Citation de Kristaline
Le problème, c'est que la définition métaphysique du libre-arbitre colle plus au comportement moral des compatibilistes — et plus généralement à celui de toute l'humanité depuis que traces écrites il y a — que n'y colle leur propre définition. La notion même de libre-arbitre n'est d'ailleurs bien souvent qu'un épouvantail moral pour justifier asservissement, inégalité et responsabilité morale (et non factuelle) devant la loi. C'est le plus gros cope de l'histoire de la philosophie. Les Grecs ont dû mettre max 100 ans de période classique à capter que le principe de causalité et la notion de responsabilité morale étaient difficilement compatibles.
Je vois ça comme un problème d'échelle : le libre arbitre n'existe pas dans l'absolu, mais prend sens dans la subjectivité de nos perceptions. Hors de portée, l'objectivité n'est qu'un idéal et l'individu, dicté par des causes qu'il ignore, n'a d'autre choix que de dire : "j'ai choisi" quand il exprime sa version des faits, la direction vers laquelle le destin l'entraine.

