Topic : « Le boss du Hezbollah qui CHIE MOU en direct à la TV AYAAAAAA »

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Le chef du hezbollah, dernier espoir des musulmans, vient de dire que "cette guerre est totalement palestinienne et n'a rien de regional"

Traduction: il est prit de diarrhée explosive et fera rien :rire:


https://image.noelshack.com/minis/2021/29/1/1626724155-naturelle.png


En espérant que le Hamas s'en remette, l'Iran et la Russie les ont envoyé à l'abbatoir sans aucune pitié hiya https://image.noelshack.com/minis/2020/33/5/1597425910-leo-16.png
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Ouais j'ai écouté ça + suivi le direct sur L'Orient-Le Jour. C'était prévisible car le Hezbollah libanais suit la ligne de son maître iranien depuis le début de l'opération.

L’Iran est confronté à un dilemme entre :

- intensifier les opérations militaires du Hezbollah et ses autres milices (au Yémen, en Irak et en Syrie) en réponse à l’invasion de Gaza pour renforcer sa crédibilité ;

- et risquer d'aller trop loin et donc déclencher une guerre régionale plus large.

Je pense aussi qu'une guerre régionale pourrait donner le sentiment aux pays arabes que l'Iran fait la guerre sur le dos des Arabes dans la mesure où le principal front en cas de conflit entre l'Iran et Israël se situera au Liban sud.
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Citation de Laplanteverte
J'ai plusieurs questions d'ailleurs là-dessus.
Est-ce que l'Iran a vraiment validé les attaques du Hamas

L'Iran n'était pas au courant, je pense, tout simplement car ils n'ont pas de relations aussi étroites avec le Hamas qu'avec le Hezbollah.

Cette attaque du Hamas est a placer, je pense, dans un contexte plus large de la tendance au poly-alignement de certains États arabes depuis trois ans (les accords d'Abraham). Notamment l'Arabie saoudite qui semblait sur la voie de la normalisation avec Israël.

Du coup, Déluge d'al-Aqsa est un coup de force qui pousse Israël a réagir militairement certes, mais qui permet de casser le processus de normalisation entre Israël et l'Arabie Saoudite. Cette normalisation qui n'arrangeait ni le Hamas, ni l'Iran.

ou est-ce que ce dernier ne sentait pas le vent tourner en leur défaveur si Israël à normaliser les relations ?

Israël n'a pas normalisé les relations avec le Hamas. Pour la presse, Israël a été trop confiant, en pensant que le Hamas allait s'éteindre. Par exemple, certaines dépêches rapportent que le Mossad ne surveillait quasiment plus les radios locales depuis quelques mois.

Perso, je pense que les services secrets israéliens étaient au courant d'une attaque (lire les articles sur l'Egypte qui avait prévenu, ou les propos de l'ancien premier ministre, à prendre avec des pincettes car ennemi politique de Netanyahou).

Ce revers permet une sorte de gouvernement d'union nationale en Israël, et pourquoi pas, à terme, reconquérir Gaza qu'ils ont conquis en 1967 sur l'Egypte pendant la guerre des Six Jours, avant d'évacuer la zone en 2005 (tout en faisant en sorte que Gaza dépende d’Israël pour tout trafic économique).

Est-ce que l'on ne commence pas a voir la fin de ce modèle de milice paramilitaire qui se répose sur l'utilisation des civils comme protection passive avec le postulat que si leur ennemis frappe les conséquences diplomatiques n'en vaudrons jamais le coup ?

Je ne pense pas car l'Iran considère ses milices (Houthis au Yémen, Hezbollah libanais, sous--branches du Hezbollah en Syrie comme la Division Fatimide ou les brigades de la paix...) comme son bras d’influence étendu, capable de frapper tout en dédouanant un peu le gouvernement iranien.

Ces milices sont leur levier militaire pour les négociations internationales et un moyen de faire pencher la balance des forces au Proche-Orient.

La distance joue également, car ces milices permettent à l'Iran de se rapprocher géographiquement de leurs ennemis comme Israël et les États-Unis (via les attaques sur les bases américaines en Syrie, par exemple, pas plus tard qu'il y a quelques jours), et de rivaux comme l’Arabie saoudite (conflit au Yémen).

Ça fait 40 ans que cette politique de postes avancés fonctionne (avant le Hezbollah, l'Iran s'appuyait sur le mouvement Amal, au Liban, dans les années 1980) mais tu n'as pas tort dans le sens où un conflit soutenu à Gaza pourrait tester les limites de cette politique.

