Topic : « Je t'attribue un volontaire étranger LVF, Waffen-SS français »
Citation de GoyInsoumis
oué oué
go mettre mon arrière grand père
Joseph Diépart, Belge âgé de 35 ans quand il s'engage à la LVF en 1941. Cultive le style soudard et baroudeur, il est surnommé "le guépard" par ses camarades. Photo dans sa jeunesse et dans son uniforme de la LVF (sergent / unteroffizier) :




D'après Gregory Bouysse (2011). Dictionnaire biographique des volontaires de la Légion des Volontaires Français, du Bezen Perrot et de la Brigade Nord-africaine.
Citation de Fizdou
T
Léon Vatchnadzé, Géorgien réfugié en France. Il s'engage à la LVF en 1941 alors qu'il est âgé seulement de 15 ans. Démobilisé après le premier hiver 1941-1942. Ici en photo avec le comte de Gournay, l'un des plus vieux engagé de 1941.




D'après Gregory Bouysse (2011). Dictionnaire biographique des volontaires de la Légion des Volontaires Français, du Bezen Perrot et de la Brigade Nord-africaine.
Citation de Alegna
Louis-Joachim Eugène, d'origine Guadeloupéenne, s'engage à la LVF à 39 ans. Il devient attaché à l'état-major allemand de la légion. Réformé en 1943, il passe à l'Organisation Todt, au grade de
Truppführer.


D'après :
Serge Bilé (2011). Sombres Bourreaux - collabos africains, antillais, guyanais, réunionnais et noirs américains, dans la deuxième guerre mondiale.
Gregory Bouysse (2011). Dictionnaire biographique des volontaires de la Légion des Volontaires Français, du Bezen Perrot et de la Brigade Nord-africaine
Citation de Taisouhx
Toast
Friedrich-Wilhelm Kilfitt. D'origine allemande, il fut sergent de la Légion étrangère où il servit vingt ans. Naturalisé français en 1934 (j'ai vérifié).


Officier trésorier du IIIe bataillon de la LVF. Il passait comme le plus grand mythomane de
toute la LVF ! Il quitte la LVF début 1943.
J'ai trouvé une reproduction d'une lettre qu'il aurait reçu de son camarade Simon Sabiani (publié dans L'Émancipation nationale du 5 septembre 1942) :


D'après recherches personnelles + Gregory Bouysse (2011). Dictionnaire biographique des volontaires de la Légion des Volontaires Français, du Bezen Perrot et de la Brigade Nord-africaine
Citation de Bacardi
Vladimir Tirbakh, né à Qingdao, en Chine, de parents russe. Son père, général de brigade dans l'ex-armée du tsar, a combattu les bolchéviques en Mandchourie avec l'Ataman Semenov.
Il arrive en France avec ses parents en 1933. Mis en pension à Blois, il s'engage dans l'armée en 1939. Fait prisonnier dans la Vienne, il s'évade, se fait démobiliser à Limoges, puis regagne Paris. Il passe dans les Chantiers de Jeunesse, en tant que professeur de natation à la piscine du Pecq, il réside alors à Versailles. Beau garçon, il collectionne les succès féminins, mais il s'ennuie de cette vie trop tranquille.

Tirbakh décide de s'engager à la LVF le 3 septembre 1941. Engagé en tant que simple soldat, chef de pièce du mortier de 50mm au troisième peloton de la 2e compagnie. Promu sergent en 1942, il sert cette année là à la 1ère compagnie 249 et est décoré de la Croix de guerre légionnaire le 12 mai 1943. Tirbakh est le seul homme de troupe de la LVF engagé en 1941 comme simple légionnaire à finir officier en 1944.
Blessé grièvement au bras en février 1944, les médecins allemands arrivent à lui sauver son bras, mais
Tirbakh ne rejoindra plus le front. Il rejoint la rue Auber, à Paris, puis s'exilera en Allemagne à la Libération.
Il est arrêté près de Kassel par les Américains le 21 avril 1945.
Il meurt à Montauban en 1995. :


Ici, décoré par le colonel Puaud :


D'après recherches personnelles + Gregory Bouysse (2011). Dictionnaire biographique des volontaires de la Légion des Volontaires Français, du Bezen Perrot et de la Brigade Nord-africaine
Citation de KAEFAISSERELLE
Miloudi Ben Salah. D'origine Marocaine, ancien boxeur, sergent-chef en 1940. Il fut membre de la Brigade Nord-Africaine (les "SS Mohamed" ) en 1944 et chef des gardes du corps de Henri Lafont, chef de la Carlingue (la Gestapo française), rue Lauriston, à Paris.
Condamné à mort par contumace, en 1945.






D'après :
Journal officiel de la République française, 12 septembre 1948
L’Aube, 21 octobre 1948
L’Œuvre, 21 février 1944
Gregory Bouysse (2011). Dictionnaire biographique des volontaires de la Légion des Volontaires Français, du Bezen Perrot et de la Brigade Nord-africaine
T. si jamais. 

Citation de Lensois
t
Pas un étranger mais un Narbo : Guy Servant
Né en 1920. Gendre d'Eugène Deloncle (cofondateur de La Cagoule et ancien attaché de cabinet de Laval). Étudiant de l'École des sciences politiques de Paris, il est admis à l'école des chars de combat de Versailles.
Engagé à la LVF le 27 août 1941, son physique et son teint mat font qu'on le prend parfois pour un Andalou. Beau parleur, drôle et sûr de lui, cela lui vaut quelques ennemis à LVF, qui le traitent de fils à papa
carriériste.
Servant sert comme chef de section à la 2e, compagnie jusqu'au retrait de la LVF vers les arrières, où, malgré son piteux état de santé, il parvient à suivre. Il est décoré de la Croix de guerre légionnaire avec palme, et de l'Insigne des blessés en bronze.
Servant revient à Paris le 18 mars 1942 en tant qu'officier d'ordonnance du colonel Labonne. Il devient ensuite le secrétaire général de l'association des anciens combattants de la LVF (créée le 18 février 1943). Il participe ainsi dans ce cadre là au voyage officiel de Fernand De Brinon aux deux bataillons de la LVF en juin 1943. Il quitte le Comité central de la LVF début 1944.




