent distribués.

Chaque membre disposait d'un Glock et certains se voyaient remettre un des fusils mitrailleurs selon leur tâche à accomplir. Une rapide séance de tir fut improvisée au fond du terrain vague, les membres s'essayant à détruire les rétroviseurs, lorsqu'elles en avaient, des vieilles carlingues brinquebalantes. Kooper et Aithéria réussissaient tous deux l'exercice avec une certaine habileté. Kooper, comme pour briser la glace, la félicita lorsque la jeune fille fit voler en éclats un rétroviseur. La conversation continua sur ce même ton un peu lointain lorsque Plopator après s'être concerté avec Naybu et Poulpe annonça qu'il était temps de partir. On forma trois groupes d'une demi-douzaines de personnes.

Kooper et Aithéria se retrouvèrent tous deux dans celui mené par Plopator, groupe qui partit le premier vers les lieux du prochain drame. La route s'effectua dans une voiture à moitié délabrée que l'on aurait put croire tout droit sortie du terrain vague. Les fréquentes secousses de la voiture dues à la route cabossée, malgré les paroles de Plopator qui se voulaient rassurantes, n'apaisaient en rien les jeunes gens. De plus, la petite voiture qui n'avait été conçue originellement que pour accueillir quatre personnes devait cette nuit en transporter deux de plus, ainsi Aithéria à l'arrière avait une de ses cuisses sur le genou de Kooper et un coude sur une épaule de ce même camarade, ce qui avait pour don de gêner ce dernier qui n'osait bouger d'un pouce. Quand enfin ils arrivèrent. Plopator se gara cinq cent mètres avant les studios et les noelistes purent sortir du véhicule, prendre leurs armes dans le coffre et se diriger furtivement vers les locaux ???
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JF :d) Pourquoi pas :rire: Je pourrais limite en faire une fic entière :noel:

NMU :d) Les coups de feu sont tirés à l'extérieur de la ville même, dans un terrain vague, les gens n'entendent pas forcément :hap: Et quand bien même, en effet, même pas sûr que les gens réagiraient :noel:
Tu exagères pour la romance, roh :noel: Pour le sourire au premier chapitre j'ai voulu faire quelque chose d'assez complet pour souligner le fait que Kooper se concentrait davantage sur un sourire d'Aithéria que le discours de Naybu sur une opération armée de l'Escadron Noeliste, je trouvais ça parlant :noel:
Après pour les deux chapitres suivants il me semblait illogique de ne pas parler des deux protagonistes, et je ne trouvais pas accorder trop de temps à leur histoire :(
Après que l'histoire ait un rythme trop élevée, je vais essayer de voir ça. On est toujours qu'au début de la fiction de toute manière :noel:

Kurokei :d) Merci + Jerry :noel:
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Chapitre 4 :


Kooper empoignait fermement son Glock à deux mains. Avec ProNoelisme il avait eu pour mission de neutraliser les vigiles à l'arrière du studio. Derrière les palissades de grillages se trouvait ce que l'on aurait pu pensé être un simple bloc de béton, coulé à même le sol avec deux fenêtres de part et d'autre de ce qui faisait en réalité office de quartier général des deux vigiles. Les deux noelistes créèrent une embouchure à travers les grillages et parcoururent les quelques cinquante mètres à plat ventre jusqu'à la maisonnette. Kooper fit un signe de la tête à ProNoelisme et ce dernier frappa à la porte. Kooper n'eut aucune difficulté à tirer en pleine tête l'homme venant d'ouvrir. Tandis que le cadavre s'affalait lourdement sur le sol, ProNoelisme leva son arme sur le second type, ce dernier détournant enfin à cet instant son regard du magazine pornographique qu'il lisait une main fourré dans son jogging. ProNoelisme déclama : « La marche des vertueux est semée d???obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin surgir l?????uvre du Malin. Béni soit-il l???homme de bonne volonté qui, au nom de la charité, se fait le berger des faibles qu???il guide dans la vallée d???ombre de la mort et des larmes??? Car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés. J???abattrai alors le bras d???une terrible colère, d???une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l?????ternel quand sur toi s???abattra la vengeance du Tout-Puissant ! Ezechiel 25, verset Pulp Fiction ». Le jeune homme pressa la gâchette et la balle se logea entre les deux yeux du garde de nuit, qui garda dans sa mort une pathétique expression ahurie.

Pendant ce temps, Jean-FBI et Aithéria en finirent avec les gardes à l'entrée des studios de la même manière, la théâtralité en moins. Déboulèrent ensuite Totonico et Kawotiz vers les locaux destinés à l'équipe de tournage, et de leurs pistolets firent un carton sur les larbins de producteurs véreux, qui eux séjournaient une vingtaine de kilomètres plus loin, en plein Paris, dans de grands ensembles meublés avec vue sur l'embrumée Tour Eiffel.

