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- Domestication du Cheval, utilisation comme monture, notamment pour la guerre et tracteur de véhicules : COMPLET
a) Lieu(x) : Steppes Pontiques, Nord Caucase, possiblement même plus à l'Ouest jusqu'au nord des Balkans. La culture de Botaï, plus à l'est en Sibérie, semble avoir influencée plutôt par les IE, dans tout les cas elle n'eu qu'une utilisation alimentaire des chevaux, qui ne sont de toute façon pas ceux qu'utilisaient les IE, ce qui signifie que Botaï n'a pas influencée les IE ni donné leurs chevaux domestiqués.
b) Dâte(s) : -4000, peut être même avant.
c) Détail(s) et note(s) :

Les premiers apprivoisements pourraient remonter à la fin du Paléolithique supérieur, 8 000 ans av. J.-C. La première preuve archéologique d'une domestication remonte à 3 500 av. J.-C. dans les steppes au nord du Kazakhstan ; elle est le fait de la culture de Botaï (note : les Botaï n'ont pas de liens avec les I-E ; De plus le terme "domestication" peut signifier plusieurs choses, et certainement pas nécessairement une utilisation particulière du cheval par l'humain, mais simplement comme bétail pour du lait, cuir, poils, ou viande). Mais ces chevaux ne sont pas à l'origine des chevaux domestiques actuels, ils étaient les ancêtres des chevaux de Przewalski (Equus ferus przewalskii ou Equus przewalskii), redevenus sauvages.

Les peuples de la culture de Botaï ont vraisemblablement domestiqué des chevaux pour l'équitation de chasse, et pratiqué la traite des juments pour leur lait. Leurs chevaux sont alors gardés comme « réserves de viande ». La domestication s'effectue par « degrés », un contrôle humain s'établissant sur les naissances, ce qui peut être détecté sur les squelettes déterrés grâce aux changements dans la taille.

L'attelage et l'utilisation militaire arrivent plus tard, laissant des preuves sur le squelette et les dents. La présence d'armes, d'art, d'artefacts et de pratiques spirituelles en lien avec les chevaux prouvent l'influence de cet animal sur le mode de vie des sociétés humaines. (note : Avec les IE et les armes).

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D'après de nouvelles études, les chevaux domestiques de type moderne (Equus ferus caballus ou Equus caballus) sont originaires de la partie occidentale de la steppe eurasienne (steppe pontique en Europe de l'Est) entre le Don et la basse Volga. (note : Donc IE).

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Les peuples des steppes ont vraisemblablement acquis de solides connaissances du comportement de cette espèce, cette longue cohabitation entre hommes et chevaux a pu aboutir à une prise de conscience de leur intérêt économique. Celle-ci pourrait résulter d'une rencontre entre chasseurs-cueilleurs des steppes et colons à la recherche de nouvelles terres. Vers 5500-5000 av. J.-C., des colons maîtrisant l'agriculture et l'élevage (en particulier celui des bovins) se déplacent depuis les actuelles Moravie et Slovaquie en adoptant certaines pratiques des peuples indigènes qu'ils rencontrent. Ils croisent des peuples forestiers (biotope dont le cheval est absent), puis auraient rencontré des chasseurs de chevaux dans la steppe, ce qui réunit des conditions favorables à la domestication d'une nouvelle espèce.

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D'après les ouvrages de vulgarisation, les chevaux sont réellement apprivoisés 6 000 ans avant notre ère. Un « proto-élevage » a peut-être existé dès la fin du Paléolithique, ce qui expliquerait la fréquence de représentation des chevaux dans l'art.

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La date de 4000 av. J.-C. est reconnue comme la plus vraisemblable pour parler d'une véritable « domestication » du cheval, comprenant l'apparition d'usures dentaires liées au port du mors, des changements dans les pratiques d'abattage, dans l'économie humaine et les types de peuplement, des représentations de chevaux en tant que symboles de pouvoir grâce aux artefacts, et l'apparition d'ossements équins dans des tombes. Les changements mesurables dans la taille et l'augmentation de la variabilité associés à la domestication se produisent plus tard, vers 2500 à 2000 av. J.-C., comme le prouvent les vestiges découverts sur le site de Csepel-Haros, en Hongrie, parmi la culture campaniforme.

