Citation de Bacardi
Vladimir Tirbakh, né à Qingdao, en Chine, de parents russe. Son père, général de brigade dans l'ex-armée du tsar, a combattu les bolchéviques en Mandchourie avec l'Ataman Semenov.
Il arrive en France avec ses parents en 1933. Mis en pension à Blois, il s'engage dans l'armée en 1939. Fait prisonnier dans la Vienne, il s'évade, se fait démobiliser à Limoges, puis regagne Paris. Il passe dans les Chantiers de Jeunesse, en tant que professeur de natation à la piscine du Pecq, il réside alors à Versailles. Beau garçon, il collectionne les succès féminins, mais il s'ennuie de cette vie trop tranquille.

Tirbakh décide de s'engager à la LVF le 3 septembre 1941. Engagé en tant que simple soldat, chef de pièce du mortier de 50mm au troisième peloton de la 2e compagnie. Promu sergent en 1942, il sert cette année là à la 1ère compagnie 249 et est décoré de la Croix de guerre légionnaire le 12 mai 1943. Tirbakh est le seul homme de troupe de la LVF engagé en 1941 comme simple légionnaire à finir officier en 1944.
Blessé grièvement au bras en février 1944, les médecins allemands arrivent à lui sauver son bras, mais
Tirbakh ne rejoindra plus le front. Il rejoint la rue Auber, à Paris, puis s'exilera en Allemagne à la Libération.
Il est arrêté près de Kassel par les Américains le 21 avril 1945.
Il meurt à Montauban en 1995. :


Ici, décoré par le colonel Puaud :


D'après recherches personnelles + Gregory Bouysse (2011). Dictionnaire biographique des volontaires de la Légion des Volontaires Français, du Bezen Perrot et de la Brigade Nord-africaine
