Topic : « [Doctrine] Fascisme, national-socialisme et catholicisme »

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Petit texte de Joseph Mérel sur la nécessité d'agir pour tous nos camarde catholiques:

« Le mot d'ordre actuel ne peut être que: prier ; réfléchir ; diffuser la vérité ; se préparer et préparer autrui à l'action ; préparer l'action même dans la prudence et la lucidité patiente, en s'informant, en prenant des contacts, mais sans jamais céder aux sirènes de l'« entrisme ».

D'aucuns, affligés et comme écrasés par la conscience lucide d'une décadence sans précédent, la jugent irréversible. Certains, identifiant dans la crise de l'Eglise le syndrome de son éclipse, parlent même d'imminence de la Grande Tribulation, et/ou de la fin du monde. Tous ceux-là considèrent qu'il n'y a plus rien à faire, fors de se livrer à la prière en essayant de se sauver seul, et fuyant le champ de la politique.

Ce renoncement à l'action, cette fuite du monde, ne nous paraît pas catholique, parce que nul ne saurait se targuer de pouvoir annoncer, sans une témérité doublée d'impiété, les décrets eschatologiques de la Providence. Par ailleurs, cette disposition d'esprit invite ses victimes à renoncer à tout espoir terrestre au nom d'une espérance toute surnaturelle, ce qui présente le défaut d'une part de dissocier l'espérance chrétienne (vertu théologale) de l'espoir (mouvement d'appétit irascible), ainsi de renoncer à unir nature et surnature ; d'autre part, et par voie de conséquence, d'induire des comportements qui offensent l'ordre naturel lui même: si tout est perdu, pourquoi continuer à se marier, à faire des enfants, à tenter de s'accomplir professionnellement etc.? Il nous semble que le devoir du catholique, à ce sujet, est de continuer à agir selon toutes les exigences de sa condition terrestre, dans le respect de la nature sociale de l'homme, ainsi comme si le monde devait continuer à durer, comme si tout pouvait bien finir, quand bien même le chrétien sait, parce qu'il le tient de la Révélation, que tout, ultimement, finira mal. »

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La sainteté est-elle la garantie d’une bonne politique ?

extrait de de Bernard de Midelt, Peut-il exister une politique chrétienne ?
version annotée (19 notes, références, développements) sur https://www.stageirites.f[...]tie-dune-bonne-politique/
Apercite https://www.stageirites.fr/2014/01/la-saintete-elle-la-garantie-dune-bonne-politique/

J'ai changé légèrement la mise en page (surlignages, italiques, etc).


Pouvait-on raisonnablement assurer la pérennité du gouvernement des « princes chrétiens » ?

La connexion aléatoire des vertus infuses et acquises en politique.


Les règnes de saints rois, comme saint Louis, saint Édouard le confesseur, saint Étienne de Hongrie, saint Vladimir de Kiev peuvent assurément servir de modèle à ceux qui possèdent l’autorité politique.

-Du point de vue des rapports entre science politique et théologie, on trouve des auteurs qui tiennent que le fait pour le Prince d’être bon chrétien soit une condition nécessaire quoique non suffisante pour faire de la bonne politique. Non suffisante, nous l’accordons, nécessaire nous le nions. Comme nous allons le montrer plus loin en nous fiant aux explications de saint Thomas d’Aquin sur la connexion des vertus.
-D’un point de vue historique maintenant, et pour s’en tenir au seul exemple capétien, la politique en France n’est pas devenue après le règne de saint Louis un long fleuve tranquille. Les Princes étaient-ils vraiment devenus de pieux disciples de saint Louis ? Par exemple, Philippe le Bel (petit fils de saint Louis) dont les envoyés insultent le souverain pontife Boniface VIII à Anagni et Henry IV dont on a pu écrire : « Henri IV, hérétique, converti au catholicisme, relaps, était-il sincère lors de sa deuxième conversion ? »

Force est de constater que tous ces princes de la période capétienne – à l’exception précisément de Louis IX – ne furent point des parangons de morale individuelle. Bel exemple historique de l’inanité du moralisme politique.


1 La nécessité en Histoire politique d’une démarche scientifique

Dans le domaine de la politique qui nous intéresse ici, l’expérimentation chère à la méthode expérimentale est naturellement impossible. Comme chacun sait, la science politique ne dispose pas de laboratoires lui permettant de se livrer à des expériences scientifiques. On ne peut provoquer des faits politiques dans le seul but de vérifier une hypothèse. Ou alors à ses risques et périls. Mais on peut chercher la vérification d’une vérité pratique dans les évènements passés reconstitués grâce à l’histoire politique.

