That pavés, j'arriverai jamais à répondre avec de arguments pertinents 
Toast ")
La justice des Hommes, du moins celle actuelle de la démocratie, est donc conçue de manière à être utile.
- Utile à la victime, qui espère obtenir réparation, pour se reconstruire et réparer les dommages matérielles et/ou psychologiques du crime.
- Utile aux dirigeants, qui doivent se débarrasser d'un loup menaçant le troupeau.
- Utile à la société, qui espère obtenir réparation, se reconstruire et réparer, se débarrasser d'un danger, et dissuader autrui de suivre un exemple meurtrier.
La deuxième condition ne me semble pas remplie, étant donné le nombre hallucinant de récidives en sortie de prison.
La prison n'a qu'un rôle dissuasif, elle ne sert à rien une fois qu'elle est utilisée en tant que punition, si ce n'est à éloigner temporairement le loup du troupeau de moutons.
Surtout qu'à la sortie, se réintégrer socialement n'est pas une chose des plus simples. Les hôpitaux psychiatriques devraient interner bien des prisonniers selon moi d'ailleurs.
On utilise la prison parce qu'on trouve aucun autre moyen, alors on repousse les dangers pour la société.
On laisse pourrir en cage sans plus de considération les prisonniers car ce sont des dangers incontrôlables. Tu pourras prôner la prison autant que tu vaudras, tu m'accorderas au moins que cette solution est loin d'être idéale.
La réintroduction d'une peine de mort risque :
- de faire culpabiliser la victime pour la mort du criminel, ce qui serait paradoxal. Mais ça arrive, les victimes sont nettement plus empathiques que les criminels, et peuvent se reprocher de voir les proches du condamné être aussi triste.
- de tuer quelques innocents dans le lot, au risque de créer une opposition face aux dirigeants. De plus, les dérives sont faciles (tuer des opposants en leur foutant des crimes sur le dos, attiser la violence entre communautés pour des raisons égoïstes, ... Aux USA par exemple, de nombreux procureurs ont biaisé des enquêtes pour que des mecs issus de minorités soient condamnés à mort, le but étant d'attiser le racisme pour être réélu : les procureurs qui font ça sont généralement des intégristes républicains des états du sud ; aujourd'hui ça fait des décennies qu'il y a des émeutes à cause de ce genre de conneries).
- de créer une dissonance au niveau de la société elle-même. On te dit que tuer est mal, mais si c'est l'état qui le fait sous prétexte que c'est utile à la société, ça va, ce n'est plus mal ? C'est la porte ouverte à l???auto-justice, à la vendetta, les mecs persuadés de faire du bien à la société tueraient selon leurs critères, etc.
Pour le point 1, j'aurais tendance à dire que dans le cas de la tôle à perpétuité, tu n'as pas l'esprit tranquille non plus.
Heureusement, on a inventé le suivi psychologique/psychiatrique
Et ça compte pas pour du beurre. C'est un dédommagement logique selon moi, même sans peine de mort.
Quant au point 2, mettre des innocents pendant 2o ans en prison n'est pas terrible non plus, et c'est même à mon sens bien pire.
Dans ce cas la victime n'arrivera probablement pas à se réintégrer socialement et sera psychologiquement détruit...L'ennemi politique sera tout autant hors d'état de nuire, qu'il soit mort ou victime d'injustice.
La prison pendant une longue durée, ça peut détruire une vie entière comme de rien.
Et pour répondre au point 3, il nous rester les barrières morales et sociales. Il y aura forcément des gens qui se serviront de la peine de mort comme d'un argument pour leur meurtre, mais ils seront tout de même parfaitement conscients de l'acte qu'ils ont commis.
Sans peine de mort, les gens se rendent justice eux-même aussi. Et il y a toujours des tarés désirant absolument "tuer ceux qui le mérite", peine de mort ou non.
La peine de mort est plus symbolique qu'autre chose, il ne s'agit pas de tuer des gens à la pelle, mais bien d'exécuter certains individus particulièrement dangereux, contre qui les preuves sont valables.
Et c'est bien cette symbolique qui pose problème à beaucoup, ce que je conçois totalement.