Les preuves archéologiques de la domestication des chevaux consistent essentiellement en des vestiges d'animaux dans des tombes humaines, des changements dans l'âge et le sexe des chevaux abattus, l'apparition de corrals, d'équipements tels que le mors ou autres types de harnachements, des animaux enterrés avec un équipement qui leur est destiné (tel qu'un char), des représentations de chevaux montés, attelés ou mis au travail, ainsi qu'un symbolisme d'animal de pouvoir.

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L'une des moins anciennes, mais aussi des plus évidentes preuves de domestication provient de sites de fouilles d'où les ossements équins sont mêlés à des restes de chariots. Seize tombes de ce type appartiennent aux cultures de Sintashta et de Petrovka, dans les steppes près de l'Oural (une région partagée désormais entre le Sud de la Russie et le Nord du Kazakhstan). Le site de Petrovka est plus tardif que Sintashta, dont il est vraisemblablement issu. Les deux ensembles remontent à 2100-1700 ans avant notre ère. Quelques-unes de ces tombes contiennent les restes de huit chevaux sacrifiés, placés dans, au-dessus et à côté de la tombe. Des traces d'utilisation de chariots funéraires se retrouvent dans la culture d'Andronovo, vers le IIe millénaire av. J.-C.

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Certains chercheurs ne considèrent pas un animal comme « domestiqué » avant qu'il ne montre des changements physiques associés à l'élevage sélectif, ou du moins avant qu'il ne soit né et ne grandisse entièrement en captivité : les animaux pris à l'état sauvage sont considérés comme « apprivoisés ».

Les premiers changements visibles sur les os équins remontent à 2 500 ans av. J.-C., dans l'Est de la Hongrie, et plus tard à l'âge du bronze sur différents sites de steppes russes, en Espagne et en Europe de l'Est. Une augmentation de la variabilité s'observe, témoignant de soins humains prodigués à des chevaux plus grands ou plus petits que ceux qui vivent à l'état sauvage, ainsi qu'une diminution de la taille moyenne, reflétant sans doute des restrictions alimentaires. Les populations de chevaux qui montrent cette combinaison de changements squelettiques sont probablement domestiquées. La plupart des données suggèrent que le contrôle humain se renforce nettement sur les chevaux environ 2 500 ans avant notre ère. Toutefois, plus récemment, des restes retrouvés dans un site du Kazakhstan présentent des membres plus minces, caractéristiques d'animaux parqués, à la date de 3 500 ans avant notre ère.

La présence d'usure des dents suggère qu'un cheval a été monté ou conduit à la main en portant un mors. La première preuve provient d'un site du Kazakhstan, remontant à 3 500 ans avant notre ère. Mais les chevaux peuvent aussi être montés et contrôlés sans mors, en utilisant une muserolle ou un hackamore, outils encore utilisés de nos jours. L'absence d'usure des dents du cheval n'est donc pas une preuve contre la domestication, ces matériaux ne produisent pas de changements physiologiques significatifs et ne sont pas susceptibles d'être conservés pendant des millénaires.

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Le plus ancien indicateur archéologique possible d'un changement de relations entre les chevaux et les humains est l'apparition vers 4800 à 4400 av. J.-C. d'os de chevaux et d'images sculptées dans les tombes de la culture chalcolithique de Khvalynsk, et de la culture de Samara, dans la région centrale de la Volga en Russie. Le cimetière de Khvalynsk recèle les restes de sacrifices d'animaux domestiques. Dix tombes contiennent des parties inférieures de jambes chevalines, deux d'entre elles contiennent aussi les os de bovins et de moutons domestiques. Au moins 52 brebis ou chèvres domestiques, 23 bovins domestiques, et 11 chevaux ont été sacrifiés à Khvalynsk. L'inclusion des chevaux avec des bovins et des ovins et l'exclusion des animaux sauvages suggère de toute évidence que les chevaux sont classés symboliquement parmi les animaux domestiques.

