I - Les origines de l'alliance anglo-japonaise
b - Faire contrepoids à la Russie (1888-1891)
La révision des traités est un premier triomphe diplomatique pour le Japon. La signature de l'alliance avec le Royaume-Uni va en être un second.
C'est la crainte de la Russie qui rapproche alors les deux puissances.
Dès le XVIIIe siècle, la politique envahissante de la Russie inquiète les Japonais. La Russie s'installe aux Kouriles, puis à Sakhaline, que les Japonais regardent comme une île de leur archipel.
En 1861, la Russie tente l'invasion de l'île japonaise de Tsushima : ses marins l'occupent pendant plusieurs mois, et ne se retirent que devant la protestation de l'Angleterre.
Établi sur les deux rives de l'Amour, la Russie veut également poursuivre ses conquêtes en Corée et en Mandchourie que tiennent à se réserver les Japonais.
Les hommes d'affaires russes, les gouvernants et le tsar lui-même, désirent mettre la main sur les richesses naturelles de la Corée et de la Mandchourie, sur les forêts et les mines que convoitent aussi les Japonais.
Plus l'avance des Russes en Corée et en Mandchourie se dessine, plus vive est l'inquiétude des Japonais sur le danger russe. La construction du Transsibérien, démarrée en 1888, exaspère ces craintes. La guerre contre la Russie apparaîtra comme une guerre défensive ou, du moins, préventive.
b - Faire contrepoids à la Russie (1888-1891)
La révision des traités est un premier triomphe diplomatique pour le Japon. La signature de l'alliance avec le Royaume-Uni va en être un second.
C'est la crainte de la Russie qui rapproche alors les deux puissances.
Dès le XVIIIe siècle, la politique envahissante de la Russie inquiète les Japonais. La Russie s'installe aux Kouriles, puis à Sakhaline, que les Japonais regardent comme une île de leur archipel.
En 1861, la Russie tente l'invasion de l'île japonaise de Tsushima : ses marins l'occupent pendant plusieurs mois, et ne se retirent que devant la protestation de l'Angleterre.
Établi sur les deux rives de l'Amour, la Russie veut également poursuivre ses conquêtes en Corée et en Mandchourie que tiennent à se réserver les Japonais.
Les hommes d'affaires russes, les gouvernants et le tsar lui-même, désirent mettre la main sur les richesses naturelles de la Corée et de la Mandchourie, sur les forêts et les mines que convoitent aussi les Japonais.
Plus l'avance des Russes en Corée et en Mandchourie se dessine, plus vive est l'inquiétude des Japonais sur le danger russe. La construction du Transsibérien, démarrée en 1888, exaspère ces craintes. La guerre contre la Russie apparaîtra comme une guerre défensive ou, du moins, préventive.