Retour au sujet

Avatar de Rezabe75 Rezabe75
Chapitre 2
Je tourne la clé dans ma serrure. Une angoisse me prend au corps, aux tripes. Je ne sais pas comment expliquer ce qui m’arrive. J’ai envie de fuir de cette vie de merde, couper court à tout ce manège.
Je me pose sur mon misérable canapé, et allume ma télévision. Je déteste la télévision, je hais ce principe, ce concept. Les infos défilent comme le temps. Jérusalem capitale d’israel, macron empereur de France, trump libéralise internet, johnny nous quitte… Tout cela me fait bien du mal.
On toque à la porte. Je saisis un couteau et me dirige vers cet édifice de deux fois ma misérable stature.
-ouvrez.
Un homme enclenche la poignée et tombe nez à nez avec ma grande lame effilée. Il commence à balbutier, mais avant qu’il ait pu en placer une je lui tranche la carrotide. Il s’écroule à terre. Je saisis le cadavre et le fait ramper au milieu de mon salon. Je ne sais pas qui est cet homme à qui je viens d’oter la vie. Je lui crache ce que j’aimerais etre du foutre.
Je referme la porte. Et je commence a le demembrer, morceau par morceau, avec un plaisir quasiment sardonique.
-a nous deux maintenant.
Je jette ses restes à la poubelle, après lui avoir mangé l’oreille. Suis-je devenu fou ?
Je pleure et hurle.
Je martèle les murs de mes poings.
Je crache partout en salivant l’idée de vengeance assouvie.
Je décide ressortir de l’appartement, malgré les conseils de mon instinct de primitif.
Je me rends compte que j’ai les mains pleines de sang, je décide d’y retourner. De toute facon la nuit commence à tomber.
Je verrais demain ce que je fais.
Je m’endors sur le canapé misérable, comme je l’ai déjà dit. J’en ai marre de ma vie. Je viens de tuer quelqu’un et je ne m’en rends toujours pas compte.
Au secours.
Je me réveille 6 heures plus tard, en sang. Je m’apercois que je viens de tuer mon livreur de pizza que j’avais appelée plus tot dans la matinée. Il se fait tard, je respire un bon coup.
Bon. Il faut réfléchir. Je me lève et vais chercher de quoi manger ce soir. Je suis au bord de l’épuisement, la paranoia me gagne et tout est flou dans ma tete. En sueur, j’éclate ma main contre le mur. La cloison s’effondre sous le choc, et je me casse les dents contre la porte. Je pense devenir fou.
Je sors de l’appart’ après y avoir mis feu. Je descends quatre a quatre les marches de mon immeuble parisien merdique, si quelqu’un m’arrete je me devrais de le tuer.
Stupeur. Je la croise.