Topic : « Race, génétique des populations et shirk : le grand débat »

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J'aimerai vous faire profiter d'un état des lieux de mes récentes lectures des publications scientifiques entourant le concept de race.

Concrètement, le concept de race semble avoir connu une forme de réémergence scientifique, au grand dam des socio-constructivistes de tous poils qui multiplient les strawmen, les contorsions, les signalements vertueux et les injonctions à la novlangue pour éviter de donner à ce concept toute l'extension qui le caractérise aujourd'hui grâce aux récentes percées en génétique moléculaire, et tout particulièrement de l'étude des SNP.

Preuves pour les biologistes : http://www.krepublishers.[...]422-%20%8Atrkalj-G-Tt.pdf
Apercite http://www.krepublishers.com/02-Journals/T-Anth/Anth-09-0-000-000-2007-Web/Anth-09-1-000-000-2007-Abst-PDF/Anth-09-1-073-078-2007-422-%20%8Atrkalj-G/Anth-09-1-073-078-2007-422-%20%8Atrkalj-G-Tt.pdf


https://image.noelshack.com/minis/2018/06/4/1518107029-biologiste.png

Et pour les anthropologues : http://onlinelibrary.wile[...]433.2009.01076.x/abstract
Apercite http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1548-1433.2009.01076.x/abstract


https://image.noelshack.com/minis/2018/06/4/1518107035-anthropologues.png

Synthèse de ces différentes études :

- Les chercheurs en dehors de l'Europe de l'Ouest sont plus susceptibles de croire au concept de race ;
- Les biologistes sont plus susceptibles que les anthropologues de croire au concept de race ;
- Les jeunes chercheurs sont plus susceptibles de croire au concept de race que ceux plus âgés, l'utilisation du terme « race » dans les études s'accroît, suggérant que cette croyance gagne du terrain dans le milieu académique ;
- Le seul endroit où il y existe un consensus sur la race est la Chine ; le consensus est que les races existent.

Dans un autre champ d'étude, les résultats prédictifs solides (entre 95 et 99% de force prédictive suivant les variables utilisées) que l'anthropologie forensique produit doivent être également soulignés - après les falsifications perpétrées par l'étron Stephen Jay Gould sur l'analyse des crânes de Morton, lequel, voyant des biais racistes partout comme un gros gauchiste complètement déclenché, s'est mis à volontairement faussé les mesures de Morton pour qu'elles collent à son idiosyncrasie de SJW : http://www.nytimes.com/20[...]6/14/science/14skull.html
Apercite http://www.nytimes.com/2011/06/14/science/14skull.html


Notons cependant qu'il faut relativiser cette puissance prédictive dès lors que méthodologiquement parlant, le postulat d'appartenance raciale semble être conditionnée moins par le squelette que par le lieu dans lequel on le retrouve. Je vous retrouverai le lien du blog d'anthropo en parlant.

Mais revenons à nos moutons. Qu'est-ce qu'un SNP ?

Le polymorphisme nucléotidique ou polymorphisme d'un seul nucléotide (SNP) est, en génétique, la variation (polymorphisme) d'une seule paire de bases du génome, entre individus d'une même espèce. Ces variations sont très fréquentes (environ une paire de bases sur deux mille dans le génome humain).

Les SNP sont des outils permettant d'identifier des génotypes à partir d'échantillons de matière organique, ou permettant de contribuer à la construction d'arbres généalogiques d'êtres vivants ou d'espèces (au moyen d'une méthode appelée la component analysis).

Les SNP définissent ils des groupes humains ? On peut tout d'abord se demander s'il existe des allèles spécifiques pour certaines populations, or la réponse est négative : presque tous les allèles sont présents dans chaque population. Dire cependant que nous partageons 99,9% de notre ADN en commun est une grosse bêtise : les chercheurs du projet génomique qui ont fait cette déclaration l'ont retiré par la suite - http://journals.plos.org/[...]1371/journal.pbio.0050254
Apercite http://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.0050254


Il reste néanmoins très probable que nous partagions 99% de notre ADN. Cela étant dit, nous partageons aussi 95/98% de notre ADN avec des chimpanzés, et pourtant il y a des grosses différences entre nous et eux.

Certains allèles sont-ils alors plus fréquents dans certains groupes humains ? C'est le cas pour 12% environ du total des SNP, observe aujourd'hui Elhaïk : ournals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0049837. Au total, 80 à 90% de la variation génétique est retrouvée à l'intérieur de chaque ensemble.

Telle a été la découverte de Lewontin en 1972. Lewontin a en effet trouvé qu'une plus petite part (6% à l'époque, le ratio ayant doublé depuis la plus récente étude parue sur le sujet en 2012) de la variance génétique totale du génome concernait les différences inter-populations qu'intra-population, dont le taux de variance était beaucoup plus grand. Que, par conséquent, il y avait une distance génétique plus grande entre deux individus intra-population qu'entre deux individus inter-populations ; et que, ainsi, le concept de race n'avait aucune validité. Nous reviendrons sur la conclusion ensuite. Un petit mot sur le concept de distance génétique.

La distance Fst mesure aujourd'hui la différenciation génétique des populations à l'échelle génomique suivant une approche polygénique ; elle se fonde sur le partitionnement génomique intra et inter population et est calculée comme le ratio entre la variabilité génétique entre les fréquences alléliques des populations sur la base des SNP computés et la somme des variances entre gamètes entre individus d'une seule population.

Imaginons la chose suivante : nous prenons au hasard deux animaux d'une même espèce, et nous regardons le degrés de variance allélique pour un gène spécifique. Il y aura une certaine probabilité, appelée « total d'hétérozygocité de l'espèce », que ces variations génétiques ne soient pas les mêmes. Maintenant, imaginons la même chose, mais avec deux individus choisis dans une même sous-population d'une même espèce. Cette fois-ci, la probabilité que leur variance génétique ne soit pas la même sera nommée le total d'hétérozygocité de la sous-population. Pour calculer une valeur Fst, on soustrait la somme de l'hétérozygocité de la sous-population à l'hétérozygocité totale, puis nous divisons le tout par l'hétérozygocité totale.