Thomas d’Aquin résume cette démarche en disant que « l’observateur attentif de l’histoire d’hier et d’aujourd’hui reconnaîtra que […] ». La science et la prudence politique peuvent ainsi s’inspirer de l’ordre naturel des choses dans sa mouvance historique.

2 Cause efficiente et cause formelle

Les historiens, principalement lorsqu’ils sont catholiques, proposent fréquemment à notre méditation politique, et à juste titre, l’expérience politique d’un homme d’État, le roi de France Louis IX, saint Louis. On peut affirmer sans crainte que l’étude de sa vie politique peut servir de cause exemplaire à tous ceux qui s’intéressent à la reconquête du pouvoir politique.

Mais, chemin faisant, il convient de se prémunir contre une grave erreur sur la nature du politique. Erreur qui porte sur la méconnaissance de la nature exacte de la cause formelle de la société politique.

Charles Maurras écrivait : « La politique est l’art de faire durer les États. » La véritable société politique est naturelle mais aussi perdurante. Et il ajoutait : « Quelle rêverie que de vouloir, d’abord, à tout moment de la vie d’un peuple, posséder à la tête de l’État, pour le gouverner, l’esprit le plus doué ou le caractère le plus capable ! » Assurément, tant qu’on se limite à ce propos de Maurras, tel quel, sans fioriture, il n’y a pas de quoi réveiller la plupart des catholiques de leur léthargie politique habituelle. Mais si nous apportons un léger complément à cet aphorisme maurassien, l’inclination augustiniste qui sommeille en chacun d’eux va se réveiller. Il suffit en effet de préciser quelque peu la proposition maurassienne de la manière suivante : « Quelle rêverie que de vouloir, d’abord, à tout moment de la vie d’un peuple, posséder à la tête de l’État, pour le gouverner, l’esprit le plus doué ou le caractère le plus capable ou même le plus saint ! »

3 Le vrai problème : la prudence politique naturelle

L’on peut considérer l’agir humain en politique, ce que l’on appelle trivialement l’action politique, de deux manières différentes : en tant qu’universel et en tant que particulier. On tient cette action politique pour universelle quand la pensée et l’attention portent sur les premiers principes de cet ordre et sur les conclusions qui s’en déduisent scientifiquement : sur la science politique.

« Mais si la pensée porte sur les dernières applications concrètes et individuelles de ces mêmes principes et conclusions générales selon toutes leurs circonstances de lieu et de temps, alors on considère l’agibile humain (i.e. l’agir humain) en particulier. Sous lequel de ces deux aspects l’agibile humain relève-t-il de la prudence ? Proprement et spécifiquement, dans sa particularité dernière. »

Or nous avons vu dans la première partie de cette brochure que la science politique n’était pas subalternée à la théologie. Qu’en est-il de la prudence politique (naturelle) ? Peut-elle être en connexion avec les vertus infuses (avec la Foi, l’Espérance, la Charité et avec les autres vertus infuses, en particulier la prudence infuse) ? Mais bien plus encore : cette connexion peut-elle prendre un caractère institué ? En effet, en fonction de ce que nous venons de dire de la politique, art de faire durer les États, la véritable question n’est pas de savoir si ce perfectionnement de la prudence naturelle du Prince par la Charité est accidentellement possible, mais s’il est transmissible. Dans le cas contraire, s’il s’agit d’un épiphénomène, relevant pour l’essentiel d’un bienfait de la Providence comme ce fut le cas emblématique du règne de saint Louis, nous quittons l’ordre naturel des choses, domaine du politique.

La constatation expérimentale de Jean Ousset, le fondateur de la Cité Catholique, nous donne déjà un élément de réponse : « Seuls quelques très rares et très grands saints surent, sans dommage, se donner aux travaux des deux ordres. »

Ce qui nous ramène aux justes paroles de Péguy :
« Les catholiques ont hermétiquement la vérité en matière de Foi. Ils n’ont pas le monopole du relèvement d’un peuple. En 1813 la Prusse n’était pas catholique. »

Nous allons maintenant interroger saint Thomas pour disposer d’une réponse de la science théologique.

