Topic : « " quand t'es riches tu trouves facilement l'amour " »

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Citation de Kristaline
Si c'est basé sur l'apparence, ce n'est pas basé sur le fonctionnel. D'ailleurs, les mariages ne le sont pas, fonctionnels j'entends, puisqu'ils ne durent pas et aboutissent à moins d'enfants moins bien éduqués (ce qui est tout de même un comble).
Le terme est inadéquat effectivement. Par fonctionnel, j'entendais "l'obtention d'effets au seul bénéfice des individus" pas le fonctionnement global de la structure du mariage contemporain, qui est profondément dysfonctionnelle puisqu'effectivement elle ne produit plus d'enfants.
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Citation de BeuretteGrosCul
ça m'étonnerait que dans une société plus traditionnelle les cassos aient accès à mieux... suffit de lire les romans du XIXe s./début XXe s., beaucoup étaient en couples avec des mégères, qui battaient leurs gosses, pas sûr que ce soit préférable à la société actuelle.
une relation de qualité étant plus facile à obtenir quand tu as un bon niveau professionnel, culturel et intellectuel car tu reste maître de tes relations, tu n'es pas obligé de te caser par défaut.
Les cassos ont rarement eu accès à grand chose, mariage ou autre de toute façon...
Sauf que maintenant, les "cassos" n"étant même plus cadrés par la structure sociale du mariage, ils produisent des enfants complètement névrosés et antisociaux, lesquels dupliquent ensuite les comportements de leurs parents, et ainsi de suite...
le "grand amour" est un idéal (les puceaux tardifs nourris à Disney s'imaginent qu'ils vont finir en couple avec une princesse mais la plupart d'entre eux finiront en couple avec une Magali)
C'est pas de ça dont il s'agit ici. Les magalies elles-mêmes adorent rêver au grand amour, autant de fois qu'elles se prennent des bites. C'est quelque chose de folklorique, auquel les gens se réfèrent sans même savoir de quoi il est question.
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Citation de Kristaline
La société est composée d'individus, et plus particulièrement d'élites, qui sont censées être des guides pour le reste.

Les élites sont une fraction infime des individus composant la société. Et oui, on est dirigés par des satanistes qui insufflent à la société la vision cauchemardesque qu'elle nous offre aujourd'hui. Mais ce n'est pas le sujet ici :wi:
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Citation de Kristaline

Bonne chance.

Ce que tu dis sur le romantisme n'est pas tout à fait exact.

Oui, il s'oppose à un ordre moral en vigueur à ce moment, mais il n'est pas à mettre dos à dos au catholicisme, puisque ce sont précisément les passions humaines, notamment pour les jésuites, qui sont fondatrice de notre humanité et de notre âme selon la doctrine de l'Eglise, en cela qu'elles peuvent susciter les pires affronts comme les plus belles oeuvres.

Son aspect révolutionnaire est plus pertinent quand on l'oppose au puritanisme protestant ou au Jensénisme je pense...

Sur le côté explosif, exhubérant, que tu renvoies dos à dos à une vision de raison, d'un amour qui se construirait avec le temps, je pense qu'il faut recentrer sur l'idée de quête. C'est la quête de la passion qui est louable, et que le romantisme peut célébrer, pas la passion seule.

Le pur rationnalisme des rapports sociaux de l'époque appelait une alternative. Comment légitimer la poursuite du bonheur d'un point de vue philosophique, sans être Epicurien, voire Hédoniste ? C'est là que le romantisme a joué un rôle, y compris chez de fervents catholiques (Barbey d'Aurevilly est un excellent exemple).

La situation appelait des changements, et elle était logiquement amenée à évoluer. Je suis partisan d'une tradition qui sait prendre à bras le corps les tourments de l'âme humaine, et ne lui oppose pas pour toute réponse, des fins de non-recevoir.

Comme tout courant, le romantisme est à nuancer, et à prendre avec des pincettes, puisqu'effectivement, la finalité de la poursuite des passions peut très bien être de s'y noyer. Ce qui ne signifie pas qu'elles ne doivent pas être poursuivies. J'ignore si le concept existe déjà, mais j'ai l'impression qu'il y a déjà à l'époque, une idée de "romantisme raisonné" chez les catholiques, qu'on trouve notamment dans les écrits d'Alphonse Daudet.

La liberté de faits que tu mentionnes, pose une nuance capitale. Le problème, c'est pas la possibilité matérielle d'aller baiser des putes, c'est l'absence d'autorité morale posant un discours cadrant, y compris sur les moeurs. Jugement, pression sociale etc, tu passes dessus et je suis d'accord.

Sur le reste, tu fais pas mal de digressions, mais on est globalement d'accord.

Pour te répondre quant à mes positions deux choses :

-C'est précisément la vision très matérielle qu'a Maurras de la politique et de la marche du monde, celle d'un non-chrétien qui ne voit que l'organisation des rapports sociaux que je trouve limitée. Rappelons que Maurras est perclus de contradictions à ce sujet, puisqu'il fait sans arrêt des procès en romantisme à ses adversaires et contemporains, tout en faisant des déclarations enflamées dignes d'un romantique lorsqu'il parle du pays réel.


-Je ne suis pas sans ignorer les nombreuses raideurs et contradictions inhérentes au modèle social de l'époque, et je choisis délibérément de dérouler ici un discours romantique, idéalisé, celui d'un rétheur qui vante les mérites d'une société antérieure et sa supériorité sur la nôtre.
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L'idéal, est nécessaire, car il pose un objectif, un but. Il tend à faire de nous des personnes meilleures.

Je suis attaché à la vérité plus qu'à tout, mais je ne pense pas m'en éloigner en choissant de retenir le meilleur du passé, puisque c'est finalement les idéaux, les valeurs passées ou présentes, les volontés politiques et spirituelles qui comptent et passent véritablement à la postérité. Pas les histoires sordides sur les avorteurs clandestins, les prêtres amateurs de bordels ou l'usage généralisé de la drogue dans les salons parisiens du Second Empire...
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