32) Cicatrice
[CHOIX 1]
Il vous serait facile d'abandonner votre virginité avec votre partenaire apathique. Il est certain qu'elle ne refuserait pas vos avances, cependant vous ne souhaitez pas profiter de cette situation. Cette fille ne va pas bien, elle veut juste se reposer. Coucher avec elle alors que vous étiez encore un inconnu à ses yeux il y a 48 heures ne pourrait certainement pas la réconforter. De plus votre antipathie vis à vis de vos congénères s'est beaucoup atténuée au contact de cette pucelle. Lui venir en aide est la seule chose à laquelle vous pensez.
- Marion, tu ne voudrais vraiment pas me parler de ce qui ne va pas? Je ne sais si je te serais d'une grande aide mais je ferais de mon mieux. ça te fera peut-être du bien de te confier, tu ne penses pas?
- Hum, comment pareilles conneries pourraient t'intéresser? c'est juste une histoire chiante comme tant de gens ont. On a tous un fardeau non? Qu'il soit réel ou mental...

Dit-elle d'un ton ténébreux, les mains appuyée sur votre lit, les jambes croisées, la tête tournée vers le plafond et le regard perdu dans le lointain.
- C'est vrai mais personnellement je n'ai jamais été poussé à demander à une femme de m'héberger chez elle pour fuir mes problèmes... J'imagine que c'est lié à ton foyer non?
- "Bien vu! ça tombait sous le sens et j'ai eu tort d'essayer de le cacher j'imagine... Bah j'en ai plus rien à faire, je peux bien t'en parler...."
C'est d'un petit rire nerveux qu'elle ponctue sa réplique : "J'espère que tu ne vas pas trop t'ennuyer."

Sur ce elle marque un temps d'arrêt, calme son rire et commence à vous narrer l'histoire de sa souffrance quotidienne :
- Pour te dire ça rapidement : le problème c'est ma mère. Elle est complétement folle à lier, je ne sais plus quoi faire. Tous les matins je suis obligé de partir en courant de la maison, au moindre bruit dans la maison elle s'inquiète, elle a peur que je la quitte. Que je ne m'en aille loin d'ici, loin d'elle. Du coup je suis obligé de partir à des heures différentes, de plus en plus tôt le matin. Pour notre rendez-vous cet après-midi je suis en fait partie de chez moi à 5 h du matin, je me suis baladé toute la matinée avant que la BU n'ouvre. Et tu veux savoir le plus dingue?

Elle se leva pour chercher son portable dans son sac à main, avant de vous le tendre. Sous vos yeux défilent des dizaines et des dizaines de messages tous éloignés de quelques minutes en moyenne, de quelques secondes parfois. Ces messages varient entre pressions, supplications, menaces de suicides, désarroi... A ce moment son portable vibre à nouveau : "tu m'abandonnes toi aussi c'est ça?!!!", puis : "je m'excuse, je t'en supplie je serais une bonne mère , alors ne me laisse pas".
C'est complétement démentiel, seul un esprit torturé pourrait agir ainsi.
- Et c'est comme ça depuis combien de temps? Tu n'as jamais songé à la faire examiner par un spécialiste? Ton père ou ta famille réagissent comment?
- C'est comme ça depuis l'été dernier, ça a empiré avec la reprise des cours vu que forcément je m'absentait toute la journée... Enfin ses troubles mentaux sont plus anciens que ça, mais sa folie n'est réellement apparut que lorsque mon père est parti l'été dernier...
Soupirant un instant, le regard toujours au loin, c'est d'un ton limpide et parfaitement détaché qu'elle reprend son discours :
- Tu sais ce qu'est la dysmorphophobie? En gros c'est un état psychologique qui te pousse à imaginer ta laideur physique. Dans des cas légers ça comprend une bonne partie des adolescentes actuelles qui, sans se renseigner sur la nutrition, préfèrent faire un régime et se faire vomir. Dans des cas lourds comme ma mère ça se manifeste par une dépression constante, une paranoïa extrême, une peur du regard des autres, un complexe d'infériorité, une obsession permanente pour la beauté de son visage. Et ce n'était que le premier stade de sa folie. C'est suite à un accident survenue lorsque j'étais enfant que son mal est apparut. Elle fut brûlée au visage. Cet incident ne laissa qu'une brûlure de petite taille au final, mais qui marqua son visage à vie. Depuis, cette légère cicatrice n'a cessé de l'obséder. Des suites de l'accident elle se levait tôt tous les matin,se maquillait, se démaquillait, se lavait puis se maquillait de nouveau, des heures durant avant de partir au travail. ça a évidemment entrainé son lot de problèmes. Au final mon père était agacé de sa femme, tous nos efforts pour lui dire de consulter ont été vains. Il s'est ensuite écoulé des années durant lesquelles mon père passait ses soirées ailleurs, en compagnie d'une de ses maîtresse sans doute, tandis que ma mère consacrait son peu de temps libre en dehors des heures de travail à ses soins de visage. J'ai finalement grandie seule, sans mes parents, dans un environnement froid, dénué de toute chaleur. Pas étonnant que je sois devenue si conne, une gosse ne peut grandir sainement dans un tel endroit...