Au S'yezzhe, un cimetière contemporain de la culture de Samara, les restes de deux chevaux ont été placés au-dessus d'un groupe de tombes humaines. La paire de chevaux est représentée par la tête et les sabots, probablement à l'origine attachés aux cuirs. Le rituel même utilise la peau de la tête et les os de la jambe comme un symbole pour l'ensemble des animaux, il a été employé pour de nombreux bovins domestiques et des sacrifices de moutons à Khvalynsk. Des représentations de chevaux sculptées dans des os sont placées au-dessus du sol du dépôt d'ocre de S'yezzhe, et le phénomène se reproduit sur plusieurs autres sites de la même période, dans la région de la Volga. Ensemble, ces indices archéologiques suggèrent que les chevaux ont une importance symbolique dans les cultures Khvalynsk et Samara, et qu'ils sont associés au bétail et aux moutons domestiques. Dans les Carpates, des pieds de chevaux donnés en offrande ont été retrouvés dans des tombes. Un autre site d'importance est celui de Dereivka, dans l'actuelle Ukraine, au début du IVe millénaire av. J.-C., des animaux y sont inhumés sous des tumuli. (note : Ici on voit clairement que les IE utilisaient rituellement, dans leurs croyances et concrètement bien plus le cheval, et plus précocément, que Botaï, ainsi on peut plutôt penser une diffusion de l'idée de l'Ouest vers l'Est, même si il ne s'agit pas de la même race de chevaux ; De plus, la domestications d'animaux en général est attestée non pas chez les peuples Sibériens mais bien plus à l'Ouest chez les IE notamment).

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Les plus anciens artefacts clairement identifiés comme étant des mors pour chevaux sont des bois de cervidés liés à l'invention du char, sur le site de Sintashta-Petrovka. Au Chalcolithique, des mors en bois de cerf sont employés dans la nécropole d'Ostorf, en Allemagne.

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L'Orient l'est également du fait que les plus anciennes domestications (caprins, ovins, bobins, porcins) y sont attestées. Avec les découvertes sur les cultures indo-européennes, les hypothèses actuelles s'orientent plutôt vers les populations de la culture kourgane, qui emploient l'animal en 2500 av. J.-C.. Franz Hančar attribue au cheval domestique une origine européenne, en 1955.

Auto-édit :
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La domestication s'est vite répandue, mais d'après Jared Diamond, aurait pu concerner une seule culture ayant transmis ses techniques et ses méthodes d'élevage aux autres. Mais une étude génétique publiée en 2012 suggère cette fois que la domestication du cheval provient de la partie occidentale des steppes eurasiennes. La question de savoir si le cheval a été domestiqué en un unique lieu avant de voir son utilisation se répandre, où s'il l'a été indépendamment par différents peuples en différents lieux, est en partie résolue. Différents lignages de chevaux désormais éteints existent à l'époque de la domestication, dont l'un en Ibérie, l'autre en Sibérie, mais aucun n'a contribué de manière significative à la diversité génétique du cheval moderne.

Finalement, en octobre 2021, des travaux génétiques publiés dans la revue Nature, fondés sur le séquençage du génome de 273 chevaux anciens, concluent que les chevaux domestiques modernes sont originaires d'un même lieu, dans la steppe pontique entre basse Volga et Don. Ils datent cette domestication d'il y a environ 4 200 ans. Ce profil génétique se serait répandu à grande vitesse en raison de l'apparition de variants de deux gènes dans la population domestiquée, l'un impliqué dans l'anatomie dorsale et conférant aux chevaux un dos plus robuste et une plus grande endurance, l'autre augmentant leur docilité.

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Pour les chasser, les capturer et les garder, il est indispensable de les monter. Cette nécessité explique une différence morphologique entre les chevaux sauvages et domestiqués : selon le chercheur américain David Anthony, 10 % des dents de chevaux examinées portent des traces de mors en os ou en crin. La découverte, en 2006, de vestiges d'enclos renforce l’hypothèse. Autre preuve d'élevage, des traces de kumiz (lait de jument fermenté) sur des fragments de poterie vieux de 5 600 ans environ.

Les sites de la culture Botaï n'ont pas révélé de présence de bétail ou de moutons, le seul autre animal domestiqué, en plus du cheval, est le chien. Les colonies comptent entre 50 et 150 maisons semi-souterraines, les dépôts d'ordures contiennent 65 à 99 % de restes de chevaux. Des troupeaux entiers sont abattus par les chasseurs Botaï, apparemment grâce à l'adoption de l'équitation, ce qui expliquerait des techniques de chasse spécialisées et de plus vastes foyers de peuplement. Les chevaux domestiqués ont pu être adoptés à partir de sociétés de pasteurs voisines, dans les steppes à l'ouest de l'Oural. La culture Khvalynsk avait des troupeaux de bovins et d'ovins, et peut-être aussi des chevaux domestiqués, 4 800 ans avant notre ère.

D'autres chercheurs contredisent cette domestication, notant que les zoologues n'ont révélé aucun changement de squelette entre les chevaux sauvages et les présumés domestiqués, mais aussi que la structure par âge des chevaux abattus à Botaï représente un profil démographique naturel pour des animaux chassés, qui n'est pas le schéma attendu s'ils sont domestiqués et sélectionnés pour l'abattage. Toutefois, ces arguments ont été publiés avant la découverte d'un corral à Krasnyi Yar, et celle d'un tapis de crottin de cheval sur deux autres sites.