Fst = (Ht-Hs)/Ht

En d'autres termes, la valeur Fst nous dit dans quelle proportion exacte la probabilité de piocher différentes variances génétiques s'accroît selon qu'elles sont piochées au hasard dans l'espèce entière, ou selon qu'elles sont piochées dans la même sous-population. Actuellement, les généticiens ont abandonné l'approche univariante ne s'attachant qu'à analyser une petite somme de gènes rattachée à un seul locus, pour privilégier des analyses polygéniques et multi-locales. Or, Lewontin est resté sur cette approche simpliste et univariante, erreur statistique qui lui permit alors de conclure à la caducité du concept de race : "les races n'existent pas car puisqu'il y a plus de variations alléliques intra qu'inter-population, alors le concept de race devient caduque". Lewontin était par ailleurs ouvertement marxiste et communiste, donc avec un biais socio-constructiviste marqué.

Évidemment, il n'en fallait pas plus pour que toute la presse de l'époque, ainsi qu'énormément de philosophes (Machery et Faucher en 2005, Richardson en 2000, Andresen en 1998, Mallon en 2006, même Ned Block en 1995), tombent les deux pieds joints dans cette erreur statistique, la relaient et la fasse infuser dans les cerveaux des parents de nos parents (la génération boomers et celle de Mai 68), et donc des nôtres, confortés par le climat intellectuel français de l'époque, qui était farouchement socio-constructiviste, à tendance neo-marxiste. Il aura fallu attendre les explications de Mitton en 1977 et 1978 pour exposer cette grosse bêtise, ainsi que celle d'Edwards en 2003, mais c'était trop tard : le mal était déjà fait.

L'erreur de Lewontin est d'ordre statistique dans la mesure où elle n'est vraie que si et seulement si on examine la fréquence allélique entre des individus rapportée A UN SEUL LOCUS (https://fr.wikipedia.org/wiki/Locus),
Apercite https://fr.wikipedia.org/wiki/Locus),
approche Mendélienne que la génétique moléculaire a dépassé depuis longtemps dès lors qu'elle utilise des modèles polygéniques rapportées à une multiplicité de loci (à caractère quantitatifs de préférence). En réalité, Lewontin a oblitéré les effets d'agrégation des variables inter-groupes dans les fréquences alléliques situées dans une plus grande quantité de loci.

Bref, l'approche de Lewontin est beaucoup trop univariante pour être valide, et cela se sent quand il pose cette fausse question : "Combien de différence dans les fréquences des groupes sanguins A, B, AB et O est-ce que l'on requiert avant de décider qu'elles sont suffisamment nombreuses pour déclarer que que deux populations locales sont des "races" séparées ?". C'est que la question ne se pose pas dans ces termes : les races ne sont pas distinguables les unes des autres par une seule grosse différence exceptionnelle dans un seul trait, mais plutôt par la combinaison d'un nombre de différences légères ou modérées dans une multiplicité de traits. Si le concept de race devait scientifiquement survivre, alors ce serait dans le sens d'un essentialisme faible.

Contre Lewontin donc, peut-être que la classification raciale fondée sur un nombre de différences génétiques entre les populations puisse être robuste et fiable, malgré le fait que chaque variable génétique prise individuellement ne permette de prédire que très pauvrement d'une appartenance raciale (par exemple, dire qu'une personne est sub-saharienne parce qu'elle est noire, ou parce qu'elle a les cheveux crépus).

Un argument rationnel, cependant, peut-être émis pour relativiser cette découverte : "les races telles qu'entendues par les gens ne sont pas des groupes fondées sur des différences génétiques". Après tout en effet il se pourrait que des groupes humains hétérogènes, se regroupant en des clusters distincts fondés sur des similarités polyvariantes, ne correspondent toujours pas à la classification raciale instinctive du sens commun. C'est que ce soutenaient Pigliucci et Kaplan en 2003.

Cela s'est avéré faux : assez ironiquement d'ailleurs, les recherches en génétique des population avançaient tellement vite que leur article a été réfuté avant même qu'il ne soit publié. La réfutation est venue par l'étude de Rosenberg et al en 2002 dans son Genetic Structure of Human Population, publié dans Science : https://web.stanford.edu/[...]glab/papers/popstruct.pdf
Apercite https://web.stanford.edu/group/rosenberglab/papers/popstruct.pdf


Dans cette étude ce groupe de généticiens a montré qu'une analyse polygénique et multi-locales des génotypes de 1056 individus venant de 52 populations différentes permettait l'inférence d'une structure de 5 clusters génétiques dérivant de cette analyse de similarités génomiques, tous correspondant à des régions géographiques majeurs.

Deux entreprises de réfutation de ces résultats ont été déployées. Une par Bonham, qui considéraient que ces 5 clusters continuent de ne pas correspondre avec la représentation populaire des races, et une autre par Barbujani, qui considéraient que la race par rapport à laquelle un individu s'identifie ne correspondra pas au cluster génétique correspondant. Toutes deux en 2005, et contredites par une autre étude parue en Décembre de la même année, celle de Neil Risch : https://www.ncbi.nlm.nih.[...]/pmc/articles/PMC1196372/
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1196372/


Ce groupe de chercheurs a analysé les informations génétiques de 326 marqueurs microsatellites à même un échantillon de 3636 sujets des USA et de Taïwan. On a demandé à ces sujets de s'identifier parmi 4 groupes : blancs, afro-américains, asiatiques de l'est, Hispaniques. L'analyse génétique des informations produisit 4 clusters majeurs, dont la correspondance avec les 4 races par lesquelles les sujets se sont représentées est quasi-parfaite : on parle d'un score de coïncidence de 99,9%.

Risch conclut en disant que si l'on considère qu'aucune correspondance parfaite ne peut légitimer la base génétique du concept de race, alors il s'ensuit nécessairement que les distinctions entre "mâle" et "femelle" n'ont rien à voir non plus avec la génétique, puisque dans cette étude le taux de discordance entre le sexe auto-attribué et les marqueurs sur le chromosome X sont plus hauts que le taux de discordance entre la race auto-attribuée et l'appartenance au cluster génétique donné. Il ajoute : "les taux de correspondances entre les cluster génétiques et les races auto-attribuées sont extrêmement hauts : dans ce cas, il s'ensuit logiquement que les races auto-attribuées et les cluster génétiques sont de stricts synonymes."

