Excellent, il me faut un truc niais pour pouvoir ne pas perdre le moral avec le RISITAS de shima
Topic : « [FIC RISITAS] Célestin à la fac »
Il y a trop de Romance en ce moment, c'est pas normal, ça sent le calme avant la tempête !!
Vas y lâche ta sweeet FDP !
31) Liebeslied
Sur un banc d'une blancheur éclatante, deux ombres se tiennent immobiles en silence, au coeur d'un paysage maussade. C'est sans un bruit que l'une de ces deux ombres se met à vaciller, pour venir reposer sa tête contre ses bras le dos roulé en boule.

La regardant, ne sachant que faire face à ce soudain changement dans l'humeur de Marion, vous restez à la regarder quelques instants, jusqu'a ce qu'elle se décide enfin à relever la tête, les larmes aux yeux.
- Célestin... est-ce que je pourrais, venir chez toi ce s-soir?

dit-elle d'un ton qui laisse pleinement transparaitre la honte qu'elle ressent très vraisemblablement à faire pareille demande. Il est clair qu'une fille aussi introvertie n'est pas capable de formuler une telle demande sans raison importante derrière. En pleine réflexion sur la signification de ce comportement, vous êtes freinés dans vos pensées par la voix de Marion qui se fait de nouveau entendre :
- Je m'excuse, je suis désolé. Je n-ne veux surtout as que tu me prennes pour une traînée je... j'aimerais juste être avec toi plus longtemps, c-c'est tout.

Soupirant un temps, vous déposez tranquillement votre main contre le dos de Marion et lui caressez gentiment les épaules.
- Je sais bien que tu n'es pas une traînée. Tu peux me dire ce qui ne vas pas tu sais, je souhaite savoir.
- Je s-suis d-désolé, je ne veux vraiment pas en parler m-maintenant. Je veux juste pouvoir me reposer un peu. Je... Je m'excuse d'essayer de me reposer sur toi alors qu'on est ensemble que depuis un jour. J'ai honte de passer pour une p-pute comme ça...

Le vocabulaire qu'elle emploie, ces voyelles prononcées comme des fausses notes, le déchirement dans sa voix provoqué par ses sanglots, tout cela vous montre que ses émotions sont authentiques. Ajoutez à cela son tremblement et ses larmes et vous comprenez alors qu'elle est sans doute piégée dans une situation face à laquelle elle n'arrive pas à s'extirper. Après des jours, peut-être des semaines d'efforts, c'est en cette morne après-midi de feuilles mortes qu'elle finit par craquer.

Vous décidez alors de l'enlacer tendrement contre vous.
- Tu ne désires vraiment pas parler?

- "Je suis v-vraiment désolé." Dit-elle en fondant de nouveau en sanglot.
- C'est bon tu peux passer la nuit chez moi si tu le désires, mais peux-tu me promettre que tu m'en parleras à un moment?
- Oui, je te r-remercie énormément.
Dit-elle en se blottissant contre votre torse, ses mains tremblantes agrippants vos bras.
Sans une parole de plus, vous vous mettez en chemin vers votre demeure où votre aimée pourra trouver repos. De ses propos, vous comprenez que son problème est dû à son foyer, ses soucis sont sans doute en lien avec ses parents.
C'est une mère étonnée que vous rencontrez lorsque vous entrez chez vous. Elle est bien sur surprise de la venue inattendue d'une copine. Une brève discussion et un repas rapidement consommés, vous montez dans votre chambre en compagnie de Marion.
- Tu peux prendre une douche pendant que je te prépare des vêtements de rechange. Je te les dépose dans la pièce d'à côté d'accord?
- "Hum, d'accord." dit-elle d'un ton apathique avant de se diriger vers la salle de bain.
C'est quelques minutes plus tard qu'elle revient dans votre pièce, les cheveux encore mouillés, dans un ensemble short et T-shirt de nuit un peu trop grand pour elle, le col en V du haut découvre un décolleté large. C'est dans cette tenue, face à vous, dans votre chambre qu'elle se tient droite, immobile comme figée, la mine toujours mélancolique. Cependant sa mélancolie semble progressivement laisser place à une extrême fatigue.
Dans ce contexte vous ne savez s'il serait opportun de tenter quelque chose, vous avez avant tout envie de l'aider. Mais vous ne savez comment.
CHOIX :
1. Discuter gentiment, essayer de comprendre son problème
2. Coucher avec Marion
Sur un banc d'une blancheur éclatante, deux ombres se tiennent immobiles en silence, au coeur d'un paysage maussade. C'est sans un bruit que l'une de ces deux ombres se met à vaciller, pour venir reposer sa tête contre ses bras le dos roulé en boule.


