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Avatar de Diacosme1 Diacosme1
Citation de merlinlebanni
Donc tu peux expliquer par les allèles la violence des noirs ? J'ai toujours cru que c'était du a leurs taux de testostérone plus élevé que celui des blancs ou asiatique, a mettre en corrélation avec leurs plus faible Q.I et pauvreté, donc plus violent,
Si tu a d'autre anecdote je suis preneur

Attention à cela, je n'en serais pas aussi sûr si j'étais toi. Peut-être que des taux de testo libre circulante supérieur pourraient être corrélées aux comportements violents (entre autres facteurs génétiques, et encore), mais (au moins) deux études concurrentes se tirent le mou sur la question de savoir si oui ou non il y a bel et bien des différences significatives blancs/noirs niveau taux de testo libre en premier lieu : celle de Mazur en 2008 et celle de Richard et al en 2014.

Mazur dans cette étude reprend les données officielles et nationalement représentatives du NHANES III examinés par Rohrmann, qui pensait avoir découvert des taux d’œstrogènes plus élevés que de testostérone chez les Noirs américains : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17456570
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17456570
. Mazur ré-examinant les mêmes données mais sans appliquer de poids d'échantillonnage, trouve une T légèrement plus élevée chez les noirs. Mazur passe alors en revue les résultats de ses études et d'une poignée d'autres, conclue néanmoins:

En dépit des incohérences entre les études, tous s'accordent à dire qu'il n'y a pas de différences majeures, générales, de T ou SHBG (ou BioT calculé) parmi les groupes ethniques qui ont été étudiés.

Un coup d'œil sur les cartes de dispersion de Mazur confirme que 32% des hommes noirs n'ont en fait pas une T plus élevée que l'ensemble des hommes blancs, sinon seulement de 6% d'entre eux.

https://image.noelshack.com/minis/2018/08/4/1519308321-mazur-testosterone.png

Richard et al en 2014 a quant à lui méta-analysé 14 études séparées et a trouvé qu'il y avait bien une différences de T libre circulante marquée : http://onlinelibrary.wile[...]47-2927.2014.00206.x/epdf
Apercite http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.2047-2927.2014.00206.x/epdf


Du coup je ne sais pas trop quoi en penser, j'inclinerai peut-être plus du côté de Mazur (vu que je n'ai pas lu dans son entièreté celle de Richards).

D'ailleurs de manière assez amusante, Mazur note que les taux plus faibles de mariage et de gain de poids chez les Noirs expliquent en grande partie les taux de testostérone légèrement supérieurs qu'il observe. Sans compter le fait que les différences noir-blanc dans les taux de testo libre circulante augmentent avec l'âge (dans les parcelles de Mazur, elles apparaissent minuscules avant l'âge de 30 ans environ).

En revanche, ce que l'on sait, c'est que les Noirs ont en moyenne une plus faible répétition des allèles d'un gène jouant le rôle de récepteur androgénique, que les blancs. Les taux de testo libre circulante, au fond, ne constituent pas un critère suffisant si le mécanisme par lequel on en ressent les effets inhibe cela.

Topo rapide : ce gène de réception androgénique (AR) code pour un récepteur du même nom qui réagit aux hormones androgènes (telles que la testostérone par exemple, mais pas seulement). Ce récepteur est une partie clé du mécanisme par lequel la testostérone a ses effets dans tout le corps et le cerveau. Toutes les versions de ce gène ont plusieurs répétitions d'une séquence nucléotidique CAG. Évidemment les individus diffèrent dans la fréquence de ces répétitions. Les versions de ce gène avec un nombre de répétitions inférieur à la moyenne conduisent à une augmentation de l'activité androgénique et ont été associées à plusieurs reprises à la criminalité et à l'agression.

Par exemple, Rajender et al : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18365230
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18365230
( étude menée sur 645 hommes incluant 241 violeurs condamnés, 107 meurtriers, et 26 hommes condamnés pour les deux crimes) ;
Butovskaya et al : www.nature.com/articles/srep03148 (forte corrélation trouvée entre la colère, l'agression et le génotype AR a été trouvé dans un échantillon de 138 hommes tazmaniens) ;

Pichard et al : journals.lww.com/psychgenetics/Abstract/2007/10000/Association_analysis_of_15_polymorphisms_within_10.7.aspx (a trouvé que le génotype AR prédit de personnalités antisociales dans un échantillon de 1000 individus).

Quatre études distinctes ont montré que les allèles à faible répétition du gène AR sont plus fréquents chez les Noirs que chez les Blancs :

Irvine et al en 1995 : cancerres.aacrjournals.org/content/55/9/1937.full.pdf+html

Wang et al en 2013 : https://www.hindawi.com/journals/pc/2013/763569/
Apercite https://www.hindawi.com/journals/pc/2013/763569/


Bennet et al en 2002 : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12202660
Apercite https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12202660


Shibalev et al. en 2013 : https://link.springer.com[...]S1022795413120119#/page-1
Apercite https://link.springer.com/article/10.1134%2FS1022795413120119#/page-1


Compte tenu de cela, il est très probable que les allèles AR à faible répétition augmentent les taux de criminalité noire en augmentant l'impact de la testostérone. En raison de l'impact de la testostérone sur la sexualité, ces mêmes mécanismes sensibilisant très fortement les Noirs aux effets de cette hormone, peuvent aussi expliquer en partie pourquoi les Noirs ont un taux aussi faible de monogamie, ainsi que de violences criminelles : http://sustaindemographic[...]s/global-childrens-trends
Apercite http://sustaindemographicdividend.org/articles/international-family-indicators/global-childrens-trends
(pour la monogamie)