C'est définitivement loin d'être une histoire banale, c'est un miracle qu'elle ait put grandir normalement et faire des études dans un foyer pareil.
- Tu te trompes sur un point, t'es loin d'être conne. Franchement, tu crois vraiment que je pourrais m'intéresser par une vulgaire connasse comme il y en a tant? Ne dis donc pas n'importe quoi, de plus ce que tu as traversé n'est pas banal il faut le dire... D'ailleurs je commence à comprendre pourquoi tu m'as offert un tome de "Baptism" tout à l'heure. Ai-je tort d'y voir un lien? Tu te reconnais dans le personnage de la jeune héroïne, non?
- A vrai dire je n'y avais même pas songé. Peut-être était-ce un appel à l'aide de mon inconscient? Le pire est qu'elle s'est mise au chômage depuis août, elle passe les journées entières devant son miroir. Et au moindre bruit...
- Elle se précipite vers toi j'imagine...
- Tout à fait, toute tremblante, la voix déchirante, en panique. C'est un triste spectacle... D'autant plus triste si tu considère que sa maladie de base, qui a entraînée des années de rupture familiale avant de voir le départ de mon père, à été causée par ma faute. J'ai maladroitement fait basculé une friteuse pleine d'huile bouillante qui gicla au sol et brûla le visage de ma mère accroupit à quelques pas de là. Cette culpabilité a toujours pesée... C'est pourquoi je n'ai pas voulu appeler de l'aide auprès de psychiatres. Sa dysmorphophobie ne se serait peut-être jamais révélée si je n'avais pas renversé cette huile bouillante et sa folie n'aurait pas explosée l'été dernier si mon père ne nous avait pas lâchement abandonné. En clair ma mère est une femme faible qui a été enterrée à cause d'une gamine inconsciente et d'un homme égoïste. Une splendide famille de merde tu trouves pas?

La vérité vous l'avez à présent, c'est en effet une histoire particulièrement douloureuse. Vous repensez à cette fille que vous avez abordé hier matin, elle écrivait nerveusement sur un forum de gays. Elle était alors extrêmement timide, incapable d'exprimer clairement ce qu'elle ressentait, incapable de supporter le regard des autres. C'est une fille sensiblement différente que vous rencontrez à présent, triste et abattue, elle ne trouve qu'à rire de son malheur. Elle n'a pas bégayée une seule fois et n'a pas rougi de honte non plus. Elle conta son histoire d'un ton cynique et désabusé tout du long. Une nouvelle facette du personnage s'est dévoilé. Il ne tient qu'à vous de répondre comme il se doit à ce dévoilement...
CHOIX :
1. Lui conseiller d'en parler auprès d'un docteur
2. Lui demander ce qu'elle a prévue de faire
3. Lui dire que la porte de votre maison lui est toujours ouverte
[CHOIX 1]
Il vous serait facile d'abandonner votre virginité avec votre partenaire apathique. Il est certain qu'elle ne refuserait pas vos avances, cependant vous ne souhaitez pas profiter de cette situation. Cette fille ne va pas bien, elle veut juste se reposer. Coucher avec elle alors que vous étiez encore un inconnu à ses yeux il y a 48 heures ne pourrait certainement pas la réconforter. De plus votre antipathie vis à vis de vos congénères s'est beaucoup atténuée au contact de cette pucelle. Lui venir en aide est la seule chose à laquelle vous pensez.
- Marion, tu ne voudrais vraiment pas me parler de ce qui ne va pas? Je ne sais si je te serais d'une grande aide mais je ferais de mon mieux. ça te fera peut-être du bien de te confier, tu ne penses pas?