4 Peut-on parler d’une incidence pérenne des vertus infuses sur la prudence politique ?

Contre la théorie de J. Maritain, le point de vue des thomistes.

La question, fort simple du moins en apparence, qui se pose en politique est finalement celle-ci : Jacques Maritain a-t-il raison lorsqu’il tient que : « La prudence, pour être vertu de prudence purement et simplement, a besoin de la charité » ?

A quoi le p Th. Deman O.P. donne la réponse suivante – qui concerne évidemment la prudence politique -, citant Thomas d’Aquin :
« Tant que les vertus morales sont réalisatrices d’une perfection en harmonie avec une fin qui ne dépasse pas la capacité naturelle de l’homme, elles peuvent être acquises par des œuvres humaines. Acquises de la sorte, elles peuvent exister sans la charité, comme elles ont existé en fait chez beaucoup de païens. »
Et il ajoute, s’appuyant sur les écrits de l’aquinate :
« Un article de la Somme théologique, Ia-IIae, est expressément consacré à la question qu’il (J. Maritain) débat : q 71, a. 4. L’acte vicieux peut-il coexister avec la vertu ? La réponse est qu’un acte de péché mortel n’ôte pas les vertus acquises ; car il ne touche pas à leur cause (tandis qu’il atteint dans leur cause les vertus infuses). »

Le malentendu proviendrait – nous dit le p Th. Deman – d’un certain mépris injustifié pour les vertus naturelles : « Libre à nous de voir les vertus acquises comme une pauvre chose. Encore ne faut-il pas en dépouiller l’homme pour ainsi dire de gaieté de cœur. D’autant que l’on peut aller jusqu’à dire, comme fait dans une parenthèse M. Maritain lui-même, que dans cette situation de pécheur les actes bons de l’homme entretiennent encore avec Dieu une référence virtuelle implicite : ce qui exprime heureusement la rectitude des vertus acquises et le fondement de leur stabilité. »

Autrement dit, la prudence politique (acquise) peut persister dans le Prince sans qu’il soit en état de grâce ni même baptisé. Plus paradoxal encore, le Prince peut être véritablement pieux et par ailleurs fort mauvais roi. Si la théorie maritainienne était une vérité pratique, Louis XIV eût dû perdre le pouvoir et Louis XVI le garder. Ce fut le contraire qui arriva.

La théorie maritainienne n’est ni nécessaire pour poursuivre le bien commun (Louis XIV), ni suffisante pour garder le pouvoir (Louis XVI). Pour autant on ne peut nier que la connexion vertus infuses-prudence politique s’est effectivement réalisée en France une (seule) fois entre 987 et 1793 (Louis IX).

Cette théorie maritainienne ne peut donc être une explication adéquate du chef-d’œuvre capétien.

5 Analyse politique comparée du règne de Louis XIV et de Louis XVI

-Le règne de Louis XIV est jugé très sévèrement par Rohrbacher qui écrit : « Pendant trente ans la cour de Louis XIV fut un théâtre public de fornication et d’adultère […] ». Mais la seule vraie question politique est celle-ci : pour autant, Louis XIV ne poursuivait-il pas le bien commun temporel, au moins analogiquement ?
-Dans l’analyse politique du règne de Louis XVI faite par Jean de Viguerie, il apparaît rapidement que Louis XVI était un bon chrétien. Viguerie écrit : « Voici ce que le futur Louis XVI entend jour après jour, pendant les années de sa formation politique, et depuis l’âge de raison » ; « La politique n’est que la morale. Pour être un bon roi, il faut être un roi bon. » Mais Viguerie ajoute, in fine, pour rendre compte de l’échec politique de son règne : « La politique est étrangère à son esprit. ».

Louis XVI, bien que répondant à la définition des princes chrétiens, fut probablement un saint mais néanmoins un mauvais roi, puisque ne procurant pas à la Cité un réel bien commun politique.

Dans la politique telle que l’a vue Thomas d’Aquin, le prince chrétien n’est donc qu’un cas singulier de la véritable politique qui sera bonne si l’État poursuit véritablement le bien commun et mauvaise dans le cas contraire. Tout ceci facile à comprendre si l’on a une vision juste du bien commun temporel. En particulier sur deux points fondamentaux :
Chez Thomas d’Aquin, comme chez Aristote, le Prince peut ne poursuivre le bien commun que « secundum quid ». Dit d’une manière moins technique, il faut prendre en compte la possibilité d’une poursuite analogique du bien commun, sans conclure trop rapidement à une tyrannie.