La regardant, ne sachant que faire face à ce soudain changement dans l'humeur de Marion, vous restez à la regarder quelques instants, jusqu'a ce qu'elle se décide enfin à relever la tête, les larmes aux yeux.
- Célestin... est-ce que je pourrais, venir chez toi ce s-soir?


dit-elle d'un ton qui laisse pleinement transparaitre la honte qu'elle ressent très vraisemblablement à faire pareille demande. Il est clair qu'une fille aussi introvertie n'est pas capable de formuler une telle demande sans raison importante derrière. En pleine réflexion sur la signification de ce comportement, vous êtes freinés dans vos pensées par la voix de Marion qui se fait de nouveau entendre :
- Je m'excuse, je suis désolé. Je n-ne veux surtout as que tu me prennes pour une traînée je... j'aimerais juste être avec toi plus longtemps, c-c'est tout.


Soupirant un temps, vous déposez tranquillement votre main contre le dos de Marion et lui caressez gentiment les épaules.
- Je sais bien que tu n'es pas une traînée. Tu peux me dire ce qui ne vas pas tu sais, je souhaite savoir.

- Je s-suis d-désolé, je ne veux vraiment pas en parler m-maintenant. Je veux juste pouvoir me reposer un peu. Je... Je m'excuse d'essayer de me reposer sur toi alors qu'on est ensemble que depuis un jour. J'ai honte de passer pour une p-pute comme ça...


Le vocabulaire qu'elle emploie, ces voyelles prononcées comme des fausses notes, le déchirement dans sa voix provoqué par ses sanglots, tout cela vous montre que ses émotions sont authentiques. Ajoutez à cela son tremblement et ses larmes et vous comprenez alors qu'elle est sans doute piégée dans une situation face à laquelle elle n'arrive pas à s'extirper. Après des jours, peut-être des semaines d'efforts, c'est en cette morne après-midi de feuilles mortes qu'elle finit par craquer.


Vous décidez alors de l'enlacer tendrement contre vous.
- Tu ne désires vraiment pas parler?


- "Je suis v-vraiment désolé." Dit-elle en fondant de nouveau en sanglot.
- C'est bon tu peux passer la nuit chez moi si tu le désires, mais peux-tu me promettre que tu m'en parleras à un moment?
- Oui, je te r-remercie énormément.
Dit-elle en se blottissant contre votre torse, ses mains tremblantes agrippants vos bras.
Sans une parole de plus, vous vous mettez en chemin vers votre demeure où votre aimée pourra trouver repos. De ses propos, vous comprenez que son problème est dû à son foyer, ses soucis sont sans doute en lien avec ses parents.
C'est une mère étonnée que vous rencontrez lorsque vous entrez chez vous. Elle est bien sur surprise de la venue inattendue d'une copine. Une brève discussion et un repas rapidement consommés, vous montez dans votre chambre en compagnie de Marion.
- Tu peux prendre une douche pendant que je te prépare des vêtements de rechange. Je te les dépose dans la pièce d'à côté d'accord?

- "Hum, d'accord." dit-elle d'un ton apathique avant de se diriger vers la salle de bain.
C'est quelques minutes plus tard qu'elle revient dans votre pièce, les cheveux encore mouillés, dans un ensemble short et T-shirt de nuit un peu trop grand pour elle, le col en V du haut découvre un décolleté large. C'est dans cette tenue, face à vous, dans votre chambre qu'elle se tient droite, immobile comme figée, la mine toujours mélancolique. Cependant sa mélancolie semble progressivement laisser place à une extrême fatigue.
Dans ce contexte vous ne savez s'il serait opportun de tenter quelque chose, vous avez avant tout envie de l'aider. Mais vous ne savez comment.

