Citation de BlackBerry


Citation de Korevas
C'est des élèves de quel âge?
Sinon, quels retours quant aux pays nordiques?
des collégiens
J'ai vu un reportage ou les maîtresses étaient limite l'égale du gamin, c'était assez destabilisant
Imaginez : cadre intermédiaire dans la hiérarchie municipale, vous établissez votre propre budget, fixez le salaire de vos enseignants sur la base de critères établis localement, et vous chargez de promouvoir votre établissement pour accueillir davantage d'élèves et éviter la faillite... Enfer ? Paradis ? Ni l'un ni l'autre, vous êtes juste un chef d'établissement suédois.
Tandis qu'un nouvel acte de décentralisation intégrant les politiques éducatives se prépare en France, le modèle totalement décentralisé de la Suède pourrait en intéresser certains. Bien loin des débats hexagonaux du transfert des gestionnaires ou de celui de l'enseignement professionnel aux collectivités, le système suédois commence à montrer ses limites. C'est ce que décrit un article de la revue du CIEP, dans son numéro de septembre consacré au métier de chef d'établissement.
Prise en étau entre les missions éducatives et les impératifs budgétaires des collectivités, la profession traverse en Suède une sévère crise de recrutement (0,6 postulant par poste vacant). Les personnels de direction aspirent à retrouver une réelle fonction de leadership pédagogique, et la légitimité auprès des enseignants qui l'accompagne. Car sans elle, comment les évaluer pleinement ?
« Lorsqu'ils ont ce pouvoir d'évaluer, mais aussi de recruter et de licencier les enseignants, les chefs d'établissement ont beaucoup de difficultés à le faire, illustre Ghislaine Matringe, Igen honoraire. Pour les primes à la performance par exemple, certains finissent par donner la même somme à tout le monde. »
Au-delà de la dévalorisation du métier de chef d'établissement, le modèle suédois n'a évité ni une régression dans le classement PISA, ni le creusement des inégalités. Aujourd'hui, certains partis politiques commencent à remettre en cause cette décentralisation totale, même si la majorité parlementaire ne semble pas encore prête à faire demi-tour.
Alors que les deux pays affichent des investissements en matière d'éducation peu éloignés, (6,7% du PIB en Suède et 6,3% en France en 2009), nul doute que l'exemple du pays scandinave alimentera les réflexions en France.
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Lorsque nous sommes allé sur le terrain, une enseignante nous a expliqué que les chefs d'établissement mettaient la pression sur les profs pour donner de bons résultats/appréciations aux élèves, et en particulier les fils des notables locaux.
L'intervention des parents dans l'établissement faisait parfois basculer un élève médiocre à bon, ...
Bref, ils sont passés du système éducatif au système clientéliste.
Même si je trouve que leur approche pédagogique sur certains aspects est très intéressante