Mais il faut tenir également que l’État, dans le cadre de sa poursuite du bien commun politique, ne peut se conduire comme si Dieu n’existait pas et qu’il lui sera facile de connaître par la raison la vraie religion.

La politique est l’art de faire durer les États. Le chef d’œuvre capétien s’est arrêté en 1789, sous le règne de Louis XVI, pourtant roi très chrétien. Le perfectionnement de la prudence naturelle de l’homme d’État par la Charité ne fait l’objet d’aucune garantie institutionnelle. Il convient d’en prendre son parti et d’étudier une solution politique à cette privation naturelle. Ce qu’ont précisément su faire les capétiens.

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Quelques lectures complémentaires,

-sur l'encyclique (document du Vatican) Mit Brennender Sorge et l'absence d'anathème contre le national-socialisme,

Une encyclique singulière sous le IIIe Reich, par Pierre Maximin
http://docplayer.fr/40032[...]ncyclique-singuliere.html
Apercite http://docplayer.fr/40032107-Une-encyclique-singuliere.html

un article à ce sujet sur le site du camarade Rouanet
https://francenationalist[...]r-sorge-et-le-iiie-reich/
Apercite https://francenationaliste.wordpress.com/2017/11/17/mit-brennender-sorge-et-le-iiie-reich/


-la brochure « Le IIIe Reich sous la bannière du Christ »
https://francenationalist[...]us-la-banniere-du-christ/
Apercite https://francenationaliste.wordpress.com/2017/04/06/le-iiie-reich-sous-la-banniere-du-christ/


-Hitler et la France, par Friedrich Grimm
http://www.histoireebook.[...]deric-Hitler-et-la-France
Apercite http://www.histoireebook.com/index.php?post/Grimm-Frederic-Hitler-et-la-France

et un article sur ce livre qui nous prouve qu'Hitler avait fortement nuancé la position qu'il avait (à l'époque de Mein Kampf) vis-à-vis de la France (avec qui il voulait la paix) avec moult citations
https://francenationalist[...]drich-grimm-en-citations/
Apercite https://francenationaliste.wordpress.com/2018/01/26/hitler-et-la-france-de-friedrich-grimm-en-citations/


https://image.noelshack.com/minis/2017/44/4/1509622995-tonton3.png
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Citation de ElFamosoArabe
Il y a trop à lire https://image.noelshack.com/minis/2017/13/1490882300-a5aee6bb2c28ccc725a3fc00ecb9b8d9.png

Lis le topic comme un livre, à hauteur d'un article (ou une partie d'article, donc un post) par jour et dans deux-trois semaines tu auras fini https://image.noelshack.com/minis/2017/21/1495669807-risitas-livre.png


Tu auras appris des choses, tu auras des arguments à ressortir aux candaules, tout ça en plus d'avoir un peu structuré ta pensée https://image.noelshack.com/minis/2016/48/1480546095-risitas-moine2.png

D'ailleurs tu cherchais les pamphlets de Céline et ils sont dans le premier post kheyou https://image.noelshack.com/minis/2017/19/1494617394-larry3.png
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Citation de merlinlebrun
T'es payé pour poster ça khey ? https://image.noelshack.com/minis/2016/47/1480030477-1474829067-picsart-09-25-08-39-47.png

Non. Qui pourrait bien s'amuser à payer un gus qui fait des listes de lecture sur des questions qui n'intéressent (hélas !) presque personne ? https://image.noelshack.com/minis/2017/06/1486510399-kermit-pls4.png

Je fais ça avec l'espoir d'en intéresser quelques uns. J'ai vu qu'un gars a commencé à lire Mérel grâce à cela, il y a quelques lecteurs assidus, même s'ils sont rares, c'est le principal. Et puis de toute façon, ça reste sur internet, j'espère que des gens extérieurs au forum tomberont dessus, qui sait.
https://image.noelshack.com/minis/2017/44/4/1509622995-tonton3.png

J'aimerais bien convaincre des roycos et des catholiques, mais ils ne cliquent pas parce-que pour eux le nazisme est le mal absolu (bien que j'ai fait pas mal de topics qui n'ont pas été réfutés pour leur faire comprendre en quoi leurs accusations étaient infondées :) ).
Pareil pour les nazis paganisant et antichrétiens, ils ne viennent pas sur mes terres, c'est dommage. Apparemment ils me prennent pour un guignol, mais ils ne m'ont jamais réfuté https://image.noelshack.com/minis/2017/28/5/1500037173-antoinejdcv8.png