Et firent enfin leur apparition le gros de la troupe qui s'engouffra dans « La Maison des secrets ». Spartanz, alias Maître Toile, avait prit contrôle des caméras de l'infâme scène et pouvait ainsi prévenir Naybu et Poulpe de tout danger sur leur portable. La poche de Naybu vibra. Il consulta son téléphone. La voie jusqu'aux chambres était libre. Il demanda aux escadronistes de presser le pas, tout en se préservant du moindre bruit. Le groupe se scinda en plusieurs binômes pour infiltrer les diverses chambres et agir. Naybu, Poulpe, Plopator et Chickensauce entrèrent à quatre dans une des chambres. Tandis que Naybu et Plopator réduisaient à l'état de cendre la quasi-totalité de la pestilentielle vermine de la chambrée, Chickensauce et Poulpe portèrent à bout de bras Kévina, la vedette de l'émission de télé-réalité. Lorsque Naybu et Plopator eurent effectués leur boulot ils allèrent prêter main-forte à leurs deux camarades. Lorsque la sommité de la crétinisation finit par s'éveiller entre les bras des quatre jeunes gens, elle eut pour réflexe de hurler à la mort, et s'imagina être la victime d'un complot visant à la soutirer de la gloire du borniol et des suffrages de la population prépubère hébétée. Naybu endormit la truie avec un peu de chloroforme comme l'on assomme la bête avant de l'égorger.

Au final, l'opération ne dura que moins d'une petite dizaine de minutes, et tous rentrèrent sans la moindre blessure. Ils déménagèrent Kévina dans la cave de Plopator.

Lorsque Kooper avait dû presser la détente, il n'avait alors pas ressenti le moindre tressaillement, autant physiquement que moralement. Mais à cette heure, il se sentait profondément las, tant sur le plan moral que physique. Il se sentait presque de s'endormir debout lorsque le jeune homme, au beau milieu des visages graves parmi les escadronistes, pu remarquer chez Aithéria une sorte de rictus, réprimé avec violence par des pirouettes de contorsions faciales, quand la beauté tranquille habituelle de la jeune fille refit surface sur son visage. Elle aperçut Kooper et lui glissa une moitié de sourire. Il était si épuisé qu'il ne tenta même pas d'interpréter le geste et se contenta de le lui rendre par automatisme. Le lendemain, chez lui, il se demanda comment avait-il bien pu se traîner à ce moment là jusqu'à la gare. Puis, enfin, Naybu leur dit qu'il leur donnerait sous peu des nouvelles de l'affaire et de Kévina. Ensuite, tous rentrèrent, aussi silencieux qu'auraient pu l'être une bande de moines chartreux ayant fait v??ux de silence durant une procession funéraire.
Avatar de Majestay Majestay
"la peinture blanche commençait à s'écaillait" ?
"à retrouvé quelqu'un" ?
*ne pas s'énerver, ne pas s'énerver, ne pas s'énerver* :hap:
Quitte à faire mon Grammar Nazi, j'y vais à fond : Aithéria a un accent dans son pseudo :ouch: comment a-t-elle fait ? :ouch:

Bon alors, plus sérieusement. C'est vrai ces rumeurs sur le nez de Naybu ? :noel:

J'avance dans ma lecture et je ne vois pas de The_Roschan ni de MaoMeth ... je sais bien mon cher Poulpe que tu as fait ton retour au moment de mon départ en vacances, mais quand même ! J'ai plus de points que toi alors j'ai droit à mon caméo ! (si possible, caméo sous le pseudo de Master-Roschan :oui: c'est lui mon principal).
Non non, je ne suis pas du tout en train de faire mon relou :ha:

Ma critique constructive, ce serait de faire gaffe à la proportion prise par la romance : le mec est quand même en train de prendre activement part à une organisation "criminelle" (ou du moins terroriste), et la seule chose à laquelle il prête attention, c'est la meuf ?
Soit tu écris noir sur jaune ou bleu clair que le mec est autistement amoureux, ou bien qu'il fuit la responsabilité de ses actes en ne s'intéressant que à la meuf, soit tu intègres harmonieusement la romance aux évènements :
parce que là ya une espèce de distinction entre les scènes/paragraphes ":en: en action" et ceux "romance sur laquelle on insiste", mais c'est une seule et même fic donc je trouverais ça mieux si c'était davantage homogène
(ce n'est que mon avis, j'ai conscience que des arguments valables pour défendre le contraire de ce que je dis existent)

RIP Plopator, relégué au rang de personnage fictif sous la plume de poulpe ...
De même que les compétences de h4ck3r de spartanz, strictement fictives :noel:
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