Retour au sujet

Avatar de AlgerienSauvage AlgerienSauvage
Appelé initialement par les Kabyles en 1512, Arudj Barberousse, avec l'aide de berbères tente le siège de Béjaïa18, c'est un échec, mais il inaugure une période d'hostilité entre les Espagnols et les frères Barberousse19. Arudj est impressionné par le courage des Kabyles20. Les Kabyles, comme les Arabes accueillirent les frères Barberousse avec faveur21. Ensuite appelés par les habitants d'Alger, les frères Arudj et Khayr ad-Din débarquent à Jijel en 1514 et font de la ville leur base arrière pour organiser la lutte contre les Espagnols chrétiens qui avaient occupé par la force plusieurs villes de la côte algérienne, et depuis Jijel, ils recrutèrent les soldats et préparèrent les munitions et les armées avec lesquels ils attaquèrent les Espagnols à Béjaia en 1512. Les frères prennent Alger en 1516, à la tête de 5 000 kabyles, 1 500 turcs, suivis de 800 arquebustiers, et d’une flotte de 16 galiotes22. Les Algérois font un accueil triomphal à Arudj23. Ainsi, il devient maître de la ville après avoir fait assassiner l'émir Salim at-Toumi qui avait intrigué avec les Espagnols et sa tribu pour se débarrasser des pirates16. Il repousse d’Alger une expédition espagnole. Il organise l’administration de la ville dont il renforce le système de défense en construisant des fortifications. Il conquiert tout l’arrière-pays et l’Ouest algérien : la Mitidja, le Chelif, le Titteri, le Dahra, l’Ouarsenis et par la suite, annexe le royaume de Tlemcen. En 1518, au retour d’une expédition contre le souverain zianide Abou Hammou, il est tué à Rio Salado (El Malah), défait par les EspagnolsH 10

Auto-édit : Kheireddine Barberousse est proclamé « sultan d'Alger »N 4 ; entre la fin octobre et le début novembre 1519, une assemblée composée de notables algérois et d'oulémas charge une délégation de soumettre au sultan ottoman Sélim Ier, une proposition de rattachement de l'Algérie à l'Empire ottoman24. En effet, à la suite de la tentative de l'Empire espagnol de prendre Alger en 1518, Kheireddine Barberousse prend conscience de la nécessité de s'appuyer sur l'aide ottomane