CHOIX :
1. Discuter gentiment, essayer de comprendre son problème
2. Coucher avec Marion
La 2 putin, si on choisit la 1 on va se taper son discours de victimes incapable de faire face à la vie, en plus je suis sûr qu'elle a que des problèmes à la con. Un coup de bite sera autant plus efficace que de faire le confident.
La 1) serait assez logique , si c'était un Célestin , cependant il a pas le profil type d'un Célestin , c'est plus un calculateur , et puis la baise est un bon remède , c'est une recette de grand mère , donc la 2)
32) Cicatrice
[CHOIX 1]
Il vous serait facile d'abandonner votre virginité avec votre partenaire apathique. Il est certain qu'elle ne refuserait pas vos avances, cependant vous ne souhaitez pas profiter de cette situation. Cette fille ne va pas bien, elle veut juste se reposer. Coucher avec elle alors que vous étiez encore un inconnu à ses yeux il y a 48 heures ne pourrait certainement pas la réconforter. De plus votre antipathie vis à vis de vos congénères s'est beaucoup atténuée au contact de cette pucelle. Lui venir en aide est la seule chose à laquelle vous pensez.
- Marion, tu ne voudrais vraiment pas me parler de ce qui ne va pas? Je ne sais si je te serais d'une grande aide mais je ferais de mon mieux. ça te fera peut-être du bien de te confier, tu ne penses pas?
- Hum, comment pareilles conneries pourraient t'intéresser? c'est juste une histoire chiante comme tant de gens ont. On a tous un fardeau non? Qu'il soit réel ou mental...

Dit-elle d'un ton ténébreux, les mains appuyée sur votre lit, les jambes croisées, la tête tournée vers le plafond et le regard perdu dans le lointain.
- C'est vrai mais personnellement je n'ai jamais été poussé à demander à une femme de m'héberger chez elle pour fuir mes problèmes... J'imagine que c'est lié à ton foyer non?
- "Bien vu! ça tombait sous le sens et j'ai eu tort d'essayer de le cacher j'imagine... Bah j'en ai plus rien à faire, je peux bien t'en parler...."
C'est d'un petit rire nerveux qu'elle ponctue sa réplique : "J'espère que tu ne vas pas trop t'ennuyer."

Sur ce elle marque un temps d'arrêt, calme son rire et commence à vous narrer l'histoire de sa souffrance quotidienne :
- Pour te dire ça rapidement : le problème c'est ma mère. Elle est complétement folle à lier, je ne sais plus quoi faire. Tous les matins je suis obligé de partir en courant de la maison, au moindre bruit dans la maison elle s'inquiète, elle a peur que je la quitte. Que je ne m'en aille loin d'ici, loin d'elle. Du coup je suis obligé de partir à des heures différentes, de plus en plus tôt le matin. Pour notre rendez-vous cet après-midi je suis en fait partie de chez moi à 5 h du matin, je me suis baladé toute la matinée avant que la BU n'ouvre. Et tu veux savoir le plus dingue?

Elle se leva pour chercher son portable dans son sac à main, avant de vous le tendre. Sous vos yeux défilent des dizaines et des dizaines de messages tous éloignés de quelques minutes en moyenne, de quelques secondes parfois. Ces messages varient entre pressions, supplications, menaces de suicides, désarroi... A ce moment son portable vibre à nouveau : "tu m'abandonnes toi aussi c'est ça?!!!", puis : "je m'excuse, je t'en supplie je serais une bonne mère , alors ne me laisse pas".
C'est complétement démentiel, seul un esprit torturé pourrait agir ainsi.
- Et c'est comme ça depuis combien de temps? Tu n'as jamais songé à la faire examiner par un spécialiste? Ton père ou ta famille réagissent comment?
- C'est comme ça depuis l'été dernier, ça a empiré avec la reprise des cours vu que forcément je m'absentait toute la journée... Enfin ses troubles mentaux sont plus anciens que ça, mais sa folie n'est réellement apparut que lorsque mon père est parti l'été dernier...
Soupirant un instant, le regard toujours au loin, c'est d'un ton limpide et parfaitement détaché qu'elle reprend son discours :
- Tu sais ce qu'est la dysmorphophobie? En gros c'est un état psychologique qui te pousse à imaginer ta laideur physique. Dans des cas légers ça comprend une bonne partie des adolescentes actuelles qui, sans se renseigner sur la nutrition, préfèrent faire un régime et se faire vomir. Dans des cas lourds comme ma mère ça se manifeste par une dépression constante, une paranoïa extrême, une peur du regard des autres, un complexe d'infériorité, une obsession permanente pour la beauté de son visage. Et ce n'était que le premier stade de sa folie. C'est suite à un accident survenue lorsque j'étais enfant que son mal est apparut. Elle fut brûlée au visage. Cet incident ne laissa qu'une brûlure de petite taille au final, mais qui marqua son visage à vie. Depuis, cette légère cicatrice n'a cessé de l'obséder. Des suites de l'accident elle se levait tôt tous les matin,se maquillait, se démaquillait, se lavait puis se maquillait de nouveau, des heures durant avant de partir au travail. ça a évidemment entrainé son lot de problèmes. Au final mon père était agacé de sa femme, tous nos efforts pour lui dire de consulter ont été vains. Il s'est ensuite écoulé des années durant lesquelles mon père passait ses soirées ailleurs, en compagnie d'une de ses maîtresse sans doute, tandis que ma mère consacrait son peu de temps libre en dehors des heures de travail à ses soins de visage. J'ai finalement grandie seule, sans mes parents, dans un environnement froid, dénué de toute chaleur. Pas étonnant que je sois devenue si conne, une gosse ne peut grandir sainement dans un tel endroit...