Toast ")
La justice des Hommes, du moins celle actuelle de la démocratie, est donc conçue de manière à être utile.
- Utile à la victime, qui espère obtenir réparation, pour se reconstruire et réparer les dommages matérielles et/ou psychologiques du crime.
- Utile aux dirigeants, qui doivent se débarrasser d'un loup menaçant le troupeau.
- Utile à la société, qui espère obtenir réparation, se reconstruire et réparer, se débarrasser d'un danger, et dissuader autrui de suivre un exemple meurtrier.
La deuxième condition ne me semble pas remplie, étant donné le nombre hallucinant de récidives en sortie de prison.
La prison n'a qu'un rôle dissuasif, elle ne sert à rien une fois qu'elle est utilisée en tant que punition, si ce n'est à éloigner temporairement le loup du troupeau de moutons.
Surtout qu'à la sortie, se réintégrer socialement n'est pas une chose des plus simples. Les hôpitaux psychiatriques devraient interner bien des prisonniers selon moi d'ailleurs.
On utilise la prison parce qu'on trouve aucun autre moyen, alors on repousse les dangers pour la société.
On laisse pourrir en cage sans plus de considération les prisonniers car ce sont des dangers incontrôlables. Tu pourras prôner la prison autant que tu vaudras, tu m'accorderas au moins que cette solution est loin d'être idéale.
La réintroduction d'une peine de mort risque :
- de faire culpabiliser la victime pour la mort du criminel, ce qui serait paradoxal. Mais ça arrive, les victimes sont nettement plus empathiques que les criminels, et peuvent se reprocher de voir les proches du condamné être aussi triste.
- de tuer quelques innocents dans le lot, au risque de créer une opposition face aux dirigeants. De plus, les dérives sont faciles (tuer des opposants en leur foutant des crimes sur le dos, attiser la violence entre communautés pour des raisons égoïstes, ... Aux USA par exemple, de nombreux procureurs ont biaisé des enquêtes pour que des mecs issus de minorités soient condamnés à mort, le but étant d'attiser le racisme pour être réélu : les procureurs qui font ça sont généralement des intégristes républicains des états du sud ; aujourd'hui ça fait des décennies qu'il y a des émeutes à cause de ce genre de conneries).
- de créer une dissonance au niveau de la société elle-même. On te dit que tuer est mal, mais si c'est l'état qui le fait sous prétexte que c'est utile à la société, ça va, ce n'est plus mal ? C'est la porte ouverte à l???auto-justice, à la vendetta, les mecs persuadés de faire du bien à la société tueraient selon leurs critères, etc.
Pour le point 1, j'aurais tendance à dire que dans le cas de la tôle à perpétuité, tu n'as pas l'esprit tranquille non plus.
Heureusement, on a inventé le suivi psychologique/psychiatrique

Et ça compte pas pour du beurre. C'est un dédommagement logique selon moi, même sans peine de mort.
Quant au point 2, mettre des innocents pendant 2o ans en prison n'est pas terrible non plus, et c'est même à mon sens bien pire.

Dans ce cas la victime n'arrivera probablement pas à se réintégrer socialement et sera psychologiquement détruit...L'ennemi politique sera tout autant hors d'état de nuire, qu'il soit mort ou victime d'injustice.
La prison pendant une longue durée, ça peut détruire une vie entière comme de rien.
Et pour répondre au point 3, il nous rester les barrières morales et sociales. Il y aura forcément des gens qui se serviront de la peine de mort comme d'un argument pour leur meurtre, mais ils seront tout de même parfaitement conscients de l'acte qu'ils ont commis.
Sans peine de mort, les gens se rendent justice eux-même aussi. Et il y a toujours des tarés désirant absolument "tuer ceux qui le mérite", peine de mort ou non.
La peine de mort est plus symbolique qu'autre chose, il ne s'agit pas de tuer des gens à la pelle, mais bien d'exécuter certains individus particulièrement dangereux, contre qui les preuves sont valables.
Et c'est bien cette symbolique qui pose problème à beaucoup, ce que je conçois totalement.