Mais d'après une études génétique sur l'ADN ancien des chevaux de Botaï, ces sont vraisemblablement les ancêtres du cheval de Przewalski, et non des chevaux domestiques modernes.

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La culture de Sredny Stog, en Ukraine, a elle aussi maîtrisé le cheval. Les vestiges sont ceux de Dereivka, un site chalcolithique, daté de 4000 av. J.-C., et incluant restes alimentaires, mors présumés en bois de cerf, traces d'usure des dents des chevaux et sépultures rituelles. Une datation au spectromètre de masse, couplée à un accélérateur de particules, a cependant montré que les os d'un étalon dont les dents portaient des traces de port du mors dataient en réalité de l’âge du fer scythique, mais d'autres indices penchent en faveur d'une domestication dans les steppes eurasiennes vers 4000-3500 av. J.-C..

L'hypothèse kourgane suppute, depuis le milieu du xxe siècle, que la première domestication des chevaux a eu lieu dans la steppe eurasienne, en Ukraine et en Russie du Sud, vers le IVe millénaire av. J.-C.. Elle a été la plus largement admise, jusqu'à la découverte des sites de la culture Botaï, un peu antérieure et située plus à l'est dans la même steppe.

Une étude publiée en septembre 2021 basée sur l'analyse protéomique du tartre dentaire d'individus de la steppe eurasiatique occidentale montre une transition majeure dans la production laitière au début de l'âge du bronze. Combinée avec les preuves archéogénétiques qui placent les chevaux des sites de la culture Botaï sur une trajectoire évolutive différente de celle de la lignée domestiquée, l'identification des protéines du lait de jument tend à replacer l'origine de la domestication des steppes eurasiennes vers la région pontique-caspienne, ce qui confirmerait son implication dans les dispersions steppiques.

Une importante étude publiée en octobre 2021, sur le séquençage de génomes de 273 chevaux anciens d'Eurasie, permet de conclure que les chevaux domestiques modernes sont tous les descendants des anciens chevaux de la steppe pontique entre Volga et Don, en Europe de l'Est. Par ailleurs, d'après cette étude, les chevaux modernes se sont répandus en Europe centrale et occidentale vers environ 2000 à 2200 ans avant Jésus-Christ, mais pas avant. Cela signifie que l'expansion des chevaux domestiques modernes n'est pas directement liée avec l'expansion indo-européenne vers l'Europe occidentale, qui avait déjà eu lieu un millénaire plus tôt à partir de la culture de Yamna, même si la domestication du cheval de type moderne est plus ancienne en Europe de l'Est. En revanche, l'expansion de ces chevaux domestiques modernes est concomitante de l'expansion des premiers chars de combat à partir de la culture de Sintashta, une culture indo-européenne plus tardive à qui on attribue l'invenion des premiers chars légers avec roues à rayons et à jantes tirés par des chevaux. Elle serait à l'origine d'une seconde vague d'expansion indo-européennes qui a touchée plus particulièrement l'Asie centrale et méridionale. En Europe l'expansion des chevaux domestiques modernes et des chars s'est donc probablement effectuée par des échanges d'animaux, de matériel et de connaissances entre des populations indo-européennes déjà installées et différenciées, alors qu'en Asie elle semble correspondre à l'expansion de la population indo-européenne vers l'est et le sud, apportant avec elle ses animaux et sa technologie.

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Les recherches effectuées sur des chevaux domestiques de Tószeg (Hongrie actuelle), à l'âge du bronze ancien, pointent une taille de 1,35 m au garrot103, celle d'un poney de nos jours. Au Néolithique et durant l'âge du bronze, la taille des chevaux domestiques varie de 1,20 m à 1,35 m, ce qui reste la norme jusqu'au iiie siècle av. J.-C., époque où les derniers chevaux sauvages semblent disparaître du territoire français.

Une étude récente indique une espèce sauvage unique, tous les chevaux actuels étant issus de l'élevage sélectif ou de l'adaptation à différents biotopes après la domestication. D'après la théorie la plus courante, toutes les races modernes sont issues (en y ajoutant le sous-type Tarpan) des trois grands « types » de chevaux suivants : Warmblood (ou Equus caballus germanicus / cheval des forêts), type « Trait », et cheval oriental.