La plus récente étude comparative entre clusters et races auto-référencées est celle conduite par Guo en 2015, et tombe sur les mêmes ratio :

In the Guo study, Whites in the US matched the “White” genetic cluster 99.4% and 99.5% of the time, Blacks matched “Black” 99.3% and 100% of the time, and East Asians matched “Non-South Asian” 97.7% and 93.71% of the time.

https://www.ncbi.nlm.nih.[...]/pmc/articles/PMC3951706/
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3951706/


Contre Lewontin, a fortiori, les analyses montrent que si elles sont menées à un degré polygénique et multi-local, alors, observe Whiterspoon et al en 2007, à la question : "à quelle fréquence apparaît il qu'une paire d'individus d'une population soit génétiquement plus dissemblable que deux individus choisis de deux différentes populations ?" il s'agit de répondre : jamais. https://www.ncbi.nlm.nih.[...]/pmc/articles/PMC1893020/
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1893020/


Évidemment ce post ne se veut absolument pas définitif et demande falsification et mise à l'épreuve.
Avatar de Zardoz Zardoz
Je ne pense pas utile de se placer sur le plan scientifique. Le mot race a été remplacé par ethnies, comme sourd a été remplacé par mal-entendant. Les deux désignent exactement la même chose.
Avatar de Zardoz Zardoz
Oui mais le problème que nous avons n'est pas celui-ci. Il est la bannissement du mot 'race' utilisé pour décrire une réalité tangible, qu'elle coïncide ou pas avec une définition scientifique on s'en tape un peu. Ce bannissement a bien entendu pour but d'empêcher de formuler cette réalité.
Avatar de Zardoz Zardoz
Oui, c'est une injonction morale. Au même titre que "tu ne dois pas nier les chambres à gaz" (au passage, je me moque qu'elles aient existé ou non, c'est une forme d'iconoclastie). Comme les gens qui répètent comme des perroquets "le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit", espérant clore ainsi toute discussion sur leur existence ou non. Oubliant juste que ce n'est pas du racisme tant que le juge ne l'a pas prononcé.

J'ai mentionné ici-même, en me trompant sur son auteur qui n'est pas Emmanuel macron mais Edouard Philippe, l'usage du mot "race", et c'est passé crème. Minute 7 :


La réalité est que l'auto-censure va plus loin que la loi. Avec la pensée simplifiée, les gens intériorisent des interdits qui ne le sont pas légalement. On ne retient que la comparution devant la 17ème chambre sans se soucier du jugement, que les media occultent volontiers parce que c'est moins croustillant.
Avatar de Balzac Balzac
Comme promis, j'ai lu cet article plus tard que je ne le pensais. Ce fut un travail laborieux mais fort instructif, c'est pourquoi je remonte le sujet.
Avatar de AxiomeDuChoah AxiomeDuChoah
J'avais déjà un peu étudié le sujet mais j'étais pas allé aussi loin, merci, c'est très intéressant.
Est-ce que certains traits comportementaux sont plus fréquents et marqués au sein d'une race plutôt qu'une autre ? (je ne connais pas vraiment l'état de la génétique comportementale)
Avatar de AxiomeDuChoah AxiomeDuChoah
Citation de Diacosme
Citation de AxiomeDuChoah
J'avais déjà un peu étudié le sujet mais j'étais pas allé aussi loin, merci, c'est très intéressant.
Est-ce que certains traits comportementaux sont plus fréquents et marqués au sein d'une race plutôt qu'une autre ? (je ne connais pas vraiment l'état de la génétique comportementale)
Oui, et c'est même abondamment documenté. L'étude la plus récente est celle de Dong Dong Wu : https://bmcevolbiol.biome[...]s/10.1186/1471-2148-11-16
Apercite https://bmcevolbiol.biomedcentral.com/articles/10.1186/1471-2148-11-16

Où l'on constate que les variances alléliques des gènes relatifs au cerveau sont celles qui varient le plus d'une race à l'autre, mais pas que : le système nerveux également.
“Other genes that showed higher levels of population differentiation include those involved in pigmentation, spermatid, nervous system and organ development, and some metabolic pathways, but few involved with the immune system.” – Wu and Zhang (2011)
https://image.noelshack.com/minis/2018/06/4/1518107479-dong.png

Donc la couleur de peau n'est qu'une variation mineure, la partie émergée de l'iceberg.
Mais est-ce que tu as vu des études plus fines qui prétendent associer à un ensemble de gènes des traits de caractères, des comportements... ?
Avatar de AxiomeDuChoah AxiomeDuChoah
Citation de Diacosme
Citation de AxiomeDuChoah
Citation de Diacosme
Citation de AxiomeDuChoah
J'avais déjà un peu étudié le sujet mais j'étais pas allé aussi loin, merci, c'est très intéressant.
Est-ce que certains traits comportementaux sont plus fréquents et marqués au sein d'une race plutôt qu'une autre ? (je ne connais pas vraiment l'état de la génétique comportementale)
Oui, et c'est même abondamment documenté. L'étude la plus récente est celle de Dong Dong Wu : https://bmcevolbiol.biome[...]s/10.1186/1471-2148-11-16
Apercite https://bmcevolbiol.biomedcentral.com/articles/10.1186/1471-2148-11-16

Où l'on constate que les variances alléliques des gènes relatifs au cerveau sont celles qui varient le plus d'une race à l'autre, mais pas que : le système nerveux également.
“Other genes that showed higher levels of population differentiation include those involved in pigmentation, spermatid, nervous system and organ development, and some metabolic pathways, but few involved with the immune system.” – Wu and Zhang (2011)
https://image.noelshack.com/minis/2018/06/4/1518107479-dong.png
Donc la couleur de peau n'est qu'une variation mineure, la partie émergée de l'iceberg.
Mais est-ce que tu as vu des études plus fines qui prétendent associer à un ensemble de gènes des traits de caractères, des comportements... ?
Un gène qui joue un rôle dans le taux élevé de criminalité des Afro-Américains est le gène de la monoamine oxydase A (MAO-A). Ce gène produit une enzyme du même nom. L'enzyme MAOA décompose une classe de neurotransmetteurs appelés mono-amines dans le cerveau.
Ces neurotransmetteurs incluent ceux qui sont bien connus pour avoir un effet sur le comportement tels que la dopamine et la sérotonine. Certaines versions du gène MAOA conduisent à abaisser les niveaux de l'enzyme MAOA et, par conséquent, augmente l'activité du mono-amine dans le cerveau.
La différence moléculaire entre les différentes versions du gène MAOA réside dans le nombre de fois qu'une certaine section de sa région promotrice est répétée. Trois allèles répétés conduisent à des niveaux inférieurs à la moyenne de l'enzyme MAOA. Les deux allèles répétés conduisent à des niveaux encore plus bas de MAOA.
À partir des années 1990, les chercheurs ont commencé à soupçonner que la variation des niveaux de MAOA pourrait être liée à des traits comme l'agression ou le comportement criminel. Cette suspicion est survenue à la suite d'une étude sur une famille particulière qui portait une mutation rare conduisant à des niveaux extrêmement faibles de l'enzyme MAOA. Cette famille avait des violeurs, des incendiaires et d'autres criminels violents en son sein.
https://www.ncbi.nlm.nih.[...]78/pdf/ajhg00064-0013.pdf
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1682278/pdf/ajhg00064-0013.pdf

