Bataille de Saint Jacques sur la Birse
Nous sommes en 1444. Les confédérés suisses se battent entre eux. D’un coté Zurich alliée à l’Autriche et de l’autre les 7 autres cantons.
Une affaire d’héritage dans le Toggenburg (Saint-Gall) a mis le feu aux poudres. Zurich et Schwytz réclament la totalité des terres. Devant le jugement favorable à Schwytz, les Zurichois ne veulent pas en rester là. Ils décident de se battre et de s’allier à l’ennemi héréditaire, les Habsburg.
Malheureusement pour Zurich et l’Autriche, les autres cantons dominent cette guerre. L’empereur Frédéric 3 n’a plus de troupes alors il décide de demander l’aide... du roi de France.
Charles répond favorablement et il envoie 20’000 hommes en renfort des Autrichiens. En apprenant ça, les cantons décident de bloquer l’avancée française à Saint Jacques sur la Birse, prês de Bâle.
Les Français arrivent tranquillement au lieu escompté et de leur côté, les confédérés envoient une avant garde de 1500 hommes pour repérer les mouvements français.
La totalité de l’armée française est là. Les chefs confédérés décident alors de se replier pour attendre le gros de l’armée. Mais c’est sans compter la jeunesse du pays.
En effet, les jeunes soldats incitent les capitaines à attaquer immédiatement. Ceux-ci refusent. Ils savent que ça mènera au massacre. Alors sans attendre la prière rituelle, contre les ordres de leurs officiers, les jeunes Suisses se lancent à l’assaut des Français.
L’attaque surprend complètement ces derniers. Les Suisses repoussent l’avant garde ennemie qui s’était avancée dans la rivière. Fort de ce succès ils poursuivent leur assaut. Ils continuent d'enfoncer les rangs adverses. Mais ce qui devait arriver arriva.
Les confédérés se firent encercler. Demande de rédition ?

Pas de quartier demandé. Pas de quartier donné.
Dans un effort déséspéré, les Suisses parviennent à s’enfermer dans une léproserie. La bataille durera encore des heures. Au finale seuls 10 d’entre rentreront chez eux. Et du côté français ?
5000 morts et une armée démoralisée qui dut quitter le territoire de la confédération.