Le cheval des forêts est censé avoir donné naissance à la plupart des races dites warmblood du nord de l'Europe, ainsi qu'à certaines races très anciennes de chevaux de trait (coldblood), tels que l'Ardennais. Il s'agissait d'un grand cheval lent et lourd, avec de larges sabots qui lui permettaient de vivre dans les zones marécageuses de l'Europe, et un pelage épais et rugueux qui lui servait de camouflage.

Toutes les races de chevaux de trait sont originaires d'Europe de l'Ouest et du Nord, la théorie « des quatre lignées fondatrices » voit dans leurs ancêtres primitifs le sous-type « trait » du cheval des forêts, qui aurait eu des descendants aussi différents que le grand Shire et le petit, mais robuste, poney Shetland. Grâce à la sélection naturelle, ces chevaux sauvages se sont adaptés au froid et aux climats humides du nord de l'Europe, ce qui en a fait des animaux robustes et résistants.

Il existe une confusion et un recoupement entre la notion de cheval à sang chaud et celle de cheval oriental. Lady Anne Blunt, qui confond les deux, estime que ce groupe de races de chevaux constitue une sous-espèce à part entière avant la domestication du cheval, et serait à l'origine de toutes les autres races décrites comme « à sang chaud », dont l'Arabe.

Le cheval oriental originel a certainement gagné l'ouest de l'Asie et s'est adapté au climat chaud et sec de la région. Il est l'ancêtre supposé de toutes les races orientales modernes. Quoi qu'il en soit, ces chevaux ne sont vraisemblablement pas originaires de la péninsule arabique puisque les auteurs antiques gréco-romains (Strabon, Diodore de Sicile, Hérodote...) ne signalent que des chameaux et aucun cheval dans la région avant le ive siècle. Par contre, le Caspien des bords de la mer Caspienne, dans l'actuel Iran, a été décrit comme l'une des plus anciennes races qui soient au monde, avec 4 000 ans d'ancienneté.

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Les tenants de cette théorie postulent que la domestication du cheval s'est produite en un unique lieu et sur une unique population de chevaux sauvages, de laquelle descendraient tous les chevaux domestiques actuels grâce à la pratique de l'élevage sélectif. L'hypothèse kourgane suppose que les chevaux domestiques dérivent d'une seule espèce issue des steppes d'Asie centrale, domestiquée par le peuple de la culture de Samara. Elle a semblé dans un premier temps contredite par de récentes découvertes, en particulier celles de la génétique. Mais les nombreux croisements entre ces premiers chevaux domestiques, étendues par l'Homme dans toute l'Eurasie, avec les différentes sous-espèces sauvages rencontrées qui auraient été absorbées par les troupeaux domestiques (les chevaux domestiques étaient essentiellement élevés en semi-liberté), serait à l'origine d'une plus forte diversité des origines génétiques des chevaux domestiques actuels, et pourraient donc très bien expliquer ces résultats avec une seule domestication au départ.

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La théorie de James Cossar Ewart (Écosse) et Johann Ulrich Duerst (Allemagne) postule l'existence de trois types de chevaux primitifs, considérés comme sous-espèces d’Equus caballus et ancêtres des races actuelles : le cheval des forêts (Equus caballus germanicus), descendant du « cheval diluvien » Equus caballus silvaticus ; le cheval asiatique sauvage ou cheval de Przewalski (Equus caballus przewalskii przewalskii) et le Tarpan (ou Equus caballus gmelini). À ces trois sous-espèces, Elwyn Hartley Edwards en ajoute une quatrième, le « cheval des toundras », ancêtre supposé du poney yakoute, selon lui largement ignoré des hippologues.

Une théorie plus tardive, soutenue par plusieurs érudits européens comme Jimmy Speed, Ruy d'Andrade, Hermann Ebhardt et Edward Skorkowski, postule l'existence de quatre types chevalins morphologiquement différenciés, qui ne peuvent être considérés comme des espèces nommées et distinctes : le premier a une morphologie de poney et provient d'Europe du Nord-Ouest, il résiste au froid et à l'humidité, se révélant proche de l'actuel poney Exmoor. Le second est un type de poney plus grand que le premier, résistant au froid et proche des actuels poney Highland et Fjord. Le troisième est le cheval d'Asie centrale, résistant à la chaleur et la sécheresse, semblable aux actuels Sorraia et Akhal-Téké. Enfin, le dernier est le cheval de l'Ouest de l'Asie, petit et doté d'une ossature fine, résistant à la chaleur, semblable à l'actuel Caspien.