Plus tard, les généticiens ont augmenté les taux avec une version artificielle du gène MAOA qui conduit à une faible production de MAOA. Il a été constaté que les rats agissaient beaucoup de façon beaucoup plus violente que la normale.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/7792602
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/7792602
/ https://www.ncbi.nlm.nih.[...]5113/pdf/nihms-400240.pdf
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3435113/pdf/nihms-400240.pdf
/ https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17441000
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17441000
/ https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12372653
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12372653

Le premier lien direct entre les allèles MAOA courants et la violence chez l'homme est venu de Caspi et al 2002 : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12161658
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12161658
. Cette étude a révélé que les personnes ayant la version 2R ou 3R du gène MAO-A avaient tendance à être plus agressives que la moyenne. Ces mêmes sujets ont eu des problèmes d'éducation.
Sur la base de ces résultats, il a été émis l'hypothèse que les gènes MAO-A à faible activité pourraient amener les gens à avoir des réactions plus fortes aux expériences négatives que les personnes ayant des versions à haute activité du gène. Depuis lors, une méta-analyse a confirmé que cette interaction entre le génotype MAO-A et le traumatisme de l'enfance a bien été reproduite chez les hommes (Bryd et Manuch 2013) : www.biologicalpsychiatryjournal.com/article/S0006-3223(13)00412-5/pdf
Oui mais : depuis, les chercheurs ont constaté que les MAO-A à faible activité prédisent également des niveaux plus élevés de personnalité antisociale, même chez ceux qui n'ont pas été victimes de violence étant enfants (Ficks et Waldman : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24902785
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24902785
).
Ces versions du gène ont également été associées à des niveaux élevés d'endettement par carte de crédit et d'obésité (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15034227
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15034227
/ https://docs.google.com/f[...]bkk/edit?pref=2&pli=1
Apercite https://docs.google.com/file/d/0B4NGOBcoYImfUU5aLXNWazVqbkk/edit?pref=2&pli=1
/ https://docs.google.com/f[...]OVE/edit?pref=2&pli=1
Apercite https://docs.google.com/file/d/0B4NGOBcoYImfakJhX3cxdHU2OVE/edit?pref=2&pli=1
/ https://docs.google.com/f[...]WmM/edit?pref=2&pli=1
Apercite https://docs.google.com/file/d/0B4NGOBcoYImfNGFscXJvdXYxWmM/edit?pref=2&pli=1
).
Il a également été démontré que des versions à faible activité du gène augmentent considérablement le risque que quelqu'un finisse en prison ( https://medicalxpress.com[...]-criminal-gene-trawl.html
Apercite https://medicalxpress.com/news/2014-10-criminal-gene-trawl.html
/ http://journals.sagepub.c[...]/10.1177/0093854809342839
Apercite http://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/0093854809342839
/http://sipura.pp.fi/Artikkelit/Beaver.pdf
Apercite http://sipura.pp.fi/Artikkelit/Beaver.pdf
/ https://www.sciencedirect[...]cle/pii/S0191886912004047
Apercite https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0191886912004047
).
Compte tenu de tout ça, il semble plausible que les versions à faible activité du gène MAO-A conduisent à une impulsivité accrue, probablement due à l'augmentation de l'activité dopaminique, qui entraîne un risque accru d'activité criminelle, d'agression, d'obésité et de dette.
Les différences raciales dans les génotypes MAO-A sont bien établies. Ci-dessous une compilation d'un peu tout ce qui a été fait aux États-Unis depuis : la grande majorité de la recherche montre que les Noirs sont plus susceptibles que les Blancs d'avoir les deux versions de l'allèle à faible répétition.
https://www.sciencedirect[...]cle/pii/S0191886912004047
Apercite https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0191886912004047
: 2574 Blancs mâles pour 164 Noirs mâles, samples représentatifs à l'échelle nationale. 5.2% de 2R chez les Noirs contre 0,1% chez les Blancs.
http://www.biologicalpsyc[...]-3223(06)00473-2/abstract
Apercite http://www.biologicalpsychiatryjournal.com/article/S0006-3223(06)00473-2/abstract
: 180 blancs mâles contre 98 non-blancs mâles, sample de victimes de viols, 6.12% du 2R chez les noirs contre 0.6 chez les blancs.
http://www.biologicalpsyc[...]-3223(06)00473-2/abstract
Apercite http://www.biologicalpsychiatryjournal.com/article/S0006-3223(06)00473-2/abstract
: 196 Blanches contre 143 non-blanches, samples de victimes de viols, 2.6% du 2R chez Noires contre 7% chez les blanches. (l'exception à la règle)
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21295226
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21295226
: 365 blancs contre 232 noirs, tous des patients psychiatriques des deux sexes, 4,7% du 2R chez les Noirs contre 0.5% du 2R chez les blancs.
http://journals.sagepub.c[...]/10.1177/2167702613518046
Apercite http://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/2167702613518046
: 106 blancs contre 86 noirs mâles, statut imprécis de l'échantillon, 6% du 2R chez les noirs contre 0% chez les blancs.
Pour la version 3R c'est pareil - https://www.sciencedirect[...]cle/pii/S0191886912004047
Apercite https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0191886912004047
: 2574 blancs versus 164 noirs - échantillon national représentatif, tous mâles, 52,3% des noirs avec le 3R versus 37% des blancs.
Et ça continue comme ça longtemps, je peux poster le reste mais la flemme de refouiller.
En résumé, les Noirs ont des niveaux plus élevés d'allèles MAOA à répétition faible que les Blancs, ce qui les fait augmenter leur taux de criminalité, ce qui explique en partie pourquoi les Noirs ont des taux de criminalité plus élevés que les Blancs.

