Mais on ne pourra jamais les réaliser comme on les imagine. Nos rêves nous dépossèdent du réel, surtout quand on les accompli.
L'Art est le seul endroit où on peut reproduire notre moi le plus profond, c'est l'incarnation entre le réel et l'imaginaire, un fil vital qui rend notre vie supportable en rendant concrètres des visions qui ne le seront paradoxalement jamais. Mais aussi en matérialisant la folie, qui est sublimée quand elle s'échappe de notre tête et devient contemplable. Admirer son art sous une forme achevée, c'est quelque part voir l'intérieur de sa cervelle, qui existe mais n'est aussi bien observable nul part ailleurs.
L'Art, au final, permet peut-être simplement de ne pas devenir fou et dépressif, en donnant un espace où extérioriser ce qu'il y a de plus sombre et lumineux dans la nature humaine. Si ce n'est tout simplement ce qu'on est, comme le miroir de ce qu'il passe à l'intérieur de nous. Mais un miroir perpétuellement changeant, dont il est inutile de croire qu'il sera le même quelques secondes plus tard ou qui pourrait être global.
En vérité, on n'a que des parcelles de notre intérieur car la capacité à appréhender les visions nous animant, les possibilités des outils que l'on utilise mais aussi ce qu'on est prêt ou non à livrer, fixe des limites. Ainsi, pour contempler son intérieur on est voué à être enchaîné à l'Art, en produisant en continu des œuvres. Ce, sans pour autant totalement saisir ce qu'il se passe en nous et ce que nous sommes.
L'Art est le seul endroit où on peut reproduire notre moi le plus profond, c'est l'incarnation entre le réel et l'imaginaire, un fil vital qui rend notre vie supportable en rendant concrètres des visions qui ne le seront paradoxalement jamais. Mais aussi en matérialisant la folie, qui est sublimée quand elle s'échappe de notre tête et devient contemplable. Admirer son art sous une forme achevée, c'est quelque part voir l'intérieur de sa cervelle, qui existe mais n'est aussi bien observable nul part ailleurs.
L'Art, au final, permet peut-être simplement de ne pas devenir fou et dépressif, en donnant un espace où extérioriser ce qu'il y a de plus sombre et lumineux dans la nature humaine. Si ce n'est tout simplement ce qu'on est, comme le miroir de ce qu'il passe à l'intérieur de nous. Mais un miroir perpétuellement changeant, dont il est inutile de croire qu'il sera le même quelques secondes plus tard ou qui pourrait être global.
En vérité, on n'a que des parcelles de notre intérieur car la capacité à appréhender les visions nous animant, les possibilités des outils que l'on utilise mais aussi ce qu'on est prêt ou non à livrer, fixe des limites. Ainsi, pour contempler son intérieur on est voué à être enchaîné à l'Art, en produisant en continu des œuvres. Ce, sans pour autant totalement saisir ce qu'il se passe en nous et ce que nous sommes.