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Le paléontologue américain Deb Bennett postule que la forme primitive d’Equus caballus s'est diversifiée en sept sous-espèces, chacune adaptée à un environnement donné, dont quatre sont les ancêtres d'une grande majorité des chevaux domestiques, à la fois directement et par l'intermédiaire de croisements entre elles. La première est dite Warmblood, Equus caballus mosbachensis, cheval diluvien ou cheval des forêts, la plus ancienne de ces sous-espèces hypothétiques, ancêtre du cheval letton, du Groningen, de l'Ardennais et des races warmblood. La sous-espèce dite « trait », un petit animal solide et trapu au pelage épais provenant du Nord de l'Europe, est adaptée aux climats froids et humides, ressemblant un peu au Fjord. Il serait l'ancêtre de l'Exmoor, du Shetland, du Suffolk Punch et du trait belge. La sous-espèce orientale, Equus caballus pumpelli ou Equus agilis, un animal plus grand, mince, raffiné et agile provenant de l'Ouest de l'Asie, est adaptée aux climats arides, pensée pour être l'ancêtre du cheval arabe moderne et du Marwari. Le Tarpan, Equus caballus gmelini ou Equus caballus ferus, de robe sauvage, est un animal robuste, de la taille d'un grand poney, adapté aux climats froids et secs du Nord de l'Asie, proposé comme un prédécesseur du Konik, du Viatka, du Huçul et du cheval mongol.

Les trois autres sous-espèces proposées sont le cheval de Przewalski (Equus caballus przewalskii), le cheval Lamut (Equus caballus alaskae), et le cheval de l'Amérique glaciaire (Equus caballus laurentius ou Equus caballus midlandensis).

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Seuls deux « groupes » de chevaux sauvages n'ont jamais été domestiqués et ont survécu jusqu'à l'époque moderne : le cheval de Przewalski (Equus ferus przewalskii) et le Tarpan (Equus ferus ferus). Le Tarpan s'est éteint à la fin du xixe siècle, et le cheval de Przewalski reste en danger critique d'extinction. Bien que des chercheurs comme Marija Gimbutas aient supposé que les chevaux de la période chalcolithique étaient des Przewalski, les plus récentes études génétiques réfutent cette théorie.

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La domestication et l'élevage sélectif accroissent également énormément la variété des robes. Des recherches effectuées en 2009, publiées dans la revue Science, montrent que 12 000 ans avant notre ère, seule la robe baie (brun) est présente chez les chevaux sauvages, associée au gène dun (gris cendré avec variantes de blanc et noir), ou gène sauvage, qui se caractérise par la présence d'une raie de mulet et de zébrures sur les membres. À l'holocène, la robe noire fait son apparition (et par conséquent avec elle la robe souris, qui est une robe noire affectée du gène dun). Elle concerne environ un quart des chevaux sauvages. Les robes se diversifient sous l'influence de l'homme, en effet les guerriers préfèrent les chevaux colorés aux animaux ternes d'après une étude sur l’ADN ancien. À l'âge du bronze apparaissent des chevaux gris et pie sabino (marques blanches sur le front et pattes) et tobiano (taches blanches aléatoires distinctes d'une autre couleur plus foncée), robes qui auraient été éliminées à l'état sauvage par la sélection naturelle. Un autre trait caractéristique de la domestication est la présence de marques blanches sur la tête et les membres, à l'instar d'autres espèces animales domestiquées.

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La plus ancienne représentation connue d'un cavalier est un bas-relief de Crète, daté du IIe millénaire av. J.-C.. L'homme, vraisemblablement un militaire, porte un javelot et un bouclier. D'autres, datées de la même époque, apparaissent en Mésopotamie.

(sources : https://fr.wikipedia.org/[...]i/Domestication_du_cheval
Apercite https://fr.wikipedia.org/wiki/Domestication_du_cheval
; https://fr.wikipedia.org/[...]ki/Cheval_des_for%C3%AAts
Apercite https://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval_des_for%C3%AAts
; https://fr.wikipedia.org/[...]/Cheval_de_trait#Histoire
Apercite https://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval_de_trait#Histoire
; https://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval_oriental
Apercite https://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval_oriental
; https://fr.wikipedia.org/[...]C3%AF#G%C3%A9n%C3%A9tique
Apercite https://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_de_Bota%C3%AF#G%C3%A9n%C3%A9tique