:ouch: :ouch:
Quand je vois la puissance des déterminismes génétiques (là il s'agit d'un seul gène et on trouve déjà des résultats impressionnants), je me dis que faire de la sociologie sans génétique c'est un peu comme faire de la physique sans mathématiques.
On attend toujours le Galilée de la sociologie.

Sinon l'exception des femmes violées est vraiment surprenante (très large sureprésentation des 2R Blanches et sous-representation des 2R noires). Pourtant l'échantillon est suffisamment grand pour invalider l'hypothèse de l'erreur statistique. Je ne vois vraiment pas quelle interprétation on pourrait donner à ce chiffre...
Avatar de JadaStevens JadaStevens
Citation de Diacosme
J'aimerai vous faire profiter d'un état des lieux de mes récentes lectures des publications scientifiques entourant le concept de race.
Concrètement, le concept de race semble avoir connu une forme de réémergence scientifique, au grand dam des socio-constructivistes de tous poils qui multiplient les strawmen, les contorsions, les signalements vertueux et les injonctions à la novlangue pour éviter de donner à ce concept toute l'extension qui le caractérise aujourd'hui grâce aux récentes percées en génétique moléculaire, et tout particulièrement de l'étude des SNP.
Preuves pour les biologistes : http://www.krepublishers.[...]422-%20%8Atrkalj-G-Tt.pdf
Apercite http://www.krepublishers.com/02-Journals/T-Anth/Anth-09-0-000-000-2007-Web/Anth-09-1-000-000-2007-Abst-PDF/Anth-09-1-073-078-2007-422-%20%8Atrkalj-G/Anth-09-1-073-078-2007-422-%20%8Atrkalj-G-Tt.pdf

https://image.noelshack.com/minis/2018/06/4/1518107029-biologiste.png
Et pour les anthropologues : http://onlinelibrary.wile[...]433.2009.01076.x/abstract
Apercite http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1548-1433.2009.01076.x/abstract

https://image.noelshack.com/minis/2018/06/4/1518107035-anthropologues.png
Synthèse de ces différentes études :
- Les chercheurs en dehors de l'Europe de l'Ouest sont plus susceptibles de croire au concept de race ;
- Les biologistes sont plus susceptibles que les anthropologues de croire au concept de race ;
- Les jeunes chercheurs sont plus susceptibles de croire au concept de race que ceux plus âgés, l'utilisation du terme « race » dans les études s'accroît, suggérant que cette croyance gagne du terrain dans le milieu académique ;
- Le seul endroit où il y existe un consensus sur la race est la Chine ; le consensus est que les races existent.
Dans un autre champ d'étude, les résultats prédictifs solides (entre 95 et 99% de force prédictive suivant les variables utilisées) que l'anthropologie forensique produit doivent être également soulignés - après les falsifications perpétrées par l'étron Stephen Jay Gould sur l'analyse des crânes de Morton, lequel, voyant des biais racistes partout comme un gros gauchiste complètement déclenché, s'est mis à volontairement faussé les mesures de Morton pour qu'elles collent à son idiosyncrasie de SJW : http://www.nytimes.com/20[...]6/14/science/14skull.html
Apercite http://www.nytimes.com/2011/06/14/science/14skull.html

Notons cependant qu'il faut relativiser cette puissance prédictive dès lors que méthodologiquement parlant, le postulat d'appartenance raciale semble être conditionnée moins par le squelette que par le lieu dans lequel on le retrouve. Je vous retrouverai le lien du blog d'anthropo en parlant.
Mais revenons à nos moutons. Qu'est-ce qu'un SNP ?
Le polymorphisme nucléotidique ou polymorphisme d'un seul nucléotide (SNP) est, en génétique, la variation (polymorphisme) d'une seule paire de bases du génome, entre individus d'une même espèce. Ces variations sont très fréquentes (environ une paire de bases sur deux mille dans le génome humain).
Les SNP sont des outils permettant d'identifier des génotypes à partir d'échantillons de matière organique, ou permettant de contribuer à la construction d'arbres généalogiques d'êtres vivants ou d'espèces (au moyen d'une méthode appelée la component analysis).
Les SNP définissent ils des groupes humains ? On peut tout d'abord se demander s'il existe des allèles spécifiques pour certaines populations, or la réponse est négative : presque tous les allèles sont présents dans chaque population. Dire cependant que nous partageons 99,9% de notre ADN en commun est une grosse bêtise : les chercheurs du projet génomique qui ont fait cette déclaration l'ont retiré par la suite - http://journals.plos.org/[...]1371/journal.pbio.0050254
Apercite http://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.0050254

