Partie 6
Je me retrouve père, le mien de père, il sniffait de la c, dépensé tous dans les casinos, me laissait seul dans son char alors que j'étais à peine âgé d'une année et quelque mois pendant des journées entière, lorsqu'il travaillait. J'ai des gros doute que ma peur de l'abandon tire ses racines en partie de lui.

Ma mère faisait de la c aussi, elle m'a fait des attouchements surtout à mon adolescence. Toujours comme ça dans les familles dysfonctionnelles, les parents reproduisent ce que les parents leur ont fait plus jeune à l'infini.

Je ne savais pas c"est quoi être un parent. Il y a vraiment de tuto sur youtube pour l'apprendre.
D'un autre côté, faire en sorte de bien traité cet enfant, briserait un cycle de maltraitance infantile ancrée dans ma famille.
Donc, ma copine et moi décidions de garder cet enfant, notamment parce que je suis ouvertement contre l'avortement.

Problème, notre train de vie de l'époque n'était pas du tout adapté à l'arrivée d'un bébé. Immature, irresponsable, pas capable de gérer un budget. On dépensait tous en connerie, je me souviens même qu'on faisait les morts parfois quand le propriétaire passé pour le loyer.

Entre-temps, j'attrape la COVID au travail, positif au test salivaire, je suis en arrêt pendant deux semaines. Je décide de changer de job, je travaillais encore en sécurité dans un centre commercial. Je m'essaye dans quelques endroits toujours dans le domaine de la sécurité, mais rien de concluant, trop chiant, tenir debout en stationnaire durant 12 h, ça me rendait dépressif, les clients ne te respectent pas, les employeurs ne te respecte pas.

Je décide de me lancer dans le travail social. J'ai un diplôme dans l'aide à la personne et toxicologie que j'ai eu France. Un CAP, pas reconnu ici, mais qui m'a permis de faire valoir une certaine expérience avec les sans-abris. Je voulais devenir infirmier en France, mais j'ai vite changé d'avis, manque de reconnaissance, charge de travail ect...

J'ai travaillé un mois ou deux dans une maison d'hébergement pour personne en situation de handicap, à ce moment-là, je faisais du 7 jours sur 7 de travail la nuit. J'ai quitté assez rapidement, un déficient me griffait jusqu'au sang chaque jour, un trisomique 21 m'a foutu une droite.

J'en ai eu vite marre.
J'ai quand même besoin d'argent, surtout avec une femme enceinte bordele. Je cherchais désespérément des occasions sur Indeed. Quand j'ai trouvé un emploi, de travailleur social sur Montréal, payée 40 $ de l'heure, soit 27 euros de l'heure environ. Approximativement, 4406 euros bruts par mois. Une fortune, n'en déplaise au Jean Onche avec leur 8k par mois + 20 cm et 10/10 à la maison.

Travailleur social de nuit avec des sans-abris, dans un centre de nuit pour dormir, celui qui accueille les itinérants qui sont refusés de tous les autres centres, pour mauvais comportement, drogues ou autres. Voilà la raison de la paye, je vais devoir me frotter aux itinérants. Cocasse, histoire courte, ma mère était revenue 1 an avant moi au Québec (elle vivait en France depuis 2001, elle a vécu cette année à la rue à Montréal dans des foyers, avec des dealers de drogue qui la protégeait.
Personne de la famille ici voulait l'héberger, trop de problèmes avec.)


Le travail dans ce centre de nuit était simple, tu donnes à manger aux sdf, tu t'assures qu'ils ne se droguent pas à l'intérieur, tu fais en sorte qu'ils ne crèvent pas d'une overdose.

C'est tout.
On était 5 travailleurs sociaux pour environ 10 agents de sécurité.



Pour les réveiller, le matin, on leur mettait du gros sont sur les baffes, avec des chansons québécoises
.
Petite info, j'étais un des rares blancs qui composait l'équipe, les autres était surtout des haïtiens
Des arabes aussi, pas ceux comme en France, ici, ils sont très éduqués, ils parlent un peu trop fort, mais sont quand même civilisé contrairement à ceux de France.

Le monde des personnes sans abri, et horrible, ils chient derrière les bâtiments, des seringues partout, des rats énormes. Ils ne sont jamais reconnaissants, ils se battent tout le temps, ils baisent partout. Tu te rends compte que 97% de ce monde-là ont des troubles mentaux.

Ils devraient être placés dans des centres, au lieu d'être livré a eux-mêmes. Beaucoup, ont besoin de parler, d'un suivi approprié. Rien, on les laisse juste crever dans la rue.

Le contrat était à durée déterminée, la grossesse de ma femme, c'est bien passée, aucun problème.
J'étais en train de passer le permis voiture dans le même temps, j'avais acheté le gamos avant d'avoir terminé en me disant trankile je vé l'Avoir du premié cou.

3 Échec a l'exam de conduite.

Je conduisais quand même mon gamos pour emmener ma donzelle à l'examen pour le bébé. J'étais nul à la conduite, on a sans doute manqué plusieurs fois de mourir à la gloire d'Odin.

J'ai fini par l'avoir heureusement.
J'ai travaillé là-dedans jusqu'à la naissance de ma fille.

Partie 7 prochainement, je vous raconterai la galère d'être un sous-homme quand t'a une famille à gérer.
J'ai rajouté des stickers pour rendre ça plus drôle. Dite moi si ça vous dérange ou pas.

