III - La fin de l'alliance anglo-japonaise
a - Les réserves des Dominions (1911-1919)
Les réserves de l'Angleterre de participer à un éventuel conflit contre les États-Unis inquiète la diplomatie japonaise. Puisque la Grande-Bretagne n'aiderait pas le Japon dans un conflit avec les États-Unis, tous les avantages du traité sont pour l'Angleterre, toutes les charges du côté du Japon.
La presse japonaise, comme le Kokumin shimbun, estime que l'Angleterre a imposé au Japon un contrat unilatéral ; que l'Angleterre a fait du Japon son chien de garde.
Conscientes que l'Amérique est en train d'enlever à la Grande-Bretagne la domination du monde, certaines élites anglaises soutiennent l'opinion publique japonaise, et voudraient revoir le traité.
Cette réserve de la Grande-Bretagne à l'égard d'un conflit avec les États-Unis s'explique par le fait qu'elle tient compte des désirs et volonté exprimés par les Dominions, dont la politique n'est pas assurée aux souhaits des Anglais métropolitains.
Or, Canadiens et Australiens, en face du conflit américano-japonais, prennent nettement position pour les États-Unis.
Eux aussi redoutent avant tout l'impérialisme japonais, eux aussi ferment et veulent fermer leurs frontières aux émigrants japonais. Pour se défendre, ils comptent moins sur Londres que sur Washington.
Par ailleurs, depuis la Première Guerre mondiale, la politique étrangère de l'Empire britannique a cessé de prendre toutes ses directions à Londres. Les Dominions ont conquis sur les champs de batailles des droits à l'autonomie.
Ainsi, l'Angleterre accorde une représentation distincte du Canada et de l'Australie à la Conférence de Versailles et à la S.D.N.
a - Les réserves des Dominions (1911-1919)
Les réserves de l'Angleterre de participer à un éventuel conflit contre les États-Unis inquiète la diplomatie japonaise. Puisque la Grande-Bretagne n'aiderait pas le Japon dans un conflit avec les États-Unis, tous les avantages du traité sont pour l'Angleterre, toutes les charges du côté du Japon.
La presse japonaise, comme le Kokumin shimbun, estime que l'Angleterre a imposé au Japon un contrat unilatéral ; que l'Angleterre a fait du Japon son chien de garde.
Conscientes que l'Amérique est en train d'enlever à la Grande-Bretagne la domination du monde, certaines élites anglaises soutiennent l'opinion publique japonaise, et voudraient revoir le traité.
Cette réserve de la Grande-Bretagne à l'égard d'un conflit avec les États-Unis s'explique par le fait qu'elle tient compte des désirs et volonté exprimés par les Dominions, dont la politique n'est pas assurée aux souhaits des Anglais métropolitains.
Or, Canadiens et Australiens, en face du conflit américano-japonais, prennent nettement position pour les États-Unis.
Eux aussi redoutent avant tout l'impérialisme japonais, eux aussi ferment et veulent fermer leurs frontières aux émigrants japonais. Pour se défendre, ils comptent moins sur Londres que sur Washington.
Par ailleurs, depuis la Première Guerre mondiale, la politique étrangère de l'Empire britannique a cessé de prendre toutes ses directions à Londres. Les Dominions ont conquis sur les champs de batailles des droits à l'autonomie.
Ainsi, l'Angleterre accorde une représentation distincte du Canada et de l'Australie à la Conférence de Versailles et à la S.D.N.