Il reste néanmoins très probable que nous partagions 99% de notre ADN. Cela étant dit, nous partageons aussi 95/98% de notre ADN avec des chimpanzés, et pourtant il y a des grosses différences entre nous et eux.
Certains allèles sont-ils alors plus fréquents dans certains groupes humains ? C'est le cas pour 12% environ du total des SNP, observe aujourd'hui Elhaïk : ournals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0049837. Au total, 80 à 90% de la variation génétique est retrouvée à l'intérieur de chaque ensemble.
Telle a été la découverte de Lewontin en 1972. Lewontin a en effet trouvé qu'une plus petite part (6% à l'époque, le ratio ayant doublé depuis la plus récente étude parue sur le sujet en 2012) de la variance génétique totale du génome concernait les différences inter-populations qu'intra-population, dont le taux de variance était beaucoup plus grand. Que, par conséquent, il y avait une distance génétique plus grande entre deux individus intra-population qu'entre deux individus inter-populations ; et que, ainsi, le concept de race n'avait aucune validité. Nous reviendrons sur la conclusion ensuite. Un petit mot sur le concept de distance génétique.
La distance Fst mesure aujourd'hui la différenciation génétique des populations à l'échelle génomique suivant une approche polygénique ; elle se fonde sur le partitionnement génomique intra et inter population et est calculée comme le ratio entre la variabilité génétique entre les fréquences alléliques des populations sur la base des SNP computés et la somme des variances entre gamètes entre individus d'une seule population.
Imaginons la chose suivante : nous prenons au hasard deux animaux d'une même espèce, et nous regardons le degrés de variance allélique pour un gène spécifique. Il y aura une certaine probabilité, appelée « total d'hétérozygocité de l'espèce », que ces variations génétiques ne soient pas les mêmes. Maintenant, imaginons la même chose, mais avec deux individus choisis dans une même sous-population d'une même espèce. Cette fois-ci, la probabilité que leur variance génétique ne soit pas la même sera nommée le total d'hétérozygocité de la sous-population. Pour calculer une valeur Fst, on soustrait la somme de l'hétérozygocité de la sous-population à l'hétérozygocité totale, puis nous divisons le tout par l'hétérozygocité totale.
Fst = (Ht-Hs)/Ht
En d'autres termes, la valeur Fst nous dit dans quelle proportion exacte la probabilité de piocher différentes variances génétiques s'accroît selon qu'elles sont piochées au hasard dans l'espèce entière, ou selon qu'elles sont piochées dans la même sous-population. Actuellement, les généticiens ont abandonné l'approche univariante ne s'attachant qu'à analyser une petite somme de gènes rattachée à un seul locus, pour privilégier des analyses polygéniques et multi-locales. Or, Lewontin est resté sur cette approche simpliste et univariante, erreur statistique qui lui permit alors de conclure à la caducité du concept de race : "les races n'existent pas car puisqu'il y a plus de variations alléliques intra qu'inter-population, alors le concept de race devient caduque". Lewontin était par ailleurs ouvertement marxiste et communiste, donc avec un biais socio-constructiviste marqué.
Évidemment, il n'en fallait pas plus pour que toute la presse de l'époque, ainsi qu'énormément de philosophes (Machery et Faucher en 2005, Richardson en 2000, Andresen en 1998, Mallon en 2006, même Ned Block en 1995), tombent les deux pieds joints dans cette erreur statistique, la relaient et la fasse infuser dans les cerveaux des parents de nos parents (la génération boomers et celle de Mai 68), et donc des nôtres, confortés par le climat intellectuel français de l'époque, qui était farouchement socio-constructiviste, à tendance neo-marxiste. Il aura fallu attendre les explications de Mitton en 1977 et 1978 pour exposer cette grosse bêtise, ainsi que celle d'Edwards en 2003, mais c'était trop tard : le mal était déjà fait.
L'erreur de Lewontin est d'ordre statistique dans la mesure où elle n'est vraie que si et seulement si on examine la fréquence allélique entre des individus rapportée A UN SEUL LOCUS (https://fr.wikipedia.org/wiki/Locus),
Apercite https://fr.wikipedia.org/wiki/Locus),
approche Mendélienne que la génétique moléculaire a dépassé depuis longtemps dès lors qu'elle utilise des modèles polygéniques rapportées à une multiplicité de loci (à caractère quantitatifs de préférence). En réalité, Lewontin a oblitéré les effets d'agrégation des variables inter-groupes dans les fréquences alléliques situées dans une plus grande quantité de loci.
Bref, l'approche de Lewontin est beaucoup trop univariante pour être valide, et cela se sent quand il pose cette fausse question : "Combien de différence dans les fréquences des groupes sanguins A, B, AB et O est-ce que l'on requiert avant de décider qu'elles sont suffisamment nombreuses pour déclarer que que deux populations locales sont des "races" séparées ?". C'est que la question ne se pose pas dans ces termes : les races ne sont pas distinguables les unes des autres par une seule grosse différence exceptionnelle dans un seul trait, mais plutôt par la combinaison d'un nombre de différences légères ou modérées dans une multiplicité de traits. Si le concept de race devait scientifiquement survivre, alors ce serait dans le sens d'un essentialisme faible.
Contre Lewontin donc, peut-être que la classification raciale fondée sur un nombre de différences génétiques entre les populations puisse être robuste et fiable, malgré le fait que chaque variable génétique prise individuellement ne permette de prédire que très pauvrement d'une appartenance raciale (par exemple, dire qu'une personne est sub-saharienne parce qu'elle est noire, ou parce qu'elle a les cheveux crépus).
Un argument rationnel, cependant, peut-être émis pour relativiser cette découverte : "les races telles qu'entendues par les gens ne sont pas des groupes fondées sur des différences génétiques". Après tout en effet il se pourrait que des groupes humains hétérogènes, se regroupant en des clusters distincts fondés sur des similarités polyvariantes, ne correspondent toujours pas à la classification raciale instinctive du sens commun. C'est que ce soutenaient Pigliucci et Kaplan en 2003.
Cela s'est avéré faux : assez ironiquement d'ailleurs, les recherches en génétique des population avançaient tellement vite que leur article a été réfuté avant même qu'il ne soit publié. La réfutation est venue par l'étude de Rosenberg et al en 2002 dans son Genetic Structure of Human Population, publié dans Science : https://web.stanford.edu/[...]glab/papers/popstruct.pdf
Apercite https://web.stanford.edu/group/rosenberglab/papers/popstruct.pdf

Dans cette étude ce groupe de généticiens a montré qu'une analyse polygénique et multi-locales des génotypes de 1056 individus venant de 52 populations différentes permettait l'inférence d'une structure de 5 clusters génétiques dérivant de cette analyse de similarités génomiques, tous correspondant à des régions géographiques majeurs.
Deux entreprises de réfutation de ces résultats ont été déployées. Une par Bonham, qui considéraient que ces 5 clusters continuent de ne pas correspondre avec la représentation populaire des races, et une autre par Barbujani, qui considéraient que la race par rapport à laquelle un individu s'identifie ne correspondra pas au cluster génétique correspondant. Toutes deux en 2005, et contredites par une autre étude parue en Décembre de la même année, celle de Neil Risch : https://www.ncbi.nlm.nih.[...]/pmc/articles/PMC1196372/
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1196372/

Ce groupe de chercheurs a analysé les informations génétiques de 326 marqueurs microsatellites à même un échantillon de 3636 sujets des USA et de Taïwan. On a demandé à ces sujets de s'identifier parmi 4 groupes : blancs, afro-américains, asiatiques de l'est, Hispaniques. L'analyse génétique des informations produisit 4 clusters majeurs, dont la correspondance avec les 4 races par lesquelles les sujets se sont représentées est quasi-parfaite : on parle d'un score de coïncidence de 99,9%.
Risch conclut en disant que si l'on considère qu'aucune correspondance parfaite ne peut légitimer la base génétique du concept de race, alors il s'ensuit nécessairement que les distinctions entre "mâle" et "femelle" n'ont rien à voir non plus avec la génétique, puisque dans cette étude le taux de discordance entre le sexe auto-attribué et les marqueurs sur le chromosome X sont plus hauts que le taux de discordance entre la race auto-attribuée et l'appartenance au cluster génétique donné. Il ajoute : "les taux de correspondances entre les cluster génétiques et les races auto-attribuées sont extrêmement hauts : dans ce cas, il s'ensuit logiquement que les races auto-attribuées et les cluster génétiques sont de stricts synonymes."
La plus récente étude comparative entre clusters et races auto-référencées est celle conduite par Guo en 2015, et tombe sur les mêmes ratio :
In the Guo study, Whites in the US matched the “White” genetic cluster 99.4% and 99.5% of the time, Blacks matched “Black” 99.3% and 100% of the time, and East Asians matched “Non-South Asian” 97.7% and 93.71% of the time.
https://www.ncbi.nlm.nih.[...]/pmc/articles/PMC3951706/
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3951706/

