Je vous raconte la fois où une chance a voulu tirer ma moto.
Yaura pas de stickers parce que la risibank ne marche pas. Fuck ta mère la pute les stickers.
C'était un soir d'été. On s'en fout que ce soit l'été mais ça fait vaguement romanesque de commencer comme ça, alors c'était un soir d'été. Je vais faire une course dans un magasin de bricolage. Il me faut un seul article, ça ira vite. Je cadenasse pas la moto. Mais il y a la queue aux caisses et, en fait, c'est très long. Je sors du magasin. Plus de moto.
Immense est ma colère. La séquence défile dans ma tête : rentrer à pied, déclaration de vol, comment aller bosser demain, combien de fric perdu. Que suis-je sans ma moto, mon fier destrier, qui m'emmène dans les chemins qui sentent la résine, les lacets à flanc de montagne et accessoirement, les magasins de bricolage. Je dis ça pour remplir, vous me dites quand vous en avez marre.
La rue est en forte pente. La moto pèse 260kg. Je me doute de la direction qu'elle a prise. Je suis la pente. Au bout, c'est une téci. Je rentre dans la cour et je vois une chance qui s'active autour d'une moto qui ressemble furieusement à la mienne. Ça alors!
Je vous décris la scène. La nuit tombe, il fait gris (lui aussi est gris, ça fait gris sur gris). Je mesure 1,90m pour 90 et je suis en cuir intégral des pieds à la tête. (Ça fait noir sur gris, vous suivez?) J'interpelle le gris : " elle est à toi la moto ? ". Il se carapate comme un lapin. Putain d'enculé de sa race. Bien sûr que non elle est pas à lui, puisque ma clé de contact la démarre.
C'est une cité de chances, il a plein de cousins. C'est pas le moment de faire le chaud à 40 vs 1, sauf si je veux terminer aux urgences. De toutes façons, le nuisible est rentré se terrer. Je traîne pas dans ce coupe-gorge. Je fais rugir les 100CV et je me barre.
Qu'est-ce que vous auriez fait à ma place?
Yaura pas de stickers parce que la risibank ne marche pas. Fuck ta mère la pute les stickers.
C'était un soir d'été. On s'en fout que ce soit l'été mais ça fait vaguement romanesque de commencer comme ça, alors c'était un soir d'été. Je vais faire une course dans un magasin de bricolage. Il me faut un seul article, ça ira vite. Je cadenasse pas la moto. Mais il y a la queue aux caisses et, en fait, c'est très long. Je sors du magasin. Plus de moto.
Immense est ma colère. La séquence défile dans ma tête : rentrer à pied, déclaration de vol, comment aller bosser demain, combien de fric perdu. Que suis-je sans ma moto, mon fier destrier, qui m'emmène dans les chemins qui sentent la résine, les lacets à flanc de montagne et accessoirement, les magasins de bricolage. Je dis ça pour remplir, vous me dites quand vous en avez marre.
La rue est en forte pente. La moto pèse 260kg. Je me doute de la direction qu'elle a prise. Je suis la pente. Au bout, c'est une téci. Je rentre dans la cour et je vois une chance qui s'active autour d'une moto qui ressemble furieusement à la mienne. Ça alors!
Je vous décris la scène. La nuit tombe, il fait gris (lui aussi est gris, ça fait gris sur gris). Je mesure 1,90m pour 90 et je suis en cuir intégral des pieds à la tête. (Ça fait noir sur gris, vous suivez?) J'interpelle le gris : " elle est à toi la moto ? ". Il se carapate comme un lapin. Putain d'enculé de sa race. Bien sûr que non elle est pas à lui, puisque ma clé de contact la démarre.
C'est une cité de chances, il a plein de cousins. C'est pas le moment de faire le chaud à 40 vs 1, sauf si je veux terminer aux urgences. De toutes façons, le nuisible est rentré se terrer. Je traîne pas dans ce coupe-gorge. Je fais rugir les 100CV et je me barre.
Qu'est-ce que vous auriez fait à ma place?