Chapitre 2 :
Après avoir déambulé à travers les rues parisiennes, la petite troupe retrouva finalement Valyrian non loin du Pont Alexandre III. Ce dernier salua les membres puis mena la cohorte chez lui. Une fois au pied de son immeuble, tandis que Valyrian cherchait ses clés dans la poche arrière de son jean, un long crissement de pneu se fit entendre puis une moto fit son apparition à l'angle de la rue. Elle déboula à toute vitesse à travers la rue lorsque le conducteur sortit de son blouson de cuir un Glock 17 et tira sur une des fenêtres de l'immeuble. Valyrian ayant à ce moment trouvé ses clés les lâcha par réflexe dans une bouche d'égout. Des cris de peur parmi les noelistes suivirent le tir et Valyrian jura :
- Eh merde ! Mes clés !
- Mais bordel, c'était quoi ça ?! cria Naybu.
- On en discutera plus tard, pour l'instant il faut que je rentre dans mon foutu appartement, si les flics débarquent alertés par les voisins et veulent visiter mon appartement je suis dans la merde !
Une tête fit alors son apparition à travers la fenêtre juste à gauche de celle volée en éclats. L'homme balbutia quelques mots, stupéfié, puis ouvrit enfin la porte de l'immeuble à Valyrian lorsque ce dernier lui eut demandé. Valyrian suivi de ses compères cavala à toute vitesse les marches de l'escalier. Il défonça à grands coups d'épaule sa porte et entra chez lui.
Les premiers entrants purent remarquer que, au milieu du désordre ambiant de la pièce, trônait fièrement sur la table à côté d'une vieille boîte de pizza une pile de pistolets et fusils mitrailleurs.
- Putain... murmura Jean-FBI.
- Comme tu dis. Bon, chacun fout un pistolet dans son calbar et moi je vous mets les fusils dans des cartons, ordonna le propriétaire des lieux.
Alors, devant la mine affolée de ses compagnons il ajouta :
- Ne vous en faites pas ils ne sont pas chargés.
Les visages se détendirent.
- Mais grouillez-vous par contre !
Deux minutes plus tard tous se retrouvèrent en bas, ElectrozeZ et NoelMittUns les bras chargés des cartons.
- Je vous retrouverai ce soir à 21 heures au kebab Paradise. Oh, et puis déchargez-moi de ça également s'il vous plaît, dit Valyrian en fourrant les poches des noelistes de petits plastiques contenant ce que les membres de l'E.N soupçonnaient être de l???héroïne.
Puis se firent enfin entendre au loin les sirènes de police. Les jeunes gens ne se firent pas attendre pour déguerpir.
- Faut que j'aille à l'hôpital putain ! lança Vindictis.
Tous se tournèrent vers lui. En effet son bras gauche saignait abondamment, il avait été entaillé par les chutes de verre.
- Bon on dépose ça chez moi et t'emmène après, attend, lui dit Naybu.
- Oui, on a le temps, après tout, c'est vrai, c'est pas comme si une quinzaine de jeunes étaient en plein Paris grouillant de flics après une fusillade, avec deux cartons remplis de fusils mitrailleurs, qu'on avait chacun un putain de pistolet nous broyant les parties sensibles et que parmi le groupe un gars saignait comme un porc à l'abattoir sous son T-shirt blanc !
- Bon, Totonico, emmène-le à l'hosto, tu nous rejoindras ce soir au kebab paradise, trancha Naybu.
Une fois tout le monde arrivé chez Naybu et les cartons dissimulés sous son lit, on s'installa dans la chambre du jeune homme et commença à discuter des événements et les suppositions allaient bon train. Kooper et Aithéria, quant à eux, discutaient à part. Le jeune modérateur s'enquit de son état.
- Mais oui ça va ! s'énerva-t-elle, arrête de me prendre pour une petite chose fragile !
- Je me fais juste du soucis...
- Je sais Kooper, je sais... Tu es gentil... Mais, tu sais, continua-t-elle, nous serons amenés à nous servir d'armes à notre tour, alors on ne va pas trembler pour une vitre cassée.
Kooper ne dit mot. Puis vint l'heure d'aller au kebab.
Totonico était déjà attablé en compagnie de Valyrian.
- Ce n'est que trois fois rien, il devrait sortir de l'hôpital dès demain.
- Bien, répondit Poulpe en s'asseyant. Valyrian ? Je pense que nous avons le droit à quelques petites explications... Ce n'était absolument pas ce qu'il était prévu.
- Je vous avais promis les armes, je vous les fournis. Pour le coup de feu, on voulait m'intimider j'imagine.
- Mais qui voulait t'intimider bordel ?
