Citation de flamby1er
C'est surtout qu'on buvait énormément d'alcool au moyen age et même sous l'ancien régime pour plusieurs bonnes raisons, déjà au niveau nutritif l'alcool de l'époque avait rien à voir avec ce qu'on boit aujourd'hui et constituait une véritable source de nutriments.
La deuxième grosse raison c'est que l'eau était, dans énormément d'endroits, notamment l'eau des fleuves et rivières, dangereuse à boire. Y'avait de nettes chances de choper la septicémie, ou une autre merde du genre en la buvant et c'était bien plus sûr de ne boire que de l'alcool. (Principalement du vin de basse qualité sous l'ancien régime, produit localement à des échelles comparables à la taille de la population)
THIS + c'est également le rôle joué par la bière, qui comptait le plus souvent un très faible taux d'alcool (<5%), et qui tenait lieu de véritable palliatif à l'eau, étant la seule boisson aseptisée peu onéreuse et aisée à produire en grandes quantités.
Quand au sucre en lui même, si j'en crois mes dernières lectures de Duby à ce sujet, il provenait le plus souvent du miel, et était le plus souvent considéré comme une épice parmi d'autres en gastronomie, ce qui fait que le sucré-salé était très présent dans l'alimentation des classes aisées.
Le banquet médiéval typique est fait avec de grandes quantitées d'épices orientales diverses, de sucre, etc...
Il ressemble beaucoup en cela à la cuisine romaine.
Les aromates endémiques à l'Europe, tels que le thym, la sauge, etc...
Ne seront redécouverts que bien plus tard, notamment avec les écrits de Varenne au 17ème siècle.