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Citation de GoyInvincible
Effectivement l'interfécondité n'englobe pas les êtres vivants qui se reproduisent de manière asexuée, parlons donc de fécondité alors.
La seule chose que cette expérience démontre c'est la véracité de la sélection naturelle, qui a permis aux différentes lignées d'E. coli présentant les variables génétiques les plus appropriés à leur milieu de se reproduire et perpétuer leur espèce. Mais les E. coli sont restés des E. coli, c'est juste qu'elles ont acquis de nouveaux caractères. La sélection naturelle engendre de nouvelles variétés dans une espèce vivante, rien de plus pour le moment.

Tu n'y es pas. Cette expérience montre deux choses. La sélection naturelle et ça tout le monde l'a compris je pense, mais je vais réexpliquer quand même au cas : quand dans une génération d'une des lignées de bactérie, une bactérie mute, et se retrouve avec un avantage par rapport aux autres, elle va se multiplier plus facilement et coloniser le milieu. Seule la descendance de cette bactérie possèdera cet avantage, et peu à peu, par compétition, cette descendance supplantera les autres bactéries de la même lignée car elle sera plus "compétitive", mieux adaptée au milieu. Maintenant, l'autre phénomène qui est indispensable pour que la sélection naturelle ait lieu, c'est la dérive génétique. C'est cette dérive génétique qui est responsable de l'apparition de nouveaux caractères, qu'ils soient avantageux ou non, et c'est bien la sélection naturelle qui explique que seuls les caractères avantageux sont conservés.

Les E. Coli sont devenues des E. Coli mutées. Alors elles n'ont peut-être pas suffisamment muté pour qu'on considère qu'il s'agisse de nouvelles espèces, mais on peut les considérer comme des sous-espèces. Il faudrait beaucoup plus de générations de bactérie pour que l'on ait suffisamment de différences entre les lignées et la lignée d'origine pour considérer qu'il s'agisse de nouvelles espèces. Mais imaginons que l'expérience dure 25 ans de plus, pour sur elles seraient suffisamment différenciables pour les considérer comme des sous-espèces de E.Coli voir des espèces à part entière.

Je tiens à rappeler qu'entre l'homme et le Bonobo, il y a 98% de similarité génétique : c'est considérable. Pour autant, l'homme et le bonobo sont deux espèces bien distinctes et qui ne peuvent se reproduire entre elles.

Ce qu'il faut comprendre c'est que quand deux groupes identiques d'individus sont séparés géographiquement, la dérive génétique fait qu'ils vont tous les deux connaître des mutations eux génétiques, et qu'avec la sélection naturelle, ils vont conserver les mutations avantageuses. Pour peu qu'ils soient isolé pendant suffisamment de génération, à force, les deux groupes auront tellement dérivé l'un par rapport à l'autre, qu'ils ne pourront plus se reproduire entre eux, montrant là que ce seront devenus deux espèces distinctes. Je me permets de parler d'individus à reproduction sexuée, parce que l'exemple est plus simple à comprendre, puisque dès lors que deux groupes d'individus sexués, ne peuvent se reproduire qu'entre eux et pas avec l'autre groupe, ça veut dire qu'il s'agit de deux espèces différentes.

En dehors même des mutations génétiques, l'expression des gènes est régulé et on peut distinguer au moins 3 types de gènes (y en a plus mais on se limitera à ceux la): les gènes constitutifs qui sont exprimés en permanence, les gènes inductibles qui ne sont exprimés qu'en présence d'un métabolite spécifique, et les gènes non codants qui ne sont jamais exprimés.
D'ailleurs pour en revenir aux bactéries et les procaryotes en général, nous sommes supposés avoir un lointain ancêtre commun avec ces derniers (LUCA ou Last Universal Common Ancestor), pourtant je n'ai aucun souvenir d'une théorie mettant en évidence l'apparition d'un être vivant eucaryote à partir d'un parent procaryote via la sélection naturelle. Compliqué tout ça...
Personne ne t'oblige à participer, si le sujet ne t'intéresse pas, tu peux ignorer ce topic. Moi même je le fais, donc ce n'est pas impossible.

La théorie de l'évolution se base sur beaucoup de déduction. Et la théorie de l'évolution réponds à plusieurs principes : d'abord, on conserve toujours une trace des caractères avantageux qui sont apparus chez nos ancêtres. Ensuite, on peut en déduire que deux espèces qui possèdent le même caractère ont au moins un ancêtre commun chez qui ce caractère est apparu.

C'est comme un arbre généalogique. Et plus un caractère est répandu dans la nature, plus ce caractère est apparu il y a longtemps.

Pourquoi possèderait-on un ancêtre commun avec les bactéries ? La réponse est simple : tous les êtres vivants ont de l'ADN, chez tous ces êtres vivants, l'ADN est retranscrit en ARN par des protéines, et chez tous les êtres vivants, cet ARN est traduit pour former des chaines protéiques, qui finissent par devenir des protéines après maturation. C'est le plus vieux caractère puisque c'est celui qu'on partage avec tous les êtres vivants.

Les virus ne sont pas considérés comme des êtres vivants par certain scientifiques, car les virus ne possèdent pas la capacité de dupliquer leur ADN comme les font tous les autres êtres vivants. Tant qu'ils ne colonisent pas une cellule, les virus sont inertes. Pour se reproduire ils ont besoin d'utiliser les protéines d'une cellule vivante pour dupliquer leur ADN.

Voilà pourquoi l'on pense que l'on a un ancêtre commun à toutes les formes de vies sur Terre, c'est parce que toutes ces formes de vies partagent des caractères fondamentaux. Si certaines espèces ne les partageaient pas, cela voudrait dire qu'il existerait une autre forme de vie que celle que l'on connaît actuellement.

Par ailleurs, si vous voulez une preuve de spéciation, de nouvelles espèces apparaissent tous les jours, et aujourd'hui un gros problème que l'on a c'est l'apparition de bactéries résistantes aux antibiotique : par la dérive génétique, et par la sélection naturelle, à force d'être exposées aux antibactériens que l'on connait, certaines bactéries ont vu apparaitre des caractères avantageux qui leur permettent de résister et de survivre. Si bien qu'aujourd'hui on considère que les bactéries résistantes aux antibiotiques sont de véritables espèces, distinctes des bactéries originale qui ne résistaient pas https://image.noelshack.com/minis/2018/09/6/1520067980-pokup.png
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