Bonsoir, c'est moi, Politologue. 
M. Charles Maurras, ancien académicien et un des principaux penseurs de l'Action Française durant la première moitié du XXe siècle, a en effet rallié la République durant les deux conflits mondiaux qui menaçaient de faire disparaître la France. Soulignez bien cette phrase car elle a toute son importance dans sa pensée. En effet, si les royalistes de l'Action Française soutenaient le retour à la Monarchie traditionnelle, héréditaire, anti-parlementaire et décentralisée par un Coup de force qui viendrait en préparant les esprits au royalisme, la doctrine du nationalisme intégral dont ils se faisaient les porteurs impliquaient de devoir se battre pour le salut de la France avant toute idéologie partisane.
En somme, puisque l'unité de la France et son existence même était menacée par l'Allemand dans ces deux conflits, il était tout à fait cohérent pour un monarchiste de rallier le régime en place durant cette difficile épreuve. C'est un comportement qui se veut rejeter la logique des partis. Il est en effet difficile pour un républicain de le concevoir puisque bon nombre d'entre eux sont prêts à vendre père et mère pour le salut de leurs idées, on peut prendre en exemple les communistes d'hier avec l'URSS, ou les démocrates d'aujourd'hui à l'Union européenne, l'État-nation n'étant finalement dans les deux cas qu'un socle désuet.
Pour répondre concernant la seconde affirmation sur l'anti-germanisme de Maurras, il faut rappeler le contexte de l'époque qui, avant de la première guerre mondiale, était lié à la nécessité pour les nationalistes de récupérer l'Alsace-Moselle. Cette opposition au germanisme se prolonge dans une logique historique où le royaume de France s'est construit en antagoniste de la Germanie. Il est bon ici de rappeler que Maurras avait anticipé les effets pervers d'un traité de Versailles mal conçu, grignotant des territoires à l'Allemagne mais lui laissant toute son unité afin de préparer sa revanche. Le nazisme est la manifestation du nationalisme allemand qu'il redoutait tant.
Sur le racisme, Maurras était antisémite d'État, c'est à dire qu'il s'opposait grosso-modo au sionisme et pensait la soumission des minorités ethniques et religieuses au Roi comme une solution.
Je précise par ailleurs que Roi vient du latin Rex, qui était un meneur ayant autorité sur une peuplade ou un territoire et qui devait allégeance à l'Empereur. Avec le christianisme et la chute de l'Empire d'occident, cette allégeance s'est transférée à Dieu directement ; mais en tout cas la Monarchie française a pour ancrage le droit romain et non germanique. La loi salique en est une preuve.



M. Charles Maurras, ancien académicien et un des principaux penseurs de l'Action Française durant la première moitié du XXe siècle, a en effet rallié la République durant les deux conflits mondiaux qui menaçaient de faire disparaître la France. Soulignez bien cette phrase car elle a toute son importance dans sa pensée. En effet, si les royalistes de l'Action Française soutenaient le retour à la Monarchie traditionnelle, héréditaire, anti-parlementaire et décentralisée par un Coup de force qui viendrait en préparant les esprits au royalisme, la doctrine du nationalisme intégral dont ils se faisaient les porteurs impliquaient de devoir se battre pour le salut de la France avant toute idéologie partisane.
En somme, puisque l'unité de la France et son existence même était menacée par l'Allemand dans ces deux conflits, il était tout à fait cohérent pour un monarchiste de rallier le régime en place durant cette difficile épreuve. C'est un comportement qui se veut rejeter la logique des partis. Il est en effet difficile pour un républicain de le concevoir puisque bon nombre d'entre eux sont prêts à vendre père et mère pour le salut de leurs idées, on peut prendre en exemple les communistes d'hier avec l'URSS, ou les démocrates d'aujourd'hui à l'Union européenne, l'État-nation n'étant finalement dans les deux cas qu'un socle désuet.

Pour répondre concernant la seconde affirmation sur l'anti-germanisme de Maurras, il faut rappeler le contexte de l'époque qui, avant de la première guerre mondiale, était lié à la nécessité pour les nationalistes de récupérer l'Alsace-Moselle. Cette opposition au germanisme se prolonge dans une logique historique où le royaume de France s'est construit en antagoniste de la Germanie. Il est bon ici de rappeler que Maurras avait anticipé les effets pervers d'un traité de Versailles mal conçu, grignotant des territoires à l'Allemagne mais lui laissant toute son unité afin de préparer sa revanche. Le nazisme est la manifestation du nationalisme allemand qu'il redoutait tant.
Sur le racisme, Maurras était antisémite d'État, c'est à dire qu'il s'opposait grosso-modo au sionisme et pensait la soumission des minorités ethniques et religieuses au Roi comme une solution.
Je précise par ailleurs que Roi vient du latin Rex, qui était un meneur ayant autorité sur une peuplade ou un territoire et qui devait allégeance à l'Empereur. Avec le christianisme et la chute de l'Empire d'occident, cette allégeance s'est transférée à Dieu directement ; mais en tout cas la Monarchie française a pour ancrage le droit romain et non germanique. La loi salique en est une preuve.