Contre Lewontin, a fortiori, les analyses montrent que si elles sont menées à un degré polygénique et multi-local, alors, observe Whiterspoon et al en 2007, à la question : "à quelle fréquence apparaît il qu'une paire d'individus d'une population soit génétiquement plus dissemblable que deux individus choisis de deux différentes populations ?" il s'agit de répondre : jamais. https://www.ncbi.nlm.nih.[...]/pmc/articles/PMC1893020/
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1893020/

Évidemment ce post ne se veut absolument pas définitif et demande falsification et mise à l'épreuve.

Hum.
Avatar de AxiomeDuChoah AxiomeDuChoah
Sinon Diacosme, ça ne te dirait pas de te lancer sur youtube (ou sur un autre média) ? Avec un travail de cette qualité, je pense que tu pourrais diffuser tes thèses massivement (à condition d'éviter la censure).
Avatar de Bloy Bloy
Citation de Diacosme
Citation de AxiomeDuChoah
Citation de Diacosme
Citation de AxiomeDuChoah
J'avais déjà un peu étudié le sujet mais j'étais pas allé aussi loin, merci, c'est très intéressant.
Est-ce que certains traits comportementaux sont plus fréquents et marqués au sein d'une race plutôt qu'une autre ? (je ne connais pas vraiment l'état de la génétique comportementale)
Oui, et c'est même abondamment documenté. L'étude la plus récente est celle de Dong Dong Wu : https://bmcevolbiol.biome[...]s/10.1186/1471-2148-11-16
Apercite https://bmcevolbiol.biomedcentral.com/articles/10.1186/1471-2148-11-16

Où l'on constate que les variances alléliques des gènes relatifs au cerveau sont celles qui varient le plus d'une race à l'autre, mais pas que : le système nerveux également.
“Other genes that showed higher levels of population differentiation include those involved in pigmentation, spermatid, nervous system and organ development, and some metabolic pathways, but few involved with the immune system.” – Wu and Zhang (2011)
https://image.noelshack.com/minis/2018/06/4/1518107479-dong.png
Donc la couleur de peau n'est qu'une variation mineure, la partie émergée de l'iceberg.
Mais est-ce que tu as vu des études plus fines qui prétendent associer à un ensemble de gènes des traits de caractères, des comportements... ?
Un gène qui joue un rôle dans le taux élevé de criminalité des Afro-Américains est le gène de la monoamine oxydase A (MAO-A). Ce gène produit une enzyme du même nom. L'enzyme MAOA décompose une classe de neurotransmetteurs appelés mono-amines dans le cerveau.
Ces neurotransmetteurs incluent ceux qui sont bien connus pour avoir un effet sur le comportement tels que la dopamine et la sérotonine. Certaines versions du gène MAOA conduisent à abaisser les niveaux de l'enzyme MAOA et, par conséquent, augmente l'activité du mono-amine dans le cerveau.
La différence moléculaire entre les différentes versions du gène MAOA réside dans le nombre de fois qu'une certaine section de sa région promotrice est répétée. Trois allèles répétés conduisent à des niveaux inférieurs à la moyenne de l'enzyme MAOA. Les deux allèles répétés conduisent à des niveaux encore plus bas de MAOA.
À partir des années 1990, les chercheurs ont commencé à soupçonner que la variation des niveaux de MAOA pourrait être liée à des traits comme l'agression ou le comportement criminel. Cette suspicion est survenue à la suite d'une étude sur une famille particulière qui portait une mutation rare conduisant à des niveaux extrêmement faibles de l'enzyme MAOA. Cette famille avait des violeurs, des incendiaires et d'autres criminels violents en son sein.
https://www.ncbi.nlm.nih.[...]78/pdf/ajhg00064-0013.pdf
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1682278/pdf/ajhg00064-0013.pdf

Plus tard, les généticiens ont augmenté les taux avec une version artificielle du gène MAOA qui conduit à une faible production de MAOA. Il a été constaté que les rats agissaient beaucoup de façon beaucoup plus violente que la normale.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/7792602
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/7792602
/ https://www.ncbi.nlm.nih.[...]5113/pdf/nihms-400240.pdf
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3435113/pdf/nihms-400240.pdf
/ https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17441000
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17441000
/ https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12372653
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12372653