Dans le sens où même si Téhéran garde tout sous contrôle (ses milices internationales sont parfaitement coordonnées), il existe un monde ou certaines de ces milices, pourraient complètement ignorer les conseils et les directives iraniennes, s'engageant dans une action non coordonnée qui pourrait déclencher une guerre terrible et, donc, mettre l'Iran devant le fait accompli.

C'est aussi pour cette raison, je pense, que l'Iran a aidé à financer, former et armer les militants du Hamas, et avait fourni le savoir-faire technologique pour construire son propre arsenal de drones et de roquettes en particulier à Gaza (mais aussi au Yémen avec les Houthis), où les blocus rendent pratiquement impossible la livraison d’armes lourdes.

Ça permet à l'Iran d'élargir leur champ d'action, de maintenir la pression sur Israël sur deux fronts (Hezbollah au nord d’Israël et Gaza dans le sud), tout en se dédouanant un peu de ses responsabilités, comme Nasrallah (le boss du Hezbollah) vient de le faire aujourd'hui même.
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Citation de Laplanteverte
J'ai tous lu c'est intéressant.
Je pensais justement au processus de normalisation d'Israël avec les pays arabes en général qui isolait ou rendait obsolète le Hamas (en dehors de son role de semi pions de l'Iran) .
Ce genre de milice est en effet intéressante pour l'Iran en terme de dilution de la responsabilité mais . Mais est ce qu'elle vont pouvoir simplement continuer d'être efficace ou d'exister physiquement a partir du moment ou ceux qui les subissent n'en ont plus rien a foutre de la pression diplomatique en cas de collatéraux.
Ou du moins qu'une partie de la bataille médiatique et économique est suffisamment gagné pour que les plus gros joueurs ferment les yeux sur la réponse.

Je pense pas, perso, car si ça va trop loin, Israël peut courir le risque de se voir fermer ses acheminements en pétrole (pour le gaz, ça va car Israël est autosuffisant) par exemple... autre chose que des petites condamnations timides de l'ONU...

Les Russes, Chinois mais aussi la Turquie ne ferment pas les yeux sur le Proche-Orient et ces pays restent des partenaires importants pour Israël, notamment pour le pétrole qui viennent principalement du Kurdistan irakien via la Turquie et d'Azerbaïdjan via la Géorgie puis la Turquie.

Et pour le Hamas, même si Israël sera sans retenue contre sa branche armée et admettons que l'Iran ne devienne plus un soutien, le Hamas est porteur d'une idéologie antisioniste qui est partagée par d'autres groupes armés islamiques qui pourront être eux aussi sans retenue avec Israël et prendre le relais politique et militaire.

C'est pour cette raison que depuis 2007 et la prise de contrôle du Hamas sur Gaza, Israël joue sur le velours : accentuer l'isolement de la bande de Gaza, répondre fermement aux roquettes, sans craindre des sanctions de la communauté internationale en cas de ripostes quand la situation devient intenable pour le Hamas (seulement des critiques de l'ONU).

Or, même si Israël a montré son efficacité dans des guerres courtes une guerre totale, sans retenue contre ces milices peut peser sur le pays car Israël craint l'Iran, c'est un ennemi pris très au sérieux.

En cas de conflit, les frontières d’Israël offrent une défense fragile et le pays ne dispose d’aucun espace stratégique, sans parler de la surface du pays (avec des distances très réduites) qui, en cas de guerre longue, nécessite un délai "repérage - identification - riposte" très bref (ce qui demande des efforts conséquents de coordination pour éviter la perte de civils). C'est aussi un pays développé, avec par conséquent des nombreuses bonnes cibles pour l'Iran et ses milices (centrales électriques, thermiques, téléphonies, axes routiers...) et avec aucune possibilité de replis vers un État ami.

Côté Hezbollah, la différence avec le Hamas, je pense, c'est que le Hezbollah a vraiment derrière lui l'Iran : une puissance qui compte dans les relations internationales, avec des influences croisées et avec qui tu ne peux pas être dans la fermeté comme le Hamas qui ne représente pas autant d'intérêts dans cette zone.

Bref, pour conclure et pour comparer un peu avec un autre conflit, l'Iran n'est pas l'Arménie : ce n'est pas un pays qui n'a plus aucune valeur stratégique et qui n'a rien à offrir aux Russes, Américains et Chinois.
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