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Citation de Zebraman
Autre point qui me paraît flagrant depuis que je suis prof, notamment auprès des élèves les plus jeunes :
Beaucoup d'oeuvres d'art contemporain sont considérées comme "magnifiques", "drôles", "trop biens" par les gamins, là où les adultes perdent rapidement toute honnêteté dans leur jugement.
Les éléments les plus spontanés de l'œuvre, comme l'effet brut de la couleur, du mouvement, de la matière, etc, deviennent en quelques années les éléments les moins accessibles, là où ils étaient jusque là clairs comme de l'eau de roche.
Un enfant SAIT s'extasier devant un monochrome d'une belle couleur, bien que les mots pour l'exprimer lui viennent difficilement. En vieillissant, on se formate et on fait taire ses propres intuitions.
On ne peut pas prendre en compte l'avis d'une majorité qui se ment à elle-même.




Citation de Zebraman
On s'en fout. Tu peux bosser mille an et faire de la merde. Ce qui compte c'est si oui ou non tu parviens à dialoguer avec l'œuvre.
+ Faire un monochrome de qualité, c'est pas si évident que ça. Ça demande justement une ouverture d'esprit particulière et une réelle recherche sur la matière en elle-même dépossédée du sujet.

Non absolument pas, selon personne. Jamais. Même pas dans l'académisme le plus néo-classique. 0/20
Citation de Zebraman
De ce que je sais de Tolstoï, ce qu'il critique au moment d'écrire qu'est ce que l'art, c'est l'embourgeoisement de l'art, dénaturant la beauté pour la réduire au confort visuel, à la décoration.
L'art devenant avant tout une commande d'autosatisfaction, l'expression des sentiments, au fondement de la beauté selon Tolstoï, n'a plus sa place : la spontanéité n'existe plus.
Est particulièrement visé le style Rococo par exemple.
Bref, RIEN à voir avec l'art contemporain, et pas tellement à voir avec l'impressionnisme qui reste encore un mouvement marginal d'avant garde.
Avant garde dont Tolstoï faisait ponctuellement partie.
Bref. Le précepteur se gourre.


Citation de Zebraman
Autre point qui me paraît flagrant depuis que je suis prof, notamment auprès des élèves les plus jeunes :
Beaucoup d'oeuvres d'art contemporain sont considérées comme "magnifiques", "drôles", "trop biens" par les gamins, là où les adultes perdent rapidement toute honnêteté dans leur jugement.
Les éléments les plus spontanés de l'œuvre, comme l'effet brut de la couleur, du mouvement, de la matière, etc, deviennent en quelques années les éléments les moins accessibles, là où ils étaient jusque là clairs comme de l'eau de roche.
Un enfant SAIT s'extasier devant un monochrome d'une belle couleur, bien que les mots pour l'exprimer lui viennent difficilement. En vieillissant, on se formate et on fait taire ses propres intuitions.
On ne peut pas prendre en compte l'avis d'une majorité qui se ment à elle-même.


Citation de Zebraman
Mon deuxième "tu" portait sur le public. Ça prêtait à confusion dsl.
Tu vas dans la plupart des églises et les tableaux sont en général de plutôt mauvaise facture. Pourtant les artistes y ont passé du temps.

C'est toi qui parlais d'absence de travail pour rebondir sur l'exemple du monochrome.


L'argument il est que je vais pas me casser le cul à te sortir un truc qui n'existe pas pour confirmer ou infirmer tes propos.
Personne n'en parle. Le travail ne commence à faire œuvre qu'avec l'art contemporain, où la démarche et le processus de création gagnent en intérêt.
Bref gros csc.


Citation de Zebraman
Ils les remarquent rarement parce qu'ils sont plutôt fades. C'est décoratif. L'oeuvre n'existe que pour agrémenter un mur et raconter une histoire avec laquelle les gens sont à l'aise.
Connaître l'histoire aide à se sentir proche de l'œuvre, mais c'est insuffisant.
) pour que ce soit de l'art ? 

L'urinoir de Duchamp c'est un peu compliqué. C'est à la fois un hommage aux Incohérents, une volonté de mettre en avant le travail manufacturé de l'ouvrier, un jeu de relation créé entre l'œuvre, l'artiste et le spectateur et une critique du marché de l'art.

Faux.
L'art contemporain c'est vastissime.
Mais je répondais surtout à ton argument "c'est le travail qui fait l'œuvre", qui pour le coup n'existe que dans certains mouvements de l'art contemporain.

Contre son camp



