Bon y’a des réponses intéressantes et proches de ce que j’attendais (ceux qui ont développé sur le plan analytique) mais personne n’a mis le doigt sur la problématique précise de l’expérience.
Elle s’inscrit une fois de plus dans le cadre de mon sujet phare qu’est le traitement de l’information.
On a ici un (multi-)compte certifié qui poste du contenu politique/idéologique totalisant plusieurs dizaines de millions de vues (donc fortement mis en avant par l'algorithme étant donné le ratio vues/abonnés des différents comptes possédés par la même personne) dans le but d’engranger des revenus et un schéma classique de manipulation de l’information qui saute aux yeux:
- La vidéo n’est pas correctement contextualisée, ni sourcée.
- Elle présente de nombreuses coupures de sorte à se focaliser sur l’information qu’elle tente de mettre en avant (des hommes noirs physiquement proches de femmes blanches), les scènes ont été volontairement tronquées et sélectionnées.
- La source est pourtant très facile à trouver au moyen des éléments présents dans la vidéo, les vidéos complètes n’ont rien à voir avec l’information mise en avant (c’est un microcosme, de plus la majorité des couples de danseurs sont occidentaux).
- Il s’agit d’un événement musical annuel (sur le thème du kizomba), qui plus est au sein d’une ville fortement touristique, cela ne reflète en rien un phénomène de société global (l’idée que la vidéo cherche à susciter dans l’esprit du consommateur)
- La vidéo est vieille de plusieurs années mais est proposée et reçue comme un contenu récent ou actuel.
- On a à vue d’oeil 99,99% des consommateurs qui tombent dans le panneau et intègre automatiquement l’information comme étant fiable pour 0,01% qui questionnent l’information et 0% qui parviennent à la vérifier, les réactions relèvent de la croyance la plus naïve et la plus primaire (tout en se revendiquant paradoxalement sur-informées, ce qui est récurrent).
- Les réactions en commentaires sont hautement violentes et anxiogènes (« La Pologne est perdue »). D’une activité culturelle, un petit festival de danse africaine populaire regroupant des pratiquants/passionnés (majorité de danseurs et membres en tenue de clubs), on introduit le scénario d’une invasion migratoire à travers un simple montage vidéo auprès d’un public sensible.
Elle s’inscrit une fois de plus dans le cadre de mon sujet phare qu’est le traitement de l’information.
On a ici un (multi-)compte certifié qui poste du contenu politique/idéologique totalisant plusieurs dizaines de millions de vues (donc fortement mis en avant par l'algorithme étant donné le ratio vues/abonnés des différents comptes possédés par la même personne) dans le but d’engranger des revenus et un schéma classique de manipulation de l’information qui saute aux yeux:
- La vidéo n’est pas correctement contextualisée, ni sourcée.
- Elle présente de nombreuses coupures de sorte à se focaliser sur l’information qu’elle tente de mettre en avant (des hommes noirs physiquement proches de femmes blanches), les scènes ont été volontairement tronquées et sélectionnées.
- La source est pourtant très facile à trouver au moyen des éléments présents dans la vidéo, les vidéos complètes n’ont rien à voir avec l’information mise en avant (c’est un microcosme, de plus la majorité des couples de danseurs sont occidentaux).
- Il s’agit d’un événement musical annuel (sur le thème du kizomba), qui plus est au sein d’une ville fortement touristique, cela ne reflète en rien un phénomène de société global (l’idée que la vidéo cherche à susciter dans l’esprit du consommateur)
- La vidéo est vieille de plusieurs années mais est proposée et reçue comme un contenu récent ou actuel.
- On a à vue d’oeil 99,99% des consommateurs qui tombent dans le panneau et intègre automatiquement l’information comme étant fiable pour 0,01% qui questionnent l’information et 0% qui parviennent à la vérifier, les réactions relèvent de la croyance la plus naïve et la plus primaire (tout en se revendiquant paradoxalement sur-informées, ce qui est récurrent).
- Les réactions en commentaires sont hautement violentes et anxiogènes (« La Pologne est perdue »). D’une activité culturelle, un petit festival de danse africaine populaire regroupant des pratiquants/passionnés (majorité de danseurs et membres en tenue de clubs), on introduit le scénario d’une invasion migratoire à travers un simple montage vidéo auprès d’un public sensible.