Mme Bachmeier a l'étoffe d'une " héroïne " : fille d'un officier des Waffen SS qui chercha dans la bière une consolation à la chute du IIIe Reich, puis, après le divorce de sa mère, belle-fille maltraitée d'un beau-père musclé, déflorée à seize ans, mère à moins de vingt ans de deux petites filles, qu'elle fit finalement adopter, violée entre-temps, ballottée d'un amant à l'autre, elle ne trouva jamais son équilibre. Le jour même de l'assassinat d'Ana, elle négociait sa prise en charge par un couple ami sans enfants.
Tout cela n'aurait pas prêté à grande publicité si Marianne n'était pas aussi belle, attractive, sinon attachante, sensuelle, émouvante dans sa détresse de " paumée " réfractaire. Sa vie est la contradiction du " miracle " allemand. Elle n'a jamais connu le repos ou la véritable prospérité. Elle est une déracinée entêtée mais vulnérable, une sorte d'épave de luxe de la société bourgeoise dont elle est issue. Le tribunal ne lui a pas reconnu les circonstances atténuantes. Mais en ne requérant que pour " coup ayant entraîné la mort ", plutôt que pour meurtre, délit réprimé par la prison à perpétuité, l'avocat général avait fait preuve de mansuétude.


Tout cela n'aurait pas prêté à grande publicité si Marianne n'était pas aussi belle, attractive, sinon attachante, sensuelle, émouvante dans sa détresse de " paumée " réfractaire. Sa vie est la contradiction du " miracle " allemand. Elle n'a jamais connu le repos ou la véritable prospérité. Elle est une déracinée entêtée mais vulnérable, une sorte d'épave de luxe de la société bourgeoise dont elle est issue. Le tribunal ne lui a pas reconnu les circonstances atténuantes. Mais en ne requérant que pour " coup ayant entraîné la mort ", plutôt que pour meurtre, délit réprimé par la prison à perpétuité, l'avocat général avait fait preuve de mansuétude.

