Topic : « Vous écrivez ? »

Avatar de BoucleDeBarnard BoucleDeBarnard
J'écris pour communiquer mais j'écris pas pour écrire https://image.noelshack.com/minis/2021/24/3/1623869682-da51f4bf-ebb5-4dee-bb4a-d2756c1d53b4.png

Non sinon un jour à un atelier d'écriture j'avais improvisé un truc sur un mec qui voulait fuir les responsabilités du trône de son père en trouvant le secret de l'immortalité pour que le roi ne meurt jamais et qu'il soit libre d'aller troncher son amour véritable etc https://image.noelshack.com/minis/2021/27/7/1626028526-risibwa.png

Mais j'ai plus le texte sous la main c'est perdu dans le néant https://image.noelshack.com/minis/2022/37/1/1663014384-ahi-pince-mais.png
Avatar de Areum Areum
Le téléphone sonne, Léandre se hâte à répondre, des chiffres des mots incompréhensibles et mathématiques sortent de l'appareil, le jeune homme note tout, chiffonne frénétiquement son papier, note à nouveau. Il est assis sur ce bureau métallique depuis des heures et les téléphones sonnent, la pièce est sombre, il doit faire nuit. Il n'est pas seul, on entend les murmures des autres employés qui comme un vent du nord, claquent les portes. Résonnent des bruits de pas à l'étage, un marteau viril lance des hurlements angoissants, ce doit être le patron. Une pluie verte et insensée s'abat sur la fenêtre, ces barreaux démoniaques chutent de leurs nuages pour entourer l'établissement. Seule, une pauvre lampe jaune inonde de son mieux le gris de la prison qui étouffe le travailleur sur sa chaise électrique. Les téléphones sonnent, des bras mécaniques décrochent les machines infernales, on colle les hauts parleurs aux tympans du malheureux, souvent cinq à la fois. Les mathématiques bourdonnent dans son cerveau, il ne peut pas s'allonger sur la table, son corps est soudé au dossier, il ne peut pas bouger, ses jambes sont collées entre elles, et ses bras sont cousus avec le clavier. Une nuit infinie comme celle-là attend l'homme qui n'est plus qu'un rouage de la machine.
Un jour il se brise, des camions passent prendre sa carcasse pour la jeter aux ordures, le malade remue encore dans son corps désarticulé, il vit encore, plus pour longtemps. S'allume le temps d'un instant, la partie de son cerveau responsable des souvenirs, sa mémoire jetable grésille doucement, ronronne les dessins amères d'un pays d'espoir qui ranime la douce lueur verte des yeux de Léandre, une dernière fois, comme s'il avait vu, comme s'il avait tout vu.~~
Avatar de Etudiant Etudiant
Citation de Areum
Le téléphone sonne, Léandre se hâte à répondre, des chiffres des mots incompréhensibles et mathématiques sortent de l'appareil, le jeune homme note tout, chiffonne frénétiquement son papier, note à nouveau. Il est assis sur ce bureau métallique depuis des heures et les téléphones sonnent, la pièce est sombre, il doit faire nuit. Il n'est pas seul, on entend les murmures des autres employés qui comme un vent du nord, claquent les portes. Résonnent des bruits de pas à l'étage, un marteau viril lance des hurlements angoissants, ce doit être le patron. Une pluie verte et insensée s'abat sur la fenêtre, ces barreaux démoniaques chutent de leurs nuages pour entourer l'établissement. Seule, une pauvre lampe jaune inonde de son mieux le gris de la prison qui étouffe le travailleur sur sa chaise électrique. Les téléphones sonnent, des bras mécaniques décrochent les machines infernales, on colle les hauts parleurs aux tympans du malheureux, souvent cinq à la fois. Les mathématiques bourdonnent dans son cerveau, il ne peut pas s'allonger sur la table, son corps est soudé au dossier, il ne peut pas bouger, ses jambes sont collées entre elles, et ses bras sont cousus avec le clavier. Une nuit infinie comme celle-là attend l'homme qui n'est plus qu'un rouage de la machine.
Un jour il se brise, des camions passent prendre sa carcasse pour la jeter aux ordures, le malade remue encore dans son corps désarticulé, il vit encore, plus pour longtemps. S'allume le temps d'un instant, la partie de son cerveau responsable des souvenirs, sa mémoire jetable grésille doucement, ronronne les dessins amères d'un pays d'espoir qui ranime la douce lueur verte des yeux de Léandre, une dernière fois, comme s'il avait vu, comme s'il avait tout vu.~~

J'aime bien mine de rien
Avatar de BoucleDeBarnard BoucleDeBarnard
J'essaye un truc jugez pas j'improvise :d)

Je suis encore là. Les yeux dans le vide devant mon écran, qui me nargue de ce travail inachevé que je peine à continuer. Je ne me souviens pas de la dernière fois que j'ai pu me concentrer à une tâche sans faillir, et plus je vis moins j'y arrive. Plus je vis plus mes proches me paraissent lointains. Plus je vis, plus les conflits s'accumulent. Plus je vis, plus j'ai envie de crier. Ma tête est pleine et menace de déborder, mais qu'est-ce qu'il se passera lorsque ce sera le cas ? Est-ce que je me noierais dans cette inondation ? Ou est ce que je ravagerais mon monde sous les lames de fond ?
En attendant je chaloupe au gré de la colère et du chagrin qui me prennent en tenailles en tentant de contenir mes mouvements. Tant que je marche, tout va bien. Tant que je ne tombe pas, tout va bien.
J'ai pourtant des rails sur lesquels me diriger, des rails que j'ai placés il y a des années. Mais plus mon wagon avance et moins ces rails ont l'air de mener à une destination. Qu'est ce qui changera une fois arrivé à quai ? Je m'ennuierais de ne plus bouger et je reprendrais un train pour me convaincre que je vais quelque part. Avant la prochaine gare.
Avatar de Kristaline Kristaline
On pouvait d’ailleurs se demander à quoi pouvaient ressembler les Parisiens autochtones, créatures de légende enterrées sous ces couches bigarrées de nouveaux arrivants.
Seigneur. :rire:
Liste des sujets