C'est définitivement loin d'être une histoire banale, c'est un miracle qu'elle ait put grandir normalement et faire des études dans un foyer pareil.
- Tu te trompes sur un point, t'es loin d'être conne. Franchement, tu crois vraiment que je pourrais m'intéresser par une vulgaire connasse comme il y en a tant? Ne dis donc pas n'importe quoi, de plus ce que tu as traversé n'est pas banal il faut le dire... D'ailleurs je commence à comprendre pourquoi tu m'as offert un tome de "Baptism" tout à l'heure. Ai-je tort d'y voir un lien? Tu te reconnais dans le personnage de la jeune héroïne, non?
- A vrai dire je n'y avais même pas songé. Peut-être était-ce un appel à l'aide de mon inconscient? Le pire est qu'elle s'est mise au chômage depuis août, elle passe les journées entières devant son miroir. Et au moindre bruit...
- Elle se précipite vers toi j'imagine...
- Tout à fait, toute tremblante, la voix déchirante, en panique. C'est un triste spectacle... D'autant plus triste si tu considère que sa maladie de base, qui a entraînée des années de rupture familiale avant de voir le départ de mon père, à été causée par ma faute. J'ai maladroitement fait basculé une friteuse pleine d'huile bouillante qui gicla au sol et brûla le visage de ma mère accroupit à quelques pas de là. Cette culpabilité a toujours pesée... C'est pourquoi je n'ai pas voulu appeler de l'aide auprès de psychiatres. Sa dysmorphophobie ne se serait peut-être jamais révélée si je n'avais pas renversé cette huile bouillante et sa folie n'aurait pas explosée l'été dernier si mon père ne nous avait pas lâchement abandonné. En clair ma mère est une femme faible qui a été enterrée à cause d'une gamine inconsciente et d'un homme égoïste. Une splendide famille de merde tu trouves pas?

La vérité vous l'avez à présent, c'est en effet une histoire particulièrement douloureuse. Vous repensez à cette fille que vous avez abordé hier matin, elle écrivait nerveusement sur un forum de gays. Elle était alors extrêmement timide, incapable d'exprimer clairement ce qu'elle ressentait, incapable de supporter le regard des autres. C'est une fille sensiblement différente que vous rencontrez à présent, triste et abattue, elle ne trouve qu'à rire de son malheur. Elle n'a pas bégayée une seule fois et n'a pas rougi de honte non plus. Elle conta son histoire d'un ton cynique et désabusé tout du long. Une nouvelle facette du personnage s'est dévoilé. Il ne tient qu'à vous de répondre comme il se doit à ce dévoilement...
CHOIX :
1. Lui conseiller d'en parler auprès d'un docteur
2. Lui demander ce qu'elle a prévue de faire
3. Lui dire que la porte de votre maison lui est toujours ouverte
[CHOIX 1]
Il vous serait facile d'abandonner votre virginité avec votre partenaire apathique. Il est certain qu'elle ne refuserait pas vos avances, cependant vous ne souhaitez pas profiter de cette situation. Cette fille ne va pas bien, elle veut juste se reposer. Coucher avec elle alors que vous étiez encore un inconnu à ses yeux il y a 48 heures ne pourrait certainement pas la réconforter. De plus votre antipathie vis à vis de vos congénères s'est beaucoup atténuée au contact de cette pucelle. Lui venir en aide est la seule chose à laquelle vous pensez.
- Marion, tu ne voudrais vraiment pas me parler de ce qui ne va pas? Je ne sais si je te serais d'une grande aide mais je ferais de mon mieux. ça te fera peut-être du bien de te confier, tu ne penses pas?