- Hum, comment pareilles conneries pourraient t'intéresser? c'est juste une histoire chiante comme tant de gens ont. On a tous un fardeau non? Qu'il soit réel ou mental...


Dit-elle d'un ton ténébreux, les mains appuyée sur votre lit, les jambes croisées, la tête tournée vers le plafond et le regard perdu dans le lointain.
- C'est vrai mais personnellement je n'ai jamais été poussé à demander à une femme de m'héberger chez elle pour fuir mes problèmes... J'imagine que c'est lié à ton foyer non?

- "Bien vu! ça tombait sous le sens et j'ai eu tort d'essayer de le cacher j'imagine... Bah j'en ai plus rien à faire, je peux bien t'en parler...."
C'est d'un petit rire nerveux qu'elle ponctue sa réplique : "J'espère que tu ne vas pas trop t'ennuyer."


Sur ce elle marque un temps d'arrêt, calme son rire et commence à vous narrer l'histoire de sa souffrance quotidienne :
- Pour te dire ça rapidement : le problème c'est ma mère. Elle est complétement folle à lier, je ne sais plus quoi faire. Tous les matins je suis obligé de partir en courant de la maison, au moindre bruit dans la maison elle s'inquiète, elle a peur que je la quitte. Que je ne m'en aille loin d'ici, loin d'elle. Du coup je suis obligé de partir à des heures différentes, de plus en plus tôt le matin. Pour notre rendez-vous cet après-midi je suis en fait partie de chez moi à 5 h du matin, je me suis baladé toute la matinée avant que la BU n'ouvre. Et tu veux savoir le plus dingue?


Elle se leva pour chercher son portable dans son sac à main, avant de vous le tendre. Sous vos yeux défilent des dizaines et des dizaines de messages tous éloignés de quelques minutes en moyenne, de quelques secondes parfois. Ces messages varient entre pressions, supplications, menaces de suicides, désarroi... A ce moment son portable vibre à nouveau : "tu m'abandonnes toi aussi c'est ça?!!!", puis : "je m'excuse, je t'en supplie je serais une bonne mère , alors ne me laisse pas".
C'est complétement démentiel, seul un esprit torturé pourrait agir ainsi.

- Et c'est comme ça depuis combien de temps? Tu n'as jamais songé à la faire examiner par un spécialiste? Ton père ou ta famille réagissent comment?