Le premier lien direct entre les allèles MAOA courants et la violence chez l'homme est venu de Caspi et al 2002 : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12161658
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12161658
. Cette étude a révélé que les personnes ayant la version 2R ou 3R du gène MAO-A avaient tendance à être plus agressives que la moyenne. Ces mêmes sujets ont eu des problèmes d'éducation.
Sur la base de ces résultats, il a été émis l'hypothèse que les gènes MAO-A à faible activité pourraient amener les gens à avoir des réactions plus fortes aux expériences négatives que les personnes ayant des versions à haute activité du gène. Depuis lors, une méta-analyse a confirmé que cette interaction entre le génotype MAO-A et le traumatisme de l'enfance a bien été reproduite chez les hommes (Bryd et Manuch 2013) : www.biologicalpsychiatryjournal.com/article/S0006-3223(13)00412-5/pdf
Oui mais : depuis, les chercheurs ont constaté que les MAO-A à faible activité prédisent également des niveaux plus élevés de personnalité antisociale, même chez ceux qui n'ont pas été victimes de violence étant enfants (Ficks et Waldman : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24902785
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24902785
).
Ces versions du gène ont également été associées à des niveaux élevés d'endettement par carte de crédit et d'obésité (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15034227
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15034227
/ https://docs.google.com/f[...]bkk/edit?pref=2&pli=1
Apercite https://docs.google.com/file/d/0B4NGOBcoYImfUU5aLXNWazVqbkk/edit?pref=2&pli=1
/ https://docs.google.com/f[...]OVE/edit?pref=2&pli=1
Apercite https://docs.google.com/file/d/0B4NGOBcoYImfakJhX3cxdHU2OVE/edit?pref=2&pli=1
/ https://docs.google.com/f[...]WmM/edit?pref=2&pli=1
Apercite https://docs.google.com/file/d/0B4NGOBcoYImfNGFscXJvdXYxWmM/edit?pref=2&pli=1
).
Il a également été démontré que des versions à faible activité du gène augmentent considérablement le risque que quelqu'un finisse en prison ( https://medicalxpress.com[...]-criminal-gene-trawl.html
Apercite https://medicalxpress.com/news/2014-10-criminal-gene-trawl.html
/ http://journals.sagepub.c[...]/10.1177/0093854809342839
Apercite http://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/0093854809342839
/http://sipura.pp.fi/Artikkelit/Beaver.pdf
Apercite http://sipura.pp.fi/Artikkelit/Beaver.pdf
/ https://www.sciencedirect[...]cle/pii/S0191886912004047
Apercite https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0191886912004047
).
Compte tenu de tout ça, il semble plausible que les versions à faible activité du gène MAO-A conduisent à une impulsivité accrue, probablement due à l'augmentation de l'activité dopaminique, qui entraîne un risque accru d'activité criminelle, d'agression, d'obésité et de dette.
Les différences raciales dans les génotypes MAO-A sont bien établies. Ci-dessous une compilation d'un peu tout ce qui a été fait aux États-Unis depuis : la grande majorité de la recherche montre que les Noirs sont plus susceptibles que les Blancs d'avoir les deux versions de l'allèle à faible répétition.
https://www.sciencedirect[...]cle/pii/S0191886912004047
Apercite https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0191886912004047
: 2574 Blancs mâles pour 164 Noirs mâles, samples représentatifs à l'échelle nationale. 5.2% de 2R chez les Noirs contre 0,1% chez les Blancs.
http://www.biologicalpsyc[...]-3223(06)00473-2/abstract
Apercite http://www.biologicalpsychiatryjournal.com/article/S0006-3223(06)00473-2/abstract
: 180 blancs mâles contre 98 non-blancs mâles, sample de victimes de viols, 6.12% du 2R chez les noirs contre 0.6 chez les blancs.
http://www.biologicalpsyc[...]-3223(06)00473-2/abstract
Apercite http://www.biologicalpsychiatryjournal.com/article/S0006-3223(06)00473-2/abstract
: 196 Blanches contre 143 non-blanches, samples de victimes de viols, 2.6% du 2R chez Noires contre 7% chez les blanches. (l'exception à la règle)
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21295226
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21295226
: 365 blancs contre 232 noirs, tous des patients psychiatriques des deux sexes, 4,7% du 2R chez les Noirs contre 0.5% du 2R chez les blancs.
http://journals.sagepub.c[...]/10.1177/2167702613518046
Apercite http://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/2167702613518046
: 106 blancs contre 86 noirs mâles, statut imprécis de l'échantillon, 6% du 2R chez les noirs contre 0% chez les blancs.
Pour la version 3R c'est pareil - https://www.sciencedirect[...]cle/pii/S0191886912004047
Apercite https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0191886912004047
: 2574 blancs versus 164 noirs - échantillon national représentatif, tous mâles, 52,3% des noirs avec le 3R versus 37% des blancs.
Et ça continue comme ça longtemps, je peux poster le reste mais la flemme de refouiller.
En résumé, les Noirs ont des niveaux plus élevés d'allèles MAOA à répétition faible que les Blancs, ce qui les fait augmenter leur taux de criminalité, ce qui explique en partie pourquoi les Noirs ont des taux de criminalité plus élevés que les Blancs.

Lu (je suis Balzac sur la première page). Excellent sujet qui met à mal toute l'idéologie antiraciste des constructivistes.
Avatar de Bloy Bloy
Dommage qu'il y ait peu de documents en français. En même temps vu l'état de notre (fausse) morale, aucun scientifique français n'ose se mouiller sur le sujet. Les EUA ont le mérite d'être un pays de liberté d'expression.
#1787072
Avatar de Joie- Joie-
Excellent taf.

Je vois que tu as repris la trame de l'article de The Alternative Hypothesis. Ryan Faulk fait un super taf. Il a l'avantage de faire des vidéos et des articles. J-F Gariépy est très bien pour ceux qui veulent se contenter de l'audio (il a démonté le soit-disant sceptique Kraut). Je pense aussi à The Naked Ape.

Pour ce qui est des écrits peer-reviewed, il y a le travail fondamental de Rushton, Lynn, Rindermann, Kanazawa, Hart, Woodley, Nyborg, Muray, Cochran, Harpending. Il y en a d'autres, mais globalement avec ça, on comprend les évolutions comportementales et intellectuelles du pléistocène à l'ère moderne, en passant par la révolution néolithique.

Pourquoi les races existent ? Parce qu'il y a 70k ans, sapiens est sorti d'Afrique (admettons), s'est métissé avec les populations locales, a subi la pression de nouveaux environnements tant climatiques que culturels, donc a subi de nouveaux défis cognitifs.

En deux mots : les hivers froids et la co-évolution des gènes et de la culture.

Au-delà de la race, la question du dygénisme propre aux Occidentaux est fondamentale, et première. Révolution industrielle qui mène à une fertilité dysgénique (les pauvres ne meurent plus de froid et de faim ; les pauvres font plus d"enfants que les riches ; les pauvres sont cons ; l'intelligence générale baisse), et à une accumulation de mauvaises mutations dans le génome qui semble-t-il n'y sont pas pour rien le relâchement de la sélection groupe (et donc du succès de l'individualisme, de l'altruisme pathologique).

Sur cette dernière question, Woodley travaille actuellement dessus, en comparant les souris et les hommes.
Avatar de AMENPUNK AMENPUNK
je réfute l'OP

selon la fameuse relation, pv = nrt
on voit que pv/t = nr

Sous entendu que les noirs ont du pouvoir sur terre

voilà merci la source elle est ici : http://desencyclopedie.wi[...].com/wiki/Thermodynamique
Apercite http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Thermodynamique


la bise

(ps: l'op stop avec des sophismes stp, un gène ça n'a jamais conditionné un comportement et ça le conditionnera jamais. Go essayer de guérir l'homosexualité avec l'homéopathie tant qu'on y est)
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