Topic : « J'invente la notion d'inautisme + je règle le souci. »

Avatar de Sultan Sultan
Si l'autiste est l'individu qui ne comprend rien aux mécaniques sociales, et qui est de ce fait, muni d'une intelligence sociale faible, l'inautiste est situé à l'autre extrême de la courbe de Gauss.

--> https://i.aveshack.com/0a534e2a4e4b4a8e.png

L'inautiste est un être très lucide sur les dynamiques sociales, mais cette surdouance le rend finalement aussi inapte que l'autiste sur le terrain, car le naturel requis pour se fondre aisément dans le décor des relations sociales avec les neurotypiques (c'est à dire 80% de la pop.) est empêché par une suranalyse de tout ce qui se passe. Tout est tellement calculé que ça en devient handicapant.

Le midwit social ne réfléchit pas avant de parler, il laisse son instinct faire les choses en anticipant +- les csq de ses paroles (en fonction de sa situation dans la gaussienne), quand l'inautiste, lui, mesure son intonation, choisit précisément ses mots et tente d'être incisif le plus souvent possible. Malheureusement, ce comportement de processeur est ressenti par les golem, et l'inautiste est mis dans la case "robot", "autiste", voire "sociopathe".

Cette tendance à trop calculer tout découle tout simplement d'une inhibition forte et d'une nature anxieuse et méfiante.
Certains pensent que l'alcool aide à devenir plus intelligent socialement, le temps de la défonce. Mais c'est inexact : l'alcool fait baisser l'intelligence sociale, puisque qu'elle élude un tas de paramètres qui auraient été remarqués sobre. Mais ce simple fait rend le contact avec autrui tellement plus naturel et sain grâce à cette désinhibition due à l'alcool, car il n'y a presque plus aucun calcul, ni volonté de contrôler les échanges. C'est en cela que l'inautisme (ou la trop grande intelligence sociale) est un handicap.

Heureusement, je pense qu'il existe des moyens de réduire son inautisme, voire l'éradiquer (chose impossible avec l'autisme car on peut faire moins bien de ce qu'on est capable, mais pas mieux).

Les 2 solutions que j'ai trouvées.

Solution 1 : adopter le dogme du ballecouillisme et du Carpe Diem.

Marteler son esprit à coups d'affirmations positives et d'exos sociaux allant dans le sens que le regard des autres n'a aucune importance, et que l'inhibition est un frein à notre épanouissement. Il n'y a pas plus grande douille que de se retrouver sur son lit de mort avec le regret de ne pas avoir assez vécu, de s'être privé de faire certains trucs qui n'auraient eu aucune conséquences néfastes pour soi.

Solution 2 (la plus simple et la plus efficace (la 1e, c'était juste pour rester politiquement correct) : utiliser la chimie et faire des cures de microdosing aux Champis, par exemple.

Il faut savoir que l'inhibition est directement liée à l'activité de votre amygdale (dans votre cerveau limbique). Une hyperactivité de votre amygdale, c'est aussi ce qui vous transforme en loque TDAH, en dépressif, et en hypersensible.
Le but va être donc d'affecter certains récepteurs sérotoninergiques (5-HT2a plus exactement) de sorte à réduire l'activité de votre amygdale.
Les lobbies pharmaceutiques sataniques vous préconiseront de go antidépresseurs, benzo et compagnie. Mais ne consommez pas ces merdes. C'est addictif, ça transforme en giga loque zombifiée, et ça ne rend pas heureux, ça bloque juste les récepteurs de la NK1. Ce qui revient à juste vous empêcher d'être dépressif à l'instant t, et non pas à vous soigner et vous donner la motivation de vivre.

Le seul moyen réellement efficace de reprendre les rennes et de vous sortir du pétrin social dans lequel vous êtes est de consommer un agoniste du 5-HT2a.
Exemple d'agonistes : 2C-B, DMT, bufoténine, lisuride, LSD, mescaline, psilocybine, ...
On s'intéresse ici à la psilocybine (principe actif des champi), car c'est le meilleur pour faire du microdosing (pas addictif, pas cher et pas d'effets secondaires (sauf des maux de tête peut-être)).
Pour rappel : https://i.aveshack.com/3a155d0150669c2d.png https://i.aveshack.com/731c847e9a719f47.png

Bref, flemme de m'étendre encore là dessus. Je conseille cette pratique à tous les déchets du forum. Vous me remercierez.

Études intéressantes sur le sujet du microdosing.
https://www.nature.com/ar[...]41598-021-01811-4#ref-CR9
Apercite https://www.nature.com/articles/s41598-021-01811-4#ref-CR9

https://www.sciencedirect[...]abs/pii/S0006322314002753
Apercite https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0006322314002753

Avatar de Duc-Codeine Duc-Codeine
Citation de Sultan
On peut faire moins bien que ce dont on est capable.
Mais on ne peut pas faire mieux que ce dont on est capable.
Donc non. Pas d'AAH pour les inautistes.