- C'est comme ça depuis l'été dernier, ça a empiré avec la reprise des cours vu que forcément je m'absentait toute la journée... Enfin ses troubles mentaux sont plus anciens que ça, mais sa folie n'est réellement apparut que lorsque mon père est parti l'été dernier...
Soupirant un instant, le regard toujours au loin, c'est d'un ton limpide et parfaitement détaché qu'elle reprend son discours :
- Tu sais ce qu'est la dysmorphophobie? En gros c'est un état psychologique qui te pousse à imaginer ta laideur physique. Dans des cas légers ça comprend une bonne partie des adolescentes actuelles qui, sans se renseigner sur la nutrition, préfèrent faire un régime et se faire vomir. Dans des cas lourds comme ma mère ça se manifeste par une dépression constante, une paranoïa extrême, une peur du regard des autres, un complexe d'infériorité, une obsession permanente pour la beauté de son visage. Et ce n'était que le premier stade de sa folie. C'est suite à un accident survenue lorsque j'étais enfant que son mal est apparut. Elle fut brûlée au visage. Cet incident ne laissa qu'une brûlure de petite taille au final, mais qui marqua son visage à vie. Depuis, cette légère cicatrice n'a cessé de l'obséder. Des suites de l'accident elle se levait tôt tous les matin,se maquillait, se démaquillait, se lavait puis se maquillait de nouveau, des heures durant avant de partir au travail. ça a évidemment entrainé son lot de problèmes. Au final mon père était agacé de sa femme, tous nos efforts pour lui dire de consulter ont été vains. Il s'est ensuite écoulé des années durant lesquelles mon père passait ses soirées ailleurs, en compagnie d'une de ses maîtresse sans doute, tandis que ma mère consacrait son peu de temps libre en dehors des heures de travail à ses soins de visage. J'ai finalement grandie seule, sans mes parents, dans un environnement froid, dénué de toute chaleur. Pas étonnant que je sois devenue si conne, une gosse ne peut grandir sainement dans un tel endroit...


C'est définitivement loin d'être une histoire banale, c'est un miracle qu'elle ait put grandir normalement et faire des études dans un foyer pareil.
- Tu te trompes sur un point, t'es loin d'être conne. Franchement, tu crois vraiment que je pourrais m'intéresser par une vulgaire connasse comme il y en a tant? Ne dis donc pas n'importe quoi, de plus ce que tu as traversé n'est pas banal il faut le dire... D'ailleurs je commence à comprendre pourquoi tu m'as offert un tome de "Baptism" tout à l'heure. Ai-je tort d'y voir un lien? Tu te reconnais dans le personnage de la jeune héroïne, non?

- A vrai dire je n'y avais même pas songé. Peut-être était-ce un appel à l'aide de mon inconscient? Le pire est qu'elle s'est mise au chômage depuis août, elle passe les journées entières devant son miroir. Et au moindre bruit...
- Elle se précipite vers toi j'imagine...
- Tout à fait, toute tremblante, la voix déchirante, en panique. C'est un triste spectacle... D'autant plus triste si tu considère que sa maladie de base, qui a entraînée des années de rupture familiale avant de voir le départ de mon père, à été causée par ma faute. J'ai maladroitement fait basculé une friteuse pleine d'huile bouillante qui gicla au sol et brûla le visage de ma mère accroupit à quelques pas de là. Cette culpabilité a toujours pesée... C'est pourquoi je n'ai pas voulu appeler de l'aide auprès de psychiatres. Sa dysmorphophobie ne se serait peut-être jamais révélée si je n'avais pas renversé cette huile bouillante et sa folie n'aurait pas explosée l'été dernier si mon père ne nous avait pas lâchement abandonné. En clair ma mère est une femme faible qui a été enterrée à cause d'une gamine inconsciente et d'un homme égoïste. Une splendide famille de merde tu trouves pas?


La vérité vous l'avez à présent, c'est en effet une histoire particulièrement douloureuse. Vous repensez à cette fille que vous avez abordé hier matin, elle écrivait nerveusement sur un forum de gays. Elle était alors extrêmement timide, incapable d'exprimer clairement ce qu'elle ressentait, incapable de supporter le regard des autres. C'est une fille sensiblement différente que vous rencontrez à présent, triste et abattue, elle ne trouve qu'à rire de son malheur. Elle n'a pas bégayée une seule fois et n'a pas rougi de honte non plus. Elle conta son histoire d'un ton cynique et désabusé tout du long. Une nouvelle facette du personnage s'est dévoilé. Il ne tient qu'à vous de répondre comme il se doit à ce dévoilement...
CHOIX :
1. Lui conseiller d'en parler auprès d'un docteur
2. Lui demander ce qu'elle a prévue de faire
3. Lui dire que la porte de votre maison lui est toujours ouverte