Je me retrouve père, le mien de père, il sniffait de la c, dépensé tous dans les casinos, me laissait seul dans son char alors que j'étais à peine âgé d'une année et quelque mois pendant des journées entière, lorsqu'il travaillait. J'ai des gros doute que ma peur de l'abandon tire ses racines en partie de lui.


Ma mère faisait de la c aussi, elle m'a fait des attouchements surtout à mon adolescence. Toujours comme ça dans les familles dysfonctionnelles, les parents reproduisent ce que les parents leur ont fait plus jeune à l'infini.


Je ne savais pas c"est quoi être un parent. Il y a vraiment de tuto sur youtube pour l'apprendre.
D'un autre côté, faire en sorte de bien traité cet enfant, briserait un cycle de maltraitance infantile ancrée dans ma famille.
Donc, ma copine et moi décidions de garder cet enfant, notamment parce que je suis ouvertement contre l'avortement.


Problème, notre train de vie de l'époque n'était pas du tout adapté à l'arrivée d'un bébé. Immature, irresponsable, pas capable de gérer un budget. On dépensait tous en connerie, je me souviens même qu'on faisait les morts parfois quand le propriétaire passé pour le loyer.


Entre-temps, j'attrape la COVID au travail, positif au test salivaire, je suis en arrêt pendant deux semaines. Je décide de changer de job, je travaillais encore en sécurité dans un centre commercial. Je m'essaye dans quelques endroits toujours dans le domaine de la sécurité, mais rien de concluant, trop chiant, tenir debout en stationnaire durant 12 h, ça me rendait dépressif, les clients ne te respectent pas, les employeurs ne te respecte pas.


Je décide de me lancer dans le travail social. J'ai un diplôme dans l'aide à la personne et toxicologie que j'ai eu France. Un CAP, pas reconnu ici, mais qui m'a permis de faire valoir une certaine expérience avec les sans-abris. Je voulais devenir infirmier en France, mais j'ai vite changé d'avis, manque de reconnaissance, charge de travail ect...


J'ai travaillé un mois ou deux dans une maison d'hébergement pour personne en situation de handicap, à ce moment-là, je faisais du 7 jours sur 7 de travail la nuit. J'ai quitté assez rapidement, un déficient me griffait jusqu'au sang chaque jour, un trisomique 21 m'a foutu une droite.


J'en ai eu vite marre.
J'ai quand même besoin d'argent, surtout avec une femme enceinte bordele. Je cherchais désespérément des occasions sur Indeed. Quand j'ai trouvé un emploi, de travailleur social sur Montréal, payée 40 $ de l'heure, soit 27 euros de l'heure environ. Approximativement, 4406 euros bruts par mois. Une fortune, n'en déplaise au Jean Onche avec leur 8k par mois + 20 cm et 10/10 à la maison.


Travailleur social de nuit avec des sans-abris, dans un centre de nuit pour dormir, celui qui accueille les itinérants qui sont refusés de tous les autres centres, pour mauvais comportement, drogues ou autres. Voilà la raison de la paye, je vais devoir me frotter aux itinérants. Cocasse, histoire courte, ma mère était revenue 1 an avant moi au Québec (elle vivait en France depuis 2001, elle a vécu cette année à la rue à Montréal dans des foyers, avec des dealers de drogue qui la protégeait.
Personne de la famille ici voulait l'héberger, trop de problèmes avec.)


Le travail dans ce centre de nuit était simple, tu donnes à manger aux sdf, tu t'assures qu'ils ne se droguent pas à l'intérieur, tu fais en sorte qu'ils ne crèvent pas d'une overdose.


C'est tout.
On était 5 travailleurs sociaux pour environ 10 agents de sécurité.




Pour les réveiller, le matin, on leur mettait du gros sont sur les baffes, avec des chansons québécoises

. Petite info, j'étais un des rares blancs qui composait l'équipe, les autres était surtout des haïtiens

Des arabes aussi, pas ceux comme en France, ici, ils sont très éduqués, ils parlent un peu trop fort, mais sont quand même civilisé contrairement à ceux de France.


Le monde des personnes sans abri, et horrible, ils chient derrière les bâtiments, des seringues partout, des rats énormes. Ils ne sont jamais reconnaissants, ils se battent tout le temps, ils baisent partout. Tu te rends compte que 97% de ce monde-là ont des troubles mentaux.


Ils devraient être placés dans des centres, au lieu d'être livré a eux-mêmes. Beaucoup, ont besoin de parler, d'un suivi approprié. Rien, on les laisse juste crever dans la rue.


Le contrat était à durée déterminée, la grossesse de ma femme, c'est bien passée, aucun problème.
J'étais en train de passer le permis voiture dans le même temps, j'avais acheté le gamos avant d'avoir terminé en me disant trankile je vé l'Avoir du premié cou.


3 Échec a l'exam de conduite.


Je conduisais quand même mon gamos pour emmener ma donzelle à l'examen pour le bébé. J'étais nul à la conduite, on a sans doute manqué plusieurs fois de mourir à la gloire d'Odin.


J'ai fini par l'avoir heureusement.
J'ai travaillé là-dedans jusqu'à la naissance de ma fille.


Partie 7 prochainement, je vous raconterai la galère d'être un sous-homme quand t'a une famille à gérer.
J'ai rajouté des stickers pour rendre ça plus drôle. Dite moi si ça vous dérange ou pas.