Ptn j’allais me faire diag
Avatar de S2B S2B
Citation de ArabeBlanc
l'inautisme :rire:

Avoue que c’est bien penséent.
+ ce que tu décris c'est une conséquence de l'hypersensibilité, qui est l'une des caractéristiques d'un certain type d'autisme

Je sais que c’est englobé dans l’autisme. D’où le fait que je crée une distinction à part pour ce type d’autisme.
https://image.noelshack.com/minis/2024/30/1/1721667559-img-9517.png
Avatar de S2B S2B
Citation de ArabeBlanc
pourquoi pas l'hyperautisme

Pour me dissocier des autistes, car leur image est peu flatteuse, dans l’esprit de monsieur tout-le-monde.
+ pour jouer sur la position la plus éloignée sur la courbe de gauss de l’intelligence sociale.
Un peu comme les sous-doués et les surdoués.
Avatar de S2B S2B
Citation de Apologie
Ta définition est mauvaise, je te conseille celle-là :
Identifié comme un syndrome sur base d'une impression triviale, très circonscrit sur le papier mais défini en des termes très ambigus et sujets à interprétation, et pour cause. Du fait même de cette absolue ouverture conceptuelle, la théorie finit par s'étoffer hors-sol, c’est-à-dire en se basant non plus sur les premiers cas répertoriés, mais sur des cas qui furent eux-mêmes diagnostiqués à l’aune de leurs précédents, tant et si bien que d’itérations en itérations, de mise à jour en mise à jour, par adjonction de nouveaux cas, du maître étalon, lui-même à l’aune duquel d’autres cas lui seront adjoints à lui-même - par le procédé d’un véritable téléphone arabe - il advint qu’on n'y reconnaissait plus du tout les êtres qui par leur étrangeté avaient procuré l'impression triviale initiale aux savants pionniers : en fait on s'y était projeté, avec le narcissisme que chacun plaçait dans ce qu’il avait de plus banal, partout où l'on pensait découvrir un nouvel aspect de ces créatures étranges. Deux causes « contraires » ou plutôt « symétriques » entrent en jeu ici. La première, pour être bien comprise, nécessite d’avoir correctement intégré le fait que ce qui occasionna l’idée de distinguer l’autisme parmi les « psychoses », puis de ne plus le considérer comme tel par la suite, est le réalisme mental, à savoir la superstition consistant à croire que la certitude puisse être plus qu’un sentiment. En effet aussi le « syndrome » fut bientôt requalifié en « spectre » sur lequel, au fond, tout le monde se situait, et surtout ceux qui savaient se vendre en tant que tels... cherchez l'erreur... En vérité, la question de l'autisme est infiniment simple puisque l'autisme est défini négativement. Une combinaison de facteurs génétiques, culturels et autres fait converger le développement des cerveaux humains en un seul modèle, un modèle sujet à évolution mais dont toute évolution locale, à mesure qu'elle se maintient dans le temps localement, tend à se propager à l'ensemble uniformément. Un cerveau autiste n'est pas un cerveau conformé à un autre modèle que le modèle majoritaire qui serait un modèle propre à l'autisme, il est un cerveau dont le développement, pour une part conséquente, n'a pas suivi de modèle du tout, a suivi une voie tout à fait unique, pour une raison quelconque. Il n'y a donc pas d'autisme sinon en référence à l'humain conformé, pas de rapport en propre entre un cas d' « autisme » et un autre sinon dans le regard biaisé d'une catégorie d'êtres plus nombreux qu'aucun de ces cas uniques, mais non moins contingents. Il n'y a pas d'autisme du tout, comme « non-lampe à huile » n'est pas une catégorie de mobilier.


C’est intéressant, mais c’est indigeste.
#20064159
Avatar de S2B S2B
Citation de Capiteuse
L'alliste, c'est la bête sauvage qui fonctionne à l'instinct et aux "approximations" (là où un autiste c'est une bête machine, entre autres.) .

Ce que je décris correspond donc à l’autisme (précalcul >< naturel).

On parle de gens avec une intelligence sociale faible ou grande dans votre référentiel. Les gens étudient les dynamiques de groupe, les biais de groupe, sans pour autant les traiter comme un handicap inhérent.
Un autiste moyen ou surdoué est capable de se fondre dans le décor, ça s'appelle le "masking". Tout le monde fait ça, c'est l'intensité et le "coût" en énergie qui varie.
Bref ce dont tu parles c'est des allistes HPI ou THPI. Aucune opposition à faire avec l'autisme

Bah si, l’autiste et l’inautiste sont tous deux inadaptés socialement,
Mais ils s’opposent dans la quantité d’informations qu’ils detectent lors d’une interaction sociale (l’autiste n’en détecte pas assez pour être vu comme normal, tandis que l’inautiste en détecte trop pour agir naturellement (donc normalement)).
Avatar de S2B S2B
Citation de Capiteuse
L'alliste, c'est la bête sauvage qui fonctionne à l'instinct et aux "approximations"

+ ça me fait rire. Tu parles de neurotypiques de cette manière, puis tu oses pleurnicher, quand ceux-ci descendent les autistes.
Liste des sujets