Citation de Homo-Deus
Hitler et la France va bientôt passer sur ma table d'opération.

https://image.noelshack.com/minis/2017/27/6/1499538952-antoine-de-maximy-ii.png
Avatar de DonDruap DonDruap
ON THE THREE METAMORPHOSES OF THE SPIRIT
Of the three metamorphoses of the spirit I tell you: how the spirit becomes a camel; and the camel, a lion; and the lion, finally, a child.
There is much that is difficult for the spirit, the strong, reverent spirit that would bear much: but the difficult and the most difficult are what its strength demands.
What is difficult? asks the spirit that would bear much, and kneels down like a camel wanting to be well loaded. What is most difficult, O heroes, asks the spirit that would bear much, that I may take it upon myself and exult in my strength? Is it not humbling oneself to wound one's haughtiness? Letting one's folly shine to mock one's wisdom?...
Or is it this: stepping into filthy waters when they are the waters of truth, and not repulsing cold frogs and hot toads?
Or is it this: loving those that despise us and offering a hand to the ghost that would frighten us?

(en gros : réussir ses études, trouver un boulot, épouser une française, faire des enfants, soit tout ce dont les fachos d'internet sont incapables, car ce sont des loques humaines -- je fais partie du lot -- mais qu'en est-il de toi, duc ? c'est la seule question qui mérite d'être abordée ici)

All these most difficult things the spirit that would bear much takes upon itself: like the camel that, burdened, speeds into the desert, thus the spirit speeds into its desert.
In the loneliest desert, however, the second metamorphosis occurs: here the spirit becomes a lion who would conquer his freedom and be master in his own desert. Here he seeks out his last master: he wants to fight him and his last god; for ultimate victory he wants to fight with the great dragon.
Who is the great dragon whom the spirit will no longer call lord and god? "Thou shalt" is the name of the great dragon. But the spirit of the lion says, "I will." "Thou shalt" lies in his way, sparkling like gold, an animal covered with scales; and on every scale shines a golden "thou shalt."
Values, thousands of years old, shine on these scales; and thus speaks the mightiest of all dragons:"All value has long been created, and I am all created value. Verily, there shall be no more 'I will.'" Thus speaks the dragon.
My brothers, why is there a need in the spirit for the lion? Why is not the beast of burden, which renounces and is reverent, enough?
To create new values -- that even the lion cannot do; but the creation of freedom for oneself and a sacred "No" even to duty -- for that, my brothers, the lion is needed. To assume the right to new values -- that is the most terrifying assumption for a reverent spirit that would bear much. Verily, to him it is preying, and a matter for a beast of prey. He once loved "thou shalt" as most sacred: now he must find illusion and caprice even in the most sacred, that freedom from his love may become his prey: the lion is needed for such prey.
But say, my brothers, what can the child do that even the lion could not do? Why must the preying lion still become a child? The child is innocence and forgetting, a new beginning, a game, a self-propelled wheel, a first movement, a sacred "Yes." For the game of creation, my brothers, a sacred "Yes" is needed: the spirit now wills his own will, and he who had been lost to the world now conquers the world.

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les européens du XIXe siècle étaient des chameaux ;
les allemands sous le IIIe reich, des lions ;
tous les européens sont devenus des enfants suite à la 2nde guerre mondiale
Avatar de Pseudo supprimé Pseudo supprimé
Citation de DonDruap
<i>(en gros : réussir ses études, trouver un boulot, épouser une française, faire des enfants, soit tout ce dont les fachos d'internet sont incapables, car ce sont des loques humaines -- je fais partie du lot -- mais qu'en est-il de toi, duc ? c'est la seule question qui mérite d'être abordée ici)

Mon identité n'a que peu d'importance.
Nietzsche (que tu pourrais citer en français) était une grosse loque qui a fini fou. Je n'ai pas prévu de suivre le même chemin.
Avatar de Orgetorix Orgetorix
J’ai découvert ce topic et c’est beau :snif:. Ça explique beaucoup de choses. Le problème aujourd’hui est qu’il n’y a que des partis de gauche donc fatalement nous tournons en rond.

Enfin si un jour on m’avait que les Athéniens démocrates étaient de gauche, j’aurais beaucoup ri je pense.
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