- La mafia russe. J'ai des contacts de par ma famille là-bas. Je suis un peu en retard au niveau du paiement , mais quand j'aurai réglé l'addition tout rentrera dans l'ordre pour moi.
- Putain mais pourquoi tu traites avec la mafia Russe ? T'es pas un peu dingue non ? Et la drogue , c'est quoi ? interrogea Chickensauce.
- Tu t'attendais à ce que j'achète une vingtaine de fusils mitrailleurs et de flingues au Carrefour du coin de la rue ? le railla Valyrian. La drogue, c'était pour payer la marchandise, t'imaginais pas que les soldes s'appliquaient aussi au marché noir non plus ? continua-t-il sur le même ton acide.
Chickensauce allait répliquer mais Poulpe le coupa dans son élan :
- Nous avons les armes, c'est tout ce qui compte pour nous. Merci Valyrian. Si tu as besoin de notre aide n'hésite pas.
Naybu se leva :
- Bien, il est plus qu'évident que tout ce qu'il vient de se passer aujourd'hui reste entre nous. Pour l'opération IRL nous vous enverrons une lettre avec tous les renseignements nécessaires dès la semaine prochaine. D'autres membres de l'Escadron sont encore susceptibles de se joindre à l'opération. Nous nous reverrons le jour J. Bon retour à tous mes frères.
C'est ainsi que la troupe quitta le kébab. Kooper et Aithéria irent ensemble à la gare.
- Je n'ai pas encore eu l'occasion de te le dire, mais, tu sais, dit Kooper, ça m'a vraiment fait drôle de te rencontrer « en vrai »...
- Mais moi de même mon cher !
Les deux jeunes gens se taquinèrent, firent des blagues sur le nez proéminent de Naybu, discutèrent un peu de l'actualité... Ils furent vite arrivés à la gare. Kooper accompagna Aithéria jusqu'à son quai et attendit en sa compagnie son train. Kooper étreignit les mains de la jeune fille.
- Kooper, je ne sais pas...
- Aithéria... écoute...
Mais la voix de Kooper fut couverte par l'arrivée du train de la jeune fille. Aithéria dit une fois le boucan retombé :
- Il valait mieux je pense. Au revoir, nous nous reverrons le jour de l'opération mon cher...
- Hum... Oui... Au revoir, dit-il avec un sourire forcé.
Après avoir déambulé à travers les rues parisiennes, la petite troupe retrouva finalement Valyrian non loin du Pont Alexandre III. Ce dernier salua les membres puis mena la cohorte chez lui. Une fois au pied de son immeuble, tandis que Valyrian cherchait ses clés dans la poche arrière de son jean, un long crissement de pneu se fit entendre puis une moto fit son apparition à l'angle de la rue. Elle déboula à toute vitesse à travers la rue lorsque le conducteur sortit de son blouson de cuir un Glock 17 et tira sur une des fenêtres de l'immeuble. Valyrian ayant à ce moment trouvé ses clés les lâcha par réflexe dans une bouche d'égout. Des cris de peur parmi les noelistes suivirent le tir et Valyrian jura :
- Eh merde ! Mes clés !
- Mais bordel, c'était quoi ça ?! cria Naybu.
- On en discutera plus tard, pour l'instant il faut que je rentre dans mon foutu appartement, si les flics débarquent alertés par les voisins et veulent visiter mon appartement je suis dans la merde !
Une tête fit alors son apparition à travers la fenêtre juste à gauche de celle volée en éclats. L'homme balbutia quelques mots, stupéfié, puis ouvrit enfin la porte de l'immeuble à Valyrian lorsque ce dernier lui eut demandé. Valyrian suivi de ses compères cavala à toute vitesse les marches de l'escalier. Il défonça à grands coups d'épaule sa porte et entra chez lui.
Les premiers entrants purent remarquer que, au milieu du désordre ambiant de la pièce, trônait fièrement sur la table à côté d'une vieille boîte de pizza une pile de pistolets et fusils mitrailleurs.
- Putain... murmura Jean-FBI.
- Comme tu dis. Bon, chacun fout un pistolet dans son calbar et moi je vous mets les fusils dans des cartons, ordonna le propriétaire des lieux.
Alors, devant la mine affolée de ses compagnons il ajouta :
- Ne vous en faites pas ils ne sont pas chargés.
Les visages se détendirent.
- Mais grouillez-vous par contre !
Deux minutes plus tard tous se retrouvèrent en bas, ElectrozeZ et NoelMittUns les bras chargés des cartons.
