Citation de Kristaline
Enfin, pour te répondre, loin de moi l'idée de faire le keyboard warrior. Tout au contraire, ce que je livre là provient de mon expérience des salles et de la rue.
Loin de moi de tourner cette somme d'expériences en ridicule, je connais le coût de l'arrogance. Et si jamais j'ai pu laisser penser l'inverse, je m'en excuse, car ce n'est pas le but.


Et mon expérience, ce qu'elle me dit, c'est que les fancy moves ne servent à rien et que celui qui gagne est bien souvent, d'une façon très simple, celui qui t'arrache à moitié le bras à chaque fois qu'il allonge le sien ou qui sait détruire une rotule en un coup de talon.
C'est vrai, c'est vrai, mais nous parlons alors d'une école de l'expression violente, sans concessions ni considérations, c'est à dire la plus sauvage, la plus brutale et souvent la plus immédiate ; car oui, les bagarres dites ordinaires disposent de leur propre école martiale. Ayant souvent mauvaise presse auprès... Des presses, on la laisse un peu de côté, privilégiant le style/l'harmonie.
Dans le cas d'un combat ordinaire, je pense gagner parce que je suis le plus brutal. En un sens ma brutalité est consciente, car je sais où frapper.


La technique n'est pas "soulève ce fagot de brindilles 5000 fois et tu seras fort" mais c'est aussi savoir discipliner sa Force, gérer son Endurance et savoir déployer du Volume (amplitude du mouvement, ex: crochet). Je sais que la réplique sonne très Holiwoud mais c'est vrai.
Après il faut choisir, parlons-t-on d'un bagarre commune, ordinaire, ou parlons-nous d'une confrontation entre initiés ? Rhétorique cette question est.


D'ailleurs, si tu observes bien les compétitions sportives de haut niveau, tu constateras que le vainqueur se décide rarement sur un quatre-cent-quatre-vingts degrés académique de taekwondo. L'opposition McGregor-Nurmagodemov étant la parfaite illustration de mon discours.
Ce que je nomme Technique n'est pas "LA botte magique qui te permets d'avoir le bisou magique et de baiser la Princesse" ; Je nomme Technique le corpus de contritions acceptées et subies par le corps, le tien ou autrui, dans le but de le pousser à déployer des efforts, réflexes et vitesse dont nous sommes peu coutumiers. Certains parleraient de comportementalisme, je parlerais bien plus d'autohypnose.
Dans des niveaux professionnels ces échelles varient, et Dieu sait qu'elles varient
, mais dans l'ordinaire ; l'échelle est secondaire.