- Hum, comment pareilles conneries pourraient t'intéresser? c'est juste une histoire chiante comme tant de gens ont. On a tous un fardeau non? Qu'il soit réel ou mental...


Dit-elle d'un ton ténébreux, les mains appuyée sur votre lit, les jambes croisées, la tête tournée vers le plafond et le regard perdu dans le lointain.
- C'est vrai mais personnellement je n'ai jamais été poussé à demander à une femme de m'héberger chez elle pour fuir mes problèmes... J'imagine que c'est lié à ton foyer non?

- "Bien vu! ça tombait sous le sens et j'ai eu tort d'essayer de le cacher j'imagine... Bah j'en ai plus rien à faire, je peux bien t'en parler...."
C'est d'un petit rire nerveux qu'elle ponctue sa réplique : "J'espère que tu ne vas pas trop t'ennuyer."


Sur ce elle marque un temps d'arrêt, calme son rire et commence à vous narrer l'histoire de sa souffrance quotidienne :
- Pour te dire ça rapidement : le problème c'est ma mère. Elle est complétement folle à lier, je ne sais plus quoi faire. Tous les matins je suis obligé de partir en courant de la maison, au moindre bruit dans la maison elle s'inquiète, elle a peur que je la quitte. Que je ne m'en aille loin d'ici, loin d'elle. Du coup je suis obligé de partir à des heures différentes, de plus en plus tôt le matin. Pour notre rendez-vous cet après-midi je suis en fait partie de chez moi à 5 h du matin, je me suis baladé toute la matinée avant que la BU n'ouvre. Et tu veux savoir le plus dingue?


Elle se leva pour chercher son portable dans son sac à main, avant de vous le tendre. Sous vos yeux défilent des dizaines et des dizaines de messages tous éloignés de quelques minutes en moyenne, de quelques secondes parfois. Ces messages varient entre pressions, supplications, menaces de suicides, désarroi... A ce moment son portable vibre à nouveau : "tu m'abandonnes toi aussi c'est ça?!!!", puis : "je m'excuse, je t'en supplie je serais une bonne mère , alors ne me laisse pas".
C'est complétement démentiel, seul un esprit torturé pourrait agir ainsi.

- Et c'est comme ça depuis combien de temps? Tu n'as jamais songé à la faire examiner par un spécialiste? Ton père ou ta famille réagissent comment?

- C'est comme ça depuis l'été dernier, ça a empiré avec la reprise des cours vu que forcément je m'absentait toute la journée... Enfin ses troubles mentaux sont plus anciens que ça, mais sa folie n'est réellement apparut que lorsque mon père est parti l'été dernier...
Soupirant un instant, le regard toujours au loin, c'est d'un ton limpide et parfaitement détaché qu'elle reprend son discours :
- Tu sais ce qu'est la dysmorphophobie? En gros c'est un état psychologique qui te pousse à imaginer ta laideur physique. Dans des cas légers ça comprend une bonne partie des adolescentes actuelles qui, sans se renseigner sur la nutrition, préfèrent faire un régime et se faire vomir. Dans des cas lourds comme ma mère ça se manifeste par une dépression constante, une paranoïa extrême, une peur du regard des autres, un complexe d'infériorité, une obsession permanente pour la beauté de son visage. Et ce n'était que le premier stade de sa folie. C'est suite à un accident survenue lorsque j'étais enfant que son mal est apparut. Elle fut brûlée au visage. Cet incident ne laissa qu'une brûlure de petite taille au final, mais qui marqua son visage à vie. Depuis, cette légère cicatrice n'a cessé de l'obséder. Des suites de l'accident elle se levait tôt tous les matin,se maquillait, se démaquillait, se lavait puis se maquillait de nouveau, des heures durant avant de partir au travail. ça a évidemment entrainé son lot de problèmes. Au final mon père était agacé de sa femme, tous nos efforts pour lui dire de consulter ont été vains. Il s'est ensuite écoulé des années durant lesquelles mon père passait ses soirées ailleurs, en compagnie d'une de ses maîtresse sans doute, tandis que ma mère consacrait son peu de temps libre en dehors des heures de travail à ses soins de visage. J'ai finalement grandie seule, sans mes parents, dans un environnement froid, dénué de toute chaleur. Pas étonnant que je sois devenue si conne, une gosse ne peut grandir sainement dans un tel endroit...