- Je vous retrouverai ce soir à 21 heures au kebab Paradise. Oh, et puis déchargez-moi de ça également s'il vous plaît, dit Valyrian en fourrant les poches des noelistes de petits plastiques contenant ce que les membres de l'E.N soupçonnaient être de l???héroïne.
Puis se firent enfin entendre au loin les sirènes de police. Les jeunes gens ne se firent pas attendre pour déguerpir.
- Faut que j'aille à l'hôpital putain ! lança Vindictis.
Tous se tournèrent vers lui. En effet son bras gauche saignait abondamment, il avait été entaillé par les chutes de verre.
- Bon on dépose ça chez moi et t'emmène après, attend, lui dit Naybu.
- Oui, on a le temps, après tout, c'est vrai, c'est pas comme si une quinzaine de jeunes étaient en plein Paris grouillant de flics après une fusillade, avec deux cartons remplis de fusils mitrailleurs, qu'on avait chacun un putain de pistolet nous broyant les parties sensibles et que parmi le groupe un gars saignait comme un porc à l'abattoir sous son T-shirt blanc !
- Bon, Totonico, emmène-le à l'hosto, tu nous rejoindras ce soir au kebab paradise, trancha Naybu.
Une fois tout le monde arrivé chez Naybu et les cartons dissimulés sous son lit, on s'installa dans la chambre du jeune homme et commença à discuter des événements et les suppositions allaient bon train. Kooper et Aithéria, quant à eux, discutaient à part. Le jeune modérateur s'enquit de son état.
- Mais oui ça va ! s'énerva-t-elle, arrête de me prendre pour une petite chose fragile !
- Je me fais juste du soucis...
- Je sais Kooper, je sais... Tu es gentil... Mais, tu sais, continua-t-elle, nous serons amenés à nous servir d'armes à notre tour, alors on ne va pas trembler pour une vitre cassée.
Kooper ne dit mot. Puis vint l'heure d'aller au kebab.
Totonico était déjà attablé en compagnie de Valyrian.
- Ce n'est que trois fois rien, il devrait sortir de l'hôpital dès demain.
- Bien, répondit Poulpe en s'asseyant. Valyrian ? Je pense que nous avons le droit à quelques petites explications... Ce n'était absolument pas ce qu'il était prévu.
- Je vous avais promis les armes, je vous les fournis. Pour le coup de feu, on voulait m'intimider j'imagine.
- Mais qui voulait t'intimider bordel ?
- La mafia russe. J'ai des contacts de par ma famille là-bas. Je suis un peu en retard au niveau du paiement , mais quand j'aurai réglé l'addition tout rentrera dans l'ordre pour moi.
- Putain mais pourquoi tu traites avec la mafia Russe ? T'es pas un peu dingue non ? Et la drogue , c'est quoi ? interrogea Chickensauce.
- Tu t'attendais à ce que j'achète une vingtaine de fusils mitrailleurs et de flingues au Carrefour du coin de la rue ? le railla Valyrian. La drogue, c'était pour payer la marchandise, t'imaginais pas que les soldes s'appliquaient aussi au marché noir non plus ? continua-t-il sur le même ton acide.
Chickensauce allait répliquer mais Poulpe le coupa dans son élan :
- Nous avons les armes, c'est tout ce qui compte pour nous. Merci Valyrian. Si tu as besoin de notre aide n'hésite pas.
Naybu se leva :
- Bien, il est plus qu'évident que tout ce qu'il vient de se passer aujourd'hui reste entre nous. Pour l'opération IRL nous vous enverrons une lettre avec tous les renseignements nécessaires dès la semaine prochaine. D'autres membres de l'Escadron sont encore susceptibles de se joindre à l'opération. Nous nous reverrons le jour J. Bon retour à tous mes frères.
C'est ainsi que la troupe quitta le kébab. Kooper et Aithéria irent ensemble à la gare.
- Je n'ai pas encore eu l'occasion de te le dire, mais, tu sais, dit Kooper, ça m'a vraiment fait drôle de te rencontrer « en vrai »...
- Mais moi de même mon cher !
Les deux jeunes gens se taquinèrent, firent des blagues sur le nez proéminent de Naybu, discutèrent un peu de l'actualité... Ils furent vite arrivés à la gare. Kooper accompagna Aithéria jusqu'à son quai et attendit en sa compagnie son train. Kooper étreignit les mains de la jeune fille.
- Kooper, je ne sais pas...
- Aithéria... écoute...
Mais la voix de Kooper fut couverte par l'arrivée du train de la jeune fille. Aithéria dit une fois le boucan retombé :
- Il valait mieux je pense. Au revoir, nous nous reverrons le jour de l'opération mon cher...
- Hum... Oui... Au revoir, dit-il avec un sourire forcé.