Topic : « La guerre civile n'aura pas lieu »

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Citation de Jyme
Me faisant écho de l'échec de la République en 40 ( https://avenoel.org/topic[...]-defaite-de-la-republique
Apercite https://avenoel.org/topic/88233-1-1940-la-defaite-de-la-republique
), il y a une chose que les républicains au pouvoir ont toujours veillé à maintenir pour éviter l'éclatement de leur régime, c'est leur autoritarisme. Autoritarisme ne signifiant pas avoir de l'autorité mais plutôt exercer une apparence d'autorité par des actes de violences, la République a violenté le pays en exacerbant la centralisation autour de la capitale. Depuis le Parlement et le Gouvernement, tout devait se décider. Ces excès ont pour effet qu'il y a une compression des libertés, et une infantilisation de la population. Mais la République étant un pouvoir faible, ne peut que craquer sous le poids des responsabilités, que tour à tour les ministères qui se succèdent évacuent sans les assumer pleinement. Cette mascarade dure encore malgré le fait que tous s'en rendent compte, il suffit d'ailleurs pour cela de se rendre compte des participations médiocres au suffrage qui légitiment les élus.
Dès ses débuts, la République a été confronté au besoin de centraliser, alors même que les départements venaient d'être créées et le Roi chassé. Parce qu'il y avait parmi les nouveaux représentants des ambitieux qui voulaient faire d'une Loire-Inférieur ou d'une Meuse leur fief, il fallait les en empêcher. Et depuis lors, il n'en a jamais été question d'autre chose que de ça. Si le républicain a le malheur (!) de parler de décentralisation, comprenez vite qu'il faille entendre dans son langage de la déconcentration, c'est à dire des fonctionnaires qui, certes sont placés auprès des pays de France, mais qui ont pour ordre d'appliquer les circulaires de Paris à la lettre. Éloigner le pouvoir de Paris, c'est éloigner le fonctionnaire de l'élu et lui accorder une liberté de mouvement qui, alors, bénéficie aux électeurs dont les besoins peuvent être mieux appréciés. Mais si l'électeur peut davantage faire entendre ce dont il a besoin, alors il n'a plus la même dépendance des politiques de l'élu qu'il doit choisir pour aller à Paris. En somme, décentraliser, c'est prendre le risque pour les républicains de subir des défaites électorales, et de cultiver une défiance de la population vis-à-vis de leur pouvoir central.
Ce fait ancien, est parfaitement connu des européistes. On constate que, depuis que la France s'est engagée dans l'intégration de l'Europe, elle a subi de multiples réformes véritablement décentralisatrices, notamment avec la charte des langues régionales et plus récemment la réforme des régions au sein desquelles sont élus des présidents d'assemblées de région. Il y a là, assurément, un mimétisme des anciennes provinces du Royaume, mais non pas qu'elles soient monarchiques, les anciens élus de la Nation se placent à leur tête sans difficulté. C'est plutôt la formation d'États dans l'État, de Républiques dans la République. Or, il reste inconcevable pour la France que de se décharger de ce qui est le plus absolue de ses forces centripètes, à savoir l'Armée. Mais, si nous continuons en ce sens, comme l'exemple espagnol avec la catalogne semble y tendre, il faudra bien l'Armée, donc un conflit civile, pour empêcher l'éclatement de l'unité nationale.
Je le répète, les européistes sont conscients de ce qui se passent. Et ils n'ont guère de raison de vouloir à ce que la France entre en guerre civile. Si des sous-républiques dont ils peuvent prétendre à la Présidence et au gouvernement est alléchant pour eux, ils ne veulent pas se ruiner dans des luttes humaines où ils pourraient eux-même y laisser la peau ! C'est pour quoi, notamment par l'intermédiaire du temporaire Président Macron, dont la jeunesse laisse prévoir que la Présidence française n'est qu'une étape de carrière, la France œuvre pour que l'Union européenne récupère le pouvoir militaire par la constitution d'une armée européenne. Imaginez seulement qu'une armée européenne existe : Bruxelles aura autorité sur Paris pour prémunir de toute contre-offensive sur les éventuels États régionaux qui réclameraient leur indépendance, et qui suite de conséquence viendraient taper à sa porte pour obtenir l'adhésion à l'Union. S'il n'y a plus de France, plus d'Espagne, plus d'Italie, pour se plaindre de la libération de la Corse, de la Catalogne, ou de la Vénétie, alors l'Europe les intègrera et la guerre civile n'aura pas lieu.
Ce scénario, il y a un camps en France qui en a parfaitement conscience et qui a compris depuis très longtemps ce qu'il en tenait, c'est le camps Monarchiste. Hardent défenseurs de la décentralisation, les monarchistes savent que la République ne pouvaient s'y résoudre car cela conduirait à sa destruction. Mais ils savent aussi que, sous un Monarque, souverain et indépendant, sous l'autorité traditionnelle et héréditaire du Roi de France, loin d'une guerre civile, la France s'en retrouverait au contraire renforcée et plus que jamais dotée d'une force qui impressionnerait le monde entier.
L'Europe veut défaire la France, mais la Monarchie viendra la refaire ! Vive le Roi !

La guerre civile aura lieu tôt ou tard kheyou.... :oui: :noelpipe:
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