Citation de Swaggman
Citation de vIslaCes une question sérieuse...........
nepafeed
En l’état actuel de nos connaissances, nous savons qu’il existe un gène qui joue un rôle dans le taux élevé de criminalité des Afro-Américains, soit le gène de la monoamine oxydase A (MAO-A). Ce gène produit une enzyme du même nom. L’enzyme MAOA décompose une classe de neurotransmetteurs appelés mono-amines dans le cerveau.
Ces neurotransmetteurs incluent ceux qui sont bien connus pour avoir un effet sur le comportement tels que la dopamine et la sérotonine. Certaines versions du gène MAOA conduisent à abaisser les niveaux de l’enzyme MAOA et, par conséquent, augmente l’activité du mono-amine dans le cerveau.
La différence moléculaire entre les différentes versions du gène MAOA réside dans le nombre de fois qu’une certaine section de sa région promotrice est répétée. Trois allèles répétés conduisent à des niveaux inférieurs à la moyenne de l’enzyme MAOA. Les deux allèles répétés conduisent à des niveaux encore plus bas de MAOA.
À partir des années 1990, les chercheurs ont commencé à soupçonner que la variation des niveaux de MAOA pourrait être liée à des traits comme l’agression ou le comportement criminel. Cette suspicion est survenue à la suite d’une étude sur une famille particulière qui portait une mutation rare conduisant à des niveaux extrêmement faibles de l’enzyme MAOA. Cette famille avait des violeurs, des incendiaires et d’autres criminels violents en son sein : https://www.ncbi.nlm.nih.[...]78/pdf/ajhg00064-0013.pdf
Plus tard, les généticiens ont augmenté les taux avec une version artificielle du gène MAOA qui conduit à une faible production de MAOA. Il a été constaté que les rats agissaient beaucoup de façon beaucoup plus violente que la normale : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/7792602
Le premier lien direct entre les allèles MAOA courants et la violence chez l’homme est venu de Caspi et al 2002 : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12161658
Sur la base de ces résultats, il a été émis l’hypothèse que les gènes MAO-A à faible activité pourraient amener les gens à avoir des réactions plus fortes aux expériences négatives que les personnes ayant des versions à haute activité du gène. Depuis lors, une méta-analyse a confirmé que cette interaction entre le génotype MAO-A et le traumatisme de l’enfance a bien été reproduite chez les hommes (Bryd et Manuch 2013) : http://www.biologicalpsyc[...]S0006-3223(13)00412-5/pdf
Oui mais : depuis, les chercheurs ont constaté que les MAO-A à faible activité prédisent également des niveaux plus élevés de personnalité antisociale, même chez ceux qui n’ont pas été victimes de violence étant enfants (Ficks et Waldman : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24902785
Ces versions du gène ont également été associées à des niveaux élevés d’endettement par carte de crédit et d’obésité (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15034227
Il a également été démontré que des versions à faible activité du gène augmentent considérablement le risque que quelqu’un finisse en prison ( https://medicalxpress.com[...]-criminal-gene-trawl.html
Compte tenu de tout ça, il semble plausible que les versions à faible activité du gène MAO-A conduisent à une impulsivité accrue, probablement due à l’augmentation de l’activité dopaminique, qui entraîne un risque accru d’activité criminelle, d’agression, d’obésité et de dette.
Les différences raciales dans les génotypes MAO-A sont bien établies. Ci-dessous une compilation d’un peu tout ce qui a été fait aux États-Unis depuis : la grande majorité de la recherche montre que les Noirs sont plus susceptibles que les Blancs d’avoir les deux versions de l’allèle à faible répétition.
https://www.sciencedirect[...]cle/pii/S0191886912004047
http://www.biologicalpsyc[...]-3223(06)00473-2/abstract
http://www.biologicalpsyc[...]-3223(06)00473-2/abstract
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21295226
http://journals.sagepub.c[...]/10.1177/2167702613518046
Pour la version 3R c’est pareil – https://www.sciencedirect[...]cle/pii/S0191886912004047
Et ça continue comme ça longtemps.
En résumé, parce que les Afro-Américains ont des niveaux plus élevés d’allèles MAOA à répétition faible que les Blancs, leur taux de criminalité augmente, expliquant au moins en partie pourquoi les Noirs ont des taux de criminalité plus élevés que les Blancs.