6 mois de prison ferme ont été requis contre 11 des 12 prévenus jugés à Valenciennes pour des viols correctionnalisés en agressions sexuelles infligés à une enfant de 14 ans rencontrée sur Snapchat ou coco.fr
Au tribunal de Valenciennes, ce jeudi 25 avril 2024, nous suivons le procès de 12 hommes jugés pour recours à la prostitution et sollicitation d’images à caractère pornographique et atteinte sexuelle à l’égard d’une collégienne, à travers les tweets de Marion Dubreuil, journaliste judiciaire chez RMC.
Ces prévenus âgés de 26 à 61 ans, apprentis, chômeurs, cadres ou bien encore agriculteur sont entrés en contact avec la collégienne sur le site internet de rencontre #Coco connu pour servir de plateforme à la prostitution y compris des mineurs.
L’affaire a débuté quand les parents de la collégienne ont signalé sa fugue il y a un an.
L’adolescente de 14 ans a été retrouvée chez un agriculteur de 53 ans qui sera aujourd’hui sur les bancs des prévenus juge pour atteinte sexuelle.
En exploitant le portable de l’adolescente, les gendarmes avaient découvert que la collégienne était en contact avec des hommes majeurs sur le site internet de rencontre coco connu pour servir de plateforme à la prostitution.
La présidente appelle les prévenus à la barre les uns après les autres pour leur rappeler les faits qui leurs sont reprochés.
Ils défilent les uns après les autres sous le regard du père de la collégienne, partie civile.
On est marqué par la variété des profils.
La procureure demande la requalification des faits d’atteinte sexuelle en agression sexuelle par un majeur sur un mineur de moins de 15 ans.
« La peine encourue est la même, »
rappelle la magistrate qui explique que ce dossier a été correctionnalisé.
En effet ce dossier qui porte sur des violences sexuelles sur une mineure de moins de 15 ans tombe sous le coup de la loi du 21 avril 2021.
Un dossier correctionnalisé, cela veut dire que les faits auraient pu faire l’objet d’une instruction pour viol sur mineur, mais que la victime a accepté que les faits criminels soient traités comme des délits pour être jugés plus vite en correctionnelle.
En avril 2023 le père de la collégienne avait signalé une fugue de sa fille.
Il avait expliqué aux gendarmes qu’elle s’était isolée depuis un an dans sa chambre sur sa console. Ses notes avaient chuté.
La mère de l’adolescente avait retrouvé une vidéo de sa fille qui se filmait nue sous sa douche.
Une vidéo échangée sur les réseaux sociaux avec un inconnu.
Le père avait eu une discussion avec sa fille:
« Elle expliquait qu’elle se cherchait sur le plan de la sexualité. »
Le tribunal a diffusé des photos de la collégienne décrite par un médecin légiste avec « une corpulence longiligne 1m61, 49 kilos ».
Sur les clichés, elle paraît jeune, frêle, une adolescente de 14 ans.
Entendue en audition par les gendarmes, Mélanie la collégienne, avait donné des précisions sur chaque adulte avec lequel elle avait eu des contacts (jusqu’aux tatouages, cicatrice des prévenus) et donné des précisions sur les lieux.
Au tribunal de Valenciennes, ce jeudi 25 avril 2024, nous suivons le procès de 12 hommes jugés pour recours à la prostitution et sollicitation d’images à caractère pornographique et atteinte sexuelle à l’égard d’une collégienne, à travers les tweets de Marion Dubreuil, journaliste judiciaire chez RMC.
Ces prévenus âgés de 26 à 61 ans, apprentis, chômeurs, cadres ou bien encore agriculteur sont entrés en contact avec la collégienne sur le site internet de rencontre #Coco connu pour servir de plateforme à la prostitution y compris des mineurs.
L’affaire a débuté quand les parents de la collégienne ont signalé sa fugue il y a un an.
L’adolescente de 14 ans a été retrouvée chez un agriculteur de 53 ans qui sera aujourd’hui sur les bancs des prévenus juge pour atteinte sexuelle.
En exploitant le portable de l’adolescente, les gendarmes avaient découvert que la collégienne était en contact avec des hommes majeurs sur le site internet de rencontre coco connu pour servir de plateforme à la prostitution.
La présidente appelle les prévenus à la barre les uns après les autres pour leur rappeler les faits qui leurs sont reprochés.
Ils défilent les uns après les autres sous le regard du père de la collégienne, partie civile.
On est marqué par la variété des profils.
La procureure demande la requalification des faits d’atteinte sexuelle en agression sexuelle par un majeur sur un mineur de moins de 15 ans.
« La peine encourue est la même, »
rappelle la magistrate qui explique que ce dossier a été correctionnalisé.
En effet ce dossier qui porte sur des violences sexuelles sur une mineure de moins de 15 ans tombe sous le coup de la loi du 21 avril 2021.
Un dossier correctionnalisé, cela veut dire que les faits auraient pu faire l’objet d’une instruction pour viol sur mineur, mais que la victime a accepté que les faits criminels soient traités comme des délits pour être jugés plus vite en correctionnelle.
En avril 2023 le père de la collégienne avait signalé une fugue de sa fille.
Il avait expliqué aux gendarmes qu’elle s’était isolée depuis un an dans sa chambre sur sa console. Ses notes avaient chuté.
La mère de l’adolescente avait retrouvé une vidéo de sa fille qui se filmait nue sous sa douche.
Une vidéo échangée sur les réseaux sociaux avec un inconnu.
Le père avait eu une discussion avec sa fille:
« Elle expliquait qu’elle se cherchait sur le plan de la sexualité. »
Le tribunal a diffusé des photos de la collégienne décrite par un médecin légiste avec « une corpulence longiligne 1m61, 49 kilos ».
Sur les clichés, elle paraît jeune, frêle, une adolescente de 14 ans.
Entendue en audition par les gendarmes, Mélanie la collégienne, avait donné des précisions sur chaque adulte avec lequel elle avait eu des contacts (jusqu’aux tatouages, cicatrice des prévenus) et donné des précisions sur les lieux.