C'est définitivement loin d'être une histoire banale, c'est un miracle qu'elle ait put grandir normalement et faire des études dans un foyer pareil.
- Tu te trompes sur un point, t'es loin d'être conne. Franchement, tu crois vraiment que je pourrais m'intéresser par une vulgaire connasse comme il y en a tant? Ne dis donc pas n'importe quoi, de plus ce que tu as traversé n'est pas banal il faut le dire... D'ailleurs je commence à comprendre pourquoi tu m'as offert un tome de "Baptism" tout à l'heure. Ai-je tort d'y voir un lien? Tu te reconnais dans le personnage de la jeune héroïne, non?

- A vrai dire je n'y avais même pas songé. Peut-être était-ce un appel à l'aide de mon inconscient? Le pire est qu'elle s'est mise au chômage depuis août, elle passe les journées entières devant son miroir. Et au moindre bruit...
- Elle se précipite vers toi j'imagine...
- Tout à fait, toute tremblante, la voix déchirante, en panique. C'est un triste spectacle... D'autant plus triste si tu considère que sa maladie de base, qui a entraînée des années de rupture familiale avant de voir le départ de mon père, à été causée par ma faute. J'ai maladroitement fait basculé une friteuse pleine d'huile bouillante qui gicla au sol et brûla le visage de ma mère accroupit à quelques pas de là. Cette culpabilité a toujours pesée... C'est pourquoi je n'ai pas voulu appeler de l'aide auprès de psychiatres. Sa dysmorphophobie ne se serait peut-être jamais révélée si je n'avais pas renversé cette huile bouillante et sa folie n'aurait pas explosée l'été dernier si mon père ne nous avait pas lâchement abandonné. En clair ma mère est une femme faible qui a été enterrée à cause d'une gamine inconsciente et d'un homme égoïste. Une splendide famille de merde tu trouves pas?


La vérité vous l'avez à présent, c'est en effet une histoire particulièrement douloureuse. Vous repensez à cette fille que vous avez abordé hier matin, elle écrivait nerveusement sur un forum de gays. Elle était alors extrêmement timide, incapable d'exprimer clairement ce qu'elle ressentait, incapable de supporter le regard des autres. C'est une fille sensiblement différente que vous rencontrez à présent, triste et abattue, elle ne trouve qu'à rire de son malheur. Elle n'a pas bégayée une seule fois et n'a pas rougi de honte non plus. Elle conta son histoire d'un ton cynique et désabusé tout du long. Une nouvelle facette du personnage s'est dévoilé. Il ne tient qu'à vous de répondre comme il se doit à ce dévoilement...
CHOIX :
1. Lui conseiller d'en parler auprès d'un docteur
2. Lui demander ce qu'elle a prévue de faire
3. Lui dire que la porte de votre maison lui est toujours ouverte
Sans critiquer l'histoire de l'op, c'est exactement ce que je disais, c'est des problèmes à la con encore, fallait la BZ
Donc je vote pour la 3, c'est une grande fille elle sait ce qu'elle doit faire c'est pas à nous de la conseiller, nous on veut juste passer du temps avec elle en vrai.
Donc je vote pour la 3, c'est une grande fille elle sait ce qu'elle doit faire c'est pas à nous de la conseiller, nous on veut juste passer du temps avec elle en vrai.
Citation de Porc
Sans critiquer l'histoire de l'op, c'est exactement ce que je disais, c'est des problèmes à la con encore, fallait la BZ![]()
Donc je vote pour la 3, c'est une grande fille elle sait ce qu'elle doit faire c'est pas à nous de la conseiller, nous on veut juste passer du temps avec elle en vrai.
Je me demandais quoi faire avec des choix pareils, je pouvais pas créer une histoire trop dramatique ou trop violente du coup j'ai opté pour ça. Au moins ça explique un peu son caractère introvertie.

D'ailleurs vu que vous vous êtes éloignés un peu de toutes les routes principales la fic va bientôt se conclure