D'après :
Le Combattant européen, 15 novembre 1943.
La Croix, 11 octobre 1945.
Gregory Bouysse (2011). Dictionnaire biographique des volontaires de la Légion des Volontaires Français, du Bezen Perrot et de la Brigade Nord-africaine.
Citation de AsaMitaka
T
Raymond Kelilou
Métis breton-arabe, engagé caporal à la 10e compagnie de la LVF en 1943, il devient chef de la
première section de la 10e compagnie durant l'été 1943, en tant que sergent. Quitte le front en décembre 1943, pour gagner le camp de Deba afin d'y suivre un cours d'élève-officier.
En passant au PC du bataillon avant son départ, il reçoit la Croix de fer IIe classe. Il est muté en
mars 1944 au dépôt de Greifenberg, puis au second bataillon de la LVF. Il en « déserte » durant la retraite, fin juin 1944, écœuré du désordre y régnant. Il retrouve la 9e compagnie durant la retraite, début juillet 1944.
Kelilou disparaît un jour de fin août 1944, avec deux autres camarades, pour éviter le transfert à la Waffen-SS.


(à gauche)


D'après Gregory Bouysse (2011). Dictionnaire biographique des volontaires de la Légion des Volontaires Français, du Bezen Perrot et de la Brigade Nord-africaine.
Citation de Lensois
Mais ça me correspond pas du tout
Oui, je n'ai pas précisé pour ce topic, désolé. Mais peut-être un jour avec les volontaires français, les nordistes ne manquent pas.

@berbere2souche tu penses que Hitler n'aurait pas dû envahir l'URSS et construire à la place un "mur de l'Atlantique" sur sa frontière Est ?
C'est toujours facile d'avoir raison après, mais l'État-major allemand n'était pas emballé

Ça aurait donné une guerre froide à 3 blocs.
C'est toujours facile d'avoir raison après, mais l'État-major allemand n'était pas emballé


Ça aurait donné une guerre froide à 3 blocs.
Citation de Atlantide
t
Norbert Désirée
Né le 12 juillet 1909 à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, d'un père inconnu. Il débarque en métropole, à Bordeaux, à une date non connue. Il part s'installer à Paris en 1940. Il s'engage dans la LVF en 1941, avec une douzaine d'autres antillais. Il quitte Versailles le 1er décembre 1941, pour être affecté au IIIe bataillon, nouvellement formé fin 1941. Il réussit à ne pas se faire renvoyé de la LVF comme ce devait être le cas pour tous les hommes de couleur noire, arabes et russes au début de 1942.
Désirée sert jusqu'en 1944 au sein de la 10e compagnie. Possédant une ouïe exceptionnelle, c'est lui qui entendit les appels à l'aide du sergent Buissonière, considéré comme perdu sur la rive ennemie de la
Dessna depuis le 17 mai 1943. Il mènera une patrouille de recherche, malgré l'ordre de refus du lieutenant Alinot, qui croira que son imagination joue des tours à l'antillais. Désirée sert à la LVF jusqu'au bout, mais est refusé lors du transfert de la LVF à la Waffen-SS, en septembre 1944, alors qu'il était volontaire pour continuer.
Il est envoyé au camp de concentration du Stutthof, où il débarque le 13 octobre 1944. Il est libéré par l'armée américaine le 10 juin 1945, et rentre en France en passant par la Suède, se faisant porter comme déporté. Il rejoint Bordeaux, et travaille comme docker. Pensant que la justice l'a oublié, Désirée est arrêté tardivement, le 7 mars 1953. Il est libéré peu après, et jugé le 29 octobre 1953 à Bordeaux. Il est condamné à un an de prison, peine qu'il n'effectue pas, grâce à la loi d'amnistie du 6 août 1953.
Désirée travaillera comme docker au port de Bordeaux, jusqu'à être limogé le 31 mars 1966. En mai
1968, il est hospitalisé en urgence au service de neurochirurgie à Bordeaux. Il meurt le 20 mai 1968.


D'après :
Serge Bilé (2011). Sombres Bourreaux - collabos africains, antillais, guyanais, réunionnais et noirs américains, dans la deuxième guerre mondiale.
Gregory Bouysse (2011). Dictionnaire biographique des volontaires de la Légion des Volontaires Français, du Bezen Perrot et de la Brigade Nord-africaine
Citation de Pitycaruskid
toast
Constantin Lipko
D'origine russe, a combattu les rouges en Sibérie sous les ordres de l'amiral Koltchak, de 1918 à
1920. Réfugié en France, engagé dans la Légion étrangère, sous-officier de carrière en 1931. Il a servit au
Maroc, Levant et au Tonkin. Titulaire de la Médaille militaire. Chef de section à la 2 ème compagnie en 1942, il sera relevé de son commandement en décembre 1942, car trop proche des civils russes, et trop imprudent dans ses rapports avec ces derniers. Il racontera son aventure peu après son retour en France, dans un article du Combattant européen (que j'ai retrouvé).








D'après :
Le Combattant européen, 1 février 1944
Journal officiel de la République française, 8 juillet 1936
Gregory Bouysse (2011). Dictionnaire biographique des volontaires de la Légion des Volontaires Français, du Bezen Perrot et de la Brigade Nord-africaine





toast 
